{"id":3317,"date":"2022-11-04T20:13:20","date_gmt":"2022-11-04T19:13:20","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=3317"},"modified":"2022-11-04T20:14:04","modified_gmt":"2022-11-04T19:14:04","slug":"chronique-jean-pierre-chambon-je-ne-vois-pas-loiseau-par-christophe-stolowicki","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2022\/11\/04\/chronique-jean-pierre-chambon-je-ne-vois-pas-loiseau-par-christophe-stolowicki\/","title":{"rendered":"[Chronique] Jean-Pierre Chambon, Je ne vois pas l\u2019oiseau, par CHRISTOPHE STOLOWICKI"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Jean-Pierre Chambon,<strong> <em>Je ne vois pas l\u2019oiseau<\/em><\/strong>, encres de Carmelo Zagari, Al Manar, printemps 2022, 64 pages, 16 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-36426-298-0.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Trop de terminaisons en <em>ent <\/em>ou <em>ant, <\/em>sans qu\u2019il l\u2019ait fait expr\u00e8s (\u00ab\u00a0les tendres duvets de l\u2019abdomen, qui tenaient \u00e0 la fois du sarment de vigne et du t\u00e9gument de serpent\u00a0\u00bb, ou en quatri\u00e8me de couverture \u00ab\u00a0ils \u00e9taient (les oiseaux) si nombreux que c\u2019en \u00e9tait oppressant. Battant des ailes dans un m\u00eame ondoiement, unis dans un silence impressionnant, les oiseaux noirs se dirigeaient vers la colline\u00a0\u00bb). Laisser-aller de l\u2019\u00e9crivain public qui \u00e9crit trop, prose ou po\u00e9sie, et n\u2019a pas assez lu Flaubert.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3318\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ChambonOiseau.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ChambonOiseau.jpg 220w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ChambonOiseau-206x300.jpg 206w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/ChambonOiseau-103x150.jpg 103w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/>C\u2019est en prose un peu de po\u00e9sie jeunesse, de celle qui se vend. Tout consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019oiseau, auquel un adulte initie des enfants, ici en commen\u00e7ant par sauver une kobleute bless\u00e9e, dont on apprend ainsi qu\u2019elle est un rapace (son <em>ant <\/em>ou <em>ent <\/em>m\u2019imprime en <em>end<\/em>). \u00c0 la fois instructif, nourricier sinon nutritif, reposant. Une po\u00e9sie jeunesse qui ne dit pas son nom, d\u00e9ploy\u00e9e par un vieil enfant (je repique au truc, cette litt\u00e9rature est nocive).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Apr\u00e8s <em>La kobleute, <\/em>s\u2019inscrivent <em>Le sommeil du perroquet, Une science<\/em> <em>naturelle <\/em>qui d\u00e9bute par \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions n\u00e9s presque le m\u00eame jour, Toni et moi, un hasard qui, probablement, avait affermi notre lien d\u2019amiti\u00e9\u00a0\u00bb \u2013 tentation effleur\u00e9e de faire roman (aviaire) en exploitant des co\u00efncidences, vieil \u00e9cho. Puis <em>Les deux tourtereaux turcs <\/em>(le po\u00e8te aux allit\u00e9rations insolites n\u2019est jamais loin) et en conclusion un <em>Portrait du po\u00e8te en oiseau.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Les encres de Carmelo Zagari ponctuent d\u2019esp\u00e8ces volantes \u00e0 l\u2019arr\u00eat sur image cette litt\u00e9rature naturellement illustr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Jean-Pierre Chambon est cependant un relatif solitaire, dont la marche en montagne a scand\u00e9 la vie (<em>La Montagne lumineuse, <\/em>2022). Il a bien le droit de se d\u00e9lasser. Il vit \u00e0 Grenoble.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Pierre Chambon, Je ne vois pas l\u2019oiseau, encres de Carmelo Zagari, Al Manar, printemps 2022, 64 pages, 16 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-36426-298-0. &nbsp; Trop de terminaisons en ent ou ant, sans qu\u2019il l\u2019ait fait expr\u00e8s (\u00ab\u00a0les tendres duvets de l\u2019abdomen, qui tenaient \u00e0 la fois du sarment de vigne et du t\u00e9gument de serpent\u00a0\u00bb, ou en quatri\u00e8me de couverture \u00ab\u00a0ils \u00e9taient (les oiseaux) si nombreux que c\u2019en \u00e9tait oppressant. Battant des ailes dans un m\u00eame ondoiement, unis dans un silence impressionnant, les oiseaux noirs se dirigeaient vers la colline\u00a0\u00bb). Laisser-aller de l\u2019\u00e9crivain public qui \u00e9crit trop, prose ou po\u00e9sie, et n\u2019a pas assez lu Flaubert. 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