{"id":849,"date":"2020-03-31T03:30:24","date_gmt":"2020-03-31T01:30:24","guid":{"rendered":"http:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/?p=849"},"modified":"2021-05-12T03:31:26","modified_gmt":"2021-05-12T01:31:26","slug":"chronique-krishna-monteiro-ce-qui-nexiste-plus-par-francois-crosnier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/t-pas-net.com\/librCritN\/2020\/03\/31\/chronique-krishna-monteiro-ce-qui-nexiste-plus-par-francois-crosnier\/","title":{"rendered":"[Chronique] Krishna Monteiro, Ce qui n\u2019existe plus, par Fran\u00e7ois Crosnier"},"content":{"rendered":"<p>Krishna Monteiro <strong>Ce qui n\u2019existe plus. <\/strong>Traduit du portugais (Br\u00e9sil) par St\u00e9phane Chao. \u00c9ditions <a href=\"http:\/\/le-lampadaire.org\">Le Lampadaire<\/a>, printemps 2020, 102 pages, 10 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-9559097-3-7. [<a href=\"https:\/\/www.parislibrairies.fr\/listeliv.php?base=allbooks&amp;mots_recherche=Krishna%20Monteiro\"><strong>Commander<\/strong><\/a>]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les \u00e9ditions Le Lampadaire proposent la premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise de Krishna Monteiro, \u00e9crivain et diplomate br\u00e9silien n\u00e9 en 1973. <em>O que n\u00e3o existe mais <\/em>(2015) est son premier ouvrage\u00a0; il comprend sept nouvelles dont la plus longue, <em>Monte Castello<\/em>, porte en exergue une citation de Clarisse Lispector qui fait \u00e9cho au titre et pourrait\u00a0fournir une premi\u00e8re cl\u00e9 pour entrer dans le livre : <em>\u00e9crire c\u2019est bien souvent se rappeler ce qui n\u2019a jamais exist\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>L\u2019impression d\u2019\u00e9tranget\u00e9 ressentie \u00e0 la lecture tient en effet au statut incertain des r\u00e9cits de Monteiro\u00a0: pris en charge par un narrateur (un enfant, un homme, un chat m\u00eame) \u00e0 la premi\u00e8re ou \u00e0 la troisi\u00e8me personne, ils convoquent des souvenirs qui ont toute l\u2019apparence de la v\u00e9racit\u00e9 aussi bien que des sc\u00e8nes hallucinatoires ou fantasmatiques. Le lecteur est pri\u00e9 de <em>renoncer \u00e0 la plus petite parcelle de scepticisme, au moins pendant ce court laps de temps o\u00f9 nous parlons ensemble. Souvenez-vous plut\u00f4t de ces voix inattendues qui de temps \u00e0 autre vous appellent par votre nom.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/MonteiroExistePlus.jpg\" rel=\"prettyphoto[849]\" rel=\"prettyphoto[16063]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-16066\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/MonteiroExistePlus.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/MonteiroExistePlus.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/MonteiroExistePlus-213x300.jpg 213w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/MonteiroExistePlus-106x150.jpg 106w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"310\" \/><\/a>Ainsi, dans la nouvelle \u00e9nigmatique intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Les croisements du Docteur Rosa\u00a0\u00bb, le narrateur qui, tel un Dante d\u00e9senchant\u00e9 se trouve \u00ab\u00a0au moment le plus inattendu de (s)a vie\u00a0\u00bb, est surpris par un appel surgi de la nuit\u00a0: \u00ab\u00a0Viens\u00a0\u00bb. C\u2019est un m\u00e9decin qui l\u2019entra\u00eene dans une sorte de chevauch\u00e9e fantastique dans le d\u00e9sert, peupl\u00e9 de \u00ab\u00a0craignant-Dieu\u00a0\u00bb et lui remet au sommet de la montagne, non pas les tables de la Loi, mais une valise remplie de papiers portant tous sa signature, avec lesquels le narrateur se construit un abri pour habiter \u00ab\u00a0entre les lignes du texte\u00a0\u00bb. Au-del\u00e0 de l\u2019influence du Livre, manifeste (citations de Matthieu, allusions \u00e0 Mo\u00efse), Monteiro ne cesse d\u2019interroger, dans cette nouvelle comme dans d\u2019autres, sa propre position d\u2019\u00e9crivain\u00a0: \u00ab\u00a0blotti, envelopp\u00e9 dans la couverture de ces pages, j\u2019habite d\u00e9sormais leur \u00eatre, leur noyau, les mots\u00a0\u00bb. Il parle du \u00ab\u00a0combat qui [lui] tombe en partage, appuy\u00e9 sur des volumes, des livres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sur le versant autobiographique (r\u00e9el ou fantasm\u00e9), les figures paternelles ou grand-paternelles donnent lieu \u00e0 deux nouvelles. Celle qui donne son titre \u00e0 l\u2019ouvrage est plac\u00e9e sous l\u2019invocation de Carlos Drummond de Andrade\u00a0:\u00a0 <em>Dans le d\u00e9sert de Itabara\/ l\u2019ombre de mon p\u00e8re \/ me prit par la main. <\/em>Le narrateur voit appara\u00eetre son p\u00e8re apr\u00e8s la mort de celui-ci, arrachant \u00ab\u00a0des \u00e9tag\u00e8res les auteurs qui depuis longtemps s\u2019y abritaient\u00a0\u00bb\u00a0: de mani\u00e8re kafka\u00efenne, il l\u2019interpelle \u00ab\u00a0avec une audace qui ne m\u2019avait jamais habit\u00e9 du temps o\u00f9 [il] \u00e9tait parmi les vivants\u00a0\u00bb pour lui demander de quel droit il touche \u00e0 ses livres. Il se souvient de la fascination que ce p\u00e8re \u00ab\u00a0splendide\u00a0\u00bb exer\u00e7ait sur lui et pense que, peut-\u00eatre, le mort n\u2019est pas celui qu\u2019on croit. Pourtant, le verdict (encore un terme emprunt\u00e9 \u00e0 Kafka) rendu par le miroir dans lequel il se contemple est diff\u00e9rent\u00a0: \u00ab\u00a0toi, p\u00e8re, tu es enferm\u00e9 en moi\u00a0(\u2026) j\u2019arrive \u00e0 la conclusion, p\u00e8re, que tu existeras toujours \u00bb.<\/p>\n<p>La seconde nouvelle \u00ab\u00a0autobiographique\u00a0\u00bb, <em>Monte Castello<\/em>, est construite sur un entrecroisement de souvenirs d\u2019enfance du<a href=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro.jpg\" rel=\"prettyphoto[849]\" rel=\"prettyphoto[16063]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-16065\" src=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" srcset=\"http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro.jpg 220w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro-100x100.jpg 100w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro-144x144.jpg 144w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.t-pas-net.com\/libr-critique\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Monteiro-75x75.jpg 75w\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"220\" \/><\/a> narrateur \u2013 les vacances chez son grand-p\u00e8re, les conflits entre sa grand-m\u00e8re et sa m\u00e8re \u2013 et le r\u00e9cit de la bataille italienne de Monte Castello (novembre 1944 \u2013 f\u00e9vrier 1945) qui voit l\u2019entr\u00e9e dans le second conflit mondial des forces br\u00e9siliennes et \u00e0 laquelle ce grand-p\u00e8re a particip\u00e9. Dans ce texte magnifique, les \u00e9l\u00e9ments mythologiques (les pi\u00e8ces de monnaie qu\u2019on place dans la bouche des morts pour payer \u00e0 Charon le passage du Styx) rencontrent les prosa\u00efques lires italiennes rapport\u00e9es de la guerre. Le conflit mondial croise la guerre intestine, familiale.<\/p>\n<p>L\u2019unit\u00e9 du recueil est assur\u00e9e superficiellement par certains \u00e9l\u00e9ments r\u00e9currents (la maison coloniale, rue Varzea, les allusions aux combats en Italie), mais surtout par la voix du narrateur, lequel, inlassablement, tisse les r\u00e9cits \u00e0 la mani\u00e8re de la poti\u00e8re et conteuse de la nouvelle <em>Une \u00e2me en travers du corps<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0l\u2019infinit\u00e9 d\u2019histoires qui remplit la cuisine c\u00e8de la place \u00e0 une parole unique\u00a0: le r\u00e9cit interdit, inachev\u00e9, le Verbe qui avait manqu\u00e9 \u00e0 la femme, le flux qu\u2019elle avait si longtemps poursuivi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces quelques aper\u00e7us de l\u2019ouvrage sont loin d\u2019\u00e9puiser la richesse des th\u00e8mes abord\u00e9s par Monteiro, qui pourront parfois d\u00e9contenancer le lecteur. L\u2019effort requis, pas insurmontable, est largement r\u00e9compens\u00e9 par la d\u00e9couverte d\u2019un \u00e9crivain de grande qualit\u00e9 dont l\u2019univers personnel fait parfois penser \u00e0 celui d\u2019un Bruno Schulz.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Krishna Monteiro Ce qui n\u2019existe plus. Traduit du portugais (Br\u00e9sil) par St\u00e9phane Chao. \u00c9ditions Le Lampadaire, printemps 2020, 102 pages, 10 \u20ac, ISBN\u00a0: 978-2-9559097-3-7. [Commander] &nbsp; Les \u00e9ditions Le Lampadaire proposent la premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise de Krishna Monteiro, \u00e9crivain et diplomate br\u00e9silien n\u00e9 en 1973. 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Au-del\u00e0 de l\u2019influence du Livre, manifeste (citations de Matthieu, allusions \u00e0 Mo\u00efse), Monteiro ne cesse d\u2019interroger, dans cette nouvelle comme dans d\u2019autres, sa propre position d\u2019\u00e9crivain\u00a0: \u00ab\u00a0blotti, envelopp\u00e9 dans la couverture de ces pages, j\u2019habite d\u00e9sormais leur \u00eatre, leur noyau, les mots\u00a0\u00bb. Il parle du \u00ab\u00a0combat qui [lui] tombe en partage, appuy\u00e9 sur des volumes, des livres\u00a0\u00bb. Sur le versant autobiographique (r\u00e9el ou fantasm\u00e9), les figures paternelles ou grand-paternelles donnent lieu \u00e0 deux nouvelles. Celle qui donne son titre \u00e0 l\u2019ouvrage est plac\u00e9e sous l\u2019invocation de Carlos Drummond de Andrade\u00a0:\u00a0 Dans le d\u00e9sert de Itabara\/ l\u2019ombre de mon p\u00e8re \/ me prit par la main. 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La seconde nouvelle \u00ab\u00a0autobiographique\u00a0\u00bb, Monte Castello, est construite sur un entrecroisement de souvenirs d\u2019enfance du narrateur \u2013 les vacances chez son grand-p\u00e8re, les conflits entre sa grand-m\u00e8re et sa m\u00e8re \u2013 et le r\u00e9cit de la bataille italienne de Monte Castello (novembre 1944 \u2013 f\u00e9vrier 1945) qui voit l\u2019entr\u00e9e dans le second conflit mondial des forces br\u00e9siliennes et \u00e0 laquelle ce grand-p\u00e8re a particip\u00e9. Dans ce texte magnifique, les \u00e9l\u00e9ments mythologiques (les pi\u00e8ces de monnaie qu\u2019on place dans la bouche des morts pour payer \u00e0 Charon le passage du Styx) rencontrent les prosa\u00efques lires italiennes rapport\u00e9es de la guerre. Le conflit mondial croise la guerre intestine, familiale. L\u2019unit\u00e9 du recueil est assur\u00e9e superficiellement par certains \u00e9l\u00e9ments r\u00e9currents (la maison coloniale, rue Varzea, les allusions aux combats en Italie), mais surtout par la voix du narrateur, lequel, inlassablement, tisse les r\u00e9cits \u00e0 la mani\u00e8re de la poti\u00e8re et conteuse de la nouvelle Une \u00e2me en travers du corps\u00a0: \u00ab\u00a0l\u2019infinit\u00e9 d\u2019histoires qui remplit la cuisine c\u00e8de la place \u00e0 une parole unique\u00a0: le r\u00e9cit interdit, inachev\u00e9, le Verbe qui avait manqu\u00e9 \u00e0 la femme, le flux qu\u2019elle avait si longtemps poursuivi\u00a0\u00bb. Ces quelques aper\u00e7us de l\u2019ouvrage sont loin d\u2019\u00e9puiser la richesse des th\u00e8mes abord\u00e9s par Monteiro, qui pourront parfois d\u00e9contenancer le lecteur. 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