{"id":6585,"date":"2025-12-03T20:11:19","date_gmt":"2025-12-03T19:11:19","guid":{"rendered":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=6585"},"modified":"2025-12-06T17:14:38","modified_gmt":"2025-12-06T16:14:38","slug":"chronique-francois-crosnier-tant-de-choses-qui-auraient-pu-etre-differentesgabriel-a-propos-de-gabriel-josipovici-le-cimetiere-a-barnes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2025\/12\/03\/chronique-francois-crosnier-tant-de-choses-qui-auraient-pu-etre-differentesgabriel-a-propos-de-gabriel-josipovici-le-cimetiere-a-barnes\/","title":{"rendered":"[Chronique] Fran\u00e7ois Crosnier, Tant de choses qui auraient pu \u00eatre diff\u00e9rentes (\u00e0 propos de Gabriel Josipovici, Le cimeti\u00e8re \u00e0 Barnes)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Gabriel Josipovici, <strong><em>Le cimeti\u00e8re \u00e0 Barnes<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> traduit de l\u2019anglais par Vanessa Guignery, Quidam \u00e9diteur, octobre 2025, 127 pages, 16 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-37491-439-8.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La vie est faite d\u2019une multitude de vies. Des vies alternatives. Certaines sont v\u00e9cues et d\u2019autres imagin\u00e9es. C\u2019est l\u00e0 toute<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-6586\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Josipovici.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Josipovici.jpg 220w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Josipovici-218x300.jpg 218w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Josipovici-109x150.jpg 109w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/> l\u2019absurdit\u00e9 des biographies, disait-il, des romans. Ils ne prennent jamais en comptes les vies alternatives qui projettent leur ombre sur nous (\u2026).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Publi\u00e9 en 2018, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Bernard Hoepffner (1946-2017) \u00ab\u00a0ami cher, traducteur incomparable\u00a0\u00bb (notamment de l\u2019auteur lui-m\u00eame), <em>Le cimeti\u00e8re \u00e0 Barnes<\/em> est le roman des vies alternatives d\u2019un traducteur britannique ayant \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Oxford et v\u00e9cu en France. D\u2019une grande densit\u00e9 en d\u00e9pit de sa bri\u00e8vet\u00e9, il marque durablement le lecteur sensible \u00e0 l\u2019imagination et la puissance d\u2019\u00e9vocation de Gabriel Josipovici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa construction est fond\u00e9e sur des structures ternaires dont la plus \u00e9vidente est spatiale : entre Putney, district de la banlieue sud de Londres, Paris et Abergavenny, dans le Pays de Galles, les lieux du roman sont tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment caract\u00e9ris\u00e9s, notamment les deux premiers, ce qui contribue puissamment \u00e0 l\u2019effet de r\u00e9el. Ils co\u00efncident avec les trois \u00e9tapes de la vie du personnage principal, qui r\u00e9side d\u2019abord \u00e0 Putney avec sa premi\u00e8re femme, puis seul \u00e0 Paris, derri\u00e8re le Panth\u00e9on, apr\u00e8s la mort de celle-ci, enfin \u00e0 Abergavenny avec sa deuxi\u00e8me \u00e9pouse. Ternaire enfin est la structure r\u00e9f\u00e9rentielle, puisque le texte est litt\u00e9ralement travers\u00e9 de citations du livret de <em>L\u2019Orfeo<\/em> de Monteverdi, de vers de Shakespeare et de Du Bellay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pris en charge par un narrateur anonyme, le r\u00e9cit \u00e0 la troisi\u00e8me personne rapporte \u00e9galement (\u00ab\u00a0dit-il\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0dit-elle\u00a0\u00bb) les propos tenus par le traducteur et sa femme devant un cercle d\u2019amis. Cette alternance des voix oblige le lecteur \u00e0 demeurer constamment attentif \u00e0 la question de savoir qui parle et donne au style la complexit\u00e9 d\u2019une fugue, qui rend la lecture du livre fascinante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Constitu\u00e9 de variations sur des th\u00e8mes r\u00e9currents \u2013 les habitudes c\u00e9libataires, quasi-huysmansiennes, du traducteur \u00e0 Paris, sa <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-6587\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/cimetiere-a-barnes.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"337\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/cimetiere-a-barnes.jpg 225w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/cimetiere-a-barnes-200x300.jpg 200w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/cimetiere-a-barnes-100x150.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/>vie conjugale routini\u00e8re \u00e0 Putney et Abergavenny (<em>c\u2019est seulement quand on fait les choses machinalement, disait-il, qu\u2019on a une chance d\u2019\u00eatre surpris),<\/em> sa propension \u00e0 suivre les femmes y compris la sienne, sa crainte d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0envahi par les t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb et ses obsessions de suicide par noyade \u2026 \u2013, le r\u00e9cit met l\u2019accent sur les pens\u00e9es d\u2019un intellectuel hant\u00e9 par le caract\u00e8re labyrinthique de toute vie, m\u00eame la plus simple, et \u00e0 qui la musique et la po\u00e9sie anciennes apportent \u00e0 la fois un commencement d\u2019explication et un r\u00e9confort. C\u2019est la raison pour laquelle les citations sont aussi nombreuses\u00a0: quinze occurrences de \u00a0<em>l\u2019Orfeo<\/em>, \u00ab\u00a0drame de la perte\u00a0\u00bb gr\u00e2ce auquel le traducteur peut identifier sa personne \u00e0 Orph\u00e9e et sa premi\u00e8re femme \u00e0 Eurydice\u00a0; dix des <em>Regrets<\/em>, recueil qui donne lieu \u00e0 de fort int\u00e9ressantes tentatives de traduction, \u00e0 des consid\u00e9rations sur la vanit\u00e9 de celles-ci, sur la diff\u00e9rence entre vers fran\u00e7ais et vers anglais et sur ce qu\u2019\u00e9voque au traducteur la graphie de Du Bellay, \u00ab\u00a0le po\u00e8te qui lui convient\u00a0\u00bb pour son <em>absence totale de sentimentalit\u00e9 ou de fantaisie<\/em>\u00a0; enfin cinq occurrences des po\u00e8mes narratifs de Shakespeare (<em>n\u2019oublions jamais\u2026 que Shakespeare fait partie de la vie au m\u00eame titre que les enfants qui meurent de faim en Afrique et les exactions de Pol Pot).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En opposition aux <em>romans de carton-p\u00e2te qui racontent les m\u00eames histoires de carton-p\u00e2te, <\/em>formant l\u2019ordinaire du travail du traducteur, et contre lesquels son corps se rebelle au point de le pousser \u00e0 errer dans Paris <em>sans rep\u00e8res et sans but<\/em>, la narration laisse ici planer, de mani\u00e8re de plus en plus appuy\u00e9e au fur et \u00e0 mesure que le roman approche de la fin, l\u2019incertitude sur la r\u00e9alit\u00e9 de ce qui est rapport\u00e9. La mort de la premi\u00e8re femme du h\u00e9ros est-elle vraiment accidentelle\u00a0? Sa deuxi\u00e8me femme a-t-elle p\u00e9ri ou non dans un incendie\u00a0? Est-il une victime ou un assassin pyromane\u00a0? M\u00eame le retour au pays de Galles est mis en doute par la derni\u00e8re phrase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le myst\u00e9rieux cimeti\u00e8re qui donne son titre \u00e0 ce magnifique roman et attire l\u2019attention sur son aspect inqui\u00e9tant et sombre est le Barnes Old Cemetary, cimeti\u00e8re abandonn\u00e9 \u00e0 Putney Heath, lieu de promenade du traducteur et de sa premi\u00e8re femme et derni\u00e8re demeure de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s oubli\u00e9es, parfois d\u00e9c\u00e9d\u00e9es tragiquement. <em>Combien d\u2019autres secrets sont enfouis sous nos villes, nos jardins publics et nos parcs, se demandait-il\u00a0?<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gabriel Josipovici, Le cimeti\u00e8re \u00e0 Barnes, traduit de l\u2019anglais par Vanessa Guignery, Quidam \u00e9diteur, octobre 2025, 127 pages, 16 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-37491-439-8. \u00a0 La vie est faite d\u2019une multitude de vies. Des vies alternatives. 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Pris en charge par un narrateur anonyme, le r\u00e9cit \u00e0 la troisi\u00e8me personne rapporte \u00e9galement (\u00ab\u00a0dit-il\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0dit-elle\u00a0\u00bb) les propos tenus par le traducteur et sa femme devant un cercle d\u2019amis. Cette alternance des voix oblige le lecteur \u00e0 demeurer constamment attentif \u00e0 la question de savoir qui parle et donne au style la complexit\u00e9 d\u2019une fugue, qui rend la lecture du livre fascinante. Constitu\u00e9 de variations sur des th\u00e8mes r\u00e9currents \u2013 les habitudes c\u00e9libataires, quasi-huysmansiennes, du traducteur \u00e0 Paris, sa vie conjugale routini\u00e8re \u00e0 Putney et Abergavenny (c\u2019est seulement quand on fait les choses machinalement, disait-il, qu\u2019on a une chance d\u2019\u00eatre surpris), sa propension \u00e0 suivre les femmes y compris la sienne, sa crainte d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0envahi par les t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb et ses obsessions de suicide par noyade \u2026 \u2013, le r\u00e9cit met l\u2019accent sur les pens\u00e9es d\u2019un intellectuel hant\u00e9 par le caract\u00e8re labyrinthique de toute vie, m\u00eame la plus simple, et \u00e0 qui la musique et la po\u00e9sie anciennes apportent \u00e0 la fois un commencement d\u2019explication et un r\u00e9confort. C\u2019est la raison pour laquelle les citations sont aussi nombreuses\u00a0: quinze occurrences de \u00a0l\u2019Orfeo, \u00ab\u00a0drame de la perte\u00a0\u00bb gr\u00e2ce auquel le traducteur peut identifier sa personne \u00e0 Orph\u00e9e et sa premi\u00e8re femme \u00e0 Eurydice\u00a0; dix des Regrets, recueil qui donne lieu \u00e0 de fort int\u00e9ressantes tentatives de traduction, \u00e0 des consid\u00e9rations sur la vanit\u00e9 de celles-ci, sur la diff\u00e9rence entre vers fran\u00e7ais et vers anglais et sur ce qu\u2019\u00e9voque au traducteur la graphie de Du Bellay, \u00ab\u00a0le po\u00e8te qui lui convient\u00a0\u00bb pour son absence totale de sentimentalit\u00e9 ou de fantaisie\u00a0; enfin cinq occurrences des po\u00e8mes narratifs de Shakespeare (n\u2019oublions jamais\u2026 que Shakespeare fait partie de la vie au m\u00eame titre que les enfants qui meurent de faim en Afrique et les exactions de Pol Pot). En opposition aux romans de carton-p\u00e2te qui racontent les m\u00eames histoires de carton-p\u00e2te, formant l\u2019ordinaire du travail du traducteur, et contre lesquels son corps se rebelle au point de le pousser \u00e0 errer dans Paris sans rep\u00e8res et sans but, la narration laisse ici planer, de mani\u00e8re de plus en plus appuy\u00e9e au fur et \u00e0 mesure que le roman approche de la fin, l\u2019incertitude sur la r\u00e9alit\u00e9 de ce qui est rapport\u00e9. La mort de la premi\u00e8re femme du h\u00e9ros est-elle vraiment accidentelle\u00a0? Sa deuxi\u00e8me femme a-t-elle p\u00e9ri ou non dans un incendie\u00a0? Est-il une victime ou un assassin pyromane\u00a0? M\u00eame le retour au pays de Galles est mis en doute par la derni\u00e8re phrase. 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