{"id":2511,"date":"2022-03-17T20:21:30","date_gmt":"2022-03-17T19:21:30","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=2511"},"modified":"2022-03-17T22:09:07","modified_gmt":"2022-03-17T21:09:07","slug":"chronique-giorgio-agamben-quand-la-maison-brule-par-guillaume-basquin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2022\/03\/17\/chronique-giorgio-agamben-quand-la-maison-brule-par-guillaume-basquin\/","title":{"rendered":"[Chronique] Giorgio Agamben, Quand la maison br\u00fble, par Guillaume Basquin"},"content":{"rendered":"<p>Giorgio Agamben, <strong><em>Quand la maison br\u00fble<\/em><\/strong>, traduit de l\u2019italien par Leo Texier, Rivages, coll. \u00ab\u00a0Biblioth\u00e8que\u00a0\u00bb, hiver 2021-22, 80 pages, 12 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-7436-5491-7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nul n\u2019aura \u00e9t\u00e9 plus en pointe dans le combat contre la Grande Terreur sanitaire que le philosophe italien Giorgio Agamben, dernier grand de la philosophie mondiale encore en activit\u00e9 selon nous (il a connu et fr\u00e9quent\u00e9 Pasolini, Klossowski, Guy Debord, Deleuze, Foucault, etc.). Nul livre n\u2019est donc plus urgent \u00e0 lire (en attendant la traduction fran\u00e7aise de tous ses \u00e9crits sur la crise politico-sanitaire du Covid-19 qu\u2019on peut trouver sur le site de son \u00e9diteur italien, <a href=\"https:\/\/www.quodlibet.it\/una-voce-giorgio-agamben\">Quolibet<\/a>) que ce <em>Quand la maison br\u00fble<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre est un recueil de quatre textes ind\u00e9pendants, mais c\u2019est le premier, qui lui donne son <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2512\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Epidemie.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Epidemie.jpg 220w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Epidemie-116x150.jpg 116w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/>titre, qui attire toute notre attention. \u00ab\u00a0<em>Quelle est cette maison qui br\u00fble\u00a0?\u00a0<\/em>\u00bb, interroge l\u2019auteur. Est-ce <em>\u00ab\u00a0le pays o\u00f9 tu vis ou bien l\u2019Europe, ou encore le monde entier\u00a0<\/em>\u00bb\u00a0? La r\u00e9ponse du philosophe rejoint celle du philosophe et \u00e9crivain Fabrice Hadjadj, premier commentateur s\u00e9rieux de notre crise dans sa s\u00e9rie vid\u00e9o \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pileface.com\/sollers\/spip.php?breve4834\"><em>Penser entre la peste et le corona<\/em><\/a><em>\u00a0<\/em>\u00bb, et qui disait \u00e0 peu pr\u00e8s\u00a0: \u00ab\u00a0Peut-\u00eatre que nous ne vivons d\u00e9j\u00e0 plus dans une Cit\u00e9\u2026 mais dans une sorte de camp de la vie biologique nue\u00a0\u00bb (je cite de m\u00e9moire)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Peut-\u00eatre les maisons et les villes ont-elles d\u00e9j\u00e0 br\u00fbl\u00e9, depuis on ne sait combien de temps, dans un unique et immense brasier que nous avons feint de ne pas voir.\u00a0<\/em>\u00bb Cet incendie, pour Agamben, a commenc\u00e9 avec la Grande Boucherie de 1914-1918, qui jeta dans \u00ab\u00a0<em>les flammes et la folie tout ce qui semblait rester d\u2019int\u00e8gre\u00a0<\/em>\u00bb. Il n\u2019a depuis lors \u00ab\u00a0<em>cess\u00e9 de br\u00fbler, sans tr\u00eave, \u00e0 bas bruit<\/em>\u00a0\u00bb\u2026 (Inutile d\u2019insister sur l\u2019incendie int\u00e9gral que constitua la Seconde Guerre mondiale, n\u2019est-ce pas\u00a0?\u2026) Mais que s\u2019est-il donc pass\u00e9 de si sp\u00e9cial en 2020\u00a0? \u00ab\u00a0<em>Aujourd\u2019hui il n\u2019y a plus de flammes, mais seulement des nombres, des chiffres et des mensonges\u2026\u00a0<\/em>\u00bb Eh oui\u2026 car voici ce qui s\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 pass\u00e9\u00a0: dans la Bible, la peste tombe sur le peuple isra\u00e9lite quand on commence \u00e0 compter (d\u00e9nombrer) les t\u00eates des tribus d\u2019Isra\u00ebl\u00a0; en 2020, la Grande Peste politique est subrepticement (peu l\u2019ont dans un premier temps remarqu\u00e9) arriv\u00e9e quand on commen\u00e7a \u00e0 compter lin\u00e9airement et sans aucune mise en perspective les morts\u00a0: le fascisme \u00e9tait de retour, sous une forme \u00ab\u00a0sanitaire\u00a0\u00bb, import\u00e9e de Chine\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Agamben d\u00e9crit ce qu\u2019il voit, et, plus difficile, voit ce qu\u2019il y a \u00e0 voir\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Nous vivons dans des maisons, des villes consum\u00e9es de fond en comble comme si elles tenaient encore debout. Les gens feignent d\u2019y habiter et sortent dans la rue masqu\u00e9s parmi les ruines comme s\u2019il s\u2019agissait encore des quartiers familiers d\u2019autrefois.\u00a0<\/em>\u00bb Que s\u2019est-il pass\u00e9\u00a0? Une propagande comme <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-2513\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/AgambenMaison.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/AgambenMaison.jpg 210w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/AgambenMaison-191x300.jpg 191w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/AgambenMaison-95x150.jpg 95w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/>jamais on n\u2019en vit depuis la Guerre froide est pass\u00e9e par l\u00e0, renforc\u00e9e par la toute puissance des outils technologiques et des GAFAM, premiers propagandistes de ladite Terreur\u00a0: comment imaginer des confinements sans l\u2019informatique, sans le t\u00e9l\u00e9travail\u00a0? Impossible, n\u2019est-ce pas\u00a0? Tout a suivi\u2026 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obligation de pr\u00e9senter un pass vaccinal dans la Cit\u00e9 o\u00f9 vit encore Agamben, Venise, pour pouvoir prendre un vaporetto\u2026 \u00ab\u00a0<em>Aujourd\u2019hui la flamme a chang\u00e9 de forme et de nature, elle s\u2019est faite digitale, invisible et froide, mais par l\u00e0 aussi justement toujours plus proche\u00a0; elle r\u00f4de et nous encercle \u00e0 chaque instant.<\/em>\u00a0\u00bb Et nous tournons dans le jour et la nuit, et nous ne sommes m\u00eame plus consum\u00e9s (la flamme est trop peu intense)\u2026 mais anesth\u00e9si\u00e9s (notre pens\u00e9e, nos corps). \u00ab\u00a0<em>Comment t\u00e9moigner d\u2019un monde qui va vers sa ruine les yeux band\u00e9s et le visage couvert, d\u2019une r\u00e9publique qui s\u2019effondre sans lucidit\u00e9 ni fiert\u00e9, dans l\u2019abjection et la peur\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb Tel est tout l\u2019enjeu du travail philosophique d\u2019Agamben\u00a0; et nous lui en savons infiniment gr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bon lecteur de Walter Benjamin, Hannah Arendt et Carl Schmitt, Agamben nous met en garde contre la tentation d\u2019\u00c9tats forts et puissants en \u00e9tat d\u2019exception permanent. \u00ab\u00a0<em>Les hommes doivent \u00eatre mobilis\u00e9s, ils doivent se sentir \u00e0 chaque instant dans une situation d\u2019urgence, r\u00e9gl\u00e9e jusque dans ses moindres d\u00e9tails par qui a le pouvoir de la d\u00e9cr\u00e9ter\u00a0<\/em>\u00bb (tel \u00e9tait l\u2019Ancien monde, celui des totalitarismes maintenant folkloriques du vieux 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle)\u00a0; \u00ab\u00a0<em>mais alors que la mobilisation avait par le pass\u00e9 pour but de rapprocher les hommes<\/em> [contre un ennemi d\u00e9sign\u00e9, plus ou moins imaginaire et fantasm\u00e9, toujours bouc-\u00e9missaire]<em>, elle ne vise aujourd\u2019hui qu\u2019\u00e0 les isoler et \u00e0 les \u00e9loigner les uns des autres\u00a0<\/em>\u00bb. Vous avez l\u00e0 tous les pr\u00e9mices des confinements, du masque obligatoire partout et tout le temps (sorte de confinement individuel), de la \u00ab\u00a0distanciation sociale\u00a0\u00bb (quelle expression horrible, que je ne trace \u00e0 l\u2019aide de mon clavier qu\u2019avec horreur), du t\u00e9l\u00e9travail et des \u00e9tudes en \u00ab\u00a0distanciel\u00a0\u00bb (idem). Et \u00e7a a march\u00e9\u00a0? Non\u00a0! On continue\u00a0? \u00c7a d\u00e9pend des pays\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>L\u2019homme aujourd\u2019hui dispara\u00eet\u2026 ce qui en prend la place n\u2019a plus de monde, ce n\u2019est plus qu\u2019une vie nue, muette et sans histoire, \u00e0 la merci des calculs du pouvoir et de la science.\u00a0<\/em>\u00bb Que faire\u00a0? \u00c9crire. T\u00e9moigner. Dire une parole juste. Renouer des liens d\u2019amiti\u00e9. \u00catre dans l\u2019amiti\u00e9. Se toucher. S\u2019embrasser. \u00ab\u00a0<em>Ne peut dire la v\u00e9rit\u00e9 que celui qui n\u2019a aucune chance d\u2019\u00eatre entendu, celui qui parle depuis une maison qui tout autour de lui se trouve impitoyablement consum\u00e9e par les flammes.\u00a0<\/em>\u00bb <em>In girum imus nocte et consumimur igni<\/em>\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Giorgio Agamben, Quand la maison br\u00fble, traduit de l\u2019italien par Leo Texier, Rivages, coll. \u00ab\u00a0Biblioth\u00e8que\u00a0\u00bb, hiver 2021-22, 80 pages, 12 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-7436-5491-7. &nbsp; Nul n\u2019aura \u00e9t\u00e9 plus en pointe dans le combat contre la Grande Terreur sanitaire que le philosophe italien Giorgio Agamben, dernier grand de la philosophie mondiale encore en activit\u00e9 selon nous (il a connu et fr\u00e9quent\u00e9 Pasolini, Klossowski, Guy Debord, Deleuze, Foucault, etc.). Nul livre n\u2019est donc plus urgent \u00e0 lire (en attendant la traduction fran\u00e7aise de tous ses \u00e9crits sur la crise politico-sanitaire du Covid-19 qu\u2019on peut trouver sur le site de son \u00e9diteur italien, Quolibet) que ce Quand la maison br\u00fble. Ce livre est un recueil de quatre textes ind\u00e9pendants, mais c\u2019est le premier, qui lui donne son titre, qui attire toute notre attention. \u00ab\u00a0Quelle est cette maison qui br\u00fble\u00a0?\u00a0\u00bb, interroge l\u2019auteur. Est-ce \u00ab\u00a0le pays o\u00f9 tu vis ou bien l\u2019Europe, ou encore le monde entier\u00a0\u00bb\u00a0? 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Il n\u2019a depuis lors \u00ab\u00a0cess\u00e9 de br\u00fbler, sans tr\u00eave, \u00e0 bas bruit\u00a0\u00bb\u2026 (Inutile d\u2019insister sur l\u2019incendie int\u00e9gral que constitua la Seconde Guerre mondiale, n\u2019est-ce pas\u00a0?\u2026) Mais que s\u2019est-il donc pass\u00e9 de si sp\u00e9cial en 2020\u00a0? \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui il n\u2019y a plus de flammes, mais seulement des nombres, des chiffres et des mensonges\u2026\u00a0\u00bb Eh oui\u2026 car voici ce qui s\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 pass\u00e9\u00a0: dans la Bible, la peste tombe sur le peuple isra\u00e9lite quand on commence \u00e0 compter (d\u00e9nombrer) les t\u00eates des tribus d\u2019Isra\u00ebl\u00a0; en 2020, la Grande Peste politique est subrepticement (peu l\u2019ont dans un premier temps remarqu\u00e9) arriv\u00e9e quand on commen\u00e7a \u00e0 compter lin\u00e9airement et sans aucune mise en perspective les morts\u00a0: le fascisme \u00e9tait de retour, sous une forme \u00ab\u00a0sanitaire\u00a0\u00bb, import\u00e9e de Chine\u2026 Agamben d\u00e9crit ce qu\u2019il voit, et, plus difficile, voit ce qu\u2019il y a \u00e0 voir\u00a0: \u00ab\u00a0Nous vivons dans des maisons, des villes consum\u00e9es de fond en comble comme si elles tenaient encore debout. 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En bon lecteur de Walter Benjamin, Hannah Arendt et Carl Schmitt, Agamben nous met en garde contre la tentation d\u2019\u00c9tats forts et puissants en \u00e9tat d\u2019exception permanent. \u00ab\u00a0Les hommes doivent \u00eatre mobilis\u00e9s, ils doivent se sentir \u00e0 chaque instant dans une situation d\u2019urgence, r\u00e9gl\u00e9e jusque dans ses moindres d\u00e9tails par qui a le pouvoir de la d\u00e9cr\u00e9ter\u00a0\u00bb (tel \u00e9tait l\u2019Ancien monde, celui des totalitarismes maintenant folkloriques du vieux 20e si\u00e8cle)\u00a0; \u00ab\u00a0mais alors que la mobilisation avait par le pass\u00e9 pour but de rapprocher les hommes [contre un ennemi d\u00e9sign\u00e9, plus ou moins imaginaire et fantasm\u00e9, toujours bouc-\u00e9missaire], elle ne vise aujourd\u2019hui qu\u2019\u00e0 les isoler et \u00e0 les \u00e9loigner les uns des autres\u00a0\u00bb. Vous avez l\u00e0 tous les pr\u00e9mices des confinements, du masque obligatoire partout et tout le temps (sorte de confinement individuel), de la \u00ab\u00a0distanciation sociale\u00a0\u00bb (quelle expression horrible, que je ne trace \u00e0 l\u2019aide de mon clavier qu\u2019avec horreur), du t\u00e9l\u00e9travail et des \u00e9tudes en \u00ab\u00a0distanciel\u00a0\u00bb (idem). Et \u00e7a a march\u00e9\u00a0? Non\u00a0! On continue\u00a0? \u00c7a d\u00e9pend des pays\u2026 \u00ab\u00a0L\u2019homme aujourd\u2019hui dispara\u00eet\u2026 ce qui en prend la place n\u2019a plus de monde, ce n\u2019est plus qu\u2019une vie nue, muette et sans histoire, \u00e0 la merci des calculs du pouvoir et de la science.\u00a0\u00bb Que faire\u00a0? \u00c9crire. T\u00e9moigner. Dire une parole juste. Renouer des liens d\u2019amiti\u00e9. \u00catre dans l\u2019amiti\u00e9. Se toucher. S\u2019embrasser. \u00ab\u00a0Ne peut dire la v\u00e9rit\u00e9 que celui qui n\u2019a aucune chance d\u2019\u00eatre entendu, celui qui parle depuis une maison qui tout autour de lui se trouve impitoyablement consum\u00e9e par les flammes.\u00a0\u00bb In girum imus nocte et consumimur igni\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":2514,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35,2],"tags":[903,1197,585,1196,134,841],"class_list":["post-2511","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chronique","category-une","tag-coronavirus","tag-covid-19-et-etats-dexception","tag-covid-19-et-tragedie","tag-giorgio-agamben","tag-guillaume-basquin","tag-peste-et-covid-19"],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2511","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2511"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2511\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2517,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2511\/revisions\/2517"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2514"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2511"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2511"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2511"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}