{"id":247,"date":"2021-02-06T17:39:02","date_gmt":"2021-02-06T16:39:02","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=247"},"modified":"2021-05-03T17:40:27","modified_gmt":"2021-05-03T15:40:27","slug":"chronique-tristan-felix-les-sortileges-du-desir-a-propos-de-maurice-mourier-behr-le-bugnon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2021\/02\/06\/chronique-tristan-felix-les-sortileges-du-desir-a-propos-de-maurice-mourier-behr-le-bugnon\/","title":{"rendered":"[Chronique] Tristan Felix, Les sortil\u00e8ges du d\u00e9sir (\u00e0 propos de Maurice Mourier, Behr le Bugnon)"},"content":{"rendered":"<p>Maurice Mourier, <strong><em>Behr le Bugnon<\/em><\/strong>, PhB \u00e9ditions, automne 2020, 160 pages, 12\u20ac, ISBN : 979-10-93732-45-9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous connaissions Maurice Mourier pour ses critiques cin\u00e9matographiques et litt\u00e9raires, ses articles, ses romans, sa po\u00e9sie. C\u2019est avec des nouvelles qu\u2019il nous arrive en cette fin d\u2019ann\u00e9e moins miraculeuse que miracul\u00e9e. On y retrouve son sens aigu de la<a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierIvredebord.jpg\" rel=\"prettyphoto[247]\" rel=\"prettyphoto[17651]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-17654\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierIvredebord.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 180px) 100vw, 180px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierIvredebord.jpg 180w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierIvredebord-102x150.jpg 102w\" alt=\"\" width=\"180\" height=\"265\" \/><\/a> langue famili\u00e8re et savante au service des myst\u00e8res des corps vivants.<\/p>\n<p>Les six textes qui composent ce recueil s\u2019annoncent comme des <em>nouvelles maill\u00e9es<\/em>. Notre lecture les envisagerait davantage comme six longs po\u00e8mes en prose, d\u2019ampleur in\u00e9gale, composant un chant hypnotique aux harmoniques dens\u00e9ment diffract\u00e9s. De fait, une disposition en vers n\u2019e\u00fbt point \u00e9t\u00e9 impensable, tant cadence et prosodie y \u0153uvrent intens\u00e9ment. Nulle fiction narrative \u00e0 proprement parler, sinon souterraine, sous les esp\u00e8ces d\u2019\u00e9clats de r\u00eaves subtilement tuil\u00e9s et confondus, avec leurs motifs r\u00e9currents, <em>maill\u00e9s<\/em> en effet, formant un vaste filet flottant, travers\u00e9 de fragments de m\u00e9moire, de visions surr\u00e9elles, de fantasmes.<\/p>\n<p>Chacun des textes refl\u00e8te des figures f\u00e9minines \u2013 \u00e9tudiante, prostitu\u00e9es, fillettes, lavandi\u00e8re, ondines \u2013 que l\u2019approche par le d\u00e9sir \u00e9loigne douloureusement en un miroitement sans fin. Leur peau, leurs seins toujours au bord du basculement, leur cheveux embras\u00e9s ou mang\u00e9s d\u2019ombre, leurs cuisses <a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/NervalFillesFeu.jpg\" rel=\"prettyphoto[247]\" rel=\"prettyphoto[17651]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-17658\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/NervalFillesFeu.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/NervalFillesFeu.jpg 225w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/NervalFillesFeu-150x113.jpg 150w\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"170\" \/><\/a>gardiennes de leur d\u00e9duit comme d\u2019un d\u00e9dale, semblent les blasons d\u2019un temps perdu \u00e0 jamais. Elles sont des dryades intercesseuses entre un monde obscur, incertain, lent, gluant presque et un monde miroitant, de source vive mais pudique. Face \u00e0 cette in\u00e9luctabilit\u00e9 d\u2019un r\u00e9el que l\u2019\u00e9criture t\u00e2che de rendre insaisissable, nous avons song\u00e9, plus qu\u2019aux descriptions d\u00e9l\u00e9t\u00e8res mais combien flamboyantes d\u2019un Huysmans, aux sortil\u00e8ges des <em>Filles du feu<\/em> de G\u00e9rard de Nerval, \u00e0 ces spectres du d\u00e9sir et de son objet. Les visages s\u2019attirent, se m\u00ealent se confondent, se superposent en un portrait mouvant, anamorphique. Le d\u00e9sir lui-m\u00eame absorbe le monde dont il s\u2019impr\u00e8gne, s\u2019y d\u00e9cline en un <em>d\u00e9r\u00e8glement subtil<\/em> de tous les sens, l\u2019\u00e9rotise en ses moindres anfractuosit\u00e9s, jusqu\u2019en ses moindres pores. Les phrases-grappes, aux grains serr\u00e9s, gr\u00e2ce \u00e0 leur pourriture noble, nous offrent cette langue surm\u00fbrie et satur\u00e9e de sucs, qui a tendance \u00e0 d\u00e9serter certaine litt\u00e9rature contemporaine et promue, \u00e9prise d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re et de kit jetable.<\/p>\n<p>A l\u2019instance narratrice aussi de se d\u00e9r\u00e9gler, de se d\u00e9multiplier en ce flux de conscience que le nouveau roman, au si\u00e8cle dernier, a \u00e9ploy\u00e9 dans ses descriptions hyperr\u00e9alistes au service, paradoxalement, d\u2019effets d\u2019irr\u00e9el, de touches impressionnistes qui d\u00e9placent incessamment le regard et la pens\u00e9e du lecteur. Le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb se renverse en \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb dans les passages en italiques \u2013 lettres en abyme dans le texte, ou dialogues (encore le lecteur ne sait-il pas toujours qui s\u2019\u00e9nonce\u00a0!) \u2013\u00a0; le \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb s\u2019\u00e9change avec un \u00ab\u00a0il\u00a0\u00bb, une ou des \u00ab\u00a0elle(s)\u00a0\u00bb\u00a0; il n\u2019est jusqu\u2019au \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb ou au \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb (nullement de majest\u00e9\u00a0!) personnels qui n\u2019embarquent anonymement le narrateur, et donc le lecteur, dans une nef dont proue et poupe font volte-face. Il ne lui reste, au lecteur, qu\u2019\u00e0 contempler la fantasmagorie litt\u00e9raire de ces vols d\u2019\u00e9tourneaux dont la g\u00e9om\u00e9trie mouvante rec\u00e8le des combinaisons secr\u00e8tes qu\u2019il ne si\u00e9rait de d\u00e9celer au risque d\u2019en voir s\u2019\u00e9vanouir le charme.<\/p>\n<p><em>Oui, et la grande ombre, dissoute sera exorcis\u00e9e. J\u2019y r\u00eaverai enfin sur elles, sur elles toutes, dans un langage nouveau, rien que pour vous, si vous voulez, fait pour la mi-voix, pour le coin des l\u00e8vres, un peu trop fondant, fourr\u00e9 d\u2019adjectifs impressionnistes, avec une pointe de mi\u00e8vrerie cach\u00e9e. Un de ces langages qu\u2019on invente en marchant tr\u00e8s vite, par les soir\u00e9es inutiles o\u00f9 se consument les villes, d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de quais cent fois parcourus, toujours les m\u00eames, o\u00f9 l\u2019on a ses voltes et ses rites. Peut-\u00eatre alors que je pourrai vous prendre, vous saisir toutes, faire une gerbe des choses d\u00e9sir\u00e9es, faire mon paquet, dispara\u00eetre.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierBehr.jpg\" rel=\"prettyphoto[247]\" rel=\"prettyphoto[17651]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-17656\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierBehr.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierBehr.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierBehr-191x300.jpg 191w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/MourierBehr-96x150.jpg 96w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"345\" \/><\/a>D\u00e9barrass\u00e9 du guide narrateur, le lecteur, sans avirons apparents, n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 se laisser porter par la houle lancinante, capricieuse, vertigineuse d\u2019un phras\u00e9 auquel il s\u2019accroche pour ne perdre le fil du r\u00eave en train de se tisser, vague apr\u00e8s vague, comme <em>sui generis<\/em>. Il plonge dans le miroir de cette langue ultra qualifiante et touffue, qui s\u2019offre \u00e0 lui et le force \u00e0 la regarder dans ses moindres attraits.\u00a0 Ah, exigence du d\u00e9sir\u00a0dont l\u2019objet et le sujet s\u2019incorporent ! La sensualit\u00e9 des mots agit comme une myriade de pi\u00e8ges o\u00f9 la m\u00e9moire \u2013 cet \u00e9cran lui aussi r\u00e9versible \u2013 se d\u00e9chire et se perd. L\u2019univers de Maurice Mourier est labyrinthique autant que kal\u00e9idoscopique et le deuxi\u00e8me texte, intitul\u00e9 <em>Filles<\/em>, nous a rappel\u00e9 celui du cin\u00e9aste polonais Wojciech Has, dans <em>La Clepsydre<\/em>, par exemple, onirique et trouble, baroque, surr\u00e9aliste et profond\u00e9ment m\u00e9lancolique. En effet, les motifs s\u2019embo\u00eetent, les temps glissent les uns dans les autres\u00a0; ruelles, passages, estaminets s\u2019ouvrent et se ferment, s\u2019enfument et s\u2019\u00e9clairent. La folie r\u00f4de, comme la mort.<\/p>\n<p><em>nous qui renon\u00e7ons, que l\u2019on tient en laisse, qui vieillissons ainsi jour apr\u00e8s jour, tournant vers les lointains divers des regards d\u2019au-del\u00e0 du fleuve, quel visage aurons-nous, l\u00e0-bas, plus tard, en d\u2019autres temps\u00a0?\u00a0 <\/em><\/p>\n<p>M\u00e9moire-\u00e9cran, ruban du r\u00eave cin\u00e9matographique, plaque argentique o\u00f9 nous floue le temps, toile picturale o\u00f9 se perdre en pigments de chair, neige, pollen, tous ces voiles poudreux et insaisissables qui envahissent le livre, tous ces linceuls inqui\u00e9tants offusquent et r\u00e9v\u00e8lent, dessinent sous le drap de la page le corps d\u2019un grand po\u00e8me d\u00e9sirable.<\/p>\n<p>Celui-l\u00e0, il semble que ce soit Behr le Bugnon, personnage \u00e9ponyme \u2013 ce b\u00fbcheron une seule fois nomm\u00e9 dans la derni\u00e8re <em>nouvelle maill\u00e9e<\/em>, \u2013 qui le fa\u00e7onne dans sa rustrerie d\u00e9licate. Il apert qu\u2019il est l\u2019instance ogresque et sylvestre \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019ensemble des textes\u00a0: une pulsion sauvage, pr\u00e9datrice, retenue par les courbes de la litt\u00e9rature, icelle \u00e0 nous offerte pour m\u00e9diter, une fois l\u2019ouvrage referm\u00e9, sur les arcanes de la vie en p\u00e9ril de son pass\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p><em>dans le plus retir\u00e9 de la ruche, sur lequel le plein de l\u2019alv\u00e9ole achev\u00e9, l\u2019opercule est jointoy\u00e9, bien clos<\/em>.<\/p>\n<p>Lire et acheter ce livre, \u00e9l\u00e9gamment \u00e9dit\u00e9 par Philippe Barrot et illustr\u00e9 sur sa couverture par une tr\u00e8s belle aquarelle de Pascaline Mourier-Casile, pourraient bien \u00eatre un acte de r\u00e9sistance contre l\u2019ensevelissement de la pens\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maurice Mourier, Behr le Bugnon, PhB \u00e9ditions, automne 2020, 160 pages, 12\u20ac, ISBN : 979-10-93732-45-9. &nbsp; Nous connaissions Maurice Mourier pour ses critiques cin\u00e9matographiques et litt\u00e9raires, ses articles, ses romans, sa po\u00e9sie. 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Les visages s\u2019attirent, se m\u00ealent se confondent, se superposent en un portrait mouvant, anamorphique. Le d\u00e9sir lui-m\u00eame absorbe le monde dont il s\u2019impr\u00e8gne, s\u2019y d\u00e9cline en un d\u00e9r\u00e8glement subtil de tous les sens, l\u2019\u00e9rotise en ses moindres anfractuosit\u00e9s, jusqu\u2019en ses moindres pores. Les phrases-grappes, aux grains serr\u00e9s, gr\u00e2ce \u00e0 leur pourriture noble, nous offrent cette langue surm\u00fbrie et satur\u00e9e de sucs, qui a tendance \u00e0 d\u00e9serter certaine litt\u00e9rature contemporaine et promue, \u00e9prise d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re et de kit jetable. 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J\u2019y r\u00eaverai enfin sur elles, sur elles toutes, dans un langage nouveau, rien que pour vous, si vous voulez, fait pour la mi-voix, pour le coin des l\u00e8vres, un peu trop fondant, fourr\u00e9 d\u2019adjectifs impressionnistes, avec une pointe de mi\u00e8vrerie cach\u00e9e. Un de ces langages qu\u2019on invente en marchant tr\u00e8s vite, par les soir\u00e9es inutiles o\u00f9 se consument les villes, d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de quais cent fois parcourus, toujours les m\u00eames, o\u00f9 l\u2019on a ses voltes et ses rites. Peut-\u00eatre alors que je pourrai vous prendre, vous saisir toutes, faire une gerbe des choses d\u00e9sir\u00e9es, faire mon paquet, dispara\u00eetre. 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L\u2019univers de Maurice Mourier est labyrinthique autant que kal\u00e9idoscopique et le deuxi\u00e8me texte, intitul\u00e9 Filles, nous a rappel\u00e9 celui du cin\u00e9aste polonais Wojciech Has, dans La Clepsydre, par exemple, onirique et trouble, baroque, surr\u00e9aliste et profond\u00e9ment m\u00e9lancolique. En effet, les motifs s\u2019embo\u00eetent, les temps glissent les uns dans les autres\u00a0; ruelles, passages, estaminets s\u2019ouvrent et se ferment, s\u2019enfument et s\u2019\u00e9clairent. La folie r\u00f4de, comme la mort. nous qui renon\u00e7ons, que l\u2019on tient en laisse, qui vieillissons ainsi jour apr\u00e8s jour, tournant vers les lointains divers des regards d\u2019au-del\u00e0 du fleuve, quel visage aurons-nous, l\u00e0-bas, plus tard, en d\u2019autres temps\u00a0?\u00a0 M\u00e9moire-\u00e9cran, ruban du r\u00eave cin\u00e9matographique, plaque argentique o\u00f9 nous floue le temps, toile picturale o\u00f9 se perdre en pigments de chair, neige, pollen, tous ces voiles poudreux et insaisissables qui envahissent le livre, tous ces linceuls inqui\u00e9tants offusquent et r\u00e9v\u00e8lent, dessinent sous le drap de la page le corps d\u2019un grand po\u00e8me d\u00e9sirable. Celui-l\u00e0, il semble que ce soit Behr le Bugnon, personnage \u00e9ponyme \u2013 ce b\u00fbcheron une seule fois nomm\u00e9 dans la derni\u00e8re nouvelle maill\u00e9e, \u2013 qui le fa\u00e7onne dans sa rustrerie d\u00e9licate. Il apert qu\u2019il est l\u2019instance ogresque et sylvestre \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019ensemble des textes\u00a0: une pulsion sauvage, pr\u00e9datrice, retenue par les courbes de la litt\u00e9rature, icelle \u00e0 nous offerte pour m\u00e9diter, une fois l\u2019ouvrage referm\u00e9, sur les arcanes de la vie en p\u00e9ril de son pass\u00e9\u00a0: dans le plus retir\u00e9 de la ruche, sur lequel le plein de l\u2019alv\u00e9ole achev\u00e9, l\u2019opercule est jointoy\u00e9, bien clos. Lire et acheter ce livre, \u00e9l\u00e9gamment \u00e9dit\u00e9 par Philippe Barrot et illustr\u00e9 sur sa couverture par une tr\u00e8s belle aquarelle de Pascaline Mourier-Casile, pourraient bien \u00eatre un acte de r\u00e9sistance contre l\u2019ensevelissement&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":248,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35,7],"tags":[223,224,225,226,227,13],"class_list":["post-247","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chronique","category-livres-recus","tag-maurice-mourier","tag-mourier-behr-le-bugnon","tag-mourier-sortileges-du-desir","tag-pascaline-mourier-casile","tag-phb-editions","tag-tristan-felix"],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/247","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=247"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/247\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":249,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/247\/revisions\/249"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media\/248"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=247"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=247"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=247"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}