{"id":661,"date":"2020-06-29T07:16:34","date_gmt":"2020-06-29T05:16:34","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=661"},"modified":"2021-05-09T07:17:30","modified_gmt":"2021-05-09T05:17:30","slug":"chronique-christophe-stolowicki-galland-ou-mardrus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2020\/06\/29\/chronique-christophe-stolowicki-galland-ou-mardrus\/","title":{"rendered":"[Chronique] Christophe Stolowicki, Galland ou Mardrus ?"},"content":{"rendered":"<p>Les rivages sont ceux \u00e0 tout jamais de l\u2019<em>Arabie heureuse. <\/em>Il est peu de livres qui happent, absorbent autant que <em>Les Mille et Une Nuits<\/em> dont on ne peut se d\u00e9tacher, non tant comme le sultan Schahriar pour conna\u00eetre la suite du feuilleton embo\u00eet\u00e9 en poup\u00e9es russes, que pour le charme, qui ne se laisse pas lever. On ne retrouve pas la fl\u00e8che enchant\u00e9e, tant elle a de loin outrepass\u00e9 sa cible.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/MilleMardrus.jpg\" rel=\"prettyphoto[661]\" rel=\"prettyphoto[16549]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-16554\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/MilleMardrus.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/MilleMardrus.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/MilleMardrus-200x300.jpg 200w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/MilleMardrus-100x150.jpg 100w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"330\" \/><\/a>Soit un corps de r\u00e9cits comme il est des corps de l\u00e9gendes, d\u2019antiquit\u00e9 persane et arabe comme il en est une hindoue ou grecque, Hom\u00e8re d\u00e9cid\u00e9ment multiple \u2013 elle a en Galland et Mardrus son Sophocle et son Euripide fran\u00e7ais, apr\u00e8s cinq \u00e0 sept si\u00e8cles. Litt\u00e9rale, conforme aux textes premiers la version de Mardrus, tel Euripide mettant en sc\u00e8ne la prostitution de Sil\u00e8ne au Cyclope, qui n\u2019omet pas un d\u00e9tail des copulations (Mardrus restant toutefois discret dans le conte le plus p\u00e9d\u00e9rastique o\u00f9 l\u2019amoureux accomplissant les destins perce par malchance, au quaranti\u00e8me et dernier jour, le c\u0153ur du gar\u00e7on de quinze ans enferm\u00e9 dans un caveau pour le pr\u00e9server de lui)\u00a0; elle conserve les parties lyriques en vers arabes agr\u00e9ables aux auditeurs d\u2019origine mais que nous recevons comme des longueurs cassant la po\u00e9sie des r\u00eaves, ceux rendus avec un taquin plaisir, temps et distance abolis, dix ans en une nuit (<em>histoire de Noureddin Ali<\/em>)\u00a0; toutefois plus riche en couleurs (\u00ab\u00a0notre histoire, si elle \u00e9tait \u00e9crite avec des aiguilles sur le coin int\u00e9rieur de l\u2019\u0153il\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0\u00e0 cette vue le monde noircit sur son visage\u00a0\u00bb ou <em>djinn <\/em>ou <em>efrit <\/em>que Galland a traduits en <em>g\u00e9nie, calife <\/em>rest\u00e9 <em>khalifat<\/em>).<\/p>\n<p>En ces temps b\u00e9nis o\u00f9 le b a bah de l\u2019enrichissement \u00e9tait encore de commencer par dissiper ses biens, l\u2019<em>histoire de Sindbad le<a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Sinbad.jpg\" rel=\"prettyphoto[661]\" rel=\"prettyphoto[16549]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-16552\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Sinbad-210x300.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Sinbad.jpg 210w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Sinbad-105x150.jpg 105w\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"300\" \/><\/a> marin <\/em>nous est cont\u00e9e comme le paradigme de l\u2019esprit d\u2019entreprise, \u00e0 inscrire en lettres d\u2019or au fronton du medef, de celles qui ne parlaient pas encore la langue de bois. Hindbad le portefaix et Sindbad le capitaliste du quitte ou d\u00e9cuple, ne diff\u00e8rent que d\u2019une consonne, comme on a peine \u00e0 le faire entendre \u00e0 ceux qui peinent \u00e0 aspirer le h. <em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p>R\u00e9cits de tiers \u00e9tat, d\u2019un comique moins populaire que n\u2019est Moli\u00e8re, o\u00f9 plus encore que dans les trag\u00e9dies de Racine, adress\u00e9es \u00e0 un roi-soleil, la puissance souveraine est \u00e9voqu\u00e9e au travers de personnages princiers, mais o\u00f9 le quotidien, tant des conteurs que du public, est de richesse marchande, de bonne foi mercantile, de bonnes mani\u00e8res dont la mati\u00e8re est le commerce, des gens, des denr\u00e9es, des \u00e9toffes, des joyaux, o\u00f9 joailler tutoie vizir, o\u00f9 seul l\u2019amour d\u2019Allah tricote le lien social avec les rustres et les rois, mais o\u00f9 la condition normale, normative, est celle d\u2019entrepreneur en bagatelles, en bagues \u00e0 telle enseigne que les massacres y sont occult\u00e9s, que chr\u00e9tien et juif, davantage que juif en chr\u00e9tient\u00e9, y sont tol\u00e9r\u00e9s, que t\u00f4t les rais et les rayons de chalandise l\u2019emportent sur les r\u00eaves, g\u00e2chent du r\u00eave mais en structurent comme \u00e9l\u00e9ment premier des contes l\u2019immarcescible empreinte.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Gravure-Galland.jpg\" rel=\"prettyphoto[661]\" rel=\"prettyphoto[16549]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-16556\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Gravure-Galland.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Gravure-Galland.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Gravure-Galland-114x150.jpg 114w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"290\" \/><\/a>Si Versailles m\u2019\u00e9tait cont\u00e9e comme le sont ici Bagdad et Damas, Mossoul, Le Caire, bien avant le romantisme et tous nos ismes en cascade, et <em>l\u2019invitation au voyage,<\/em> de Ch\u00e2teaubriand et Byron \u00e0 M\u00e9rim\u00e9e sans l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 baudelairienne \u2013 jamais Galland n\u2019e\u00fbt fait sensation, obtenu succ\u00e8s de Cour et de librairie (celui-ci relatif faute seulement de tirages et d\u2019alphab\u00e9tisation) avec son biens\u00e9ant <em>orientalisme. <\/em>Ce qu\u2019il traduit, et que traduisent ses lecteurs en <em>Comment peut-on \u00eatre persan, <\/em>sont de politesse \u00e0 politesse avec un \u00e0 deux si\u00e8cles d\u2019avance (le premier volume de ses contes para\u00eet en 1704), les degr\u00e9s de l\u2019Histoire. Et quand Mardrus y reviendra, avec des affectations dignes de Bloch du <em>Temps perdu, <\/em>un \u00e9rotisme de pacotille \u00e0 la Pierre Lou\u00ffs, un lyrisme de <em>Nourritures terrestres, <\/em>tant de philologues ayant martel\u00e9 de leur exigence le drap d\u2019or des lettres, <em>les mille et une nuits<\/em> dans leur version premi\u00e8re auront si fort impr\u00e9gn\u00e9 notre litt\u00e9rature, de Stendhal \u00e0 Proust, que malgr\u00e9 son lancement \u00e0 grands \u00e9clats par La revue blanche, son tour sera pass\u00e9.<\/p>\n<p>Po\u00e9sie. Sous le pinceau de Delvaux l\u2019esplanade de la D\u00e9fense sem\u00e9e de palais de marbre en guise de tours, au coin de la rue entre deux collines \u00e0 quelques ann\u00e9es lumi\u00e8re, des poissons de quatre couleurs nageant dans un vaste bassin, est une cit\u00e9 fig\u00e9e <em>dont est banni le v\u00e9g\u00e9tal irr\u00e9gulier, <\/em>tous ses habitants statufi\u00e9s \u00e0 l\u2019exception du roi, lui seulement \u00e0 mi-corps \u2013 je condense deux trois contes.<\/p>\n<p>La plupart, alternant comique et tragique, marqu\u00e9s par un climat d\u2019enfance (<em>Histoire des amours de Camaralzaman<\/em>), sont dat\u00e9s du douzi\u00e8me si\u00e8cle, soit des rayons bas d\u2019un \u00e2ge d\u2019or, d\u2019un paradis perdu de l\u2019Islam, \u00e9poque des philosophes Averro\u00e8s et Ma\u00efmonide, avant qu\u2019il ne d\u00e9cline sous l\u2019assaut des Crois\u00e9s et de Gengis khan \u00e9galement barbares, et ne se radicalise bien avant les fanatismes contemporains. \u00a0\u00a0\u00a0<em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rivages sont ceux \u00e0 tout jamais de l\u2019Arabie heureuse. Il est peu de livres qui happent, absorbent autant que Les Mille et Une Nuits dont on ne peut se d\u00e9tacher, non tant comme le sultan Schahriar pour conna\u00eetre la suite du feuilleton embo\u00eet\u00e9 en poup\u00e9es russes, que pour le charme, qui ne se laisse pas lever. On ne retrouve pas la fl\u00e8che enchant\u00e9e, tant elle a de loin outrepass\u00e9 sa cible. Soit un corps de r\u00e9cits comme il est des corps de l\u00e9gendes, d\u2019antiquit\u00e9 persane et arabe comme il en est une hindoue ou grecque, Hom\u00e8re d\u00e9cid\u00e9ment multiple \u2013 elle a en Galland et Mardrus son Sophocle et son Euripide fran\u00e7ais, apr\u00e8s cinq \u00e0 sept si\u00e8cles. 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Hindbad le portefaix et Sindbad le capitaliste du quitte ou d\u00e9cuple, ne diff\u00e8rent que d\u2019une consonne, comme on a peine \u00e0 le faire entendre \u00e0 ceux qui peinent \u00e0 aspirer le h. \u00a0 R\u00e9cits de tiers \u00e9tat, d\u2019un comique moins populaire que n\u2019est Moli\u00e8re, o\u00f9 plus encore que dans les trag\u00e9dies de Racine, adress\u00e9es \u00e0 un roi-soleil, la puissance souveraine est \u00e9voqu\u00e9e au travers de personnages princiers, mais o\u00f9 le quotidien, tant des conteurs que du public, est de richesse marchande, de bonne foi mercantile, de bonnes mani\u00e8res dont la mati\u00e8re est le commerce, des gens, des denr\u00e9es, des \u00e9toffes, des joyaux, o\u00f9 joailler tutoie vizir, o\u00f9 seul l\u2019amour d\u2019Allah tricote le lien social avec les rustres et les rois, mais o\u00f9 la condition normale, normative, est celle d\u2019entrepreneur en bagatelles, en bagues \u00e0 telle enseigne que les massacres y sont occult\u00e9s, que chr\u00e9tien et juif, davantage que juif en chr\u00e9tient\u00e9, y sont tol\u00e9r\u00e9s, que t\u00f4t les rais et les rayons de chalandise l\u2019emportent sur les r\u00eaves, g\u00e2chent du r\u00eave mais en structurent comme \u00e9l\u00e9ment premier des contes l\u2019immarcescible empreinte. 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Et quand Mardrus y reviendra, avec des affectations dignes de Bloch du Temps perdu, un \u00e9rotisme de pacotille \u00e0 la Pierre Lou\u00ffs, un lyrisme de Nourritures terrestres, tant de philologues ayant martel\u00e9 de leur exigence le drap d\u2019or des lettres, les mille et une nuits dans leur version premi\u00e8re auront si fort impr\u00e9gn\u00e9 notre litt\u00e9rature, de Stendhal \u00e0 Proust, que malgr\u00e9 son lancement \u00e0 grands \u00e9clats par La revue blanche, son tour sera pass\u00e9. Po\u00e9sie. Sous le pinceau de Delvaux l\u2019esplanade de la D\u00e9fense sem\u00e9e de palais de marbre en guise de tours, au coin de la rue entre deux collines \u00e0 quelques ann\u00e9es lumi\u00e8re, des poissons de quatre couleurs nageant dans un vaste bassin, est une cit\u00e9 fig\u00e9e dont est banni le v\u00e9g\u00e9tal irr\u00e9gulier, tous ses habitants statufi\u00e9s \u00e0 l\u2019exception du roi, lui seulement \u00e0 mi-corps \u2013 je condense deux trois contes. 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