{"id":6661,"date":"2025-12-22T18:04:57","date_gmt":"2025-12-22T17:04:57","guid":{"rendered":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=6661"},"modified":"2025-12-22T18:06:13","modified_gmt":"2025-12-22T17:06:13","slug":"chronique-lambert-castellani-carnaval-a-propos-du-fouet-de-lame-ou-le-rire-edifiant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2025\/12\/22\/chronique-lambert-castellani-carnaval-a-propos-du-fouet-de-lame-ou-le-rire-edifiant\/","title":{"rendered":"[Chronique] Lambert Castellani, Carnaval (\u00e0 propos du Fouet de l&rsquo;\u00e2me ou le rire \u00e9difiant)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le Fouet de l\u2019\u00e2me ou le rire \u00e9difiant<\/em><\/strong>, \u00e9ditions Lurlure, novembre 2025, 244 pages, 21 \u20ac, ISBN\u00a0: 979-10-95997-69-6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On se fait une id\u00e9e fausse du Moyen-\u00c2ge et pire encore de la po\u00e9sie. \u00c2ges sombres, obscurantisme, cul de basse-fosse VS \u00e9ther, transport et transcendance. Cette r\u00e9cente publication des \u00e9ditions Lurlure fissure ces repr\u00e9sentations. Dr\u00f4les, ces textes, <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-6663\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Le_Fouet_de_l_ame.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"308\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Le_Fouet_de_l_ame.jpg 220w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Le_Fouet_de_l_ame-214x300.jpg 214w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Le_Fouet_de_l_ame-107x150.jpg 107w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/>modernes et politiques. Renversant symboliquement la table, ils laissent, le temps d\u2019un chant, le pouvoir aux domin\u00e9s. Oui : <strong><em>Le Fouet de l\u2019\u00e2me ou le rire \u00e9difiant<\/em><\/strong> est un livre carnavalesque qui r\u00e9v\u00e8le un autre pan de la litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale o\u00f9 les injonctions religieuses se frottent \u00e0 la jouissance du mot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Que le chr\u00e9tien \u00e9vite les manifestations bruyantes de joie et les rires grossiers, qu\u2019il ne relaie ni ne chante les histoires ineptes, qu\u2019il n\u2019autorise pas qu\u2019en sa pr\u00e9sence on s\u2019adonne aux jeux obsc\u00e8nes [&#8230;], il s\u2019agit de pratiques diaboliques condamn\u00e9es par les canons de l\u2019Eglise.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette citation de Hincmar de Reims date du IX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u2013 on la croirait pourtant, aux connotations religieuses pr\u00e8s, prononc\u00e9e hier. Les canons de la biens\u00e9ance tonnent toujours, et le rire grivois pleine gorge reste marginalis\u00e9 en po\u00e9sie. \u00ab\u00a0C\u2019est une mati\u00e8re toujours plus ou moins consid\u00e9r\u00e9e comme dangereuse : politiquement, spirituellement, culturellement. Sans doute parce que le rire \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme diabolique [&#8230;] Sans doute aussi parce que le rire montre une forme de lucidit\u00e9, et donc un commencement d\u2019\u00e9mancipation qui peut inqui\u00e9ter les pouvoirs\u00a0\u00bb (extrait de la pr\u00e9face de Pac\u00f4me Thiellement).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier fabliau de ce recueil t\u00e9moigne de cette \u00e9mancipation avec une modernit\u00e9 nette : Jean Bodel, traduit par Bertrand Rouzi\u00e8s-L\u00e9onardi, y conte le r\u00eave d\u2019une \u00e9pouse dont le mari trop saoul s\u2019est endormi avant l\u2019acte sexuel. L&rsquo;\u00c9glise pr\u00e9conisait alors l&rsquo;orgasme f\u00e9minin pour que se rencontrent davantage les flux s\u00e9minaux : c\u2019est qu\u2019il fallait repeupler les campagnes d\u00e9cim\u00e9es par guerres et peste\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6664\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-1_Lambert_MA.jpg\" alt=\"\" width=\"540\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-1_Lambert_MA.jpg 540w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-1_Lambert_MA-300x283.jpg 300w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-1_Lambert_MA-150x141.jpg 150w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-1_Lambert_MA-366x345.jpg 366w\" sizes=\"auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/>Dans cet \u00ab\u00a0envie de vits\u00a0\u00bb, l\u2019homme n\u2019est r\u00e9duit qu\u2019\u00e0 son sexe et la dame frustr\u00e9e se prom\u00e8ne en songe sur le march\u00e9 aux vits. Elle t\u00e2te, elle soup\u00e8se, elle marchande les plus beaux :<\/p>\n<p><em>Les marchands les \u00e9coulaient vite tous.<br \/>\n<\/em><em>On avait un bon vit pour trente sous,<br \/>\n<\/em><em>Et pour vingt un autre bel et gracieux.<br \/>\n<\/em><em>Il y en avait pour les mis\u00e9reux :<br \/>\n<\/em><em>On pouvait se divertir d\u2019un petit<br \/>\n<\/em><em>Pour dix sous, pour neuf et m\u00eame pour huit.<br \/>\n<\/em><em>Il s\u2019en vendait au d\u00e9tail comme en gros.<br \/>\n<\/em><em>Les meilleurs \u00e9taient bien s\u00fbr les plus gros.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On taira la suite, bien qu\u2019encore d\u2019un meilleur tonneau. Il faudra glisser l\u2019ouvrage sous le sapin, allons, hop : le joli cadeau !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand \u00e9cart des langues, oralit\u00e9 marqu\u00e9e et port\u00e9e psychologique du r\u00eave tracent une droite ligne entre ces conteurs anciens et le populo-lacanien cher au trouv\u00e8rheggen (Jean-Pierre Verheggen\u00a0: 1942-2023). Ce n\u2019est pas pour rien que les \u00e9ditions Lurlure ont accueilli quelque temps la revue <em>TXT<\/em>\u2026 Plus loin, les \u00ab\u00a0Fatras\u00a0\u00bb de Raimondin et Watriquet de Couvin en donnent encore l\u2019exemple :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<strong>Je ne tiendrai pas, sans soutien<br \/>\n<\/strong><strong>De la douce, encore longtemps.<\/strong><\/p>\n<p>Je ne tiendrai pas sans soutien,<br \/>\nSauf si vous me baisez en plein<br \/>\nMilieu, seigneur, du fondement ;<br \/>\nSi tout en pleurs mon trou s\u2019en plaint,<br \/>\nVous m\u00e2cherez mie et crottin<br \/>\nTout autour de ce sale onguent,<br \/>\nEt vous saurez ainsi comment<br \/>\nOn use du presse-purin ;<br \/>\nPuis sirotez avidement,<br \/>\nAinsi, vous profiterez bien<br \/>\nDe la douce encore longtemps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6665\" src=\"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-2.jpg\" alt=\"\" width=\"540\" height=\"689\" srcset=\"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-2.jpg 540w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-2-235x300.jpg 235w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-2-118x150.jpg 118w, https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Visuel-2-366x467.jpg 366w\" sizes=\"auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre est ponctu\u00e9 de lettrines en couleur r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019enlumineuse contemporaine Marie Lef\u00e8vre : elles sont somptueuses et sont \u00e0 lire autant que le texte qu\u2019elles ouvrent. Les diff\u00e9rentes introductions aux textes s\u2019affranchissent d\u2019un appareil th\u00e9orique trop dense pour n\u2019apporter que le contexte n\u00e9cessaire \u00e0 la bonne compr\u00e9hension de l\u2019ensemble. C\u2019est assez : les enjeux, parce que triviaux et terriblement humains, ont ais\u00e9ment travers\u00e9 les si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ajoutera \u2013 pour y avoir assist\u00e9 le 11\/12\/2025 \u00e0 l\u2019excellente Baraque Walden de Rouen \u2013 que les lectures des textes de ce recueil par Bertrand Rouzi\u00e8s-L\u00e9onardi, et en moyen fran\u00e7ais, apportent une dimension sonore et une mat\u00e9rialit\u00e9 qui renforcent notre proximit\u00e9 avec les po\u00e8tes d\u2019un Moyen-\u00c2ge plus vif que jamais.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Fouet de l\u2019\u00e2me ou le rire \u00e9difiant, \u00e9ditions Lurlure, novembre 2025, 244 pages, 21 \u20ac, ISBN\u00a0: 979-10-95997-69-6. &nbsp; On se fait une id\u00e9e fausse du Moyen-\u00c2ge et pire encore de la po\u00e9sie. \u00c2ges sombres, obscurantisme, cul de basse-fosse VS \u00e9ther, transport et transcendance. Cette r\u00e9cente publication des \u00e9ditions Lurlure fissure ces repr\u00e9sentations. Dr\u00f4les, ces textes, modernes et politiques. Renversant symboliquement la table, ils laissent, le temps d\u2019un chant, le pouvoir aux domin\u00e9s. Oui : Le Fouet de l\u2019\u00e2me ou le rire \u00e9difiant est un livre carnavalesque qui r\u00e9v\u00e8le un autre pan de la litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale o\u00f9 les injonctions religieuses se frottent \u00e0 la jouissance du mot. \u00ab\u00a0Que le chr\u00e9tien \u00e9vite les manifestations bruyantes de joie et les rires grossiers, qu\u2019il ne relaie ni ne chante les histoires ineptes, qu\u2019il n\u2019autorise pas qu\u2019en sa pr\u00e9sence on s\u2019adonne aux jeux obsc\u00e8nes [&#8230;], il s\u2019agit de pratiques diaboliques condamn\u00e9es par les canons de l\u2019Eglise.\u00a0\u00bb Cette citation de Hincmar de Reims date du IXe si\u00e8cle \u2013 on la croirait pourtant, aux connotations religieuses pr\u00e8s, prononc\u00e9e hier. 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L&rsquo;\u00c9glise pr\u00e9conisait alors l&rsquo;orgasme f\u00e9minin pour que se rencontrent davantage les flux s\u00e9minaux : c\u2019est qu\u2019il fallait repeupler les campagnes d\u00e9cim\u00e9es par guerres et peste\u2026 Dans cet \u00ab\u00a0envie de vits\u00a0\u00bb, l\u2019homme n\u2019est r\u00e9duit qu\u2019\u00e0 son sexe et la dame frustr\u00e9e se prom\u00e8ne en songe sur le march\u00e9 aux vits. Elle t\u00e2te, elle soup\u00e8se, elle marchande les plus beaux : Les marchands les \u00e9coulaient vite tous. On avait un bon vit pour trente sous, Et pour vingt un autre bel et gracieux. Il y en avait pour les mis\u00e9reux : On pouvait se divertir d\u2019un petit Pour dix sous, pour neuf et m\u00eame pour huit. Il s\u2019en vendait au d\u00e9tail comme en gros. Les meilleurs \u00e9taient bien s\u00fbr les plus gros. On taira la suite, bien qu\u2019encore d\u2019un meilleur tonneau. Il faudra glisser l\u2019ouvrage sous le sapin, allons, hop : le joli cadeau ! Grand \u00e9cart des langues, oralit\u00e9 marqu\u00e9e et port\u00e9e psychologique du r\u00eave tracent une droite ligne entre ces conteurs anciens et le populo-lacanien cher au trouv\u00e8rheggen (Jean-Pierre Verheggen\u00a0: 1942-2023). Ce n\u2019est pas pour rien que les \u00e9ditions Lurlure ont accueilli quelque temps la revue TXT\u2026 Plus loin, les \u00ab\u00a0Fatras\u00a0\u00bb de Raimondin et Watriquet de Couvin en donnent encore l\u2019exemple : \u00ab\u00a0Je ne tiendrai pas, sans soutien De la douce, encore longtemps. Je ne tiendrai pas sans soutien, Sauf si vous me baisez en plein Milieu, seigneur, du fondement ; Si tout en pleurs mon trou s\u2019en plaint, Vous m\u00e2cherez mie et crottin Tout autour de ce sale onguent, Et vous saurez ainsi comment On use du presse-purin ; Puis sirotez avidement, Ainsi, vous profiterez bien De la douce encore longtemps.\u00a0\u00bb Le livre est ponctu\u00e9 de lettrines en couleur r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019enlumineuse contemporaine Marie Lef\u00e8vre : elles sont somptueuses et sont \u00e0 lire autant que le texte qu\u2019elles ouvrent. Les diff\u00e9rentes introductions aux textes s\u2019affranchissent d\u2019un appareil th\u00e9orique trop dense pour n\u2019apporter que le contexte n\u00e9cessaire \u00e0 la bonne compr\u00e9hension de l\u2019ensemble. C\u2019est assez : les enjeux, parce que triviaux et terriblement humains, ont ais\u00e9ment travers\u00e9 les si\u00e8cles. 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