LC tient le rythme, avec depuis le début de l’année en moyenne un post tous les deux jours. Ce soir, après une UNE consacrée au dernier livre de Laurent Grisel, l’agenda printanier de Julien Blaine et nos Libr-événements…
UNE : Laurent GRISEL, Climats
â–º On ne manquera pas le passage sur scène des Climats de Laurent Grisel, mardi 22 et mercredi 23 mars, à l’Art Studio Théâtre de Kazem Shahryari, dans le cadre de son Festival du printemps 2016. Cette lecture-performance est mise en scène par Élodie Barthélémy et accompagnée à la guitare par Serge Tamas.
"Climats" s’entend ici dans tous les sens de ce terme : climats de Mars, de Vénus, climats anciens et actuels sur notre planète, climats possibles dans le futur. Et « climats » s’entend comme on l’entend de nos jours : au sens des enjeux du changement climatique sur notre planète. Ce poème les prend de front. En ne laissant de côté aucun aspect : ni physique, ni politique, ni imaginaire, ni économique, ni sensoriel. Il essaie de faire ce que seul un poème, peut-être, peut faire, qui est de tenir ensemble des modalités de l’être qui sont tenues séparées.

â–º Dans cette épopée poétique/politique/satirique, Laurent Grisel montre les mécanismes météorologiques qui peuvent nous conduire à notre perte, tout en fustigeant aussi bien la répression d’un peuple d’Amazonie plein de sagesse, les Mundurukus, que la spéculation à outrance. Les mécanismes implacables sont traduits par ce genre d’enchaînement :
La lutte entraîne la répression
qui entraîne la lutte
qui entraîne la répression
qui entraîne la lutte p. 13).
Hansen (2007) insiste :
n’oubliez pas l’albédo flip
la fonte des neiges et glaces
assombrit les surfaces
les rayons du soleil sont mieux absorbés
ce qui réchauffe neige et glace
ce qui les assombrit
ce qui augmente l’absorption de la chaleur solaire
ce qui, etc. (p. 23).
Ces nombreux agencements répétitifs systématiques (ARS) confèrent au texte toute sa dimension tragique.
Laurent Grisel, Climats, Publie.net, coll. "L’Inadvertance", hiver 2015-2016, 88 pages, 9,50 €, ISBN : 978-2-37177-438-4. /FT/
Agenda printanier de Julien BLAINE
Les 24 & 25 mars, Cris et chuchotements à Paris École des arts appliqués Auguste Renoir.
En avril
Du 5 au 7 festival les Excentricités à Besançon
Du 8 au 13 à Tokyo et à Kamakura pour le 40e anniversaire du Doc(k)s spécial Japon avec la revue Delta
À la galerie Jean-François Meyer à Marseille du 15 avril à la fin du mois :
L’huitre & La pomme de terre
Nous sommes dans la purée de 4 pommes de terre
En mai
Le 02 mai au foyer du théâtre municipal de Caen, présentation de La Poésie à outrance
Le 03 mai : Café des images Films et discussions sur La Poésie à outrance
Le 04 mai : La Nouvelle Librairie Guillaume les revues avec André Chabin, Gilles Suzanne et Yannick Butel.
La nuit des musées – La notte del museo di Gap – The night in the Gap museum
au Musée-Muséum de Gap : inoubliable r’assemblement !
le 21 mai 2016
Julien Blaine :
Une girafe dans la neige
Spermato zoo !
Libr-événements
â–º Du 22 au 26 mars, La Cave-Poésie René-Gouzenne (71, rue du Taur à Toulouse) : Cri & Co / En Compagnie des Barbares
Il est pourtant difficile de rester sérieux quand deux clowns, qui croient tout savoir, se mettent à vous faire un cours. Un rempart de livres est dressé entre les personnages et le public, et comme dans une guerre des tranchées,
celui-ci est bombardé de citations, de recueils de poèmes. Le rempart devient un réservoir à poètes, une réserve de munitions et le public repart armé, avec une langue vivante revivifiée…
Avant le spectacle, En Compagnie des Barbares vous servira un apéritif surréaliste et dada.
Cadavres exquis, collages dada, et autres jeux littéraires iconoclastes seront proposés en amuse bouche. Ce sera l’occasion de préparer les spectateurs à Cri&Co, spectacle co-écrit, truffé de décollages, de citations de poètes morts et d’autres cadavres.
Distribution
D’après l’oeuvre de Christophe Maquet : Cri&Co publiée aux éditions du Grand Os
Avec : Denis Lagrâce et Karine Monneau
Mise en scène : Sarah Freynet
Scénographie : Christine Solaï
Lumières : Clélia Tournay
Costumes : Kantuta Varlet
Accessoires : Karine Marco
â–º Jusqu’au 28 mars, exposition VAM : "Give me a reason", Galerie du Front de Taille (Saint-Maximin). Cette exposition tente d’embrasser la question du féminin à travers plusieurs séries évoquant des parcours intimes.C’est un travail de recherche, à la fois
personnel et universel, sur la construction de l’identité et, de façon plus générale, sur les femmes dans nos sociétés actuelles.
Comment devenir soi-même en apprivoisant le regard de l’autre, en s’affranchissant des stéréotypes ? Comment trouver son équilibre lorsque libération et archaïsme se côtoient toujours dans notre quotidien ? Comment transcender la difficulté d’être d’un sexe à la fois vénéré et bafoué, honoré et humilié ?
Artiste française, VAM mène un travail engagé sur la condition féminine et met l’accent sur les distorsions entre libération et archaïsme, les contradictions entre l’émancipation apparente de la femme dans nos sociétés, et le poids des stéréotypes dans lesquels elle reste enfermée. Lauréate 2014 du concours d’Art Contemporain, catégorie photographie, de l’Espace Christiane Peugeot, Paris 17.
« GIVE ME A REASON »
Exposition de l’artiste VAM
à la Galerie du Front de Taille / Tél. 03.44.61.18.40. / culture@saintmaximin.eu.
Les 5 et 6 mars et du 16 au 28 mars 2016
Maison de la Pierre – 22 rue Jean Jaurès – 60740 Saint-Maximin
Les mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h
â–º Jeudi 31 mars, 19H30-22H30, Séance Qui-Vive n° 8, Ciné 104 (104, avenue Jean Lolive à Pantin – 93).
1. Hétérophonie Cinéma /Poésie : Judith Cahen, Masayasu Eguchi et Florence Pazzottu
2. Publicité du judo — "Cérémonie" de Rudolf di Stefano et Minh Sourintha
Interlude 1: "Disparaître…" de Jérôme Benarroch
3. Actualité de la poésie — "Les trois crânes" de Jérôme Benarroch
Interlude 2 : "Octobre, une invention de l’année 2015" de Jean Seban
4. Annoncer Hétérophonie 68
Entracte
5. Publicité des mathématiques — La notion de formalisation, éclairée par la théorie des modèles
Interlude 3 : "Duelle X" de Jérôme Benarroch
6. Actualité du Théâtre : "Le plaisir d’être honnête" de Pirandello par Marie-José Malis
Interlude 4 : "Décembre, une invention de l’année 2015" de Jean Seban
7. Musique sur écran noir — "Tombeau" de Pierre Boulez
8. Annoncer l’amour — "Ma nuit chez Maud" d’Éric Rohmer
â–º Du 7 avril au 7 mai, galerie Sophie (Paris), exposition d’Anne-Olivia Belzidsky, « Théorie des petits ensembles ».
VERNISSAGE LE JEUDI 7 AVRIL DE 17H à 21H
dessin . bijoux . sculpture . photographie
accompagnée par un écrit d’ Eric Michel.
EXPOSITION DU 7 AVRIL AU 7 MAI
–
Anne-Olivia Belzidsky,
Théorie des petits ensembles.
Au premier jour il y eut ce vidéogramme, cette apparition de sculpture-princesse dans ma vie.
Puis il y eut ce concert.
Enfin il y eut cette rencontre, rue des Carmes. Les regards qui s’expriment avant les mots.
A deux pas de l’internat de ma jeunesse, à deux pas du dojo que je fréquentais à mon retour du Japon.
La voie.
L’unique trait de pinceau.
Le centre de gravité d’une vie.
L’aleph.
Puis il y aura les échanges, les sons, les tourbillons de synchronicité.
La voix.
Juste là.
Et maintenant l’alchimie de l’encre et de l’or, la topologie des anneaux, des mailles, des courbes, des plis, l’infini des correspondances, des reflets, la mécanique des photons, l’éclat des pierres, le paradis des persistances rétiniennes.
Une nouvelle proposition: la Théorie des petits ensembles.
La voie.
Juste là.
Eric Michel, 2016
Galerie Sophie Etc, 2 rue Gambey, 75011


19 heures
EXTENSION(s) est un ensemble de pièces (performances chorégraphiques, concerts, vidéos) traitant de l’extraction, de la contrainte vers une libération par le détachement ou l’assimilation, l’exploration d’états transitoires et la complémentarité (ou imbrications), dans un dispositif multimédia interactif et géné




CCI GRAND LILLE
créer la figure d’un sujet de l’écriture, « fbon », à ne pas confondre avec François Bon.



Nous pensons qu’il reste encore beaucoup à dire sur une œuvre que le discours critique en France n’a prise qu’assez récemment au sérieux. La perspective retenue pour le colloque organisé par le CÉRÉdI et l’Université de Rouen les 14 et 15 novembre 2013 est celle, très précise, de l’intertextualité (française et étrangère) dans l’œuvre d’Annie Ernaux, entendue globalement comme « effets de convergence et de divergence entre une œuvre et l’ensemble de la culture qui la nourrit » (Tiphaine Samoyault, L’Intertextualité, Armand Colin, 2005). Par ailleurs le colloque qui se déroulera en présence d’Annie Ernaux sera une manière de retour à la source puisque l’écrivain a passé son enfance et adolescence à Yvetot et a été étudiante en lettres à l’Université de Rouen où elle a d’ailleurs décidé de consacrer son diplôme d’études supérieures au surréalisme.
années durant (jusqu’à la toute fin des années 1990) l’œuvre d’Annie Ernaux fut doublement disqualifiée en France en raison de la présence en son sein d’une culture du monde dominé et d’un parti pris autobiographique clairement affirmé à partir du quatrième récit, La Place (1984). D’une part, l’on brocarda volontiers les références interdiscursives affichées (chansons, littérature dite populaire) ; d’autre part, les partisans d’une littérature canonique considérèrent que l’écriture de la vie, telle que la pratique Annie Ernaux dans un esprit de vérité, était une solution de facilité et de pauvreté, abstraite de toute mémoire littéraire.
sur mon imaginaire, sur l’acquisition, évidemment du langage écrit, sur mes désirs, mes valeurs, ma sexualité, me paraît immense. J’ai vraiment tout cherché dans la lecture. Et puis, l’écriture a pris le relais, remplissant ma vie, devenant le lieu de la recherche de la réalité que je plaçais autrefois dans les livres. » (L’Écriture comme un couteau, Stock, 2003). Les études génétiques ont d’ailleurs prouvé à quel point l’œuvre ernausienne est nourrie par la mémoire littéraire. C’est indéniablement une œuvre qui prend ses racines dans un terreau d’influences mêlées, admirées ou combattues, où se mêlent les écrivains glorieux (Proust, Flaubert, Woolf, Perec, Beauvoir, Sartre…) et une littérature populaire méprisée par les instances d’évaluation critique et universitaire.
Philosophe, Bernard Stiegler axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles – sociales, politiques, économiques, psychologiques – portées par le développement technologique et notamment numérique. En 1987, il conçoit l’exposition « Mémoires du futur » au centre Georges Pompidou. A partir de 1988, il enseigne à l’Université de technologie de Compiègne et y devient directeur d’une unité de recherche qu’il fonde en 1993, « Connaissances, organisations et systèmes techniques ». Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1992, il devient directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel en 1996, puis directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique en 2001. Il fonde l’Institut de recherche et d’innovation au Centre Pompidou en 2006 et est professeur à l’université de Londres depuis 2008.
bête, jamais. Et s’il fallait préférer chanter ? Et si rien n’avait jamais séparé l’homme de sa tête ? Et si le devenir-animal n’était pas un devenir-autre mais un devenir-soi.
Poète, lecteur-performeur, belge, né dans les années 60, ayant commis une quinzaine d’ouvrages où les genres (fiction, poésie, BD, harangue, etc.) croisent le fer, où la langue pulse avec joie
désir de ces protagonistes). Le premier Face A / Face B réunissait Amandine André et Frédéric Neyrat. Disponible sur simple demande par courrier, il suffit de nous communiquer votre adresse postale.