{"id":1578,"date":"2021-09-02T18:24:58","date_gmt":"2021-09-02T16:24:58","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=1578"},"modified":"2021-09-02T18:28:23","modified_gmt":"2021-09-02T16:28:23","slug":"chronique-temenuzhka-dimova-ce-quil-en-est-de-lamour-par-jean-paul-gavard-perret","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2021\/09\/02\/chronique-temenuzhka-dimova-ce-quil-en-est-de-lamour-par-jean-paul-gavard-perret\/","title":{"rendered":"[Chronique] Temenuzhka Dimova : ce qu&rsquo;il en est de l&rsquo;amour, par Jean-Paul Gavard-Perret"},"content":{"rendered":"<p>Temenuzhka Dimova, <em><strong>Limitrophie<\/strong><\/em>, \u00e9ditions Rougerie, juin 2021, 64 pages, 12 \u20ac, ISBN : 978-2-85668-414-6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces po\u00e8mes m\u2019appartiennent pas \u00e0 l&rsquo;auteure : \u00a0ils la poss\u00e8dent enti\u00e8rement. Les masques que porte parfois l\u2019amour tombent sans que l&rsquo;\u00e9prise \u00a0implore le pardon. Bien au contraire. De l&rsquo;amant il s&rsquo;agit de\u00a0\u00ab\u00a0comprendre les secrets anatomiques \/ et triompher de son langage muet\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1580\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Limitrophie.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Limitrophie.jpg 210w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Limitrophie-191x300.jpg 191w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Limitrophie-95x150.jpg 95w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/>D\u00e8s lors les mots\u00a0 de l&rsquo;auteure tombent du coeur et du ciel pour ramener la mort et son silence \u00e0 la vie et \u00e0 ses battements d&rsquo;un po\u00e8me \u00e0 l&rsquo;autre. D\u00e9robant les vocables coinc\u00e9s dans le labyrinthe de l&rsquo;\u00eatre, une v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;amour affronte le n\u00e9ant \u00a0et s&rsquo;\u00e9panouit sur le toucher loin de la\u00a0 fausse splendeur des larmes et de la s\u00e9cheresse de\u00a0 l&rsquo;herbe de l&rsquo;oubli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre devient \u00a0un tr\u00e9sor cach\u00e9 dans les rides combl\u00e9es de la naus\u00e9e et de la peur. En ses circonvolutions surgit l&rsquo;\u00e9cho d&rsquo;une grandeur myst\u00e9rieuse habit\u00e9e de beaut\u00e9. Restent un \u00ab\u00a0toi et moi\u00a0\u00bb comme \u00a0deux bords du ciel r\u00eavant d\u2019embrasser la m\u00eame bonne \u00e9toile. Et le r\u00eave de l&rsquo;autre se d\u00e9v\u00eat du manteau du temps pour entrer \u00a0avec la po\u00e9tesse dans tout le cort\u00e8ge \u00a0de r\u00e9surrections.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle songe \u00e0 explorer l&rsquo;homme \u00a0 comme s&rsquo;il \u00e9tait une for\u00eat afin d\u2019aller cueillir la fraise de son coeur et de son corps. Il est aussi\u00a0 un phare du bout du monde et une couleur \u00e0 la poitrine des nuits blanches. Bref l&rsquo;amour est un feu qui r\u00eave de br\u00fbler au foyer du feu de l&rsquo;autre pour faire \u00e9lever \u00a0un oiseau de ses cendres dont chacun est une aile. Sur chaque page il s&rsquo;incarne en paroles rares.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Temenuzhka Dimova, Limitrophie, \u00e9ditions Rougerie, juin 2021, 64 pages, 12 \u20ac, ISBN : 978-2-85668-414-6. &nbsp; Ces po\u00e8mes m\u2019appartiennent pas \u00e0 l&rsquo;auteure : \u00a0ils la poss\u00e8dent enti\u00e8rement. Les masques que porte parfois l\u2019amour tombent sans que l&rsquo;\u00e9prise \u00a0implore le pardon. Bien au contraire. De l&rsquo;amant il s&rsquo;agit de\u00a0\u00ab\u00a0comprendre les secrets anatomiques \/ et triompher de son langage muet\u00a0\u00bb. D\u00e8s lors les mots\u00a0 de l&rsquo;auteure tombent du coeur et du ciel pour ramener la mort et son silence \u00e0 la vie et \u00e0 ses battements d&rsquo;un po\u00e8me \u00e0 l&rsquo;autre. D\u00e9robant les vocables coinc\u00e9s dans le labyrinthe de l&rsquo;\u00eatre, une v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;amour affronte le n\u00e9ant \u00a0et s&rsquo;\u00e9panouit sur le toucher loin de la\u00a0 fausse splendeur des larmes et de la s\u00e9cheresse de\u00a0 l&rsquo;herbe de l&rsquo;oubli. Le livre devient \u00a0un tr\u00e9sor cach\u00e9 dans les rides combl\u00e9es de la naus\u00e9e et de la peur. En ses circonvolutions surgit l&rsquo;\u00e9cho d&rsquo;une grandeur myst\u00e9rieuse habit\u00e9e de beaut\u00e9. 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