{"id":467,"date":"2020-10-13T04:35:36","date_gmt":"2020-10-13T02:35:36","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=467"},"modified":"2021-05-05T04:36:52","modified_gmt":"2021-05-05T02:36:52","slug":"chronique-jean-marc-baillieu-nichane-tout-droit-par-francois-huglo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2020\/10\/13\/chronique-jean-marc-baillieu-nichane-tout-droit-par-francois-huglo\/","title":{"rendered":"[Chronique] Jean-Marc Baillieu, Nichane tout droit, par Fran\u00e7ois Huglo"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Marc Baillieu,<strong> <em>Nichane tout droit<\/em><\/strong>, avec un dessin de Fr\u00e9d\u00e9rique Gu\u00e9tat-Liviani et une postface \u00e0 la trilogie maghr\u00e9bine, Fidel Anthelme X, Marseille, septembre 2020, 44 pages, 7 \u20ac.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Valse, jazz, blues, dialectique, dissertation, donnent au ternaire une dynamique, une ouverture, qui dialoguent et dansent aussi dans les neuf petits livres, empreintes bien terriennes d\u2019une d\u00e9marche tr\u00e8s a\u00e9rienne, qui composent les trois trilogies de Jean-<a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuOublie.jpg\" rel=\"prettyphoto[467]\" rel=\"prettyphoto[17055]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-17060\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuOublie.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuOublie.jpg 200w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuOublie-105x150.jpg 105w\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"285\" \/><\/a>Marc Baillieu\u00a0: Humanit\u00e9 (<em>L\u2019\u00e9parpillement des sites<\/em>, 2000, <em>L\u2019inconstance<\/em>, 2008, <em>D\u00e9voilement<\/em>, 2012), \u00c0 contre-pied (<em>Arras ou la rectification du Pas-de-Calais<\/em>, 1999, <em>La Biens\u00e9ance<\/em>, 2006, <em>L\u2019Oublie<\/em>, 2012), Trilogie maghr\u00e9bine (<em>Trik chemin<\/em>, avec CD, bilingue arabe, 2014, <em>Abrid chemin<\/em>, bilingue berb\u00e8re, 2018, <em>Nichane tout droit<\/em> 2020). La premi\u00e8re phrase de la postface \u00e0 la troisi\u00e8me trilogie rejoint les trois th\u00e8mes de la premi\u00e8re\u00a0: l\u2019un, l\u2019autre, la nature, qui peut-\u00eatre recoupent la deuxi\u00e8me topique de Freud\u00a0: \u00e7a, moi, surmoi \u2013 en lacanien\u00a0: r\u00e9el, imaginaire, symbolique. \u00ab\u00a0L\u2019un, l\u2019autre et la nature, soit la d\u00e9finition de l\u2019humanit\u00e9 selon Antonio Gramsci. Voil\u00e0 les trois th\u00e8mes qui se retrouvent dans ce que j\u2019ai \u00e9crit\u00a0\u00bb. La gen\u00e8se d\u2019un internationalisme discret, sans pesanteur discursive, d\u2019autant plus authentique et actif, se donne \u00e0 lire en cette postface, texte pr\u00e9cieux\u00a0: \u00e0 la fois \u00ab\u00a0comment j\u2019ai \u00e9crit certains de mes livres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0la vie mode d\u2019emploi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019aventure, le voyage, l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019autre, sont d\u2019abord linguistiques\u00a0: l\u2019allemand un peu parl\u00e9 par le grand-p\u00e8re qui l\u2019a appris en <a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane.jpg\" rel=\"prettyphoto[467]\" rel=\"prettyphoto[17055]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-17057\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane-100x100.jpg 100w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane-144x144.jpg 144w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/BaillieuNichane-75x75.jpg 75w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"220\" \/><\/a>captivit\u00e9, puis \u00e9tudi\u00e9 au coll\u00e8ge avec l\u2019anglais et le latin, l\u2019anglais pop rock parl\u00e9 par un correspondant, l\u2019espagnol des vacances estivales. Non linguistiques mais culturels\u00a0: l\u2019attrait pour le Japon au lyc\u00e9e, puis pour \u00ab\u00a0l\u2019Extr\u00eame-Orient (id\u00e9ogrammes, modes de penser et d\u2019\u00eatre)\u00a0\u00bb, les essais sur le Japon, la Chine, la Cor\u00e9e, et de nombreux ouvrages d\u2019auteurs \u00e9trangers, parfois des films. Une ann\u00e9e pass\u00e9e par le p\u00e8re en Alg\u00e9rie, alors occup\u00e9e, puis un s\u00e9jour au Maroc, le mariage d\u2019une cousine avec un Kabyle rencontr\u00e9 lors d\u2019un festival international de chant choral, ont donn\u00e9 le go\u00fbt du Maghreb. Celui du Moyen-Orient remontait au cat\u00e9chisme (vie de J\u00e9sus). Franchissant \u2013 d\u2019un pied l\u00e9ger, toujours \u2013 les cl\u00f4tures et hostilit\u00e9s identitaires, chaque \u00ab\u00a0communaut\u00e9\u00a0\u00bb se sentant pers\u00e9cut\u00e9e par toutes les autres, un universalisme concret ose encore s\u2019improviser\u00a0: \u00ab\u00a0humains, nous sommes toutes et tous habitants d\u2019une m\u00eame Terre, au-del\u00e0 de notre diversit\u00e9, de nos particularit\u00e9s, et les livres, via ou pas les traductions, ont permis l\u2019\u00e9change, les \u00e9changes, depuis longtemps. (\u2026) Je ne fais qu\u2019entr\u2019ouvrir des fen\u00eatres (\u2026). Je ne suis qu\u2019un (petit) passeur inter-culturel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Maghreb est une trilogie\u00a0: Tunisie (opuscule avec CD), Alg\u00e9rie (\u00ab\u00a0en privil\u00e9giant la partie berb\u00e8re\u00a0\u00bb, avec des \u00e9chantillons de la langue et de l\u2019\u00e9criture amazigh), Maroc. Ne craignons pas l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, semble dire Abdellatif La\u00e2bi cit\u00e9 en exergue\u00a0: \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de nuit \/ qu\u2019on ne puisse affronter \/ Il n\u2019y a pas de t\u00e9n\u00e8bres \/ sans ligne d\u2019horizon\u00a0\u00bb. Ce po\u00e8te revient dans les pages intitul\u00e9es Agdal-<a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/CarteNichane.jpg\" rel=\"prettyphoto[467]\" rel=\"prettyphoto[17055]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-17056\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/CarteNichane.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/CarteNichane.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/CarteNichane-150x143.jpg 150w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"210\" \/><\/a>Toubkal\u00a0: \u00ab\u00a0Le lieu \/ si tant est qu\u2019on puisse \/ le d\u00e9signer ainsi \/ atteste une pr\u00e9sence\u00a0\u00bb. Confront\u00e9e au titre du recueil dont elle est extraite, <em>L\u2019habitacle du vide<\/em>, cette citation impose un paradoxe genre th\u00e9ologie n\u00e9gative, celui d\u2019une pr\u00e9sence du vide. Le nomadisme prend une forme ludique\u00a0: \u00ab\u00a0D\u00e9placer des cailloux de cupule en cupule, un jeu de bergers, ou des crottes de ch\u00e8vres pour l\u2019un et des cailloux pour l\u2019autre, ce qui diff\u00e9rencie les joueurs\u00a0\u00bb. Ce qui ressemble \u00e0 des jets de d\u00e9s dans le vide inscrit aussi une formulation oraculaire, \u00ab\u00a0ann\u00e9e \u00e0 venir s\u00e8che ou humide par exemple\u00a0\u00bb. \u00c9criture g\u00e9ographique\u00a0: des \u00ab\u00a0bornes grav\u00e9es\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0\u00e9criture libyque\u00a0\u00bb signalent les \u00ab\u00a0voies de transhumance\u00a0\u00bb. Le mot <em>agdal<\/em> d\u00e9signe la r\u00e9gulation du p\u00e2turage commun. Il signifie aussi\u00a0: \u00ab\u00a0interdit, sacr\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La g\u00e9ographie est \u00e0 la fois physique et humaine\u00a0: les pr\u00e9cipitations modifient les zones de p\u00e2turages et les mouvements des campements. D\u00e9plier la couverture en trois volets permet de lire une carte. Les trois fragments imprim\u00e9s en vert sont ais\u00e9ment lisibles. Sur le reste, les noms sont \u00e9crits \u00e0 la main et invers\u00e9s, comme dans un miroir ou \u00e0 l\u2019envers d\u2019un calque. Les cartes tracent la g\u00e9ographie (reliefs, cours d\u2019eau) et l\u2019histoire (fronti\u00e8res, l\u00e9gendes). De Tanger \u00e0 Fez, Rabat, Casablanca, Volubilis, Marrakech, Mekn\u00e8s, le po\u00e8te nomade go\u00fbte mets et mots, sans oublier de saluer les nombreuses esp\u00e8ces chass\u00e9es\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Notre<\/em> dite \u00ab\u00a0oeuvre\u00a0\u00bb de pacification\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Marc Baillieu, Nichane tout droit, avec un dessin de Fr\u00e9d\u00e9rique Gu\u00e9tat-Liviani et une postface \u00e0 la trilogie maghr\u00e9bine, Fidel Anthelme X, Marseille, septembre 2020, 44 pages, 7 \u20ac. \u00a0\u00a0 Valse, jazz, blues, dialectique, dissertation, donnent au ternaire une dynamique, une ouverture, qui dialoguent et dansent aussi dans les neuf petits livres, empreintes bien terriennes d\u2019une d\u00e9marche tr\u00e8s a\u00e9rienne, qui composent les trois trilogies de Jean-Marc Baillieu\u00a0: Humanit\u00e9 (L\u2019\u00e9parpillement des sites, 2000, L\u2019inconstance, 2008, D\u00e9voilement, 2012), \u00c0 contre-pied (Arras ou la rectification du Pas-de-Calais, 1999, La Biens\u00e9ance, 2006, L\u2019Oublie, 2012), Trilogie maghr\u00e9bine (Trik chemin, avec CD, bilingue arabe, 2014, Abrid chemin, bilingue berb\u00e8re, 2018, Nichane tout droit 2020). 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Celui du Moyen-Orient remontait au cat\u00e9chisme (vie de J\u00e9sus). Franchissant \u2013 d\u2019un pied l\u00e9ger, toujours \u2013 les cl\u00f4tures et hostilit\u00e9s identitaires, chaque \u00ab\u00a0communaut\u00e9\u00a0\u00bb se sentant pers\u00e9cut\u00e9e par toutes les autres, un universalisme concret ose encore s\u2019improviser\u00a0: \u00ab\u00a0humains, nous sommes toutes et tous habitants d\u2019une m\u00eame Terre, au-del\u00e0 de notre diversit\u00e9, de nos particularit\u00e9s, et les livres, via ou pas les traductions, ont permis l\u2019\u00e9change, les \u00e9changes, depuis longtemps. (\u2026) Je ne fais qu\u2019entr\u2019ouvrir des fen\u00eatres (\u2026). Je ne suis qu\u2019un (petit) passeur inter-culturel\u00a0\u00bb. Le Maghreb est une trilogie\u00a0: Tunisie (opuscule avec CD), Alg\u00e9rie (\u00ab\u00a0en privil\u00e9giant la partie berb\u00e8re\u00a0\u00bb, avec des \u00e9chantillons de la langue et de l\u2019\u00e9criture amazigh), Maroc. 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