{"id":4745,"date":"2023-12-28T13:16:49","date_gmt":"2023-12-28T12:16:49","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=4745"},"modified":"2024-01-10T09:35:34","modified_gmt":"2024-01-10T08:35:34","slug":"chronique-gilles-bonnet-la-photophonie-au-musee-par-fabrice-thumerel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2023\/12\/28\/chronique-gilles-bonnet-la-photophonie-au-musee-par-fabrice-thumerel\/","title":{"rendered":"[Chronique] Gilles Bonnet, La photophonie au mus\u00e9e, par Fabrice Thumerel"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Gilles BONNET,\u00a0<strong><em>La Photophonie au mus\u00e9e<\/em><\/strong>, Editions Universitaires de Dijon, printemps 2023, 214 pages, 18 \u20ac, ISBN : 978-2-36441-473-0.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2019, \u00e0 l&rsquo;occasion de ses dix ans,<strong><em> ArtsHebdoM\u00e9dias<\/em><\/strong> \u00e9tait partenaire du \u00ab Montlu\u00e7on Art Mobile \u00bb (commissaire de l&rsquo;exposition : Marie-Laure Desjardins) : parmi les <a href=\"https:\/\/www.artshebdomedias.com\/2009-2019-dix-ans-dengagement\/\"><strong>articles de r\u00e9flexion<\/strong><\/a> sign\u00e9s par la directrice du magazine en ligne, on retiendra celui-ci, <a href=\"http:\/\/www.artshebdomedias.com\/article\/plus-liee-au-geste-qua-loeil-limage-mobile-triomphe\/\"><strong>\u00ab Plus li\u00e9e au geste qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u0153il, l&rsquo;image mobile triomphe \u00bb<\/strong><\/a>, tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur de la v\u00e9ritable r\u00e9volution qu&rsquo;a introduite la photophonie dans le monde artistique d\u00e8s la deuxi\u00e8me d\u00e9cennie du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u2013 malgr\u00e9 les r\u00e9ticences de certains mus\u00e9es, pourtant <strong><a href=\"https:\/\/fotoloco.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Photographier_au_musee_2017.pdf\">juridiquement<\/a><\/strong> non fond\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Face \u00e0 l\u2019invasion des mus\u00e9es par des hordes de \u00ab\u00a0stupides touristes\u00a0\u00bb (p. 65) arm\u00e9s de leurs proth\u00e8ses num\u00e9riques \u2013 comme en leur temps les cow-boys \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019Ouest, leur colt au ceinturon \u2013, la posture intellectualiste par excellence est des plus moralisatrices\u00a0: sauve-qui-peut\u00a0! comment ces b\u00e9otiens osent-ils s\u2019attaquer \u00e0 ces lieux sacro-saints de la Culture\u00a0? La position du chercheur sp\u00e9cialis\u00e9 dans les interrelations entre num\u00e9rique et formes artistiques est \u00e9videmment tout autre, puisque oppos\u00e9e aux r\u00e9actions conservatrices\u00a0: sans craindre de reconsid\u00e9rer des notions esth\u00e9tiques fondamentales, voire d\u2019aller \u00e0 l\u2019encontre des antinomies savant \/ populaire ou l\u00e9gitime \/ ill\u00e9gitime, et s\u2019appuyant sur d\u2019illustres penseurs de la modernit\u00e9 (Barthes, Derrida, <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-4749\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/La-photophonie-au-musee.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/La-photophonie-au-musee.jpg 200w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/La-photophonie-au-musee-197x300.jpg 197w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/La-photophonie-au-musee-98x150.jpg 98w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/>Foucault, Genette, Perec, Ranci\u00e8re, ou encore Ric\u0153ur), mais aussi des travaux plus r\u00e9cents de <em>mobile studies<\/em> et digital <em>humanities<\/em>, Gilles Bonnet adopte une d\u00e9marche pragmatique pour saisir sous ses multiples facettes un ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019on peut en effet qualifier de r\u00e9volutionnaire, l\u2019irruption de la <em>photophonie<\/em> dans les mus\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire des pratiques nouvelles de la photographie qu\u2019a permises l\u2019invention du smartphone.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il faut dire que, par la multiplication des produits d\u00e9riv\u00e9s et la reproduction illimit\u00e9e sur le net des objets d\u2019art, l\u2019institution ne s\u2019est pas facilit\u00e9 la t\u00e2che pour prolonger l\u2019interdiction des photographies au-del\u00e0 de la premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXI<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Dans notre soci\u00e9t\u00e9 de flux, l\u2019ubiquit\u00e9 du smartphone s\u2019explique par sa maniabilit\u00e9, sa polyfonctionnalit\u00e9 et son r\u00f4le de d\u00e9mocratisation : accessible \u00e0 tous \u00e2ges et toutes cat\u00e9gories, il permet la captation, voire l\u2019appropriation et la mise en sc\u00e8ne de soi comme du monde, la \u00ab\u00a0photobiographie\u00a0\u00bb comme l\u2019acc\u00e8s aux savoirs, l\u2019\u00e9mergence d\u2019une <em>identit\u00e9 iconique<\/em>, le partage des exp\u00e9riences les plus diverses comme de nouvelles interactions sociales. Consubstantiel \u00e0 la post-photographie, il provoque une v\u00e9ritable r\u00e9volution dans le monde feutr\u00e9 des mus\u00e9es\u00a0: la photophonie introduit l\u2019appropriation et la d\u00e9contextualisation de l\u2019\u0153uvre \u2013 et donc sa d\u00e9sacralisation \u2013, sa transformation gr\u00e2ce au spectre des nouvelles possibilit\u00e9s techniques\u00a0; apog\u00e9e de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e8re du <em>spectacteur\u00a0<\/em>\u00bb, elle s\u2019oppose au processus m\u00eame d\u2019<em>artialisation <\/em>selon lequel tout objet se m\u00e9tamorphose en objet d\u2019art (le <em>selfiegraphe<\/em> comme d\u00e9-mus\u00e9alisation)\u00a0; elle renouvelle le <em>memento mori<\/em> ou le <em>cabinet de curiosit\u00e9s<\/em>&#8230; Sans oublier que l\u2019\u00e9cranisme est un n\u00e9o-r\u00e9alisme \u00e0 la port\u00e9e de tous.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">S\u2019il balaie d\u2019un revers de la main \u2013 celle qui tient le smartphone \u2013 le reproche simpliste de narcissisme et ne recule devant aucune audace, comme dans sa r\u00e9appropriation brillante mais discutable du mythe de Pers\u00e9e et de la M\u00e9duse (\u00ab\u00a0Pers\u00e9ephone\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0Ne<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-4750\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Visuel_Photophonie.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Visuel_Photophonie.jpg 225w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Visuel_Photophonie-199x300.jpg 199w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Visuel_Photophonie-99x150.jpg 99w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/> plus regarder l\u2019\u0153uvre, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9cran, sauve la parole\u00a0\u00bb\u00a0!), l\u2019auteur ne cherche toutefois pas \u00e0 masquer les aspects critiquables de la photophonie\u00a0: apanage de l\u2019<em>homo turisticus<\/em>, elle privil\u00e9gie le voir aux d\u00e9pens de la contemplation\u00a0; fruit du capitalisme, elle favorise le FOMO (\u00ab\u00a0Fear Of Missing Out\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0peur de rater quelque chose\u00a0\u00bb), et par l\u00e0 m\u00eame l\u2019hyperconsommation\u00a0; ce que l\u2019on voit d\u00e9sormais dans un mus\u00e9e, c\u2019est, \u00ab\u00a0non une \u0153uvre, mais son kal\u00e9idoscope\u00a0\u00bb (18)\u00a0; on d\u00e9plore \u00e9galement le conformisme des parcours et des postures photographiques&#8230; Sans compter cette interrogation\u00a0: \u00ab\u00a0Tous les clich\u00e9s d\u2019\u0153uvres ne s\u2019apparentent-ils pas \u00e0 cette culture de l\u2019appropriation et du partage qui culmine tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment dans le m\u00e8me\u00a0?\u00a0\u00bb (197). Et aussi ce constat\u00a0quant au geste de scanner avec son portable\u00a0: \u00ab\u00a0ce r\u00eave un peu fou d\u2019une transitivit\u00e9 totale. Transparence illusoire des m\u00e9tadonn\u00e9es de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb (155)&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">De \u00ab\u00a0Post-photographie, post-confinement\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ration m\u00e8me\u00a0\u00bb, en passant par \u00ab\u00a0Rhizome mus\u00e9al\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Photorrh\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00c9chelles du kitsch\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Photophanie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0H\u00e9t\u00e9rotopies\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Panoptique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0St\u00e9r\u00e9oscope \u00e0 miroir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Transe-m\u00e9dia\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e0 un captivant parcours en 50 (ex)stases que nous invite Gilles Bonnet avec talent, \u00e9rudition et inventivit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gilles BONNET,\u00a0La Photophonie au mus\u00e9e, Editions Universitaires de Dijon, printemps 2023, 214 pages, 18 \u20ac, ISBN : 978-2-36441-473-0. &nbsp; En 2019, \u00e0 l&rsquo;occasion de ses dix ans, ArtsHebdoM\u00e9dias \u00e9tait partenaire du \u00ab Montlu\u00e7on Art Mobile \u00bb (commissaire de l&rsquo;exposition : Marie-Laure Desjardins) : parmi les articles de r\u00e9flexion sign\u00e9s par la directrice du magazine en ligne, on retiendra celui-ci, \u00ab Plus li\u00e9e au geste qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u0153il, l&rsquo;image mobile triomphe \u00bb, tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur de la v\u00e9ritable r\u00e9volution qu&rsquo;a introduite la photophonie dans le monde artistique d\u00e8s la deuxi\u00e8me d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle \u2013 malgr\u00e9 les r\u00e9ticences de certains mus\u00e9es, pourtant juridiquement non fond\u00e9es. Face \u00e0 l\u2019invasion des mus\u00e9es par des hordes de \u00ab\u00a0stupides touristes\u00a0\u00bb (p. 65) arm\u00e9s de leurs proth\u00e8ses num\u00e9riques \u2013 comme en leur temps les cow-boys \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019Ouest, leur colt au ceinturon \u2013, la posture intellectualiste par excellence est des plus moralisatrices\u00a0: sauve-qui-peut\u00a0! comment ces b\u00e9otiens osent-ils s\u2019attaquer \u00e0 ces lieux sacro-saints de la Culture\u00a0? La position du chercheur sp\u00e9cialis\u00e9 dans les interrelations entre num\u00e9rique et formes artistiques est \u00e9videmment tout autre, puisque oppos\u00e9e aux r\u00e9actions conservatrices\u00a0: sans craindre de reconsid\u00e9rer des notions esth\u00e9tiques fondamentales, voire d\u2019aller \u00e0 l\u2019encontre des antinomies savant \/ populaire ou l\u00e9gitime \/ ill\u00e9gitime, et s\u2019appuyant sur d\u2019illustres penseurs de la modernit\u00e9 (Barthes, Derrida, Foucault, Genette, Perec, Ranci\u00e8re, ou encore Ric\u0153ur), mais aussi des travaux plus r\u00e9cents de mobile studies et digital humanities, Gilles Bonnet adopte une d\u00e9marche pragmatique pour saisir sous ses multiples facettes un ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019on peut en effet qualifier de r\u00e9volutionnaire, l\u2019irruption de la photophonie dans les mus\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire des pratiques nouvelles de la photographie qu\u2019a permises l\u2019invention du smartphone. Il faut dire que, par la multiplication des produits d\u00e9riv\u00e9s et la reproduction illimit\u00e9e sur le net des objets d\u2019art, l\u2019institution ne s\u2019est pas facilit\u00e9 la t\u00e2che pour prolonger l\u2019interdiction des photographies au-del\u00e0 de la premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle. Dans notre soci\u00e9t\u00e9 de flux, l\u2019ubiquit\u00e9 du smartphone s\u2019explique par sa maniabilit\u00e9, sa polyfonctionnalit\u00e9 et son r\u00f4le de d\u00e9mocratisation : accessible \u00e0 tous \u00e2ges et toutes cat\u00e9gories, il permet la captation, voire l\u2019appropriation et la mise en sc\u00e8ne de soi comme du monde, la \u00ab\u00a0photobiographie\u00a0\u00bb comme l\u2019acc\u00e8s aux savoirs, l\u2019\u00e9mergence d\u2019une identit\u00e9 iconique, le partage des exp\u00e9riences les plus diverses comme de nouvelles interactions sociales. Consubstantiel \u00e0 la post-photographie, il provoque une v\u00e9ritable r\u00e9volution dans le monde feutr\u00e9 des mus\u00e9es\u00a0: la photophonie introduit l\u2019appropriation et la d\u00e9contextualisation de l\u2019\u0153uvre \u2013 et donc sa d\u00e9sacralisation \u2013, sa transformation gr\u00e2ce au spectre des nouvelles possibilit\u00e9s techniques\u00a0; apog\u00e9e de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e8re du spectacteur\u00a0\u00bb, elle s\u2019oppose au processus m\u00eame d\u2019artialisation selon lequel tout objet se m\u00e9tamorphose en objet d\u2019art (le selfiegraphe comme d\u00e9-mus\u00e9alisation)\u00a0; elle renouvelle le memento mori ou le cabinet de curiosit\u00e9s&#8230; Sans oublier que l\u2019\u00e9cranisme est un n\u00e9o-r\u00e9alisme \u00e0 la port\u00e9e de tous. 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Et aussi ce constat\u00a0quant au geste de scanner avec son portable\u00a0: \u00ab\u00a0ce r\u00eave un peu fou d\u2019une transitivit\u00e9 totale. Transparence illusoire des m\u00e9tadonn\u00e9es de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb (155)&#8230; De \u00ab\u00a0Post-photographie, post-confinement\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ration m\u00e8me\u00a0\u00bb, en passant par \u00ab\u00a0Rhizome mus\u00e9al\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Photorrh\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00c9chelles du kitsch\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Photophanie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0H\u00e9t\u00e9rotopies\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Panoptique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0St\u00e9r\u00e9oscope \u00e0 miroir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Transe-m\u00e9dia\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e0 un captivant parcours en 50 (ex)stases que nous invite Gilles Bonnet avec talent, \u00e9rudition et inventivit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4746,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35,7,2],"tags":[2306,2287,2285,2291,2110,2023,2288,2307,2290,2289,2286,137],"class_list":["post-4745","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chronique","category-livres-recus","category-une","tag-artshebdomedias","tag-bonnet-kitsch","tag-bonnet-photophonie","tag-digital-humanities","tag-editions-universitaires-dijon","tag-gilles-bonnet","tag-kitsch","tag-marie-laure-desjardins","tag-mobile-studies","tag-paul-ricoeur","tag-post-photographie","tag-roland-barthes"],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4745","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4745"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4745\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4820,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4745\/revisions\/4820"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4745"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4745"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4745"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}