[NEWS-LIVRES] Libr-vacance

juillet 2, 2024
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[NEWS-LIVRES] Libr-vacance

Ce premier Libr-vacance débute par un Bulletin déchaîné de l’Agence Tumorale de Communication Disruptive et un Billet de Claude Minière, pour présenter ensuite une sélection estivale de Libr-livres reçus et de Libr-événements

 

Bulletin de l’Agence Tumorale de Communication Disruptive

 

Thomas-Roudeix

Plus encore qu’un LouisMachinChose, Micron 1er était un GrandMagicien qui nous protégeait de tout sans rien d’autre que la puissance de son verbe, y compris contre le GrandVirus.

Micron 1er était un GrandMagicien : grâce à lui, l’Argent a ruisselé, et il a même suffi de traverser la rue pour trouver un emploi.

Micron 1er était un GrandMagicien qui a fait apparaître et disparaître ces GrandsMaux que sont le wokisme et l’islamogauchisme.

Micron 1er était un GrandMagicien qui a pacifié la Gaule à coups de Flash-Ball et de grands-messes merdiatiques : la masse dans la nasse !

Micron 1er était un GrandMagicien qui a transformé les GiletsJaunes en ChemisesNoires.

Micron 1er était un Enfant-Roi qui aimait jouer à la guéguerre : mal armé pour cet exercice, il n’était guère adroit mais, à droite toute, prônait le RÉARMEMENT (militerre, démographique, étronomique, etc.).

Lucifer l’a rêvé, Micro Imperator l’a fait : la dissolution de la Démocratie – devenue Démoncratie… Diagnostic : Moi-ou-le-KO… Explication : l’Enfant-Roi voulait voir ce que ça faisait…

Micron 1er avait raison de parler de « décivilisation » : la puissance financière qu’il servait est en train de nous faire basculer dans la barbarie.

♦♦♦♦♦

Dans le monde de la post-vérité / post-politique / post-démocratie on raisonne on claironne on pétitionne…
PSCHITT !
Que faire contre l’évidence d’un Néo-Leurre qui s’est peu à peu imposé pour resplendir d’une obscure clarté : ainsi sont les humoins

On n’arrête pas le Progrès
dans l’homonculité…

La machine-à-bullshit a franchi le Mur-du-Con !

♦♦♦♦♦

En Allemagne on ne parle plus de FRANKREICH mais de KRANKREICH…
la fRANCE malade capitule devant Razpoutine 1er et renie ses valeurs…

LIBERTÉ = lâcher de pets
ÉGALITÉ : à plein ventre devant l’Autorité
FRATERNIQUÉ

Et bien entendu comme au-bon-vieux-temps
dans le Grand-Reich
les crazy-Nantis
se préparent à prendre leurs RESPONSABILITÉS
pour mieux COLLABORER…

Libr-Humeur /Claude Minière/

J’ai fait le marché, je suis rentré du Marché de la Poésie avec quelques doutes dans mon panier.  Le Marché est évidemment un événement culturel, ce n’est pas un événement littéraire.  Le littéraire ne sert à rien, le culturel est utile à la société, il sert à quelque chose.

Quant à la poésie, elle a mal joué, elle s’est laissé exclure du monde littéraire, elle a ainsi perdu sa chance critique.  Evénement culturel, les « rencontres poétiques » sont toujours écrasées sous des spectacles plus puissants qu’elles.

 

Libr-livres reçus

Didier BOURDA, Rivière rouge, Lanskine éditions, à paraître le 9 juillet 2024, 216 pages, 24 €.

Présentation éditoriale. « Voyage » sur le continent américain… Didier Bourda pose la question du français ‘très à l’intérieur’, quelque part entre Grands Lacs et Manitoba. Au gré de sources nouvelles, historiques, géographiques, linguistiques et toponymiques (Prairie du Chien, Eau Claire, Flambeau, Notre-Dame-de-Lourdes, St Claude, St Boniface, etc.) affleure un soubassement langagier dont il importe de saisir les dilatations. Outre ses recherches documentées, Didier Bourda a parcouru les régions des grands lacs, à la rencontre des gens qui parlent encore une sorte de métissage de langues indiennes et de français. Et c’est peut-être du fait de ce voyage que dans ce texte le corps prend une grande place, en tous cas bien plus importante que dans ses précédents textes. Corps et poème s’affectent l’un l’autre. Renouveler l’espace de la pensée.

 

Sylvain JAMET, Une météo, Série discrète, été 2024, 60 pages, 12 €.

Présentation éditoriale. « On m’avait dit « il te faut une forme ». Je me suis demandé : les jours ont-ils une forme ? Quelle est la forme des jours ? Et ce que j’en retiens ?

Les jours passent, ce qu’il en reste s’éparpille. Uneforme brisée donc. Et puis ?

Il y a des gens en bas, devant, partout, des appels. Chloris chloris et son gros porte-voix. Des messages envoyés ou reçus, ou des plis sans destinataires.

Et puis il y a le temps qu’il fait, aussi. L’humeur,mettons. Une météo. »

La forme ici est celle du poème, des poèmes, et d’une certaine manière de les assembler.

« Ciel calme en surface avec d’insondables zones de panique au fond » est la quatrième de couverture, poème extrait du livre, et qui dit bien ce que le lecteur peut ressentir.

 

Juliette PENBLANC, N’importe où à Stang Blanc, Série discrète, juin 2024, 60 pages, 14 €.

Présentation éditoriale. « Il s’est passé des choses à Stang Blanc ». Stang Blanc est un lieu-dit, situé dans la commune de Scaër, en Bretagne. Pour Juliette Penblanc, c’est un lieu familier, lieu de l’enfance tout proche de la maison de ses grands-parents. Elle en livre ici un récit fragmentaire et poétique, exploration à la fois topographique et historique. Nous y croisons les Jeanne, jeunes femmes accusées à tort de collaboration et exécutées à la Libération, nous y lisons aussi des récits de résistance et l’histoire d’un lieu, de ses modifications et de ses habitants, humains, animaux et végétaux.

 

Isabelle ZRIBI, Il faut bien mourir de quelque chose, éditions Rehauts, printemps 2024, 80 pages, 16 €.

Il faut bien mourir de quelque chose… Et pourquoi pas de rire ?
Cet opus passe à la moulinette critique un certain nombre d’idées reçues propres à notre drôle d’époque : sont passés en revue la mort, la différence des sexes, la « laideur du féminin », le « bon goût français », « théories sociales et métaphysiques », l’homosexualité, « banalités d’épidémie », âgisme et arts… /FT/

« Il avait quel âge
Un cadavre doit avoir, au compteur, un nombre suffisant d’années
pour étouffer toute angoisse sur sa propre espérance de vie. C’est
une question de politesse… »

 

Libr-événements

► Samedi 6 juillet, de 18h à 21h : Soirée Éditions La Baie des Singes
Lancement de KES KIELS FOUTENT 1, avec Vincent Broqua, Liliane Giraudon, Henri Lefebvre, Georgia René-Wormsc

7 Clous à Marseille
150 rue de Crimée 13003 Marseille
Prosecco et Grissini

 

► Du 9 au 20 juillet 2024 à Marseille : Habitable/Inhabitable, Résidence de création et atelier à la BMVR Alcazar de Marseille

« L’inhabitable : la mer dépotoir, les côtes hérissées de fils barbelés,
la terre pelée, la terre charnier, les monceaux de carcasse,
les fleuves bourbiers, les villes nauséabondes
 »

Extrait de « Espèces d’espaces » de Georges Pérec, éditions Galilée, 1974

 

L’autrice et critique Colette Tron interroge la notion d’habitabilité.

Elle propose un atelier sur le thème « Habitable/Inhabitable ». Cet atelier se déroule dans le cadre d’une résidence de création et de transmission à la BMVR Alcazar de Marseille du 9 au 20 juillet 2024.

Le thème « Habitable / Inhabitable » fait référence à un chapitre du célèbre recueil « Espèces d’espaces » de l’écrivain Georges Pérec.

Au cours de ce cet ouvrage, et de ces chapitres, Pérec scrute et documente le rapport à l’espace, aux espaces, selon leurs espèces, leurs fonctions, ce dans notre environnement direct, et du plus proche au plus lointain : le lit, la chambre, l’appartement, l’immeuble, la rue, le quartier, la ville, la campagne, le pays, l’Europe, le monde…

Pérec écrit à partir de son expérience personnelle. Mais elle est si quotidienne, concernant chacun.e, que l’on peut la comprendre et l’appréhender, mais aussi la répéter et l’actualiser, selon sa propre expérience des espaces environnants.

Comment les vit-on, se les approprie-t-on, quel temps y passe-t-on, quelle activité y a-t-on ? Quels sont les espaces obligés, obligatoires, anonymes, contraignants, ou bien quels sont ceux qui sont hospitaliers, agréables, familiers, amicaux… ? Comment sont-ils aménagés, ou comment les aménager ? En quoi sont-ils habitables ? Ou inhabitables.

« L’inhabitable », dans « Espèces d’espaces », décrit selon Georges Pérec :

« L’inhabitable : l’architecture du mépris et de la frime, la gloriole médiocre des tours et des buildings, les milliers de cagibis entassés […], l’étriqué, l’irrespirable, le petit, le mesquin, le rétréci, le calculé au plus juste

L’inhabitable : […] l’encagé, le verrouillé, les murs hérissés de tessons de bouteille, les judas, les blindages […] les bidonvilles, les villes bidon »

Ici, en confrontant l’habitable et l’inhabitable, en ajoutant cette dimension positive à la négative, Colette Tron s’approprie et interprète cette notion, qui, en effet, peut concerner différentes « espèces d’espaces » : privés ou publics, intérieurs ou extérieurs, réels ou virtuels, concrets ou symboliques, ici ou ailleurs, présents et passés… Il s’agit de notre relation à l’environnement immédiat, au milieu dans lequel nous vivons, ou parfois survivons, et que nous voudrions habiter, c’est-à-dire investir de notre présence.

Face aux perturbations climatiques, aux environnements pollués, aux espaces défigurés par l’activité industrielle, aux constructions spéculatives, ou encore aux projets de smart cities (villes intelligentes), il est urgent de se ressaisir des problématiques initiées par Georges Pérec au regard d’une actualité inquiétante et d’un avenir incertain. Contre une planète qui deviendrait inhabitable, pour un environnement soutenable et un monde habitable.

Il s’agit entre autres de repérer et réparer l’inhabitable.

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Fabrice Thumerel

Critique et chercheur international spécialisé dans le contemporain (littérature et sciences humaines).

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