[Texte] Mathias Richard, YEUX YEUX - 1

[Texte] Mathias Richard, YEUX YEUX – 1

août 23, 2022
in Category: Création, UNE
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[Texte] Mathias Richard, YEUX YEUX – 1

On est ensemble, mais on vit pas ensemble.
C’est un drôle d’ensemble.
C’est un ensemble où on se voit parfois.
C’est un ensemble dans la tête.

Faut pas me laisser seul dans ma tête. Svp. Stp. Faut pas me laisser seul dans la tête.

Quand sur une longue durée, personne te regarde, personne te parle, personne pense à toi, t’as l’impression de pas exister. Tu sais que c’est pas vrai, mais c’est un sentiment horrible. T’as besoin des autres.

L’humanité est souffrance. Et la souffrance se transforme, parfois (entre autres), en mots.

Pour l’humain, rien n’est vieux, tout est récent.

Pendant qu’on se pose des questions d’argent et de territoire, on se fait assassiner par la pollution. Des particules de plastique coulent dans les veines. Les nez ne respirent pas. Ajout d’oiseaux 3D dans le ciel, polymères dans veines. Ich bin kein Roboter ? Homo çacoince ! Suis possédé à 80%.

Partout on comprend où est le mimétisme, et on se demande où est l’empathie.

Toutes les pensées qu’on a (qui nous emplissent et nous travaillent continuellement), elles sont très importantes pour nous-mêmes, pour soi-même, mais elles n’existent absolument pas pour les autres humains (sauf les rares pensées exprimées vers l’extérieur, mais de surcroît il faut qu’elles soient reçues !).
Et toutes ces pensées existent encore moins pour le reste du monde, et de l’univers.
Ce qui est le plus important pour nous au quotidien, n’a aucune existence à l’extérieur de nous. À prendre en compte pour modifier la vision ?

Des milliards de vies intérieures disparues pour toujours.
Au centre d’une guerre entre deux néants. 

Au bout du compte la seule chose qu’on est, c’est ce qu’on crée ?
Ou ça n’a guère importance ?

Et si c’est la fin du monde, c’est une raison pour arrêter de vivre ? 

C’est quoi un endroit où y a toujours des travaux mais y a rien qui s’améliore ?

Ça marche mieux les interrogations que les affirmations ?

La plus grande question : où sont les paramètres ?

On s’approche du point où mon psychisme m’autorisera à me coucher.

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