Libr-critique

20 mars 2016

[News] News du dimanche

LC tient le rythme, avec depuis le début de l’année en moyenne un post tous les deux jours. Ce soir, après une UNE consacrée au dernier livre de Laurent Grisel, l’agenda printanier de Julien Blaine et nos Libr-événements

UNE : Laurent GRISEL, Climats

â–º On ne manquera pas le passage sur scène des Climats de Laurent Grisel, mardi 22 et mercredi 23 mars, à l’Art Studio Théâtre de Kazem Shahryari, dans le cadre de son Festival du printemps 2016. Cette lecture-performance est mise en scène par Élodie Barthélémy et accompagnée à la guitare par Serge Tamas.
"Climats" s’entend ici dans tous les sens de ce terme : climats de Mars, de Vénus, climats anciens et actuels sur notre planète, climats possibles dans le futur.  Et « climats » s’entend comme on l’entend de nos jours : au sens des enjeux du changement climatique sur notre planète. Ce poème les prend de front. En ne laissant de côté aucun aspect : ni physique, ni politique, ni imaginaire, ni économique, ni sensoriel.  Il essaie de faire ce que seul un poème, peut-être, peut faire, qui est de tenir ensemble des modalités de l’être qui sont tenues séparées.

â–º Dans cette épopée poétique/politique/satirique, Laurent Grisel montre les mécanismes météorologiques qui peuvent nous conduire à notre perte, tout en fustigeant aussi bien la répression d’un peuple d’Amazonie plein de sagesse, les Mundurukus, que la spéculation à outrance. Les mécanismes implacables sont traduits par ce genre d’enchaînement :

La lutte entraîne la répression
qui entraîne la lutte
qui entraîne la répression
qui entraîne la lutte p. 13).

Hansen (2007) insiste :
n’oubliez pas l’albédo flip
la fonte des neiges et glaces
assombrit les surfaces
les rayons du soleil sont mieux absorbés
ce qui réchauffe neige et glace
ce qui les assombrit
ce qui augmente l’absorption de la chaleur solaire
ce qui, etc. (p. 23).

Ces nombreux agencements répétitifs systématiques (ARS) confèrent au texte toute sa dimension tragique.

Laurent Grisel, Climats, Publie.net, coll. "L’Inadvertance", hiver 2015-2016, 88 pages, 9,50 €, ISBN : 978-2-37177-438-4. /FT/

Agenda printanier de Julien BLAINE

Les 24 & 25 mars, Cris et chuchotements à Paris École des arts appliqués Auguste Renoir.

En avril
Du 5 au 7  festival les  Excentricités à Besançon
Du 8 au 13 à Tokyo et à  Kamakura pour le 40e anniversaire du Doc(k)s spécial Japon  avec la revue Delta
À la galerie Jean-François  Meyer à Marseille du 15 avril à la fin du mois :
L’huitre & La pomme  de terre
Nous sommes dans la purée de 4 pommes de terre

En  mai                                                                                                            
Le 02 mai au foyer du théâtre municipal de Caen, présentation de  La Poésie à outrance
Le 03 mai : Café des images Films et  discussions sur La Poésie à outrance
Le 04 mai : La Nouvelle  Librairie Guillaume les revues avec André Chabin, Gilles  Suzanne et Yannick Butel.

La nuit des musées – La  notte del museo di Gap – The night in the Gap museum
au Musée-Muséum de  Gap : inoubliable r’assemblement !
le 21 mai  2016
Julien Blaine :
Une  girafe dans la neige
Spermato zoo  !

Libr-événements

â–º Du 22 au 26 mars, La Cave-Poésie René-Gouzenne (71, rue du Taur à Toulouse) : Cri & Co / En Compagnie des Barbares

Il est pourtant difficile de rester sérieux quand deux clowns, qui croient tout savoir, se mettent à vous faire un cours. Un rempart de livres est dressé entre les personnages et le public, et comme dans une guerre des tranchées, celui-ci est bombardé de citations, de recueils de poèmes. Le rempart devient un réservoir à poètes, une réserve de munitions et le public repart armé, avec une langue vivante revivifiée…

Avant le spectacle, En Compagnie des Barbares vous servira un apéritif surréaliste et dada.

Cadavres exquis, collages dada, et autres jeux littéraires iconoclastes seront proposés en amuse bouche. Ce sera l’occasion de préparer les spectateurs à Cri&Co, spectacle co-écrit, truffé de­ ­décollages, de citations de poètes morts et d’autres cadavres.

Distribution

D’après l’oeuvre de Christophe Maquet : Cri&Co publiée aux éditions du Grand Os

Avec : Denis Lagrâce et Karine Monneau 
Mise en scène : Sarah Freynet
Scénographie : Christine Solaï     
Lumières  : Clélia Tournay
Costumes : Kantuta Varlet
Accessoires : Karine Marco

â–º Jusqu’au 28 mars, exposition VAM : "Give me a reason", Galerie du Front de Taille (Saint-Maximin). Cette exposition tente d’embrasser la question du féminin à travers plusieurs séries évoquant des parcours intimes.C’est un travail de recherche, à la fois personnel et universel, sur la construction de l’identité et, de façon plus générale, sur les femmes dans nos sociétés actuelles.
Comment devenir soi-même en apprivoisant le regard de l’autre, en s’affranchissant des stéréotypes ? Comment trouver son équilibre lorsque libération et archaïsme se côtoient toujours dans notre quotidien ? Comment transcender la difficulté d’être d’un sexe à la fois vénéré et bafoué, honoré et humilié ?
Artiste française, VAM mène un travail engagé sur la condition féminine et met l’accent sur les distorsions entre libération et archaïsme, les contradictions entre l’émancipation apparente de la femme dans nos sociétés, et le poids des stéréotypes dans lesquels elle reste enfermée. Lauréate 2014 du concours d’Art Contemporain, catégorie photographie, de l’Espace Christiane Peugeot, Paris 17.

« GIVE ME A REASON »
Exposition de l’artiste VAM
à la Galerie du Front de Taille / Tél. 03.44.61.18.40. / culture@saintmaximin.eu.
Les 5 et 6 mars et du 16 au 28 mars 2016
Maison de la Pierre – 22 rue Jean Jaurès –  60740 Saint-Maximin
Les mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h

â–º Jeudi 31 mars, 19H30-22H30, Séance Qui-Vive n° 8, Ciné 104 (104, avenue Jean Lolive à Pantin – 93).

1. Hétérophonie Cinéma /Poésie : Judith Cahen, Masayasu Eguchi et Florence Pazzottu
2. Publicité du judo — "Cérémonie" de Rudolf di Stefano et Minh Sourintha
Interlude 1: "Disparaître…" de Jérôme Benarroch
3. Actualité de la poésie — "Les trois crânes" de Jérôme Benarroch
Interlude 2 : "Octobre, une invention de l’année 2015" de Jean Seban
4. Annoncer Hétérophonie 68
Entracte
5. Publicité des mathématiques — La notion de formalisation, éclairée par la théorie des modèles
Interlude 3 : "Duelle X" de Jérôme Benarroch
6. Actualité du Théâtre : "Le plaisir d’être honnête" de Pirandello par Marie-José Malis
Interlude 4 : "Décembre, une invention de l’année 2015" de Jean Seban
7. Musique sur écran noir — "Tombeau" de Pierre Boulez
8. Annoncer l’amour — "Ma nuit chez Maud" d’Éric Rohmer

â–º Du 7 avril au 7 mai, galerie Sophie (Paris), exposition d’Anne-Olivia Belzidsky, « Théorie des petits ensembles ».
VERNISSAGE LE JEUDI 7 AVRIL DE 17H à 21H

dessin . bijoux . sculpture . photographie
accompagnée par un écrit d’ Eric Michel.

EXPOSITION DU 7 AVRIL AU 7 MAI

Anne-Olivia Belzidsky,
Théorie des petits ensembles.

Au premier jour il y eut ce vidéogramme, cette apparition de sculpture-princesse dans ma vie.
Puis il y eut ce concert.
Enfin il y eut cette rencontre, rue des Carmes. Les regards qui s’expriment avant les mots.

A deux pas de l’internat de ma jeunesse, à deux pas du dojo que je fréquentais à mon retour du Japon.

La voie.
L’unique trait de pinceau.
Le centre de gravité d’une vie.
L’aleph.

Puis il y aura les échanges, les sons, les tourbillons de synchronicité.
La voix.
Juste là.

Et maintenant l’alchimie de l’encre et de l’or, la topologie des anneaux, des mailles, des courbes, des plis, l’infini des correspondances, des reflets, la mécanique des photons, l’éclat des pierres, le paradis des persistances rétiniennes.

Une nouvelle proposition: la Théorie des petits ensembles.

La voie.
Juste là.

Eric Michel, 2016

Galerie Sophie Etc, 2 rue Gambey, 75011

 

10 février 2014

[Agenda] Colloque international de Toulouse  » Création, intermédialité, dispositif « 

Le colloque international “Création, intermédialité, dispositif”, organisé par le laboratoire LLA CREATIS en partenariat avec l’Université du Québec aura lieu du 11 au 14 février 2014, à l’Université de Toulouse Le Mirail.

Ce sera pour Laura Vazquez l’occasion de présenter une réflexion autour de l’intermédialité du dispositif poétique performatif, en analysant l’effet de la combinatoire des médias dans les performances poétiques Liste des langues que je parle (à partir de 4:27 mn) de Christian Prigent et Improvisation poétique de Christophe Tarkos. Nous verrons que la pluralité des médias (voix, vidéo, corps, texte) entraîne une pluralité des sémioses qui participe à la mise en place d’une poétique particulière ou OLNI : Objet littéraire non identifié (cf Christophe Hanna, Nos dispositifs poétiques, Questions théoriques, 2010)

Dans le cadre de ce colloque interviendront également : Emmanuelle Garnier, Christophe Wall-Romana, Anne Reverseau, Nadja Cohen et Henri Scepi, Eric Méchoulan, Monique Martinez, Maria Tortajada, Arnaud Rykner, Damien Beyrouty, Guy Larroux, Pierre Piret, Mireille Raynal, Fabienne Denoual, Elise Van Haesebroeck, Anne Pellus, Julien Aubert, Jean-Michel Court, Vincent Mika, Marie-Jeanne Zenetti, Marion Froger, Olivier Ammour-Mayeur, Euriell Gobbé-Mévellec, BenoiÌ‚t Tane, Philippe Ortel et Bernard Vouilloux.

Présentation du colloque

Les questions trans-sémiotiques et trans-artistiques, devenues classiques en critique littéraire, s’élargissent aujourd’hui aux relations entre médias, prenant ainsi en compte les supports, canaux et institutions permettant aux messages de circuler. Elles s’enrichissent de nouveaux niveaux d’analyses intégrant les considérations techniques et pragmatiques qui entrent dans la définition des dispositifs de communication en général. Ainsi a émergé dans plusieurs pays simultanément la notion d’intermédialité, forgée au début des années 1960 par Jürgen Ernest Müller à partir de la notion d’intertextualité.

Ce colloque abordera la question de l’intermédialité en termes de création. A quelle finalité ou à quelle urgence la collaboration entre médias répond-elle ? Sa vocation est-elle ludique, critique, politique, compensatoire, réflexive ? Tout en exploitant les possibilités, notamment techniques, du milieu dans lequel elle s’inscrit, l’intermédialité réagit-elle aux tensions ou ruptures tranversant un tel milieu ?

Le colloque tentera aussi de repenser la notion d’intermédialité à la lumière d’une poétique des dispositifs. On verra notamment quels effets figuratifs produit la convergence des médias au sein des oeuvres, que ce soit sur scène, au cinéma, dans une installation ou dans un texte littéraire.

Vous pouvez accéder au programme prévisionnel du colloque en cliquant ICI

14 janvier 2014

[Agenda] Deux incontournables de janvier

En ce premier mois de 2014, on ne manquera pas le lancement du Festival POEMA et le RV autour de l’ œuvre de Stanislas Rodanski.

 

â–º Demain, mercredi 15 janvier 2014, à 19H, aura lieu l’inauguration du Festival POEMA – écritures contemporaines.

À 20H30, conférence d’Isabelle Krzywkowski : "Poésie, première moitié du XXe siècle – Les avant-gardes ou l’irruption du corps".

De janvier à juin 2014, parmi les écrivains invités : Edith Azam, Sebastian Dicenaire, Patrick Dubost, Anne Kawala, Sébastien Lespinasse, Cécile Mainardi, Christophe Manon, Bernard Noël, Charles Pennequin, Christian Prigent (avec Vanda Benes), Valérie Rouzeau, Franck Smith, Lucien Suel…

Programme complet : ici.


â–º STANISLAS RODANSKI FLAMBE LE 29 AU BAL DES ARDENTS !

Après sa chronique sur Substance 13, Jean-Nicolas Clamanges vous recommande ce rendez-vous du mercredi 29 janvier

Librairie « Le Bal des Ardents »

17 rue Neuve à Lyon

à partir de 19h

Rencontre avec François-René Simon

éditeur de Requiem for me et de Substance 13 (Éditions des cendres)

et de Je suis parfois cet homme (Gallimard)

 

« Fanal de Maldoror, brûle toute la nuit pour moi, afin qu’une dévorante ardeur me tienne toujours au bord des flammes, en révolte ! » (S. Rodanski, Je suis parfois cet homme).

17 décembre 2013

[Agenda] Manifestenez-vous !

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En cette fin de semaine, deux rendez-vous à ne pas manquer dans le haut lieu al dantesque (MANIFESTEN, 59 rue Thiers à Marseille) : une conférence de Paul Hegarty et une rencontre poétique au féminin avec Nathanaël, Amandine André et Liliane Giraudon. Alors, manifestenez-vous !

â–º Vendredi 20 décembre 2013 à 19H, conférence de Paul Hegarty, "Barrage contre : musiques nouvelles comme prophylaxie, Harsh Noise Wall comme guérison virale" (entrée libre / restauration sur place).

Paul Hegarty, propose ici un axe de réflexion ambitieux de la nouveauté en musique, avec le lien à la rupture, et les concepts esthétiques liés aux forces destructrices qui ont réellement fait exploser les frontières de l’art.

« Vienne continue de nous proposer un modèle d’ores et déjà (et même depuis toujours) révolu de ce qu’est la révolution en musique, mais de manière exemplaire et toujours valable. Le mur érigé en forme de musiques nouvelles (appellation plutôt ironique) se trouve en face de la Harsh Noise Wall « . Paul Hegarty.

Paul Hegarty est un philosophe et maître de conférence en philosophie et donne aussi des cours de « culture visuelle » à l’Université de Cork en Irlande. Ses domaines de prédilection sont la philosophie de la musique et les philosophes du XXe siècle de la « French Theory » (Baudrillard, Deleuze…). Il a publié de nombreux articles sur le sujet dans des revues scientifiques et des magazines spécialisés (comme Wire), ainsi que le livre Noise/Music : A History. Musicien performer, il a créé le label dotdotdotmusic.

Une manifestation inscrite dans le cadre du festival Nuit d’hiver#11.

â–º Samedi 21 décembre 2013, Rencontre poétique à 20H : Lecture et discussions avec NATHANAËL, AMANDINE ANDRÉ, LILIANE GIRAUDON (une rencontre imaginée et organisée par la Revue La Vie Manifeste).

– Nathanaël, canadienne, vit à Chicago. Elle écrit en français et en anglais et est l’auteure d’une quinzaine d’ouvrages dont "The Sorrow and the Fast of It", "L’injure", "Paper City" et l’essai de correspondance "L’absence au lieu" (Claude Cahun et le livre inouvert).
L’œuvre de Nathalie Stephens est un affrontement avec les frontières : celles des nations, des langues et celles des genres, invitant à imaginer des alternatives aux modes de constitution et de diffusion du savoir, et s’ouvrant à la création et à toutes autres formes d’engagement.

– Amandine André : mémoire sur Danielle Collobert. 2005 : création de la web radio "À Bout de Souffle". À partir de 2006 : suit le travail de Bernardo Montet / textes et entretiens sur la danse. 2011 : création et animation de la web revue "La vie manifeste". Diverses publications en revues, papier et net. 2012 : publication de "Cercle des chiens", in "Attaques", Al Dante.

– Liliane Giraudon est une femme de lettre et poétesse française.
Elle est cofondatrice de la revue "Banana Split" et de la revue "If".
Elle a été membre des revues "Action Poétiqu"e, "Impressions du sud", "La Nouvelle B.S". En sus de son travail d’écriture, elle pratique la lecture publique, le théâtre, la traduction…
Dernières publications : "Rafle" (avec Colas Baillieul et Frédérique Guétat-Liviani – Fidel Anthelme X, 2013) ; "Madame Himself" (POL, 2013) et "La sphinge mange cru" (Al Dante, 2013).

Entrée libre. Restauration sur place.

5 décembre 2013

[Agenda] Soirée Ligne 13 / Alter sessio à DATABAZ

Deux événements à ne pas manquer en cette fin de semaine : ce soir à la Bibliothèque Audoux (75003), est à l’honneur la revue LIGNE 13 ; demain soir, Philippe Boisnard et Hortense Gauthier reçoivent à DATABAZ Fabrice Planquette et Yum Keiko Takayama.

â–º À l’occasion de la parution du septième numéro de la revue LIGNE 13, Soirée lectures avec JEAN-FRANCOIS BORY, FRANCIS COHEN et VIRGINIE POITRASSON à la bibliothèque Marguerite AUDOUX (10 rue Portefoin 75003 Paris) le jeudi 5 décembre à 19 heures.

Créée en 2010, LIGNE 13 est une revue de poésie dirigée par Francis Cohen et Sébastien Smirou. Chacun de ses numéros reprend sous un angle différent la question posée par Emmanuel Hocquard : « A quelle distance écrit-on ? » A quelle distance des auteurs qu’on aime ?, du corps ?, de l’expérience de pensée ?, des événements ?, de l’image ?

â–º Vendredi 6 décembre 2013 à 20H, Alter sessio au centre DATABAZ (100, rue du Gond à Angoulême). Fabrice Planquette et Yum Keiko Takayama sont en résidence pour travailler sur leur performance EXTENSION(s)(+) qui mêle danse contemporaine, création sonore et visuelle, et art numérique.
EXTENSION(s) est un ensemble de pièces (performances chorégraphiques, concerts, vidéos) traitant de l’extraction, de la contrainte vers une libération par le détachement ou l’assimilation, l’exploration d’états transitoires et la complémentarité (ou imbrications), dans un dispositif multimédia interactif et génératif.
C’est une échappatoire imaginaire au delà de la perte, errance fantomatique pour l’une et espace de défoulement pour l’autre.
https://vimeo.com/channels/altersessio

__ Fabrice Planquette mène, en plus de ses projets musicaux expérimentaux, des collaborations ouvertes aux arts de la scène, en poésie sonore, installations et vidéo. Il participe aux créations de compagnies de théâtre et de danse depuis 1997. Il a été lauréat de la villa Kujoyama (Kyoto – Japon) en 2006. Depuis 2007, il invite d’autres artistes au sein du groupe A.lter S.essio à créer une série d’oeuvres essentiellement performatives mettant en jeu le corps, l’image, le son et le texte sur un même plan, sans priorité de traitement.
__ Après des études en danse classique, moderne et butoh, YKT développe un travail en performance solo tout en participant à des projets collectifs interdisciplinaires (danse, théâtre, photographie). En tant que membre de la compagnie Sennichimae Blue Sky Dance Club (neo- butoh), elle a été interprète dans toutes les pièces en tournée de 2000 à 2007 (Japon, Corée, France, Etats-Unis, Canada, Chili). Ses performances solo sont également conçues dans des espaces non-théâtraux avec une capacité d’improvisation lors de présentations en galeries notamment. Depuis 2007, elle fait partie du groupe A.lter S.essio en tant que chorégraphe, interprète et créatrice de costumes. Elle mène des ateliers tous publics.

2 décembre 2013

[Agenda] Exposition Clairement dénombrée à La Couleuvre

Jusqu’au 2 février 2014, retrouvez à La Couleuvre (St Ouen) Jean-Michel Espitallier, en compagnie de Florendo Nanni et de Julien Nédélec.

 

28 novembre 2013

[Agenda] Escales lilloises hivernales…

Lille, jusqu’au bonheur en cette fin d’automne : Pascal Bavencove, Pierre Gauyat, Jérôme Leroy, Jacques Roillet, Gérard Streiff et Fabrice Thumerel vous attendent sur le roman social ce samedi toute la journée ; Patrick Varetz mercredi prochain pour la sortie de son Premier mille (P.O.L) ; les Escales hivernales les 7 et 8 décembre pour une manifestation de grande ampleur. Voilà qui mérite bien un détour par Lille et/ou par Libr-critique pour découvertes et réflexions.

â–º Rencontres Écrits du peuples, écrits du Nord

L’association Espace Marx organise le samedi 30 novembre les Rencontres "ECRITS DU PEUPLE – ECRITS DU NORD", au 6 bis rue Roger Salengro à Hellemmes (accès Métro : Ligne 1 – Station Marbrerie)

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Au programme : Lecture, Ecriture, Création littéraire d’inspiration sociale.
Avec la participation de romanciers, nouvellistes, essayistes, poètes, chercheurs universitaires, et autres "passeurs-médiateurs" de l’écrit

– 10h-10h30 : Ouverture des rencontres par Jacques Roillet, président d’Espace Marx et allocution de Jérôme Leroy, écrivain, parrain de l’événement.
– 10h30-12h30 : rencontre-débat, "Quel travail !? Les représentations du travail en France dans les récits contemporains".
Avec Fabrice Thumerel, Université d’Artois (Arras), spécialiste en sociologie de la littérature contemporaine.

Que les représentations du monde du travail dans la littérature française soient historiquement et politiquement marquées ne sauraient étonner. Ainsi l’effacement progressif, au cours du XX° siècle, de la centralité d’une classe ouvrière organisée et solidaire, identifiée comme telle dans la vie sociale, est allé de pair avec la reconquête par les acteurs d’un capitalisme managérial, quelle que soit sa crise, d’une hégémonie idéologique dont les termes "concurrence", "compétitivité", "efficacité", "performance" sont devenus les maîtres mots. Si les acteurs anciens du travail sont peu à peu devenus invisibles, la question du travail reste une donnée sociale, économique et politique majeure. "Rien d’étonnant" donc, selon Fabrice Thumerel, "à ce que l’on puisse déceler une homologie entre, d’une part, les mutations économiques et socioculturelles, et, d’autre part, les nouvelles formes d’écriture du travail", quels que soient par ailleurs les labels choisis pour en rendre compte.

– 12h30-13h15 : Poursuite de la discussion avec les intervenants et auteurs. Dédicaces.
– 13h15-14h30 : Pause-repas.
– 14h30-16h30 : Table ronde "Les passeurs de parole et médiateurs de l’écrit – Richesse et diversité des expériences de terrain", animée par Ricardo Montserrat, écrivain et auteur dramatique, et Laurence Mauriaucourt, journaliste à L’Humanité, avec la participation d’associations d’éducation populaire et de solidarité, d’animateurs d’ateliers d’expression orale et écrite…
– 16h30-17h: Pause dédicaces.
– 17h-19h: Débat "Le Roman noir – littérature de contrebande et de subversion ?"
Avec Gérard Streiff, auteur de "polars" et Jérôme Leroy, écrivain, animé par Pierre Gauyat, auteur de "Jean Meckert, du roman prolétarien au roman noir contemporain" (Encrage, 2013), et Pascal Bavencove, écrivain et militant syndical.

â–º Mercredi 4 décembre 2013 à 19H, Libr-critique vous donne rendez-vous avec Patrick VARETZ à la Librairie Le Bateau Livre (154, rue Léon Gambetta à Lille) pour la présentation de Premier mille (P.O.L, en librairie le lundi 2 décembre 2013, 529 pages, 29 €) : un recueil de 1000 poèmes. L’entretien sera mené par Dominique Quélen, et plusieurs amis de l’écrivain — Katrine Dupérou, Carole Fives, Cécile Richard et Patrice Robin — liront quelques extraits. [Sur LC, lire les poèmes 790 à 794 : un avant-goût du Deuxième mille]

Présentation éditoriale. Patrick Varetz a décidé d’écrire mille poèmes parce qu’il a besoin d’écrire sans cesse, matin, midi, soir, la nuit quand il ne dort pas, parce qu’il aime l’idée d’un gros recueil.
Au début, le vers est libre, c’est plus l’instinct que la volonté qui guide la césure. Et puis, peu à peu, la longueur de chaque vers tend à s’uniformiser, les enjambements se multiplient, le texte se scinde régulièrement en tercets. On croirait le corps glissé dans un corset, les vers imparfaitement justifiés évoquant le relief des vertèbres. Et enfin la structure 3-3-3-1 domine.
Le Je est absent de ce travail, pratiquement. Il s’efface au profit du Tu qui désigne aussi bien l’auteur que ses proches ou le lecteur, voire même, parfois son éditeur.
Les sujets : la colère et le renoncement, le vide et l’imposture, la haine du père, de la maladie, de la mort, du suicide par pendaison, de l’art poétique. Il évoque le roman qu’il est en train d’écrire, le livre qu’il vient de lire, la musique qui le poursuit, le pays où il voyage. S’appropriant d’autres champs sémantiques que le sien, il se livre, en italiques, à des imitations : le livre de Job, celui des Lamentations, l’Isa Upanishad, Walt Whitman, ou Victor Hugo. Il organise son chaos intérieur… Venant buter sans relâche contre l’os de l’âme, il ne cesse d’interroger le vide qu’il ressent sous son cœur…

â–º 8e Fête du Livre de Lille Escales hivernales

 

CCI GRAND LILLE

7 & 8 décembre 2013

Plusieurs dizaines d’écrivains et d’artistes, des poètes, des romanciers, des nouvellistes, des auteurs de théâtre, de polars, des auteurs de livres jeunesse – parmi lesquels : Éric Clémens, Sylvain Coher, Dominique Fabre, Ian Monk, Patrice Robin, Jean Rouaud, Valérie Rouzeau, Vincent Tholomé, Jean-Pierre Verheggen… Près de mille mètres carrés accueillant les nombreux stands de maisons d’édition, de librairies et de structures culturelles… Des rencontres, des débats, des animations, des ateliers et des lectures… Cette année encore la ville de Lille sera, en ce début du mois de décembre et dans l’écrin prestigieux de la Chambre de Commerce et d’Industrie, au rendez-vous du livre et des littératures. [Télécharger le programme complet]

19 novembre 2013

[Agenda] Colloque Tierslivre.net : François Bon à l’oeuvre

Six ans après le colloque de Saint-Etienne, "François Bon – éclats de réalité", voici un colloque consacré à un aspect important de son activité : son site Tiers Livre.

 

"Tierslivre.net : François Bon à l’œuvre", Colloque de Montpellier 29-30 novembre 2013, site Saint-Charles de l’université Paul-Valéry, salle des colloques 2. Comité d’organisation : Pierre-Marie Héron et Florence Thérond.

Vendredi 29 novembre

9h15 Accueil des participants. Ouverture des travaux

Séance 1 animée par : Gilles Bonnet (Lyon 3)

* 9h30 François Bon
« Le web comme doute pratique »

1997-2013 : plus de 15 ans de site sur Internet, à voir apparaître tous les 2 ou 4 mois, de nouveaux outils, de nouveaux usages. Parfois en profiter, parfois laisser se sédimenter dans le fond du site des pages fossiles. Puis accélération : et si le site devenait le travail principal, mangeait les livres autrefois publiés, en prenait le rôle ? Et qu’est-ce que ça change pour soi ?

10h15 Discussion

* 10h30 Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)
« Tiers Livre : “le théâtre c’est dedans” »

Hypothèse : et si le tiers du livre n’était pas l’altérité d’un texte web, mais un théâtre ? Et si le site n’avait été que le prolongement radical d’une expérience théâtrale totale, de langue et de voix et d’images ? Laboratoire du Tiers Livre  : un théâtre dans la mesure précise où, s’il excède l’espace d’un théâtre, l’exercice de corps sur un plateau, il travaille à en prolonger toutes ses forces, et l’expérience même de sa traversée.

* 11h Stéphane Bikialo & Martin Rass (Poitiers)
« Les espaces du site : fbon et le réseau »

Bernard Noël caractérise « l’espace du poème » (POL, 1998) comme « forme vide », « qui a des bords mais pas de limites ». Nous partirons de là pour analyser l’espace du Tiers Livre comme tiers-espace et hyperespace, afin de démêler ce qui du réseau contribue à créer la figure d’un sujet de l’écriture, « fbon », à ne pas confondre avec François Bon.

* 11h30 Florence Thérond (Montpellier 3)
« Figure(s) d’auteur »

Dans et autour de Tiers Livre, François Bon construit une figure auctoriale de type nouveau, avec sa mythologie, son territoire, son système… Une aventure du web qui comporte un risque : celui de l’émiettement, d’une dilution de la figure de l’auteur dans un collectif qui pourrait finir par devenir anonyme.

12h Discussion

Séance 2 animée par : Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)

* 14h15 Marie-Eve Thérenty (Montpellier 3)
« Tiers Livre et œuvre-monde »

D’où vient la fascination de François Bon pour les œuvres-monde d’un Rabelais, d’un Balzac, d’un Proust ? Peut-être, entre autres, de leur caractère déjà quasiment hypertextuel, annonçant un type d’écriture hyperliée qu’il met lui-même en place dans Tiers Livre. Il y a un lien à explorer entre le travail critique de François Bon, sa fascination pour ces corpus hypertextuels avant la lettre et sa propre réalisation sur le web.

* 14h45 Aurélie Adler (Université d’Amiens)
« Tiers Livre : une cartographie “des mondes parallèles” »

Depuis 1997, l’écrivain ne cesse de donner forme, par le biais des outils numériques, à des mondes juxtaposés, superposés, communicants. Attentif aux jonctions entre monde ancien (« pays dit réel ») et « nouveau monde », dit virtuel, il fait de l’écriture-web l’outil et le motif privilégié d’une exploration de la ville contemporaine. Pensé « comme une ville », Tiers Livre renvoie par ses arborescences, ses hyperliens, à l’architecture et aux voies de circulation de la ville d’aujourd’hui. Il s’agira d’étudier les procédés par lesquels François Bon entend élaborer une image de la ville contemporaine.

15h15 Discussion et pause

Séance 3 animée par : Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)

* 15h45 Sébastien Rongier (Paris)
« Tiers Livre, une structure en constellation. Lecture d’un site »
Quelle lecture implique le Tiers Livre de François Bon ? Le site déjoue les logiques habituelles de lecture numérique. Véritable « écosystème de l’écriture », en même temps qu’espace d’expérimentation, il impose au lecteur une double dynamique d’infini et de profondeur.

* 16h15 Oriane Deseilligny (IUT de Villetaneuse, Paris Nord)
« Sur les traces de François Bon : le Tiers Livre, dispositif d’écritures et d’énonciations multiples »

Comment le site s’adresse-t-il aux lecteurs, comment organise-t-il différents niveaux d’accessibilité, etc. ? Consacrée aux formes d’éditorialisation du site conçu comme un dispositif total et contrôlé, l’analyse sera centrée sur l’outillage du dispositif, abordé à la lumière des notions d’énonciation éditoriale (E. Souchier), d’architexte et de trace.

16h45 Discussion

* 17h Emmanuel Delabranche (Rouen)
« c’est de l’autre soi » (vidéo-projection)

À la reprise numérique de Limite sur Tiers Livre, François Bon retouche, corrige, annote et complète le texte paru en 1985 aux éditions de Minuit. À la manière de ses écritures hebdomadaires et classées Limite devient une suite d’articles du Tiers Livre constituant un tout complexe dont chaque partie peut être lue indépendamment des autres. Autobiographie des objets comme très récemment Proust est une fiction ont suivi un processus d’écriture contraire : publiés article après article sur Tiers Livre avant de trouver place sur le papier. Tumulte était déjà de ceux-là. À la lecture des re-publications partielles de Limite sur Tiers Livre, j’ai engagé un travail en résonance en ajoutant à certaines phrases propositions ou mots sélectionnés des images comme François Bon aurait lui-même pu le faire si la parution avait d’abord été web avant d’être papier. Au-delà de ce qui est dit c’est de l’autre soi.

 

Samedi 30 novembre

 Séance 4 animée par : Florence Thérond (Montpellier 3)

* 9h30 Michel Collomb (Montpellier 3)
« L’ouverture sans fin : l’usage de la photographie dans Tiers-Livre »

Sur l’écran de l’ordinateur, la page est une image que je peux explorer sous tous les angles, à volonté. Agrafées ‒ ou agraphées ‒ à cette image, des photographies que j’ouvre d’un clic. Quel est leur statut ? Elles sont sans doute reliées au texte, le suscitent ou l’illustrent, mais certaines passent à travers la maille du filet et gagnent directement l’ouverture sans fin, vers laquelle les textes s’efforcent.

* 10h Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)
« Tiers Livre à l’oreille : la part de l’écriture audio »

Le disque, la radio, la télévision, le web : les inventions du dernier siècle ont formidablement amplifié et augmenté la présence sonore du monde. Elles ont aussi incité les écrivains, environnés de machines parlantes, traversés comme leurs contemporains, de voix, musiques, rythmes, bruits et rumeurs, à devenir des surauditifs. François Bon est de ceux-là, et pourtant, la part de l’écriture audio peut sembler restreinte dans Tiers Livre

10h30 Discussion et pause

Séance 5 animée par : Stéphane Bikialo (Poitiers)

* 10h45 Anaïs Guilet (Poitiers)
« Les web-livres de François Bon, une écriture transmédiatique »

Ma communication s’intéressera au travail d’écriture de François Bon dans ce qu’il implique de va-et-vient médiatique entre le site web et le livre (papier et numérique), et au discours de l’écrivain sur sa pratique. Nous nous concentrerons pour cela à un de ses Web-livre en particulier Prous est une fiction. Le mot web-livre recouvre chez lui des œuvres aux trajets médiatiques différents, mais qui dans tous les cas témoignent d’une virtuosité à l’égard des médias et de leur technicité que l’on trouve rarement chez les écrivains contemporains.

* 11h15 Gilles Bonnet (Lyon 3)
« On relit toujours avec de soi »

La rubrique « web-livres » de Tiers Livre regroupe des textes aux statuts divers : des œuvres nativement numériques côtoient des textes déjà publiés en version papier, puis repris, relus, parfois réécrits. Une nécessaire typologie m’amènera, dans un second temps, à accorder une attention particulière au cas de Limite, publié en feuilleton, augmenté d’un paratexte inédit, puis repris par Publie.net. Ces chantiers rouverts sont l’occasion d’une autobibliographie étroitement liée aux spécificités du Web et du « numérique comme recréation » (F. Bon).
11h45 Discussion

13 novembre 2013

[Agenda] Editions Aencrages à la galerie Autrement

Filed under: agenda,News,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 16:07

Libr-critique vous invite à découvrir à la fin de ce mois l’une de ces maisons d’édition créatives qui mérite d’être connue.

 

La galerie des éditions Autrement (Métro Bastille) accueillera du 25 au 29 novembre une exposition des travaux typographiques des éditions Æncrages & Co – dont le catalogue fait envie : Armand Gatti, Claude Louis-Combet, Bernard Noël, Jacques Rebotier…

Au programme : présentation des livres et affiches, livres d’artistes et atelier de découverte de la typographie sur place.

Le vernissage aura lieu le mardi 26 novembre à 18h.

Accès au dossier de presse => http://aencrages.free.fr/dossier-de-presse.pdf

♦ Galerie Autrement, 77 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris

9 novembre 2013

[Agenda] Christian Prigent

Passez de 2013 à 2014 avec Christian Prigent, de Saint-Brieuc à Lille, via Paris et Valenciennes.

â–º Lundi 18 novembre 2013, 19h à 21h30, à Saint-Brieuc
 : Rencontre avec Christian Prigent et Vanda Benes, Villa Carmélie
 (55 rue Pinot Duclos à Saint-Brieuc
). Entrée gratuite
. Réservation souhaitable (mais pas obligatoire) au 02 96 33 62 41.

À l’occasion de la parution, en mars 2013, chez POL, de son roman Les Enfances Chino, Christian Prigent ouvrira la boîte à outils de l’écrivain. Il partagera avec nous le matériau d’où part l’écriture (photos, peintures, tableaux, gravure, chansons d’operette…). Il dira comment ce matériau surgit à mesure que le parcours s’invente, comment il devient coloration, tonalité, littérature.

Soirée en trois parties : La fabrique Chino. Guest star : Philippe Boutibonnes, microbiologiste, peintre, dessinateur, écrivain, philosophe, cycliste.

Lectures à une et deux voix (Vanda Benes et Christian Prigent). Chansons (Vanda Benes accompagnée au piano par des élèves du Conservatoire de Saint-Brieuc). Projections commentées (Christian Prigent et Philippe Boutibonnes).

â–º Samedi 23 novembre 2013, dans le cadre de Citéphilo 2013.

 

14h30 > 16h30 : Projection de La belle journée (1h07, coul., 2010)
en présence de la réalisatrice :
Ginette Lavigne, réalisatrice, monteuse
A également réalisé : La nuit du coup d’Etat, Lisbonne, avril 1974 (2001), Un voyage en Israël (2008), Jean-Louis Comolli, filmer pour voir ! (2013)
Christian Prigent, poète, romancier, essayiste
A notamment publié : La vie moderne. Un journal (POL, poésie, 2012), Les enfances Chino (POL, roman, 2013) 
Présentation : Jacques Lemière, Institut de sociologie et d’anthropologie, CLERSE (UMR 8019 CNRS), Université Lille 1
Monteuse (notamment des films de Jean-Louis Comolli, L’Affaire Sofri, la série des films sur Marseille, et beaucoup d’autres), Ginette Lavigne est aussi réalisatrice. Dans La Belle Journée, elle se met au défi de la réalisation du film sur et avec un poète, Christian Prigent, sur son monde et sur son œuvre, à partir (texte et chansons du film) d’extraits de quatre ouvrages de l’écrivain : Commencement (1989), Une phrase pour ma mère (1996), Grand-mère Quéquette (2003), Demain je meurs (2007), tous parus chez POL. Rigoureux et inventif travail cinématographique, qui sera reçu en tant que tel, et aussi, parfaite introduction à la rencontre-lecture avec Christian Prigent, qui suivra, deux heures plus tard, à la Médiathèque Jean Levy de Lille.

 

 
Palais des Beaux-Arts – grand auditorium – Place de la République – Lille
 
18h30 > 20h30 : Christian Prigent ou l’acte poétique
En partenariat avec les médiathèques de Lille
Christian Prigent, poète, romancier, essayiste
A notamment publié : La vie moderne. Un journal (POL, poésie, 2012), Les enfances Chino (POL, roman, 2013) 
Présentation : Gérard Briche, professeur de philosophie à l’Ecole Supérieure d’Art de Tourcoing
L’homme qui parle scande les phrases, éclate les mots, triture la langue. Cet homme, c’est Christian Prigent, et il dit de la poésie. Mais cette poésie passe par le corps – littéralement. Car c’est dans l’acte que la poésie, la vraie, advient. Dans cet acte, dans cette performance, c’est toute la réalité matérielle qui passe, et d’abord la réalité biographique du poète. Ainsi la poésie est-elle pétrie de toute la matière de la vie, et jusqu’à ses aspects les plus triviaux, mais les plus rigolos aussi. Christian Prigent : la poésie, c’est d’abord ce qu’on imagine être le plus étranger à la poésie.
 
Médiathèque Jean Lévy – 32/34 rue Edouard Delesalle – Lille

â–º Trois jours avec Christian Prigent à la Maison de la Poésie de Paris, du 28 au 30 novembre 2013 : voir le programme.

â–º Lecture/conférence de Christian Prigent : "Martial, grande brute !" (quelle traduction contemporaine de l’obscène latin ?).

" Rapide, vacharde, pittoresque, rigolote, souvent obscène, toujours à la fois savante et désinvolte, la poésie épigrammatique de Martial s’inscrit dans la tradition, mineure mais vivace, d’une poésie non idéaliste qui « sent l’homme » quotidien. Du coup, elle tente l’effort de traduction des « modernes » de toutes les époques. Les 650 textes que j’ai essayé de « recycler » dans une forme méticuleusement métrée et travaillée par la distance des anachronismes paraîtront chez POL en avril 2014." (C. Prigent)

Dans le cadre du séminaire de MASTER 1 & 2 "L’obscénité en perspective : antiquité/ modernité", le jeudi 12 décembre 2013 de 11H à 13H – Université de Valenciennes , Site du Mont Houy, Bâtiment Matisse, Salle 208 -, B. Gorrillot invitera Christian Prigent, l’un des grands poètes français actuels, à l’occasion de la publication prochaine de sa traduction de DCL épigrammes de Martial (Paris, P.O.L, 2014). Cours ouvert à tous.

â–º Début 2014, les éditions P.O.L mettront en ligne sur leur site une sélection d’essais et d’entretiens de Christian Prigent – parmi lesquels les quatre que nous avons réalisés ensemble entre 2001 et 2013.

En plus de "Passage des avant-gardes à TXT" (dans Francis Marcoin et Fabrice Thumerel dir., Manières de critiquer, Artois Presses Université, 2001, p), trois entretiens publiés sur Libr-critique :

* "L’Incontenable Avant-Garde", 6 décembre 2006 ;

* "De TXT à Fusées", 16 mai 2008 ;

* "Christian Prigent, un ôteur réeliste", 14 mars 2013.

â–º Du lundi 30 juin (19H) au lundi 7 juillet 2014, premier colloque international de Cerisy sur l’œuvre de Christian PRIGENT : "Christian Prigent : tou(v)er sa langue", sous la direction de Bénédicte Gorrillot, Sylvain Santi et Fabrice Thumerel. [Lire la présentation détaillée et le programme complet]

Argumentaire. Comme ancien directeur de la revue d’avant-garde TXT (1969-1993) autant que par l’ampleur et la diversité de son œuvre personnelle, Christian Prigent (né en 1945) fait l’objet, depuis 10 ans, de multiples publications, rencontres, journées d’étude, enregistrements, mises en scène et films. D’où l’opportunité d’organiser un colloque international qui permette d’établir un premier bilan des réflexions proposées sur cet écrivain et d’ouvrir d’autres perspectives de lecture.

Le réel est ce que l’écrivain affronte, face auquel il essaie de trouver sa langue. Or ce réel est pour lui, comme pour Lacan, ce qui "commence là où le sens s’arrête". C’est encore le réel pulsionnel du corps qui défait les voix, comme chez Artaud ou Bataille. Marqué par la négativité de la Modernité, Prigent ne cesse donc de trouer la langue, les représentations admises aussi bien que l’histoire littéraire. Et il problématise violemment la légitimité du geste créateur. Mais il invite aussi à un salut du poétique inattendu en ce début de siècle qui continue volontiers à liquider, avec les avant-gardes, les genres millénaires, les engagements politiques et les utopies esthétiques. Les livres de Christian Prigent proposent ainsi une "trouée", au sens de la promesse d’une embellie. Car s’y opère peut-être le miracle d’avoir forcé l’expression juste du réel, voire de soi ?

4 novembre 2013

[Agenda] L’intertextualité dans l’oeuvre d’Annie Ernaux, colloque international de Rouen

Tandis que ce soir France 3 diffuse un documentaire sur Annie Ernaux, et dans l’attente de la parution des Actes du Colloque de Cerisy (2012 ; parution imminente), se tient à Rouen les jeudi 14 et vendredi 15 novembre prochains un nouveau colloque international sur son œuvre – preuve, s’il en était besoin, de son importance capitale.

Argumentaire du Colloque international, les 14-15 novembre 2013 

Comité scientifique : Philippe Lejeune (Paris 13 Nord Villetaneuse), Daniel Mortier (Rouen, CÉRÉdI), Christine Planté (Universités de Lyon – Lyon 2)

Comité d’organisation (CÉRÉdI) : Robert Kahn, Laurence Macé, Françoise Simonet-Tenant

Plusieurs colloques ou journées d’étude généralistes ont déjà été consacrés à l’étude de l’œuvre d’Annie Ernaux, en particulier « Annie Ernaux, une œuvre de l’entre-deux » sous la direction de Fabrice Thumerel à l’université d’Artois en 2002, « Annie Ernaux, se perdre dans l’écriture de soi » sous la direction de Danielle Bajomée et Juliette Dor à l’université de Liège en 2008, « Annie Ernaux, se mettre en gage pour dire le monde » sous la direction de Thomas Hunkeler et Marc-Henry Soulet à l’université de Fribourg en 2012 et « L’œuvre d’Annie Ernaux : le temps et la mémoire » sous la direction de Francine Best, Bruno Blanckeman et Francine Dugast-Portes à Cerisy-La-Salle en juillet 2012.

Nous pensons qu’il reste encore beaucoup à dire sur une œuvre que le discours critique en France n’a prise qu’assez récemment au sérieux. La perspective retenue pour le colloque organisé par le CÉRÉdI et l’Université de Rouen les 14 et 15 novembre 2013 est celle, très précise, de l’intertextualité (française et étrangère) dans l’œuvre d’Annie Ernaux, entendue globalement comme « effets de convergence et de divergence entre une œuvre et l’ensemble de la culture qui la nourrit » (Tiphaine Samoyault, L’Intertextualité, Armand Colin, 2005). Par ailleurs le colloque qui se déroulera en présence d’Annie Ernaux sera une manière de retour à la source puisque l’écrivain a passé son enfance et adolescence à Yvetot et a été étudiante en lettres à l’Université de Rouen où elle a d’ailleurs décidé de consacrer son diplôme d’études supérieures au surréalisme.

La notion d’intertextualité nous a semblé particulièrement pertinente, appliquée à une œuvre accueillie longtemps avec réticence dans les milieux lettrés – en particulier, après la publication de Passion Simple (1992). Des années durant (jusqu’à la toute fin des années 1990) l’œuvre d’Annie Ernaux fut doublement disqualifiée en France en raison de la présence en son sein d’une culture du monde dominé et d’un parti pris autobiographique clairement affirmé à partir du quatrième récit, La Place (1984). D’une part, l’on brocarda volontiers les références interdiscursives affichées (chansons, littérature dite populaire) ; d’autre part, les partisans d’une littérature canonique considérèrent que l’écriture de la vie, telle que la pratique Annie Ernaux dans un esprit de vérité, était une solution de facilité et de pauvreté, abstraite de toute mémoire littéraire.

S’intéresser à la richesse de l’intertextualité dans l’œuvre d’Annie Ernaux permet de tordre définitivement le cou aux préjugés de cette réception académique. Le colloque entend montrer la généalogie complexe d’une œuvre tissée à la fois de textes et discours de la culture antérieure et de sa culture environnante. Nous nous intéresserons à l’intertextualité fondamentale d’une œuvre poreuse au marmonnement du monde et à laquelle s’applique particulièrement bien la réflexion de Marc Angenot : « l’approche “intertextuelle” peut avoir pour effet de briser la clôture de la production littéraire canonique pour inscrire celle-ci dans un vaste réseau de transaction entre modes et statuts discursifs, le discours social. Il y a là une attitude nouvelle quant à la place même qu’occupe le littéraire dans l’activité symbolique. » (« L’intertextualité : enquête sur l’émergence et la diffusion d’un champ notionnel », Revue des sciences humaines, n° 89, 1983).

Nous nous emploierons également à établir combien le travail constant de la mémoire de la lecture et de l’écriture féconde le processus créateur. On se permettra à cet égard de citer Annie Ernaux : « L’empreinte des livres sur mon imaginaire, sur l’acquisition, évidemment du langage écrit, sur mes désirs, mes valeurs, ma sexualité, me paraît immense. J’ai vraiment tout cherché dans la lecture. Et puis, l’écriture a pris le relais, remplissant ma vie, devenant le lieu de la recherche de la réalité que je plaçais autrefois dans les livres. » (L’Écriture comme un couteau, Stock, 2003). Les études génétiques ont d’ailleurs prouvé à quel point l’œuvre ernausienne est nourrie par la mémoire littéraire. C’est indéniablement une œuvre qui prend ses racines dans un terreau d’influences mêlées, admirées ou combattues, où se mêlent les écrivains glorieux (Proust, Flaubert, Woolf, Perec, Beauvoir, Sartre…) et une littérature populaire méprisée par les instances d’évaluation critique et universitaire.

L’œuvre d’Annie Ernaux est importante à bien des titres, mais aussi en ce qu’elle réussit le tour de force de s’affirmer comme une voix singulière et universelle grâce à un jeu intertextuel et, plus largement intersémiotique, intense et maîtrisé. En outre, il ne s’agira pas seulement de montrer en quoi cette œuvre peut dériver d’une culture syncrétique mais de suggérer en quoi comme texte second, elle réactive le sens de certains textes premiers dont elle s’est nourrie et comment elle a pu bousculer l’idée même qu’on se fait d’un texte littéraire.

Photo de Cerisy : de gauche à droite, Francine Best, Christian Baudelot, Bruno Blanckeman, Fabrice Thumerel et Annie Ernaux.

 

                                            Programme                                               

              

Jeudi 14 novembre : Maison de l’Université, salle de conférences

9h : Ouverture du colloque

 I. Le canon :

 10h Lyn Thomas ( London Metropolitan University) : « Ennemies de classe ou âmes-sœurs : Virginia Woolf et Annie Ernaux ».

 10h30 : Maya Lavault ( Paris IV) : « Annie Ernaux : l’usage de Proust ».

 Pause

 11h15: Marie-Jeanne Zenetti (Lyon II) : « Intertextualité et redéfinition de l’écriture de soi : Rousseau, Hugo et Annie Ernaux ».

 11h45 : Linda Rasoamanana ( Mayotte) : « Annie Ernaux et Albert Camus ».

 

II. Nouvelles formes romanesques :

 14h 30 : Merete Stistrup-Jensen ( Lyon II) : «L’autobiographie impersonnelle : Georges Sand, Selma Lagerlöff, Gertrud Stein et Annie Ernaux ».

 15h : Nathalie Froloff ( Tours) : « Le choc Vassili Grossman ».

 Pause

 15h30 : Elise Hugueny-Léger ( St. Andrews) : «  La fête : Flaubert, Pavese, Duras et Annie Ernaux ».

 16h : Thomas Hunkeler, (Fribourg) : « Annie Ernaux et le Nouveau Roman : une histoire d’amour ratée ? »

 

Vendredi 15 novembre : Maison de l’Université, salle de conférences 

 III .Intratextualité :

 9h 30 : Pierre-Louis Fort (Cergy-Pontoise) : « Agendas et journaux intimes »

 10h : Danielle Bajomée ( Liège) : «  Les Années : réminiscence »

 Pause

 10h 15 : Alain Schaffner ( Paris III) : « La passion dans Une passion et Se perdre ».

 10h45 : Fabrice Thumerel (Université d’Artois) : « Ecrire contre pour écrire la vie : Les Années. (Texte, métatexte, intertexte et avant-texte) »
—————
Résumé
L’étude de l’intertexte (littéraire/culturel, textuel/discursif, allusif/citationnel) sera menée ici dans une perspective sociogénétique : il s’agira d’examiner comment, pour ce "roman total" que constituent Les Années, texte, métatexte et avant-texte construisent un intertexte littéraire et socioculturel subversif ; autrement dit, comment Annie Ernaux, pour qui position et opposition ne font qu’un, se situe par rapport à l’histoire littéraire, au champ littéraire et au champ du pouvoir contemporains.

—————
11h15 : Véronique Montémont ( Nancy II) : «  Les Années : une chambre d’échos ».

IV . Intermodalité :

 14h30 : Michelle Bacholle-Boskovic (Eastern Connecticut State University) : « L’intersémiotique ernalienne : un dialogue au-delà de l’écriture ».

 15h : Fabien Gris (E.N.S Lyon) : « Annie Ernaux va au cinéma »

 15h 30 : Discussion générale et conclusion.

 

 

2 novembre 2013

[Agenda] Résidence Zanzibar à Aix-en-Provence, avec Bernard Stiegler

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LC vous recommande tout particulièrement cette rencontre avec Bernard Stiegler, philosophe déridien dont sont capitales les réflexions sur le temps, la société hyperindustrielle, l’actuelle misère symbolique, le cinéma…

Résidence ZANZIBAR – Avec Bernard Stiegler – 5 au 7 novembre – Aix-en-Provence
 
Résidences, rencontres, conférences, publication
Un projet de Alphabetville avec ZINC et Leonardo/Olats
En coproduction avec Marseille-Provence 2013
 
Les résidences Zanzibar en 2013 se dérouleront dans le cadre d’un événement particulier qui est celui de la capitale européenne de la culture.
A cette occasion, durant le festival e-topie, parcours d’arts numériques, du 10 octobre au 10 novembre à Aix-en-Provence, et à la suite de Stephen Kovats, sera accueilli le philosophe Bernard Stiegler du 5 au 7 novembre prochains.
 
Programme des interventions publiques

> Une époque hyperindustrielle. Par delà le pour et le contre
Le 5 novembre à 18h30, à l’Amphithéâtre de la Cité du livre
Conférence de Bernard Stiegler
Lire la présentation de la conférence
Cité du Livre
10 rue des Allumettes
13100 Aix-en-Provence
04 42 91 98 88

> Les enjeux de l’éditorialisation : publication dans l’espace public numérique
Le 7 novembre à 18h30, à la MMSH
Conférence de Bernard Stiegler
Lire la présentation de la conférence
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme
5 Rue Château de l’Horloge
13090 Aix-en-Provence
04 42 52 40 00

Bernard Stiegler
Philosophe, Bernard Stiegler axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles – sociales, politiques, économiques, psychologiques – portées par le développement technologique et notamment numérique. En 1987, il conçoit l’exposition « Mémoires du futur » au centre Georges Pompidou. A partir de 1988, il enseigne à l’Université de technologie de Compiègne et y devient directeur d’une unité de recherche qu’il fonde en 1993, « Connaissances, organisations et systèmes techniques ». Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1992, il devient directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel en 1996, puis directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique en 2001. Il fonde l’Institut de recherche et d’innovation au Centre Pompidou en 2006 et est professeur à l’université de Londres depuis 2008.
Il est également président d’ARS INDUSTRIALIS, association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit, créée en 2005, ayant pour objet l’étude et la réflexion transdisciplinaire sur le nouveau monde industriel qui émerge avec le numérique. Association citoyenne intervenant dans le débat public, elle s’efforce de formuler des propositions et, parfois, de les mettre en œuvre par des expérimentations et des actions. Bernard Stiegler est l’auteur de trente ouvrages.
www.arsindustrialis.org
 
 
 
Entrée libre
Réservation conseillée à : alphabetville@orange.fr

Conditions d’accès des lieux d’accueil des événements
 
Informations, documentation
Zanzibar, le blog : www.residencezanzibar.info

30 octobre 2013

[Agenda] Est-ce une bête qui t’anime, au centre ? (Bibliothèque Marguerite Audoux)

Dans le cadre de Paris en toutes lettres 2013, un spectacle proposé par la Maison de la Poésie et la Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris) : Est-ce une bête qui t’anime, au centre ?, samedi 9 novembre 2013 à 19H.

 

Et si le poète était forcément soufflé par l’animal, en lui, par désirs projetés ? Et si la langue humaine ou sa recherche, et si la pensée n’était qu’air brassé, comme dans toutes les gueules ? Et si les sciences voyaient par cécité ? Et si rien n’avait séparé l’homme de la bête, jamais. Et s’il fallait préférer chanter ? Et si rien n’avait jamais séparé l’homme de sa tête ? Et si le devenir-animal n’était pas un devenir-autre mais un devenir-soi.

Quand on pense à l’être ou au devenir, on cherche qui parle… Et plus précisément qui parle qui. Dans qui. Ou dans quoi. Cela pour éviter les fantômes, l’image des spectres qui repousse la spontanéité du sauvage.

Et si les gueules animales sont faites de viandes, les poèmes pneumatiques de Sébastien Lespinasse, de Vincent Tholomé (avec Maja Jantar) respirent au grand air, VUAZ, et répondent au deuil et au vide par la tête charnelle, celle qui n’a qu’un temps. Le corps de chair du poète devient instrument, instrument conjurateur, crâne animal, animal central. Animal sensible. Car la sensibilité n’a qu’un temps.

Poètes sonores, poètes performeurs, Sébastien Lespinasse et Vincent Tholomé viendront dire quelques uns de leurs textes autour d’un thème fondateur, celui de l’animalité. De celle qui nous parle.

♦ VINCENT THOLOMÉ

Poète, lecteur-performeur, belge, né dans les années 60, ayant commis une quinzaine d’ouvrages où les genres (fiction, poésie, BD, harangue, etc.) croisent le fer, où la langue pulse avec joie

Des livres : CAVALCADE (2012), paru chez 2 éditeurs, dans 2 versions un peu différentes et VUAZ (2013)

En tant que lecteur-performeur, a fait partie et fait partie de divers groupes et groupuscules, dont le Trio WYRD, la Troupe Poétique Nomade, et bon nombre de duos, notamment avec Xavier Dubois (guitare) et Maja Jantar (voix) + + +

Travaux en cours : suite de VUAZ + + + co-adaptation en ciné-poème de CAVALCADE, avec Maja Jantar et Gaëtan Saint-Remy + + + CD et perfs autour de VUAZ et de sa suite, avec Xavier Dubois + + + bande-son et CD de CAVALCADE

♦ MAJA JANTAR

est une artiste vocale pratiquant la polypoésie. Polypoésie = poésie + souffles + arts visuels + bruits de bouche + arts sonores + land art + rituels + arts de la scène + (…) + (…) + (…) = une pratique poétique sans limite.

♦ SEBASTIEN LESPINASSE : né le 8 décembre 1975 à Marseille ; vit, dort, rêve et travaille entre Toulouse & Montreuil.

Entrepreneur d’expériences, laboureur de langues, activiste polyglotte, redécouvre et interprète les pionniers de la poésie sonore (futuristes, dada, lettristes… ), tisse étroitement les sons et les sens dans des improvisations poétiques, prend les mots à la gorge et les jette par dessus page, perfore les métaphores lors de performances souvent ludiques, bute, cogne, frotte les oreilles, tympans, peau, yeux, œsophage, estomac, tripes, etc…

« On gonfle les mots ils gonflent leur peau de mots autour de nos souffles ils me regonflent quand j’expire on ne se dégonfle pas je continue la pression mes doigts crissent le long de la peau plastique ils sont gonflés à bloc parfois les mots me gonflent parfois les mots nous crèvent parfois les mots éclatent. »

Des livres : Tendresses Animales, avec Sabine Petit, éd. Le Chant des Muses, Béziers, 2010.

&, avec Maëlle Chastanet, éd. Book Machine Press, Beaubourg Paris, 2013.

Fougax et Barrineuf vont en bâteau, éd. Gros Textes, Châteauroux-les-Alpes, 2013.

Des disques : "Pneuma-R", mars 2012 (éd. Trace Label)

"Pneuma-Récital, live in Barjols", avril 2008 (éd. Z.I.P / Plaine Page).

Des créations pour la scène : Animaux du Sensible, dispositif de lecture, création au Théâtre Le Hangar (Toulouse) en mars 2011 pour le festival Les Perforeilles puis nombreuses reprises dans d’autres lieux et festivals.

Une voie vers les Bouches-Poubelles, conférence-action avec Yves Le Pestipon, création en mai 2012 au Théâtre Garonne (Toulouse).

24 octobre 2013

[Agenda] 10e Festival Poésie Marseille « Nous irons partout »

Du jeudi 7 au dimanche 10 novembre 2013 aura lieu la 10e édition du Festival Poésie Marseille, dont la présentation aura lieu demain, vendredi 25 octobre à 17H au pavillon M (avec Nadine Agostini, Julien Blaine, Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton).

 

La poésie internationale présentée par les poètes eux-mêmes. Là, se succéderont les poètes des 2 mers et des 3 océans avec force et voix, geste, déplacement. Cette poésie est devenue désormais « classique »…

Sur 4 jours seront proposées des performances et des lectures de poésie dans différents lieux : galerie, librairie, musée…

Au programme :

les poètes locaux : Nadine Agostini, Julien Blaine, Liliane Giraudon, Jean-Jacques Viton, Fabienne Yvert.

les poètes nationaux : Edith Azam, Henri Deluy, Hortense Gautier, Serge Pey, Nicolas Vargas.

 les poètes internationaux : Démosthène Agrafiotis (Grèce), Hacen Aymen  (Tunisie), Katalin Ladik (Hongrie), Chiara Mulas (Sardaigne), Hagit Grossman (Israël)

 

Les Lieux : 

Intervention en soirée.

Librairie L’Odeur du temps 07.11.13

Librairie Histoire de l’Oeil 08.11.13

MAC ( musée d’art contemporain ) 09.11.13

Galerie Jean-François Meyer 10.11.13

17 octobre 2013

[Agenda] Translation (MIRE) à DATABAZ

TRANSLATION : du côté d’Angoulême, on embarque avec MIRE (orchestre de table de mixage)… RV demain, vendredi 18 octobre 2013 à 20H30, au centre DATABAZ (100, rue du Gond 16000 Angoulême).

 

///// MIRE (orchestre de table de mixage), par Djamila Daddi-addoun, Lionel Palun et Alice Prédour

TRANSLATION (par HP Process [aka Philippe Boisnard et Hortense Gauthier ] )


_ MIRE est une formation qui se définit comme un orchestre de tables de mixage vidéo. Elle explore la notion de partition et d’orchestre pour des objets audiovisuels non pensés au départ comme des instruments.

MIRE part d’une approche sensible de l’image pour aller vers une écriture visuelle et sonore. Cette écriture est abstraite dans le sens où elle ne propose pas une narration mais une approche musicale de l’image. Elle convoque l’imaginaire du spectateur à travers une poétique minimaliste ( la fragilité de la danse organique d’une ligne à l’écran) et des temps plus baroques ( explosions syncopées de couleurs ).
La musicalité visuelle de Mire est créée par la respiration propre du larsen vidéo accompagnée tout autant qu’instrumentalisée par les interprètes. C’est une construction polyphonique orchestrée par la partition et accompagnée par des sons en lien direct avec la dynamique des images.

En coproduction avec le Lieu multiple (Poitiers), Jazz à Poitiers (Poitiers) et Databaz (Angoulême) avec le soutien de la région Poitou-Charentes, de l’association 720 Digital, du Conseil Général de l’Isère et du Conseil Régional Rhône-Alpes et Les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu.

_TRANSLATION est une performance audiovisuelle sur la vitesse et l’espace-temps, sons et images sont produits en temps réel dans une logique synesthésique et hallucinatoire. A partir de films réalisés lors de voyages dans divers moyens de transports, HP Process construit en temps réel un travelling infini qui explore les variations et déformations visuelles générées par la vitesse, et par les diffractions temporelles et spatiales produits par les déplacements, les trajets, des connexions, les translations

C’est à la fois la traversée de multiples territoires et une plongée dans la matière vibratoire de la vidéo et du son, qui se déploie à partir d’une hybridation entre voix, textes et sons électroniques, pour aller vers une densification noise hypnotique. C’est une plongée dans la mémoire, et une interrogation de la mémoire comme base de données. L’archivage numérique n’est pas la remédiation à l’identique de traces mémorielles, mais l’exploration de cette mémoire par des affects qui se font algorithmes.

TRANSLATION est une expérience cinétique, une dream-machine numérique qui transcende l’opposition entre vision réelle et projection imaginaire, entre espaces géographiques et espace mental. Distance et dilatation, rythme et compression, défilement et suspension, synchronisation et décrochage sont les dynamiques de ce projet de live cinema.

5€ / 3€ pour les membres de l’association

16 octobre 2013

[Agenda] Al dante/ Manifesten

Voici votre agenda Al dante / Manifesten pour l’automne : prochaines rencontres et publications (LC a déjà reçu et apprécié Eric Toussaint, Procès d’un homme exemplaire), en plus des rappels importants.

 

1/ LES PROCHAINES RENCONTRES : – Le 17 octobre à partir de 19h > soirée de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, avec Chloée Delaume, Nadir Dendoune, Serge Quadruppani et Jean-Marc Rouillan. Libérable depuis 1999, ce militant communiste est toujours en prison. Il vient d’entamer sa trentième année d’incarcération… – Le 22 octobre à partir de 19h > rendez-vous avec le philosophe-performeur bulgare Boyan Manchev (Ses recherches se concentrent sur les champs de l’ontologie, de la philosophie de l’art et de la philosophie politique.) Il a publié récemment "Logique du politique" (Sofia, 2012), "Miracolo" (Milan, 2011), "L’Altération du monde : pour une esthétique radicale" (Paris, 2009), "La Métamorphose et l’instant – Désorganisation de la vie" (Paris, 2009), "Quel sujet du politique ?" (Paris, 2010, en collaboration avec G. Basterra et R. Ivekovic).

2/ À VENIR : prochain Face A / face B, avec Sylvain Courtoux et Jérôme Bertin (Face A / Face B est un journal-tract produit par laviemanifeste.com, à parution aléatoire et diffusion incontrôlable. Ces publications sauvages sont totalement et uniquement soumises au désir de ces protagonistes). Le premier Face A / Face B réunissait Amandine André et Frédéric Neyrat. Disponible sur simple demande par courrier, il suffit de nous communiquer votre adresse postale.

3/ PROCHAINES PUBLICATIONS AL DANTE :

Procès d’un homme exemplaire d’Eric Toussaint (rappel sur le rôle criminel du FMI et de la banque mondiale, à travers Jacques de Groove, ancien directeur de ces… "institutions"). En librairie à partir du 16 novembre, déjà disponible à Manifesten.

La démocratie d’Alain Brossat (la démocratie : La démocratie, le mot qui fond dans la bouche, le concept qui fond dans la tête…. Ou que devient cette notion dans la bouche de nos dirigeants). A paraître début novembre. En librairie le 16 novembre.

La sphinge mange cru de Liliane Giraudon (poésie : À l’origine le sphynx était la sphinge. Mais l’égyptien masculin se substitue au féminin. Il pose le mystère – tandis qu’elle est son propre mystère. Ici, elle a la bouche malade. La parole toujours est à naître d’un mystère à élucider… ) A paraître début novembre. En librairie le 16 novembre.

Première ligne : 105 mesures pour une guerre de Jérôme Bertin (Manifeste poétique pour une guerre à mener… qui n’a jamais cessé…). A paraître fin novembre. En librairie le 16 janvier 2014.

4/ RAPPEL : Sur Radio Manifesten, vous avez accès aux enregistrements de certaines interventions qui ont eu lieu ici : Amandine André, Stéphane Nowak + motif_r, Jérôme Bertin… Radio: https://soundcloud.com/manifesten-radio

5/ RAPPEL SECOND : Si vous désirez participer activement à l’aventure Manifesten, vous pouvez bien entendu adhérer à l’association.

Adresse: Manifesten – 59 rue Thiers – 13001 Marseille – Mail : evenement.manifesten@gmail.com / Radio: https://soundcloud.com/manifesten-radio / Editions al dante: www.al-dante.org

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