{"id":1691,"date":"2021-09-26T20:07:23","date_gmt":"2021-09-26T18:07:23","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=1691"},"modified":"2021-09-26T22:03:10","modified_gmt":"2021-09-26T20:03:10","slug":"chronique-judith-chavanne-lempreinte-dun-instant-par-tristan-horde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2021\/09\/26\/chronique-judith-chavanne-lempreinte-dun-instant-par-tristan-horde\/","title":{"rendered":"[Chronique] Judith Chavanne, L\u2019Empreinte d\u2019un instant, par Tristan Hord\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Judith Chavanne, <strong><em>L\u2019Empreinte d\u2019un instant<\/em><\/strong>, <a href=\"https:\/\/potentille.jimdofree.com\/\">\u00e9ditions Potentille<\/a>, \u00e9t\u00e9 2021, 16 pages, 7 \u20ac, ISBN\u00a0: 979-10-90224-24-7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>L\u2019Empreinte d\u2019un instant<\/em><\/strong> se compose de trois po\u00e8mes de longueur in\u00e9gale, unis par le motif du temps\u00a0: \u00a0temps v\u00e9cu par chacun sans accroc qui, selon l\u2019image traditionnelle, s\u2019\u00e9coule, contin\u00fbment, et temps o\u00f9 ce qui survient comme un \u00e9clat change la perception des choses. Judith Chavanne approche par de courts r\u00e9cits en vers libres ces jeux complexes du v\u00e9cu dans des temps diff\u00e9rents, sugg\u00e8re les effets du regard port\u00e9 sur des \u00e9l\u00e9ments de l\u2019environnement (arbres, oiseaux, fleurs) ou attach\u00e9 au passage d\u2019une enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1692\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/ChavanneInstant.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/ChavanneInstant.jpg 220w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/ChavanneInstant-194x300.jpg 194w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/ChavanneInstant-97x150.jpg 97w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/>Dans la premi\u00e8re sc\u00e8ne, deux personnages sont dans le retrait et le silence \u2014 l\u2019un \u00e9tudie, l\u2019autre \u00e9crit \u2014 et dans un lieu lui-m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9cart des bruits du monde, ce qui fut une ferme devenu lieu de s\u00e9jour en \u00e9t\u00e9. Une rupture intervient avec la venue d\u2019un oiseau, un pic-\u00e9peiche, et cette venue introduit le motif de l\u2019instant qu\u2019implique sa \u00ab\u00a0furtive apparition\u00a0\u00bb, ce qui interrompt le retrait. En m\u00eame temps l\u2019arbre du verger, un noisetier, l\u2019herbe, dessinent un nouveau lieu, ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9ellement vu s\u2019impose. L\u2019oiseau, quel qu\u2019il soit, introduit \u00e0 un \u00ab\u00a0autre r\u00e8gne\u00a0\u00bb, sa pr\u00e9sence inattendue incite \u00e0 regarder autrement autour de soi, alors qu\u2019il ne fait que passer, juste reconnaissable\u00a0: il est \u00ab\u00a0furtif et farouche\u00a0\u00bb, il surgit \u00ab\u00a0tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui modifie la perception et transforme le cours des choses, peut na\u00eetre autrement. Dans la ville c\u2019est un dialogue qui isole deux personnages. Il est coup\u00e9 par la vue de \u00ab\u00a0l\u2019enfant (&#8230;) qui passait\u00a0\u00bb et ne s\u2019attarde pas\u00a0: bri\u00e8vet\u00e9 encore de ce qui fait sortir de soi, comparable \u00e0 la rencontre avec l\u2019oiseau, puisque \u00ab\u00a0un instant de ce regard \/ avait trouv\u00e9 son nid\u00a0\u00bb. Tout se passe comme s\u2019il fallait que soit interrompu le lent mouvement du v\u00e9cu pour que l\u2019on soit conscient de l\u2019instant, du pr\u00e9sent. L\u2019enfant, parce qu\u2019elle n\u2019est pas dans le temps des adultes, dans le convenu, \u00ab\u00a0donne au regard\u00a0\u00bb l\u2019inesp\u00e9r\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0l\u2019opportunit\u00e9 de s\u2019arrimer \u00e0 un \u00eatre\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 un \u00ab\u00a0inesp\u00e9rable lieu\u00a0\u00bb. Ce peut \u00eatre aussi pour ce r\u00f4le un oiseau (ou un lapin) dans un lieu privil\u00e9gi\u00e9 o\u00f9 le temps semble devenu immobile, o\u00f9 tout est dispos\u00e9 comme dans un tableau\u00a0: plus rien ne bouge, le peintre a fix\u00e9 le temps, celui de son regard sur les choses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Judith Chavanne questionne la repr\u00e9sentation d\u2019une \u00ab\u00a0figure pensive\u00a0\u00bb, peinte dans un tableau,<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1693\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Judith-Chavanne.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Judith-Chavanne.jpg 200w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Judith-Chavanne-103x150.jpg 103w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/> figure ferm\u00e9e sur elle-m\u00eame qui ne vit pas dans le pr\u00e9sent. Rien ne la \u00ab\u00a0ram\u00e8nera \u00e0 l\u2019ancre\u00a0\u00bb sinon peut-\u00eatre l\u2019impr\u00e9visible, le passage d\u2019un animal qui arr\u00eate et \u00e9voque un autre temps, celui de l\u2019enfance perdue \u2014 \u00ab\u00a0un lapin comme il en \u00e9tait dans nos livres d\u2019enfant\u00a0\u00bb \u2014 et ouvre une br\u00e8che dans le continu. La rupture provoque l\u2019abandon du pass\u00e9, des souvenirs, de ce temps perdu jamais retrouv\u00e9 sinon dans le retrait. La conscience de l\u2019instant na\u00eet toujours d\u2019un regard autre sur ce qui fait les jours\u00a0; il s\u2019agit chaque fois de ce qui se passe devant une fleur, un arbre, un oiseau, mais un parfum, une couleur, la lumi\u00e8re \u00e0 un moment du jour, un sourire peuvent aussi bien arr\u00eater le geste, la marche\u00a0: rien de pr\u00e9visible dans cette \u00ab\u00a0rencontre presque\u00a0\u00bb avec \u00ab\u00a0des choses muettes\u00a0\u00bb. Ces moments particuliers, par nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, apportent un sentiment de pl\u00e9nitude, la certitude d\u2019\u00eatre exactement o\u00f9 il faut \u00eatre, \u00ab\u00a0d\u2019un lieu et d\u2019un instant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces instants ne sont pas <em>donn\u00e9s<\/em>. L\u2019\u00ab\u00a0ouverture du temps\u00a0\u00bb n\u2019intervient qu\u2019\u00e0 la condition que soit d\u00e9chir\u00e9 ce qui fait le tissu des jours, que s\u2019instaure un rapport in\u00e9dit au lieu et au temps v\u00e9cus. Dans le dernier po\u00e8me sont imagin\u00e9es des femmes devant leur coiffeuse qui, autrefois, le soir, \u00f4taient ce qui leur avait donn\u00e9 dans la journ\u00e9e une autre apparence pour autrui. C\u2019est dans ce \u00ab\u00a0fr\u00eale instant\u00a0\u00bb o\u00f9 elles se d\u00e9pouillaient des appr\u00eats, retrouvaient devant le miroir leur visage, leur regard sur elles-m\u00eames, qu\u2019elles existaient, hors des contraintes communes\u00a0; elles se re-connaissaient sortant du temps mesurable et \u00ab\u00a0entraient dans le temps\u00a0\u00bb, le leur, qui, si bref soit-il, serait selon Judith Chavanne une entr\u00e9e \u00ab\u00a0peut-\u00eatre dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lisant <strong><em>L\u2019Empreinte d\u2019un instant<\/em><\/strong>, le lecteur se souvient de ce qu\u2019il a \u00e9prouv\u00e9 dans ces moments de gr\u00e2ce o\u00f9 le pr\u00e9sent \u00e9tait totalement v\u00e9cu\u00a0; il le fait d\u2019autant plus ais\u00e9ment que Judith Chavanne prend le parti de ne pas chercher d\u2019effets dans la syntaxe et le vocabulaire des po\u00e8mes, soucieuse de conduire \u00e0 ce qui \u00ab\u00a0donnera \u00e0 l\u2019instant sa r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Judith Chavanne, L\u2019Empreinte d\u2019un instant, \u00e9ditions Potentille, \u00e9t\u00e9 2021, 16 pages, 7 \u20ac, ISBN\u00a0: 979-10-90224-24-7. &nbsp; L\u2019Empreinte d\u2019un instant se compose de trois po\u00e8mes de longueur in\u00e9gale, unis par le motif du temps\u00a0: \u00a0temps v\u00e9cu par chacun sans accroc qui, selon l\u2019image traditionnelle, s\u2019\u00e9coule, contin\u00fbment, et temps o\u00f9 ce qui survient comme un \u00e9clat change la perception des choses. Judith Chavanne approche par de courts r\u00e9cits en vers libres ces jeux complexes du v\u00e9cu dans des temps diff\u00e9rents, sugg\u00e8re les effets du regard port\u00e9 sur des \u00e9l\u00e9ments de l\u2019environnement (arbres, oiseaux, fleurs) ou attach\u00e9 au passage d\u2019une enfant. Dans la premi\u00e8re sc\u00e8ne, deux personnages sont dans le retrait et le silence \u2014 l\u2019un \u00e9tudie, l\u2019autre \u00e9crit \u2014 et dans un lieu lui-m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9cart des bruits du monde, ce qui fut une ferme devenu lieu de s\u00e9jour en \u00e9t\u00e9. Une rupture intervient avec la venue d\u2019un oiseau, un pic-\u00e9peiche, et cette venue introduit le motif de l\u2019instant qu\u2019implique sa \u00ab\u00a0furtive apparition\u00a0\u00bb, ce qui interrompt le retrait. En m\u00eame temps l\u2019arbre du verger, un noisetier, l\u2019herbe, dessinent un nouveau lieu, ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9ellement vu s\u2019impose. L\u2019oiseau, quel qu\u2019il soit, introduit \u00e0 un \u00ab\u00a0autre r\u00e8gne\u00a0\u00bb, sa pr\u00e9sence inattendue incite \u00e0 regarder autrement autour de soi, alors qu\u2019il ne fait que passer, juste reconnaissable\u00a0: il est \u00ab\u00a0furtif et farouche\u00a0\u00bb, il surgit \u00ab\u00a0tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement\u00a0\u00bb. Ce qui modifie la perception et transforme le cours des choses, peut na\u00eetre autrement. Dans la ville c\u2019est un dialogue qui isole deux personnages. Il est coup\u00e9 par la vue de \u00ab\u00a0l\u2019enfant (&#8230;) qui passait\u00a0\u00bb et ne s\u2019attarde pas\u00a0: bri\u00e8vet\u00e9 encore de ce qui fait sortir de soi, comparable \u00e0 la rencontre avec l\u2019oiseau, puisque \u00ab\u00a0un instant de ce regard \/ avait trouv\u00e9 son nid\u00a0\u00bb. Tout se passe comme s\u2019il fallait que soit interrompu le lent mouvement du v\u00e9cu pour que l\u2019on soit conscient de l\u2019instant, du pr\u00e9sent. L\u2019enfant, parce qu\u2019elle n\u2019est pas dans le temps des adultes, dans le convenu, \u00ab\u00a0donne au regard\u00a0\u00bb l\u2019inesp\u00e9r\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0l\u2019opportunit\u00e9 de s\u2019arrimer \u00e0 un \u00eatre\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 un \u00ab\u00a0inesp\u00e9rable lieu\u00a0\u00bb. Ce peut \u00eatre aussi pour ce r\u00f4le un oiseau (ou un lapin) dans un lieu privil\u00e9gi\u00e9 o\u00f9 le temps semble devenu immobile, o\u00f9 tout est dispos\u00e9 comme dans un tableau\u00a0: plus rien ne bouge, le peintre a fix\u00e9 le temps, celui de son regard sur les choses. Judith Chavanne questionne la repr\u00e9sentation d\u2019une \u00ab\u00a0figure pensive\u00a0\u00bb, peinte dans un tableau, figure ferm\u00e9e sur elle-m\u00eame qui ne vit pas dans le pr\u00e9sent. Rien ne la \u00ab\u00a0ram\u00e8nera \u00e0 l\u2019ancre\u00a0\u00bb sinon peut-\u00eatre l\u2019impr\u00e9visible, le passage d\u2019un animal qui arr\u00eate et \u00e9voque un autre temps, celui de l\u2019enfance perdue \u2014 \u00ab\u00a0un lapin comme il en \u00e9tait dans nos livres d\u2019enfant\u00a0\u00bb \u2014 et ouvre une br\u00e8che dans le continu. La rupture provoque l\u2019abandon du pass\u00e9, des souvenirs, de ce temps perdu jamais retrouv\u00e9 sinon dans le retrait. La conscience de l\u2019instant na\u00eet toujours d\u2019un regard autre sur ce qui fait les jours\u00a0; il s\u2019agit chaque fois de ce qui se passe devant une fleur, un arbre, un oiseau, mais un parfum, une couleur, la lumi\u00e8re \u00e0 un moment du jour, un sourire peuvent aussi bien arr\u00eater le geste, la marche\u00a0: rien de pr\u00e9visible dans cette \u00ab\u00a0rencontre presque\u00a0\u00bb avec \u00ab\u00a0des choses muettes\u00a0\u00bb. Ces moments particuliers, par nature \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, apportent un sentiment de pl\u00e9nitude, la certitude d\u2019\u00eatre exactement o\u00f9 il faut \u00eatre, \u00ab\u00a0d\u2019un lieu et d\u2019un instant\u00a0\u00bb. Ces instants ne sont pas donn\u00e9s. L\u2019\u00ab\u00a0ouverture du temps\u00a0\u00bb n\u2019intervient qu\u2019\u00e0 la condition que soit d\u00e9chir\u00e9 ce qui fait le tissu des jours, que s\u2019instaure un rapport in\u00e9dit au lieu et au temps v\u00e9cus. Dans le dernier po\u00e8me sont imagin\u00e9es des femmes devant leur coiffeuse qui, autrefois, le soir, \u00f4taient ce qui leur avait donn\u00e9 dans la journ\u00e9e une autre apparence pour autrui. 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