{"id":543,"date":"2021-05-12T04:30:18","date_gmt":"2021-05-12T02:30:18","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=543"},"modified":"2021-05-12T06:53:21","modified_gmt":"2021-05-12T04:53:21","slug":"entretien-entretien-de-thierry-rat-avec-philippe-boisnard-a-propos-demprunte-au-desastre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2021\/05\/12\/entretien-entretien-de-thierry-rat-avec-philippe-boisnard-a-propos-demprunte-au-desastre\/","title":{"rendered":"[entretien] Entretien de Thierry Rat avec Philippe Boisnard \u00e0 propos d&rsquo;Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre"},"content":{"rendered":"<p>En parall\u00e8le de la publication d&rsquo;<em>Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre<\/em>, nous publions un entretien avec Thierry Rat. Si le rouge est la couleur qui traverse son oeuvre, ici c&rsquo;est la trace qui surgit sur la p\u00e2leur dor\u00e9e d&rsquo;une plage toujours la m\u00eame, quotidiennement arpent\u00e9e. C&rsquo;est de cette trace que nous avons souhait\u00e9 nous entretenir.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><em>Philippe Boisnard :<\/em><\/strong>\u00a0 Thierry, avec <em>Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre<\/em>, nous sommes face aux traces mat\u00e9rielles d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements dont nous n&rsquo;avons aucune repr\u00e9sentation. Ne restent que les cons\u00e9quences. Pour mieux pr\u00e9ciser le contexte de cette s\u00e9rie : peux tu nous dire, o\u00f9 ces photographies ont \u00e9t\u00e9 prises ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><em>Thierry Rat :<\/em> <\/strong>Les photographies ont toutes \u00e9t\u00e9 prises lors de ballades sur la plage entre Calais et Bl\u00e9riot-Plage. Ballades quasi quotidiennes depuis quelques ann\u00e9es. Puis un matin \u00e0 mar\u00e9e basse, il y a eu ce petit bateau \u00e9chou\u00e9 sur l&rsquo;estran, un optimiste (1re photo de la s\u00e9rie). Il y avait \u00e0 la fois de l&rsquo;\u00e9trange et du tragique dans ce petit bateau de nulle part pos\u00e9 sur le sable, comme \u00e7a. Je n&rsquo;avais pas mon appareil photographique, mais je me suis dit, il faut quand m\u00eame que je garde une trace tant cette vision est puissante, alors j&rsquo;ai utilis\u00e9 mon t\u00e9l\u00e9phone portable, et le cadrage s&rsquo;est impos\u00e9, l&rsquo;objet bateau en plein centre. Ciel, mer, sable au milieu un petit bateau. Ensuite je me suis pos\u00e9 des questions sur ce petit bateau \u00e9chou\u00e9 l\u00e0, puis la ligne de craie blanche de l&rsquo;Angleterre \u00e0 l&rsquo;horizon, l&rsquo;actualit\u00e9 des tentatives de travers\u00e9es du channel par les migrants. Le petit bateau n&rsquo;\u00e9tait donc pas ici par hasard, un optimiste, d&rsquo;un coup cela devenait clair.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>PB :<\/strong><\/em> Chaque entit\u00e9 se pr\u00e9sente comme un diptyque, photographie \/ po\u00e9sie. Comment et pourquoi as tu choisie de travailler dans ce plis de la langue et de l&rsquo;image ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>TR :<\/strong><\/em> Dans la matinale du journal radiophonique de France-inter du 23 octobre 2020 il y a eu ce reportage o\u00f9 un p\u00e8re rescap\u00e9 d&rsquo;un naufrage en m\u00e9diterran\u00e9e \u00e9tait interrog\u00e9 par un journaliste. Il racontait que durant leur travers\u00e9e, son tr\u00e8s jeune fils assoiff\u00e9 avait bu de l&rsquo;eau de mer, l&rsquo;avait vomie, puis le gosse \u00e9tait mort dans ses bras, il avait d\u00fb le jeter \u00e0 la mer. J&rsquo;ai conserv\u00e9 l&rsquo;extrait<a class=\"moz-txt-link-freetext\" href=\"https:\/\/youtu.be\/Wk12FXAQY8Q\">https:\/\/youtu.be\/Wk12FXAQY8Q<\/a> L&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 \u00e9tait effroyable, pas besoin d&rsquo;images, ces paroles ont tourn\u00e9es en boucle dans ma t\u00eate. J&rsquo;avais donc cette collection de photographies prises jour apr\u00e8s jour de tous ces objets d\u00e9laiss\u00e9s par la mar\u00e9e. Chaque Objet \u00e9tant charg\u00e9 d&rsquo;un v\u00e9cu, un v\u00e9cu indicible et pourtant objet t\u00e9moin. T\u00e9moin sans paroles, sans porte-parole. J&rsquo;ai donc tent\u00e9 d&rsquo;apporter une parole, une parole po\u00e9tique qui ne dit pas le visible, qui cherche l\u2019\u00e9nonc\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>PB :<\/strong><\/em> Ces objets, qui sont emprunt\u00e9s au d\u00e9sastre, \u00e9chou\u00e9s sur une plage, souvent avec une luminosit\u00e9 et un cadrage qui leur donne une force esth\u00e9tique, tu les glanes. Est-ce que tu as pens\u00e9 aux <em>Glaneurs<\/em> d&rsquo;Agn\u00e8s Varda ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>TR :<\/strong> Le choix du cadrage est important, la plupart des photographies sont prises en plong\u00e9e, au-dessus de l&rsquo;objet \u00a0\u00bb \u00e7a saute aux yeux\u00a0\u00bb en m\u00eame temps il semble \u00e9cras\u00e9 comme si on effectuait une empreinte, car il s&rsquo;agit d&#8217;emprunter non pas de glaner. Il restera \u00e0 sa place. L&rsquo;objet est fig\u00e9 par l&rsquo;appareil photographique du t\u00e9l\u00e9phone portable, tel qu&rsquo;il est \u00e0 ce moment-l\u00e0, sans mise en sc\u00e8ne, l\u00e0 ou la mar\u00e9e l&rsquo;a d\u00e9laiss\u00e9e. Quant \u00e0 la lumi\u00e8re, elle est aussi celle du moment et celle que veut bien capter l&rsquo;appareil avec son interpr\u00e9tation num\u00e9rique.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00ab Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre \u00bb renvoi \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&#8217;emprunter au sens de parcourir un itin\u00e9raire, mais aussi emprunter le temps d&rsquo;un rendre compte, rendre compte du d\u00e9sastre, du drame humain, de la perte, perte des rep\u00e8res au sens litt\u00e9ral de \u00ab des-astre \u00bb, perte de l&rsquo;astre celui qui conduit et donne le sens de la route \u00e0 suivre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong><em>PB :<\/em><\/strong> Notre \u00e9poque est dite manquer d&rsquo;engagements de la part ds \u00e9crivains et des artistes, ce en quoi personnellement je pense \u00eatre faux. En quel sens selon toi, pourrait-il y avoir un manque de r\u00e9sonance de l&rsquo;art et de la litt\u00e9rature actuellement ? Et pour entrer en \u00e9cho avec Heidegger, mais aussi entre autres Prigent : Pourquoi des po\u00e8tes en temps de d\u00e9tresse ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>TR :<\/strong> <\/em>Je reprends ici cette phrase de Christian Prigent tir\u00e9e de \u00ab A quoi bon encore des po\u00e8tes \u00bb \u00e9ditions POL 1996, \u00ab &#8230;tant qu&rsquo;il y aura du parlant, de l&rsquo;humain, de l&rsquo;humain inquiet, il y aura une exigence de \u00ab po\u00e9sie \u00bb, je pense qu&rsquo;il ne peut gu\u00e8re y avoir de cr\u00e9ation possible sans inqui\u00e9tude. Cette inqui\u00e9tude qui est ce mouvement interne dans l&rsquo;\u00eatre qui le tient debout, aux aguets. En temps de d\u00e9sastre, de d\u00e9sastre humain, \u00eatre sur le qui-vive c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00eatre attentif, attentif \u00e0 l&rsquo;autre, \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui advient, \u00e0 la petite clart\u00e9 qui ouvre la voie, la luciole comme rep\u00e8re et peut-\u00eatre que la po\u00e9sie doit la porter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En parall\u00e8le de la publication d&rsquo;Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre, nous publions un entretien avec Thierry Rat. Si le rouge est la couleur qui traverse son oeuvre, ici c&rsquo;est la trace qui surgit sur la p\u00e2leur dor\u00e9e d&rsquo;une plage toujours la m\u00eame, quotidiennement arpent\u00e9e. C&rsquo;est de cette trace que nous avons souhait\u00e9 nous entretenir. Philippe Boisnard :\u00a0 Thierry, avec Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre, nous sommes face aux traces mat\u00e9rielles d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements dont nous n&rsquo;avons aucune repr\u00e9sentation. Ne restent que les cons\u00e9quences. Pour mieux pr\u00e9ciser le contexte de cette s\u00e9rie : peux tu nous dire, o\u00f9 ces photographies ont \u00e9t\u00e9 prises ? Thierry Rat : Les photographies ont toutes \u00e9t\u00e9 prises lors de ballades sur la plage entre Calais et Bl\u00e9riot-Plage. Ballades quasi quotidiennes depuis quelques ann\u00e9es. Puis un matin \u00e0 mar\u00e9e basse, il y a eu ce petit bateau \u00e9chou\u00e9 sur l&rsquo;estran, un optimiste (1re photo de la s\u00e9rie). Il y avait \u00e0 la fois de l&rsquo;\u00e9trange et du tragique dans ce petit bateau de nulle part pos\u00e9 sur le sable, comme \u00e7a. Je n&rsquo;avais pas mon appareil photographique, mais je me suis dit, il faut quand m\u00eame que je garde une trace tant cette vision est puissante, alors j&rsquo;ai utilis\u00e9 mon t\u00e9l\u00e9phone portable, et le cadrage s&rsquo;est impos\u00e9, l&rsquo;objet bateau en plein centre. Ciel, mer, sable au milieu un petit bateau. Ensuite je me suis pos\u00e9 des questions sur ce petit bateau \u00e9chou\u00e9 l\u00e0, puis la ligne de craie blanche de l&rsquo;Angleterre \u00e0 l&rsquo;horizon, l&rsquo;actualit\u00e9 des tentatives de travers\u00e9es du channel par les migrants. Le petit bateau n&rsquo;\u00e9tait donc pas ici par hasard, un optimiste, d&rsquo;un coup cela devenait clair. PB : Chaque entit\u00e9 se pr\u00e9sente comme un diptyque, photographie \/ po\u00e9sie. Comment et pourquoi as tu choisie de travailler dans ce plis de la langue et de l&rsquo;image ? TR : Dans la matinale du journal radiophonique de France-inter du 23 octobre 2020 il y a eu ce reportage o\u00f9 un p\u00e8re rescap\u00e9 d&rsquo;un naufrage en m\u00e9diterran\u00e9e \u00e9tait interrog\u00e9 par un journaliste. Il racontait que durant leur travers\u00e9e, son tr\u00e8s jeune fils assoiff\u00e9 avait bu de l&rsquo;eau de mer, l&rsquo;avait vomie, puis le gosse \u00e9tait mort dans ses bras, il avait d\u00fb le jeter \u00e0 la mer. J&rsquo;ai conserv\u00e9 l&rsquo;extraithttps:\/\/youtu.be\/Wk12FXAQY8Q L&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 \u00e9tait effroyable, pas besoin d&rsquo;images, ces paroles ont tourn\u00e9es en boucle dans ma t\u00eate. J&rsquo;avais donc cette collection de photographies prises jour apr\u00e8s jour de tous ces objets d\u00e9laiss\u00e9s par la mar\u00e9e. Chaque Objet \u00e9tant charg\u00e9 d&rsquo;un v\u00e9cu, un v\u00e9cu indicible et pourtant objet t\u00e9moin. T\u00e9moin sans paroles, sans porte-parole. J&rsquo;ai donc tent\u00e9 d&rsquo;apporter une parole, une parole po\u00e9tique qui ne dit pas le visible, qui cherche l\u2019\u00e9nonc\u00e9. PB : Ces objets, qui sont emprunt\u00e9s au d\u00e9sastre, \u00e9chou\u00e9s sur une plage, souvent avec une luminosit\u00e9 et un cadrage qui leur donne une force esth\u00e9tique, tu les glanes. Est-ce que tu as pens\u00e9 aux Glaneurs d&rsquo;Agn\u00e8s Varda ? TR : Le choix du cadrage est important, la plupart des photographies sont prises en plong\u00e9e, au-dessus de l&rsquo;objet \u00a0\u00bb \u00e7a saute aux yeux\u00a0\u00bb en m\u00eame temps il semble \u00e9cras\u00e9 comme si on effectuait une empreinte, car il s&rsquo;agit d&#8217;emprunter non pas de glaner. Il restera \u00e0 sa place. L&rsquo;objet est fig\u00e9 par l&rsquo;appareil photographique du t\u00e9l\u00e9phone portable, tel qu&rsquo;il est \u00e0 ce moment-l\u00e0, sans mise en sc\u00e8ne, l\u00e0 ou la mar\u00e9e l&rsquo;a d\u00e9laiss\u00e9e. Quant \u00e0 la lumi\u00e8re, elle est aussi celle du moment et celle que veut bien capter l&rsquo;appareil avec son interpr\u00e9tation num\u00e9rique. \u00ab Emprunt\u00e9 au d\u00e9sastre \u00bb renvoi \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&#8217;emprunter au sens de parcourir un itin\u00e9raire, mais aussi emprunter le temps d&rsquo;un rendre compte, rendre compte du d\u00e9sastre, du drame humain, de la perte, perte des rep\u00e8res au sens litt\u00e9ral de \u00ab des-astre \u00bb, perte de l&rsquo;astre celui qui conduit et donne le sens de la route \u00e0 suivre. PB : Notre \u00e9poque est dite manquer d&rsquo;engagements de la part ds \u00e9crivains et des artistes, ce en quoi personnellement je pense \u00eatre faux. En quel sens selon toi, pourrait-il y avoir un manque de r\u00e9sonance de l&rsquo;art et de la litt\u00e9rature actuellement ? Et pour entrer en \u00e9cho avec Heidegger, mais aussi entre autres Prigent : Pourquoi des po\u00e8tes en temps de d\u00e9tresse ? TR : Je reprends ici cette phrase de Christian Prigent tir\u00e9e de \u00ab A quoi bon encore des po\u00e8tes \u00bb \u00e9ditions POL 1996, \u00ab &#8230;tant qu&rsquo;il y aura du parlant, de l&rsquo;humain, de l&rsquo;humain inquiet, il y aura une exigence de \u00ab po\u00e9sie \u00bb, je pense qu&rsquo;il ne peut gu\u00e8re y avoir de cr\u00e9ation possible sans inqui\u00e9tude. Cette inqui\u00e9tude qui est ce mouvement interne dans l&rsquo;\u00eatre qui le tient debout, aux aguets. En temps de d\u00e9sastre, de d\u00e9sastre humain, \u00eatre sur le qui-vive c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00eatre attentif, attentif \u00e0 l&rsquo;autre, \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui advient, \u00e0 la petite clart\u00e9 qui ouvre la voie, la luciole comme rep\u00e8re et peut-\u00eatre que la po\u00e9sie doit la porter.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":540,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[570,2],"tags":[608,1034,609,607,190,348],"class_list":["post-543","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entretien","category-une","tag-calais","tag-document-poetique","tag-migrant","tag-photographie","tag-poesie-et-photographie","tag-thierry-rat"],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=543"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":929,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543\/revisions\/929"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media\/540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}