Libr-critique

21 février 2021

[NEWS] News du dimanche

D’abord, vu l’état d’un petit état nommé fRANCE, on lira l’ÉDITO libr&critique signé CUHEL, avec les dessins extraordinaires de Joël HEIRMAN et Bernard THOMAS-ROUDEIX ; retrouvez ensuite vos « nouvelles aventures d’Ovaine » (Tristan Felix) et vos Livres reçus… Et préparez cet événement des Enjeux littéraires contemporains 13

 

ÉDITO : En Marche Hunique…
/CUHEL, Heirman et Thomas-Roudeix/

© Bernard Thomas-Roudeix

Il faut être réaliste, la vraie Liberté est illibérale,
puisqu’elle permet de mener la Vraie-Politique sans aucune entrave :
peut-il y avoir une Opposition quand la difféRANCE a trouvé son incarnation ?

Une voie libre est une voie dégagée : déblayons nos avenues
et nos universités de ceux qui ont peur de la difféRANCE et de l’adversité !
Tous les obstacles seront déclarés nuls et non avenus.
Une fois la route bien damée, les fausses routes bien damnées,
vive la Voix hunique, celle de la Raison néolibérale –
de l’immondyalisation du monde par hunification !  

À bas la culture de l’Excuse !
Il faut être réaliste : il y a les dominants et il y a les dominés.
Et quelle excuse pourraient avoir ces derniers de trahir leur condition ?
Tous ceux qui contestent la Raison illibérale sont INTOLÉRANTS.
Pourquoi ceux qui ne suivent pas la Vraie-Voie auraient-ils voix au chapitre ?

En régime Hunique, un seul Salut :
Travaillobéissez et consommobéissez !

© Bernard Thomas-Roudeix

Après avoir mis hors d’état de nuire toutes les pièces à gauche de l’échiquier français et contrôlé celles de droite, il reste aux forces ultralibérales une dernière manœuvre pour faire triompher la difféRANCE : l’annexion de l’espace extrémo-droitiste.

Et pour faire une OPA sur cet espace extrémo-droitiste, quoi de mieux, en CA (Comité pour l’Annexion), que l’adoption des mesures prophylactiques adéquates ? Une bonne campagne de désinfection islamo-gauchiste ! Par temps de disette, la chasse aux sorcières c’est comme la chasse aux loups, ça marche à tous les coups !

Tel est le dernier avatar du karmapitralisme*, l’autoritaro-libéralisme. Sa dernière carte : libérer et intensifier la toute-puissance des Bienfouteurs de l’Homonculité pour assurer l’avènement… de la fin des temps.

© Joël Heirman

* KARMAPITRALISME. Religion innoculée par la secte Çaprofite selon laquelle le Capital est l’opium du peuple.

Virus caméléonesque qui, depuis deux siècles, s’est développé, adapté, transformé et renforcé pour devenir invincible.

Il faut être réaliste, le Karmapitralisme est l’avenir de l’Hommoderne, c’est notre destin.

 

DKANALOGUE

  1. Enfin le monde se fit Un.
  2. Enfin le monde se fit Un.
  3. Enfin le monde se fit Un.
  4. Enfin le monde se fit Un.
  5. Enfin le monde se fit Un.
  6. Enfin le monde se fit Un.
  7. Enfin le monde se fit Un.
  8. Enfin le monde se fit Un.
  9. Enfin le monde se fit Un.
  10. Enfin le monde se fit Un.

 

Les nouvelles aventures d’Ovaine /Tristan Félix/

â—Š Ovaine, en réinsertion, vient de postuler pour un poste d’intégration au compost.

Constellée de pustules, elle rampe parmi les lombrics et numérise l’humus.

Un long ver en sueur, le visage décomposé, l’accoste mollement :

– Je suis à bout, ma mie,  la terre est basse et je suis bien trop long pour mon âge.

Ovaine  en un clin d’oeil le numérise, l’exhume délicatement puis, compatissante, le relève  de ses fonctions.

Dès lors le ver, de toute sa hauteur s’élève au-dessus de la terre rejoindre les âmes seules.

 

♦ Tout au bord des trottoirs, accrochés dans les cheveux, tombés  d’un  cabas, d’une poche ou même des nues, errent des mots en peine, oubliés.

Ovaine les stoque dans un sac : capsule, Acapulco, criquet, polenta, grutier, rat… Il y en a pour tout l’égout.

Elle installe son stand à la sauvette en pleine rue, au pied d’un hospice en ruine.

Viocs et djeuns queutent jusqu’à très loin pour retrouver le bon mot, récupérer le monde.

Les affaires d’Ovaine vont si bon train qu’elle est obligée d’en inventer dans l’urgence, certifiés faux : clapute, alpagure, corlique,  polpita, agruti, rostamalek…

On se les arrache. On prend commande. La maladie d’Elsemeur devient un labo de souvenirs et d’envies merveilleuses.

Libr-événement

Survivez avec l’un des rares événements importants en ce premier trimestre 2021 :

Enjeux 13 « Survivre« , initialement prévu du 2 au 5 décembre 2020 a été reporté du 4 au 6 mars 2021 au Théâtre du Vieux-Colombier Comédie-Française.

Avec Santiago Amigorena, Paul Audi, Jean-Christophe Bailly, Yoann Barbereau, Ugo Bienvenu, Luc Boltanski, Johann Chapoutot, Emanuele Coccia, Eric Dussert, Jean-Michel Espitallier, Claire Fercak, Hélène Giannecchini, Sylvie Germain, Hélène Gaudy, Guka Han, Rémy Jannin, Laurent Jenny, Frédéric Joly, Nathalie Quintane, Charif Majdalani, Sandra Moussempès, Marie-José Mondzain, Baptiste Morizot, Valérie Mréjen, Jean-Luc Nancy, Anne Pauly, Lionel Ruffel, Antoinette Rychner, Emmanuelle Salasc (Pagano), Leïla Sebbar, Vanessa Springora, Barbara Stiegler, François Sureau, Pierre Vinclair, Antoine Volodine.

Et les auteurs des Extensions : Marianne Alphant, Bruno Bonhoure, Jean-Paul Demoule, Sylviane Dupuis, Jean-Pierre Ferrini, Hélène Frappat, Alain Jaubert, Vincent Message, Laurent Olivier, Carlo Ossola, Emmanuel Ruben, Esther Tellermann, Camille de Toledo.

TELECHARGER LE PROGRAMME DE l’EDITION EN LIGNE DU 4 AU 6 MARS 2021.

Libr-6


â–º Le Magasin du XIXe siècle, n° 10 : « Réseaux », éditions Champ Vallon, hiver 2020-2021, 308 pages, 25 €. [Christian PRIGENT a accordé un entretien à cette revue publiée par la Société des Études Romantiques et dix-neuviémistes : « Langagement » – où il est question de Hugo, Rimbaud et Jarry… et aussi du réseau revuiste…

► Christophe ESNAULT, Lettre au recours chimique, éditions Æthalidès, à paraître en mars 2021, 112 pages, 16 €.

► A. C. HELLO, Koma Kapital, Les Presses du réel, coll. « Al dante », à paraître, 112 pages, 12 €.

â–º Samira NEGROUCHE, Traces, Fidel Anthelme X, coll. « La Motesta », Marseille, février 2021, 46 pages, 7 €. [commander : Librairie TRANSIT 45 boulevard de la Libération 13001 Marseille]

â–º Marius Loris RODIONOFF, Procès-verbaux, Les Presses du réel, coll. « Al dante », à paraître, 104 pages, 12 €.

► Ahmed SLAMA, Marche-frontière, éditions Publie.net, février 2021, 130 pages, 13 €.

18 février 2021

[Chronique] François Crosnier, Avec une force épouvantable (à propos de Fabienne Létang, Chambre froide)

Fabienne Létang, Chambre froide. Textes d’Amandine André, A. C. Hello et Liliane Giraudon. Les Presses du réel, collection « Al Dante », hiver 2020-2021, 96 pages, 20 €, ISBN : 978-2-37896-205-0.

 

Mars, avril, mai 2020 : en pleine période de confinement, Fabienne Létang conçoit et réalise dans son studio les performances photographiques qui composent la partie visuelle de Chambre froide. La polysémie du titre (la « chambre » est également un appareil photographique de grand format) oriente le lecteur vers une réception des images comme partie d’un dispositif industriel
(le lieu de conservation) que confirme l’omniprésence, parmi la trentaine de photographies présentées, d’une ouvrière en bleu de travail. « La mamelle de l’ouvrière », « Machines à nourrir les machines à manger » : les corps féminins sont d’emblée inscrits dans une relation fonctionnelle, qui ne tarde guère à devenir agonistique (« Le procès », « L’accusation »). Deux corps s’affrontent, dans une série de variations sur le thème de la contrainte – et placées sous l’invocation de « Surveiller et punir », livre figurant dans l’une des photographies –, donnant lieu à la mise sous le regard du lecteur de situations de nourrissage ou de refus d’alimentation, de domesticité, d’imposition (« Les mesures économiques »), pour culminer avec l’image de la « mort ouvrière » représentée par une Pietà effectuant l’ostension du vêtement de travail. Pour autant, ce n’est pas un chemin de croix qui est donné à voir, mais bien plutôt la « description d’un combat » dont, qui sait, l’issue pourrait être à l’avantage de l’exploitée (la photographie « Déconfinement » montre l’ouvrière reprenant le dessus avec ses poings). L’iconographie religieuse classique est ici détournée au profit d’une vision matérialiste (« dialectique » comme l’indique le titre de deux photographies), dont le paratexte donne la clé : « Fabienne Létang … considère l’art comme la production de gestes, de conduites et d’actions participant d’une tentative toujours renouvelée de questionner le monde ».

À la traversée de cette « chambre froide », trois auteures : Amandine André, Liliane Giraudon et A. C. Hello ont été invitées à participer. Les textes réunis ici entretiennent un rapport différent aux images : celui de Liliane Giraudon, Ce qu’il reste d’Eurydice, dont le découpage suit l’ordre des photographies, s’y réfère explicitement. En revanche, les textes d’Amandine André (Agôn) et d’A. C. Hello (La fabrication d’une bombe, Désobéissance à la lumière et Sa mère la pute), dont certains sont antérieurs au travail de Fabienne Létang, laissent à l’imagination du lecteur le plaisir d’y retrouver ses propres échos.

Amandine André, dans sa très dense ouverture, joue sur l’opposition (ou plutôt la lutte, Agôn) entre la souffrance et la douleur pour caractériser les régimes d’existence et d’intensité de l’une et de l’autre : « l’état particulier », formule qui revient en leitmotiv de ce texte fort, est un « état d’absolu au monde et à soi » en ce qui concerne la douleur, tandis que la souffrance est un « état de confusion une sorte d’état qui totalise la somme du négatif » :

On le sait la douleur est une intensité de la vie. Elle vient l’habiter et la rend palpable à celui qui la ressent.

(…) La douleur s’apprivoise jamais la souffrance qui est un état sauvage et qui ensauvage.

De cette lutte, au moins sur le plan esthétique, sort vainqueur la douleur :

La douleur est utile à la beauté c’est un besoin qu’elle a c’est un besoin et un outil que la beauté a utilisé dans l’histoire.

Beaucoup moins abstraits, les trois textes d’A. C. Hello font surgir des figures de femmes dont la première, « aux réactions élémentaires jusqu’à un certain point », est décrite comme « noire de pensées tout à son excès de penser fort » dans un récit lui-même excessif dont les termes (« chatte cuite et brisée », « morceau de mort collé sur le bout de ses doigts dont il étudiait le mécanisme avant d’enserrer son cou ») renvoient à la perpétration d’un viol indéfiniment réitéré (La fabrication d’une bombe). Dans Désobéissance à la lumière, la figure qui prend la parole sous le nom de Babak énonce, dans une forme de ressassement, la condition immémoriale d’accusée, de condamnée[1], de maudite, de « tout en bas », de celle « qui n’a plus de Nom » :

Bête immobile

Je parle sans bruit.

Ils n’ont pas détruit en moi

Ce qui annule leur langue.

Ma parole est encore lente.

Enfin, dans Sa mère la pute (2016), A. C. Hello interroge, avec un humour certain, la fabrication du féminin dans un récit mêlant description du bas-corporel maternel :

Une mère se rompt. Presque la moitié de son corps tombe au pied du lit. Elle la scrute. Elle n’y voit rien qu’un œil ouvert dans un gros dos surmonté de trois dents

et discours de la fille « émergée à la surface du monde crevé », laquelle commente sa position dans le monde et son statut de « fille périssable ». La narration, comme la mère, « déconne sec », faisant appel aussi bien au registre de l’imaginaire surréaliste qu’à celui du polar, mais un polar décalé où les forces de l’ordre se livreraient à des considérations grotesques sur l’éducation :

De manière générale, les gens qui réussissent leur vie, ont eu la télévision depuis la naissance. Et ceux qui lisent des livres, ont tendance à la rater, croyez-moi.

Démentant le constat ici énoncé sur « le fin mot de tout ceci, à savoir que nous sommes foutus et que nous ne sommes pas prêts », les textes d’A. C. Hello manifestent « avec une force épouvantable » la résistance par l’écriture.

Liliane Giraudon, on l’a dit plus haut, inscrit son texte dans l’espace ouvert par les photographies de Fabienne Létang, mais choisit de manière subtile le détour par le mythe. Ainsi, pour prendre un exemple, Ce qu’il reste d’Eurydice commente « Pietà : mort ouvrière », image déjà citée, de la manière suivante :

Quelle scène non jouée et pour quelle dépouille (…). On peut toujours bégayer les gestes d’une inusable Pietà. Sans cesse les corps s’effacent. Eurydice, par exemple, sur le point de quitter les Enfers. Tandis que hors champ, les nichons de Tirésias scintillent comme des calamars.

Ici, l’attention littérale portée au sujet, qui n’omet aucune des caractéristiques de la photographie, se double d’une interprétation qui permet au lecteur de convoquer tout un savoir stratifié : la mythologie (l’histoire d’Orphée et d’Eurydice), l’histoire de l’art (l’iconographie de la mère du Christ dans la peinture et la sculpture), l’histoire littéraire et musicale (« Les mamelles de Tirésias », avec la nuance comique et bien apollinarienne, pour le coup, de « nichons »). L’image qui sert de support est ainsi élargie au « hors champ » propre au poète.

Les vingt photographies sur lesquelles intervient Liliane Giraudon (soit la majeure partie du travail de Fabienne Létang) forment une série à une ou deux (exceptionnellement trois) figures féminines se détachant sur fond noir ou neutre, ce qui accentue l’importance du geste. La grammaire de celui-ci est déterminée par la position du bras, de la main gantée ou non, et de la posture verticale ou inclinée des corps sobrement vêtus, à dessein (mais lequel ?) de bleu, blanc ou rouge. Cette syntaxe très simple n’en est pas moins d’une grande puissance d’évocation : accusation, soumission, imposition, dérision, révolte… émergent des « tableaux vivants » ici mis en scène. Dans sa sobriété, le texte qui s’en empare accroît encore ce sentiment grâce aux fulgurances dont il fait preuve :

Pas besoin de tuer un être parlant pour le faire taire (…)

Gavage par le vide (…)

Poussé à l’extrême, le mépris du corps ne peut manquer de rencontrer une banalisation de la mise à mort (…)

Pour ce qui est du passé, on passera sous silence l’avortement intellectuel de siècles entiers de femmes artistes et l’infanticide des œuvres de femmes écrivains.

C’est donc à Liliane Giraudon qu’on empruntera la conclusion de cette chronique, tant son commentaire de la photographie de la page 61 « Misérablement… » – comme une rime presqu’identique à celui de la photographie de la page 45 « Liberté, égalité… » – pourrait valoir pour l’ensemble de ce livre à la beauté duquel concourent à égalité photographe et auteures : « entre splendeur et lamentation, rapport d’un instant d’histoire sans aucune trace d’explication ».

 

[1] La citation qui clôt le texte, Ad omnia citra mortem, renvoie, selon l’Encyclopédie, à une condamnation au fouet, à être marqué et envoyé aux galères.

27 décembre 2020

[News] Libr-fêtes (2)

En ce dernier dimanche de 2020 – annus horribilis -, nulle trêve des confiseurs sur LIBR-CRITIQUE, toujours en veille – avec ses avant-goûts de lecture, ses projections pour début 2021 et sa Libr-rétrospective 2020 (2)…

 

En lisant, en zigzaguant…

â–º « La dématérialisation de l’être par sa numérisation et, désormais, son  offuscation par un masque virtuel ou de chiffe, confisquent la personne, l’aliénant à une pensée confuse qui rend fou.
Alors faut une faille, pour sauver l’envie d’exister »

(Tristan Felix, Faut une faille, Z4 éditions, automne 2020, p. 48-49).

 

â–º « Un candidat à la mairie de Paris est torpillé parce qu’il a sacrifié à Onan devant son smartphone. Un locataire de l’Élysée fait gloser la planète entière par ses escapades en scooter pour porter des croissants rue du Cirque (Labiche, es-tu là ?). Voilà qui nous change des présidents d’antan tombés d’un train en pyjama, ou expirant pendant une douceur buccale…
Ils nous traitent de pauv’ cons, de sans-dents et de gens qui ne sont rien, et ils voudraient qu’on les respecte ? »

Et donc, les Français sont-il moins cons que leurs élus ?
« Ils nous demandent d’agir, mais bloquent la rue dès qu’on esquisse une réforme. Ils exigent l’ordre, mais hurlent au premier coup de matraque. Ils nous exhortent à dire la vérité, mais mais font tourner la moindre phrase en boucle pour peu qu’on omette la langue de bois »…

(Jean-François Marmion dir., La Psychologie de la connerie en politique,
éditions Sciences Humaines, automne 2020, p.  8 et 11).

Libr-rétrospective 2020 (2)

â–º Chronique de Ahmed Slama sur Joachim Séné, L’Homme heureux

â–º Chronique de Jean-Paul Gavard-Perret sur Philippe Thireau, Melancholia

â–º Fabrice Thumerel sur Cow-boy de Jean-Michel Espitallier +  « Néo-féminismes et néo-puritanismes : la révolution conservatrice »

â–º Chronique de Christophe Stolowicki sur Virginie Poitrasson, Une position qui est une position qui en est une autre

â–º Guillaume Basquin, « L’Édition grippée »

â–º Sébastien Ecorce,« Virologie-permutation-2020 »

► Philippe Boisnard, « Journal de confinement en quête de réseau (1) »

LIBR-CRITIQUE attend début 2021...

► Revue Lignes, n°64 : « TOMBEAU POUR PIERRE GUYOTAT », textes réunis par Donatien Grau & Michel Surya, à paraître le 5 février 2021, 248 pages, 20 €. [Réserver]

Présentation éditoriale. Pierre Guyotat est l’un des plus grands écrivains de l’histoire de la littérature, nul n’en doute qui sait lire. Il vient de disparaître, il venait d’avoir 80 ans. Tous ceux dont le nom suit rendent ici hommage à l’œuvre, à l’homme, qui fut aussi un ami de Lignes.

Pierre Guyotat est mort le 7 février 2020, il venait d’avoir 80 ans. On lui rendait les honneurs, enfin, depuis quelques années. Après qu’on avait fait de lui, longtemps, un objet de scandale.

Ces honneurs qu’on lui rendait enfin (portraits, entretiens nombreux, une biographie, des prix même, in extremis) l’ont fait connaître d’un public plus large. A-t-il permis cependant qu’on comprenne mieux cette œuvre, son œuvre ? Et l’accepte, qui avait fait si peur, et lui avec, au début ? Qu’on dépasse le scandale, pourtant si considérable, créé par Tombeau pour 500 000 soldats, son premier livre sous son nom (1967), et celui, plus considérable, encore créé par Éden, Éden, Éden (1970) ? Le scandale à la vérité que constitue toute cette œuvre, jusqu’à Progénitures (que constitueront les inédits encore) ?

À moins qu’on ne se soit mis entre-temps à aimer autre chose ? L’homme lui-même, son histoire personnelle, ses récits de celle-ci, ses récits de l’histoire en général, magnifiques, sa politique, sa morale, etc. ? L’exception que son œuvre a constituée a-t-elle été recouverte par l’exception que lui-même était ?, C’est possible, mais ce serait au prix que s’oublie ce qui seul compte : une littérature (quoiqu’il n’ait jamais aimé le mot) sans commune mesure.

Souvenirs, études, de proches et d’amis pour la plupart, de lecteurs aussi : pour un hommage et pour un portrait provisoire.

Sommaire

Donatien Grau & Michel Surya, Présentation 7
Régis Guyotat, Au commencement 9
Guillaume Fau, 20h. – minuit 15
Thierry Grillet, De la voix pour commencer 21
Julien Lefort-Favreau, Guyotat, l’histoire, les faits 27
Noura Wedell, S’émouvoir à l’infini de cette beauté qui nous perd 33
François Rouan, Pierre à Laversine 41
Véronique Bergen, Visions de Pierre Guyotat 49
Jacques Henric, Pierre ou les (salvatrices) ambiguïtés 57
Emily Apter, Get Your Knee Off Our Neck !
Guyotat et le « moi indélégable » 63
Donatien Grau, La sensation de l’immémorial 75
Martin McGeown, Une lettre… 81
Catherine Brun, Pierre Guyotat, entre les lignes 85
Patrick Bouchain, Saint-Denis avec Pierre 91
Bertrand Leclair, Pierre Guyotat, hommage 97
Jean-Marc Levent, Pierre Guyotat, une politique de l’amitié 103
Linda Lê, Passer outre. L’univers d’infamie d’un « écritueur » 109
Stephen Barber, Dans les lieux : marcher avec Pierre Guyotat 115
Christian Prigent, Le dernier croyant 123
Michel Surya, Plus fort que Dieu ? 131
Colette Fellous, Istanbul, basse continue 141
Michaël Ferrier, Le vitrail Guyotat.
Pierre Guyotat et la langue française 149
Daniel Buren, « 21 lignes » : travail in situ le 21.12.20 159
Dominiq Jenvrey, Une pensée du non-état
La langue non-compromise de « Progénitures » ne permet pas la révolte 171
Maximilian Gillessen, Une monstruosité infime 187
Éric Rondepierre, Pierre Guyotat connaissait la chanson 187
Pierre Chopinaud, Éléphant 195
Colette Kerber, Pierre 199
Gérard Nguyen Van Khan, Le rire doux et terrible de Pierre Guyotat 201
Philippe Blanchon, Pierre Guyotat au cœur du Livre 209
Stéphane Massonet, Le rythme tumultueux d’un corps s’écrivant 215
Briec Philippon, Plus nu que la vie 221
Emmanuel Pierrat, Pour ne pas oublier la censure 229
Paul Buck, En amitié 237

► Pierre Escot, Spermogramme, éditions Supernova, collection « Dans le vif », novembre 2020, 152 pages, 15 €, ISBN : 978-2-490353-46-0. [Frais de port offerts si vous le commandez chez l’éditeur – car disponible en librairie seconde quinzaine de janvier 2021]

Présentation éditoriale. Spermogramme est le huitième livre de l’écrivain et photographe Pierre Escot. Entre réalité et digression, phantasmes et souvenirs, Spermogramme est écrit sous l’impulsion d’un esprit libre qui contorsionne l’espace et le temps.

Plusieurs histoires se succèdent et s’entrelacent en fragments poétiques et narratifs. On en sort conquis, essoufflé et différent.

Premier livre, premier roman, premier poème écrit à l’orée des années quatre-vingt, Spermogramme nous entraîne dans un flux puissant et halluciné.

« Avant les textes, photos, vidéos, installations et autres musiques publiés par Pierre Escot, Spermogramme : livre premier en-deçà duquel rien d’autre n’était encore exactement et sans lequel rien d’autre ne serait, sous-jacent depuis toujours, apparaissant alors puis disparaissant et paraissant aujourd’hui tel qu’en lui-même, livre originel devenu viatique, qui résiste au temps et impose sa présence, manuscrit en quête d’éditeur pendant plus de trente ans dont l’errance s’achève enfin…  » (Julien Cendres).

► Véronique Pittolo, À la piscine avec Norbert, Seuil, à paraître le 7 janvier 2021, 176 pages, 17 €.

Présentation éditoriale. À l’approche de la soixantaine, une femme doit faire des efforts pour atténuer les rides et bien choisir ses petites culottes, surtout quand elle n’a pas la silhouette d’Ursula Andress.
Des efforts, l’héroïne de ce roman en fait encore, le soir, pour rompre sa solitude sur les sites de rencontre, livrée aux faux-semblants du virtuel.
Avec Norbert (rencontré sur Meetic), elle baise, elle va à la piscine, elle parle de tout, de sexe, du salaire des patrons du CAC 40, des migrants, de #Me too, de sa future (toute petite) retraite. Elle lui parle de poésie, il répond T’as pas d’autres sujets en réserve ?
Il cite la sélection de l’équipe de France, elle préfère Kafka, il la voudrait en robe, elle préfère les pantalons. À part ça, ils s’entendent bien.
À la piscine avec Norbert est un texte cru, drôle et enjoué, une réponse féminine et féministe aux Houellebecq de tous bords.

► François Crosnier, Dan Ornik, Ahmed Slama et Fabrice Thumerel rendront compte des quatre prochaines pépites qui, dans les semaines à venir, enrichiront la collection « Al dante » dirigée par Laurent Cauwet aux éditions Les Presses du réel : Fabienne Létang, Chambre froide (textes de Amandine André, Liliane Giraudon, A. C. Hello) ; Amandine André, Anatomique comme ; Alain Frontier, Du mauvais père ; Liliane Giraudon, Sade épouse Sade. [On peut les commander dès le lundi 4 janvier 2021 sur le site des Presses du réel]

8 mars 2020

[News] News du dimanche

Riche mois de mars : UNE sur Julien BLAINE ; notre Libr-sélection de livres reçus ; nos Libr-brèves par monts et par vaux…

UNE : pas de Fin pour un grand artiste… Julien BLAINE

Du 14 mars au 10 mai 2020 à La Tour-Panorama, 3e étage, VERNISSAGE LE 13 MARS 2020 : Le Grand Dépotoir de Julien Blaine.

INFOS PRATIQUES

Bon débarras / Fin d’un artiste. Après toute une carrière passée à contre-courant du marché de l’art, Julien Blaine, poète, performeur et l’un des créateurs de la poésie-action, a décidé de liquider sa vie d’artiste. Tout doit disparaître ! « Le public pourra venir choisir les Å“uvres qu’il désire emporter gratuitement. »

 » Évidemment ce serait plus pertinent, plus exemplaire, si j’étais Christofer Wool, Peter Doig,
Damien Hirst, Richard Prince, Anselm Kiefer, Adrian Ghenie, Marc Grotjhan, Rudolf Stingel, Zeng Fanzhi, Yoshitomo Nara, Jeff Koons, Ai Weiwei…

Si j’étais un artiste issu de l’impérialisme américain made in United State of America ou asiatique made in République Populaire de Chine !

Je ne suis que Blaine, Julien Blaine, et je ne suis pas dans le marché de l’art à part quelques rares collections italiennes, suisses, floridiennes et françaises que je puis compter sur les doigts de mes 2 pieds.

Le but de cette exposition Le Grand Dépotoir est donc le suivant : montrer tout ce qui me reste dans mes ateliers : absolument tout ! Les choses seront déposées dans les pièces et sur les cimaises de l’expo de-ci, de-là à l’emporte-pièce (le mot composé est doublement juste).
L’exposition durera un mois, durant ce mois le public pourra venir choisir les Å“uvres qu’il désire emporter gratuitement. Et à la fin, le mois étant écoulé, ce qui reste de l’expo composera un beau feu de joie à moins que tel musée les récupère dans ses réserves… !
Et je ne produirai plus que du texte dans des livres ou des revues.
Plus aucune toile, dessin, sculpture, installation, plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées. Et pas loin de passer au stade octogénaire, je cesserai aussi de me produire en chair et en os et en public.  » /Julien Blaine/

BON À SAVOIR

Le Grand Dépotoir est un drame en trois actes :
– Acte I • Bon débarras / du 14 mars au 12 avril
– Acte II • Tout doit disparaître / du 17 avril au 9 mai
– Acte III • Liquidation avant fermeture / le 10 mai

Pendant toute la durée de l’exposition, le public est invité à choisir et garder l’Å“uvre de son choix.
> À chaque début de nouvel acte (les 13 mars, 17 avril et 10 mai), possibilité de repartir tout de suite avec !
> Le reste du temps, possibilité de réserver l’Å“uvre de son choix et de venir la récupérer aux dates de retrait :
Réservation d’Å“uvre du 14 mars au 12 avril – retrait les 11 & 12 avril
Réservation d’Å“uvre du 18 avril au 9 mai – retrait les 8 & 9 mai

Trois entractes performés ponctuent l’exposition :
24 avril : Charles Pennequin et Will Guthrie, batteur
3 mai : Edith Azam et Eric Ségovia, guitariste
10 mai : Julien Blaine et Richard Léandre, contrebassiste

HORAIRES

Vernissage le 13 mars à partir de 18h – Performance de Julien Blaine à 19h dans l’espace d’exposition

Exposition ouverte du mercredi au vendredi de 14h à 19h
Samedi et dimanche de 13h à 19h

Attention, fermé les lundis et mardis

Libr-10 (notre sélection de livres reçus en février/mars 2020)

► Pierre ALFERI, Divers chaos, P.O.L, 270 pages, 18 €.

► Julien BLAINE, Le Grand Dépotoir, Al dante/Presses du réel, 224 pages, 25 €.

► Julien BLAINE, 2019. Albumanach bisannuel, ibid., 248 pages, 30 €.

► Jean-Philippe CAZIER, Europe Odyssée, éditions Lanskine, 48 pages, 13 €.

â–º Anne-James CHATON, Vie et mort de l’homme qui tua John F. Kennedy, P.O.L, 248 pages, 18,90 €.

► Éric CLÉMENS, TeXTes 1970-2019, anthologie composée par Dominique Costermans et Christian Prigent, illustrations de Philippe Boutibonnes, Marcinelle (Belgique), éditions du CEP, 144 pages, 15 €.

► Christophe ESNAULT, Ville ou jouir et autres textes navrants, Mugron (Landes), éditions Louise Bottu, 164 pages, 14 €.

â–º Christophe GROSSI, La Ville soûle, Publie.net, coll. « Temps réel », 232 pages, 18 €.

â–º A.C. HELLO, Animal fièvre (2 CD), Trace Label : commander. La Peau de l’eau, Pariah, 16 pages, 5 €.

► Jean-Claude PINSON, Pastoral. De la poésie comme écologie, Ceyzérieu (Ain), Champ Vallon, 180 pages, 18 €.

Libr-brèves

► Découvrez l’envoûtant premier ciné-poème de Christophe Manon, « Ce sont des boutons imbéciles ceux qui commandent aux bombes ».

► Lecture de Michael Heller, Sara Larsen et Sandra Moussempès le jeudi 12 mars à 19h : Atelier Michael Woolworth (2 rue de la Roquette, cour Février 75011 Paris).

► OBLIQUE STRATEGIES / PART 2 Proposé par VOIX OFF : 7 mars-18 avril 2020
Samedi 14 mars 2020 à 18h : Lecture par Pierre Alferi, Jean-Christophe Bailly, Frédéric Boyer, Suzanne Doppelt, Abigail Lang et Dominique Pasqualini. Martine aboucaya : 5 rue sainte anastase 75003 paris (tel +331 4276 9275)

► Jeudi 19 mars à 19H, Le Bal des Ardents (17, rue Neuve 69001 Lyon) : Rencontre avec Philippe Thireau, Gilbert Bourson et Guillaume Basquin (éditions Tinbad).

► À l’occasion de la sortie française de Ce qui n’existe plus, Krishna Monteiro sera présent le 26 mars 2020 de 19 h à 21 h à la Librairie portugaise et brésilienne, 21 rue des Fossés Saint-Jacques 75005 Paris.

10 avril 2019

[News] Libr-News

Vos Libr-événements jusque fin avril : découvrez le nouveau site d’actualité de la recherche sur les pratiques poétiques, POEMATA ; RV divers à la Maison de la poésie Paris ; Rachet, Espitallier/K-Roll, Aymé/Pazottu, autour de la revue Bébé…C

â–º Vous en aviez rêvé, il vient de naître : POEMATA, le site d’actualité de la recherche sur les pratiques poétiques ! (Pour tous les passionnés, qu’ils soient chercheurs, étudiants, poètes, professionnels de la lecture, curieux les plus divers…).

► Vendredi 12 avril, 19H à La Petite Lumière :

â–º Vendredi 12 avril, 20H : « World is blues » au Théâtre Antoine Vitez d’Ivry-sur-Seine (94 / tél. : 01 46 70 21 55).
Une création originale textes/musique/sons à partir de paroles de réfugiés et de migrants, dans l’esprit du blues mais aussi de la création électroacousmatique et de la poésie contemoraine. Avec le duo Kistoff K-Roll et Jean-Michel Espitallier.

► RV à la Maison de la poésie Paris :

â–º Une exposition à ne pas manquer, par un duo de choc, c’est à Forcalquier :

â–º Mercredi 17 avril à 19H, Librairie L’Hydre aux mille têtes (96, rue Saint Savournin 13001 Marseille) : Soirée Spécial BEBE – Poésie et Performance
BLAD&NAD, accompagné d’auteurs et performeurs marseillais, présente BEBE, la revue nombriliste.
Avec Julien Blaine, Liliane Giraudon, Pierre Guéry-Auteur Performeur, Frédérique Guétat-Liviani, Véronique Vassiliou, François Bladier, Nadine Agostini.

â–º Jeudi 18 avril à 19H30, Texture Librairie (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris) : Les Liens d’écriture #6 – Manon reçoit Beurard-Valdoye pour son dernier volume du cycle des exils, Flache d’Europe aimants garde-fous./

â–º Vendredi 19 avril à 18H30 : Conférence de Valère Novarina à la Philharmonie de Paris : « La Musique ouvre l’espace où se joue la pensée ».

► Du 25 avril au 8 mai : Les TXTessitures de Christian Prigent et ses invités sur WebSYNradio

31 mai 2018

[News] Libr-News

En attendant l’été, vous attendent : l’agenda de Prigent… les Sorcières de Dunkerque… La Traction poétique… Philippe Boisnard, une superbe soirée Ivy writers, la 12e Nuit remue… Et le 36e Marché de la Poésie, bien évidemment…

Agenda de Christian PRIGENT

— à Paris, le vendredi 08 juin, à 18 h 30 : « TXT 32 : LE RETOUR », à la galerie A Balzac à Rodin, 14 bis rue de la Grande-Chaumière, Paris (M° Vavin). Contact : revuetxt@gmail.com

— à Rennes, le vendredi 15 juin, à 20 h : lecture et discussion autour de la revue TXT, au bar le Mod Koz, 3 bis rue Jean Duhamel, Rennes. Contact : pontcerq@gmail.com 

— à Vulaines-sur-Seine, le dimanche 30 juin, à 15 h : lecture au Musée Mallarmé, 4 promenade Mallarmé, 77870 Vulaines-sur-Seine. Contact : contact@marche-poesie.com

Libr-brèves

â–º Vendredi 1er juin à 19H30, Halle aux sucres de Dunkerque : Conversation + projection + performance (dans le cadre du festival des Bibliothèques de Dunkerque "Fais pas ton mauvais genre")

AVEC : Isabelle Cambourakis – Editrice
Camille Ducellier – Vidéaste
Hortense Gauthier – Performeuse
Anne Larue – Chercheuse, écrivaine

Figure négative et puissante, symbole subversif de la révolte féminine dans les années 70, la sorcière réapparaît aujourd’hui dans les combats féministes, écologistes et anticapitalistes.

Isabelle Cambourakis dirige la collection « Sorcières », qui réunit des textes féministes historiques et contemporains. Camille Ducellier invente des images pour rêver l’obscur, dévoiler les corps et relier le politique au spirituel. Hortense Gauthier postule que « Toutes les sorcières sont des danseuses étoiles ». Anne Larue écrit des essais sur la SF féministe, des articles passionnants sur le mouvement Wicca et des romans médiévaux futuristes.

 

â–º Samedi 2 juin à Blois : cédez à la Traction poétique !

â–º Mardi 5 juin  au Monte en l’air – Paris 20ème à 19H : soirée de lancement de la collection Sur le vif des éditions Supernova dirigée par Stephanie Boubli. Y feront une lecture Benoît Toqué, Francis Lamodière, et Philippe Boisnard accompagné au violon remixé par Pauline Cottaz.

â–º Du 6 au 10 juin : 36e Marché de la Poésie : RV avec Al dante/Presses du réel au stand 110, les éditions de l’Attente au stand 110-112 ; LansKine, 610 (Beurard-Valdoye, Voïca…) ; Publie.net, 506… La revue Place de la Sorbonne est accueillie au stand des éditions Le Temps des Cerises (618)… Au stand Ent’revues, 700-704 : y seront présentes les revues Artichaut, Babel heureuse, Les Carnets d’Eucharis, Chroniques du ça et là, La Moitié du fourbi, Phoenix, La Revue des Belles-Lettres, Teste, Toute la lire.

â–º Soirée Ivy writers le 12 juin à 19H30 au Bistrot des Artistes (Paris) :

â–º Lundi 18 juin à la Maison de la poésie Paris, 21H : "Nouvelles architectures poétiques", avec David Christoffel, Jérôme Game et Laure Gauthier.

â–º LA NUIT REMUE 12e, soirée de lectures avec Fabien Arca, Delphine Bretesché, David Christoffel et Maël Guesdon, Sophie Coiffier, Séverine Daucourt-Fridriksson, A.C. Hello, Philippe de Jonckheere, Ismael Jude, Anne Mulpas, Christiane Veschambre, Gilles Weinzaepflen.
Samedi 23 juin 2018, 19h à la bibliothèque Marguerite Audoux, Paris IIIème : Depuis 2006, Remue Net organise une fois par an ses « Nuits remue », hommage bien sûr à Henri Michaux. Un rendez-vous littéraire incontournable.

7 janvier 2018

[News] News du dimanche

Actualité dense pour cette reprise de janvier : les RV à venir de la Maison de la poésie Paris ; Anne Savelli chez Charybde ; "Du travail" à Marseille (avec notamment Giney Aymé) ; Jean-Charles Massera à Pantin ; soirée TRACE LABEL à Pantin.
Pour le reste, rien ne change en 2018 : "Nous en avons assez vu, malgré tout, pour conclure que c’est la bêtise qui prédomine[ra]" (Pessoa)… Raison de plus pour être libr&critique !
 

â–º Agenda de Lucien Suel :

ROUBAIX, 20 janvier, à la Médiathèque La Grand Plage, dans le cadre de la Nuit de la lecture, à 20h30, lecture d’extraits du roman « Angèle ou le syndrome de la wassingue » et de « Ni bruit ni fureur », signature avec la librairie Les Lisières

LILLE, 27 janvier, de 10h à 19h, salle du Gymnase de Lille, Place Sébastopol, Salon du livre Afficher le Nord (avec l’AMOPA). Présence sur le stand des éditions Cours toujours. Lectures à 16h30 en compagnie de Ludovic Degroote et Dominique Quélen (lecture : Mer du Nord, extrait de « Ni bruit ni fureur »)

LILLE, 2 février, de 10h à 12h, au Lycée Faidherbe, à l’invitation de Dominique Quélen et avec lui, lectures en compagnie de Charles Pennequin

NEUVILLE EN FERRAIN, 3 février, de 14h à 18h pour une signature de mes ouvrages au Centre Cultura

LA COUTURE, 17-18 février, présence au Salon du Livre

à confirmer : HOUDAIN, 14 ou 16 mars, avec ELEA, à la bibliothèque municipale, lecture extraite de D’azur et d’acier et projection du film de Jean-Philippe Jacquemin « Le Jardin et le poète »

à confirmer : ARRAS, mars, lecture à la médiathèque de l’abbaye Saint Vaast

à confirmer : SAINT-OMER, mars, lecture à la librairie Alpha B

COLLINE DE SION-VAUDEMONT (Meurthe et Moselle), 21 avril, dans le cadre du festival POEMA, avec La Cité des Paysages, déambulation poétique et musicale sur La Colline (précisions à suivre)

Ouvrages à paraître : aux éditions Henry : « Sur ma route » (poésie) ; au Dernier Télégramme : « Les Versets de la Terre » (journal 2012-2017).

â–º Les prochains RV à la Maison de la poésie Paris que LC vous recommande :

â–º Jeudi 11 janvier 2018 à 19H30, Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) : rencontre avec Anne Savelli pour Décor Daguerre.

â–º Du travail, temps 2 au Cinéma Le Gyptis : dimanche 14 et vendredi 19 janvier 2018

En parallèle avec l’exposition Harun Farocki-Empathie qui se tient à La Friche jusqu’au 18 mars, exploration de la notion de travail au travers de fictions, documentaires, ou des deux à la fois, qui racontent les nouveaux modes d’organisation économiques et sociales, les crises personnelles qu’ils génèrent.

♦ Premier rendez-vous, le 14 janvier à 17h : textes de Constance Malva, Victor Serge, Marcel Martinet
♦ Second rendez-vous, le 19 janvier à 19h et à 21h : réflexion en mots et en images sur le travail et l’art. On y retrouvera Giney Ayme présentant une vidéo de ses performances réalisées depuis 2010 : Les gestes du travail.
Cinéma Le Gyptis : 136 rue Loubon 13003 Marseille / 04 95 04 95 95

â–º Mardi 16 janvier à 20H15, Ciné 104 (104, av. Jean Lolive à Pantin) : Ecran Libre #4 consacré aux créations vidéos de Jean-Charles Massera

PROGRAMME : 

• France guide de l’utilisateur (Remix) – 2008 – 6’10 / Pièce sonore – France Inter 

• Tunnel of Mondialisation (le clip) – 2010 – 6’32

• Tu sais j’crois que j’vais pas pouvoir (le clip) – 2011 – 5’22

• Les mecs qui réalisent qu’y a un truc qui va pas (extrait) – 2011 – 12’30 / Avec Emmanuel Vérité, Pascal Sangla et Pierric Plathier

• T’as mis où les oranges ? – 2012 – 6’59 / Pièce sonore – Coréalisation Arnaud Forest, Avec Christophe Brault

• La femme de la papeterie – 2012 – 1’21 / Avec Christophe Brault et Emmanuel Vérité

• La rameuse qui se demande si ça existe un parc avec un nom de grande femme – 2015 – 10’58 / Avec Marion Lubat

• La petite fille qui voit clairement qu’on n’entre pas dans la journée de la même manière – 2015 – 1’41 / Avec Albane Paupardin

• La femme qui avait un ministère de meuf – 2016 – 2’31 / Avec Élisabeth Hölzle et Emmanuelle Lafon

• Le jogger qui vient aborder les nanas dans leur voiturette de golf – 2015 – 15’02 / Avec Pierric Plathier

• L’homme qui pense que c’était en 2001 – 2001 – 2015 – 5’54 / Avec Emmanuel Vérité et Pablo Diserens

• C’était pas après la véranda ? 2016 – 5’28 / Avec Emmanuelle Lafon, Emmanuel Vérité, Leah Ladoux, Jonas Pirotte et Kéÿna Anton-Labonne

• La fille qui va y aller comme ça – 2016 – 2’29 / Avec Hanna Laoufir, Leah Ladoux, Jonas Pirotte, Anissa Pasques-Faraday et Kéÿna Anton-Labonne

â–º Jeudi 25 janvier à 20H30 aux Instants chavirés (7, rue Richard-Lenoir à Montreuil – 93) : soirée TRACE LABEL

24 novembre 2017

[News] Libr-automnales

Jusqu’à demain soir, deux événements recommandés par LIBR-CRITIQUE : Carte blanche aux écritures indociles Al dante ; festival MidiMinuit 2017…

 

â–º CARTE BLANCHE AUX ÉCRITURES INDOCILES
Magma Performing Theatre en partenariat avec les Éditions Al Dante présentent

Lectures – Performances au Théâtre de l’Échangeur à Bagnolet
Du 23 au 25 novembre 2017 à 19h00

DUREE 30 min
Suivi à 20H30 du spectacle ALCOOL de et par Nadège Prugnard.
http://www.lechangeur.org/event/alcool/


À l’occasion de la publication de M.A.M.A.E et autres textes, Nadège Prugnard et les Éditions Al Dante invitent quelques-uns de leurs complices pour une carte blanche.

COMPLICES INVITÉS :
> mardi 21 novembre : Les étudiants de l’École Supérieure d’Art Dramatique Avec la langue de Nadège Prugnard
(extraits et fragments du livre M.A.M.A.E & autres textes)

> jeudi 23 novembre : LAURENT CAUWET à partir de son livre La domestication de l’art, avec le poète Justin Delareux
Laurent Cauwet est responsable de la cellule éditoriale Al Dante (publication de livres, journaux d’interventions poétiques et/ou politiques, organisations de rencontres, festivals et autres manifestations, ouverture de l’espace culturel autonome Manifesten/ Marseille…) depuis 1994.

Né en 1987, Justin Delareux développe une oeuvre polymorphe, contextuelle dans le domaine des écritures, opérant des liens, des collisions, entre la création littéraire, plastique et sonore. Il cherche la justesse dans le geste et dans l’adresse. Directeur de publication et agent de liaison pour la revue PLI.

> vendredi 24 novembre : A.C HELLO à partir de son livre Naissance de la gueule (auteure performeuse)
A.C. Hello pratique la performance et/ou la lecture sur scène. Crée des situations. Elle dessine, peint et écrit. Elle a publié dans de nombreux fanzines et revues (papier ou internet, dont Overwriting, Chimères, Armée Noire…). Expose également. Un passage (rapide mais efficace) dans le collectif L’Armée noire. Elle crée la revue « Frappa » en 2014, revue multimédia visible sur le net, et qui a vocation à exister également en version papier.

> samedi 25 novembre :> AMANDINE ANDRE Impossessions primitives à partir de son livre Quelque chose
Amandine André a créé en 2005 la web radio « À Bout de Souffle » . Elle est co-fondatrice de la web revue « La vie manifeste » (philosophie, politique, littérature, poésie) – un espace d’activisme intellectuel aujourd’hui incontournable sur la toile – qu’elle anime toujours. Elle a écrit de nombreux textes et entretiens sur la danse et publié « Cercle des chiens » (in Attaques, Al Dante, 2012) »
Entrée 6€

â–º Le temps fort de MidiMinuitPoésie #17 aura lieu samedi 25 novembre au lieu unique. Douze heures de lectures, lectures-concerts et performances invitent le public à naviguer dans les univers variés des auteurs, éditeurs et artistes invités.
Entrée libre toute la journée, sauf pour la création inédite réunissant Saul Williams et Mike Ladd à 20h30 samedi 25 novembre.

Avec : Saul Williams & Mike Ladd, Tracie Morris, Les éditions Warm, Stéphane Bouquet, Ply, la revue Nioques et Jean-Marie Gleize, Benoît Toqué, Eva Niollet, Les Fernandez, Nicolas Vargas, Perrine Le Querrec & Ronan Courty, Sophie Loizeau, Thomas Chapelon.

La programmation en détail sur www.midiminuitpoesie.com

15 juin 2017

[News] Libr-news

Vos derniers RV de juin, en direct ou en images, de lectures publiques en lectures privées : autour des poétiques de l’excès (Amandine André et AC. Hello), de Christian Prigent… d’Yves Charnet, d’auteures publiées chez Lanskine… d’auteurs surprises lors de la clôture des États généraux de la poésie à Paris…

â–º Pour revenir en images sur la soirée du 10 mai dernier, proposée par Remue.net à la Maison de la poésie Paris : "Poétiques de l’excès", avec Amandine André et A.C. Hello : voir.

â–º En librairie, la somme issue du Colloque international de Cerisy sur l’œuvre d’un contemporain majeur : Bénédicte Gorrillot et Fabrice Thumerel dir., Christian Prigent : trou(v)er sa langue (Hermann, 550 pages et une bonne vingtaine de reproductions).

Premier bilan sur les recherches déjà engagées, surtout à partir des années 1985-1990, et portant sur quarante-cinq ans d’écriture, que la réflexion ait concerné Christian Prigent en tant qu’auteur d’une œuvre personnelle protéiforme expérimentant tous les domaines (poésie, essai, roman, théâtre, entretien, traduction, chronique journalistique, lecture de ses textes) et dont il a su déplacer les frontières, mais aussi en tant que revuiste passionnée, lié à un grand nombre de livraisons poétiques, théoriques, artistiques, et ayant lui-même co-fondé la revue d’avant-garde TXT (1969-1993), avec la volonté de démarquer un espace éditorial différentiel par rapport à Tel Quel. Le fil conducteur de la langue, tant ouvertement réfléchie par l’écrivain dans ses essais ou ses fictions, récits et poèmes, s’imposait.

La présentation complète sur le blog Prigent : ici.

â–º Les 17 et 18 juin à Montreuil : Prigent, Pennequin, Espitallier… La Cie Ça Va Sans Dire vous invite à découvrir LANGUES et autres poésies contemporaines…

Mise en scène : Trelohan Thomas – Direction d’acteur : Laura Flahaut
Avec : Thomas Trelohan (Comédien), Louis Fatus (Violoncelliste)

Partir d’une envie, une envie de partager des textes, de partager la découverte de la poésie contemporaine pour parler de l’homme éclaté, dans un monde en éclatement, rempli de petites histoires, de petits trous. Voilà, avec la poésie, faire un portait de lacunes dans des langues subjectives, dans un voyage avec les poètes d’aujourd’hui. Oui, des poètes qui habitent leurs langues, ne la subissent plus, sortent de la communication pour nous parler, nous partager leurs révolutions intérieures.

Corpus de textes :
Jean Pierre Siméon « À l’impossible on est tenu »
Christian Prigent « Commencement » (extrait)
Charles Pennequin « L’armée Noir Vol n° 1 » et « La ville est un trou »
Ritta Baddoura « Parler étrangement » (extrait)
Jean Michel Espitalier « En Guerre » (extrait)
Rémi Checchetto « Là où l’âme qui se déchire un peu mais pas toute » (extrait)
Élodie Petit « Va t faire baiser ailleurs »

Le Samedi 17 Juin à 20h30
Le Dimanche 18 Juin à 19h
Studio Albatros
52 Rue du Sergent Bobillot, 93100 Montreuil
Metro: Ligne 9 Croix de chavaux
PLAN ET SITUATION
Renseignements et Contacts :
Tél. 06.58.41.15.31
trelohan.thomas@gmail.com

Lien du site de la compagnie:
https://cavasansdiresite.wordpress.com/

â–º Jeudi 22 juin de 18h30 à 20h00 Yves Charnet entre prose & poésie : l’autofiction comme geste lyrique ? En dialogue avec Dominique Rabaté.
De "Proses du fils" à "Dans son regard aux lèvres rouges", Yves Charnet n’a cessé de mettre en mots une autobiographie lacunaire, hantée par l’absence du père, dont chaque livre assemble les bribes. Cette autofiction de soi s’écrit en prose, faute de mieux, dans le parrainage de la poésie dont elle porte la nostalgie, dans le sillage d’un blues jazzé où le Je cherche son échappée lyrique. C’est sur ce désir de poésie et ce qu’il transforme de l’écriture autofictionnelle d’impudeur et d’aveu que portera l’entretien.
Dominique Rabaté
Ancien élève de l’ENS (1983), Yves Charnet est agrégé de Lettres Modernes, il a soutenu, en 1995, une thèse dirigée par Jean Delabroy et intitulée "Figurer l’énergie, Baudelaire écrivain du visuel". Il vit & travaille à Toulouse depuis 1996 où il a fondé le module d’Arts & cultures à l’ISAE/SUPAERO.
Après avoir beaucoup écrit & colloqué sur la littérature extrême-contemporaine à partir de ses principaux prosateurs & poètes, il se consacre, depuis 2010, au chantier lyrique de son "autofiction sans fin" inauguré en 1993 par la parution remarquée de "Proses du fils". Amateur de jazz & de tauromachie, sa passion pour la chanson française dans tous ses états s’est particulièrement illustrée par des amitiés considérables avec Claude Nougaro & Serge Lama.
François Rannou va consacrer, dans le second numéro de la revue "Babel heureuse" (à paraitre à l’automne 2017) un important dossier à son travail d’écrivain de l’intime entre prose & poésie.
Derniers livres parus : "La tristesse durera toujours" (La Table Ronde, 2013) ; "Le divorce", Belin, coll. "L’Extrême Contemporain", 2013 ; "Quatre boules de jazz, Nougasongs", Alter Ego, coll. "Jazz Impressions", 2014 ; "Dans son regard aux lèvres rouges", Le Bateau Ivre, 2017.
à la Mel – 67, bd. de Montmorency – Paris 16
Entrée libre et gratuite – réservation obligatoire au 01 55 74 60 91
// la Mel – t. 01 55 74 60 90 –

â–º Jeudi 22 juin à 19H30 : rencontre avec trois auteurs de Lanskine à la Librairie Texture (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris).

Organisé par les éditions Lanskine :
Trois autrices, Sereine Berlottier, Séverine Daucourt-Fridriksson et Lucie Taïeb, lisent à la librairie Texture leurs textes ou traductions fraîchement parus chez Lanskine, en présence du poète Pierre Drogi qui conduira l’ensemble grâce à ses sensibles-simples-et-précieuses-impressions.
Il s’agira de ruptures, de montagnes, de perte, de désir, d’Islande, de voix… d’un équipage entier qui vous attend, l’impatience à son comble.

â–º Jeudi 29 juin à 19H : clôture des États généraux de la poésie à la Sorbonne avec les Invisibles, amphi Descartes (75005).

Lecture de Claude Ber, Geneviève Huttin, Vannina Maestri, Roxana Paez, Véronique Pittolo et Anne Talvaz ainsi que de textes de leurs invitées invisibles…

4 mai 2017

[News] Poétiques de l’excès : rencontre avec Amandine André et AC. Hello

Remue.net et Libr-critique vous invitent le mercredi 10 mai à la Maison de la poésie Paris (20H, 157 rue Saint-Martin 75003 – réserver ) : rencontre avec Amandine André et AC. Hello animée par Fabrice Thumerel.

Ce 10 mai, nous aurons l’occasion de nous interroger sur les poétiques de l’excès.
Il y a dix ans déjà, un colloque universitaire s’interrogeait sur l’excès en ces termes : « signe ou poncif de la modernité ? » La modernité – notamment avant-gardiste – nous a en effet habitués à un excès consubstantiel à la jouissance et/ou la violence : songeons aux débordements poétiques et politiques des dadaïstes, à l’intensité métaphorique et hyperbolique des surréalistes, à l’éthique/l’esthétique du cri chez Artaud, à la saturation du sens propre aux formalistes (trop-plein ludique et théorique  dû aux pratiques autoréférentielles et intertextuelles)… Ou encore, plus près de nous, aux tourbillons onomastiques de Novarina, à sa carnavalesque inventivité verbale ; à la langtourloupe de Prigent ; à l’écriture tératologique de Desportes, qui fait déboucher l’excès sur l’extase ; à la punch poésie de Bertin, dynamisée par son moteur à explosions…  

Pour Amandine André, « aucun thème n’est en soi intense et cru, tous les thèmes doivent devenir intenses, c’est la tâche, le travail de l’artiste, travailler sur les sensations, les perceptions, avec comme matériau, pour l’écrivain, la langue.. L’intensité oui. Ces mots de Charles Baudelaire : "Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or" » (on lira du reste avec beaucoup d’intérêt l’intégralité de cet entretien qu’a donné Amandine André à Nantes).
De quels excès deux poètes remarquables comme Amandine André et A.C. Hello, qui ne manquent pas de chien, sont-elles capables ? Pour quels effets subversifs ? Quel vide, quel manque recouvrent leurs excès thématiques, formels, voire politiques ? Le fait que ce soient des voix féminines est-il significatif ? Quels sont leurs rapports à la modernité avant-gardiste ? /FT/

 

Amandine André, De la destruction : « Écrire, c’est détruire l’appartenance : à soi, à son corps, au monde comme à la langue. Ecrire, c’est avoir "tête dans la gueule du mot" (p. 22). La tête, ce lieu non dialectique où se neutralisent l’en-chien et le hors-chien, le sens et le non-sens. Les Agencements Répétitifs Littéralistes ("Chien ordonne la rémission de la métaphore") d’Amandine André (ARL) font se télescoper les signifiés : la langue sait se faire archaïque pour dire le combat entre chien et non-chien. » (suite sur LC : ici)

AC. Hello, Naissance de la gueule : « La gueule, c’est une langue abâtardie, une langue coupée, une langue claque-tête, une langue idiolectale qui fait parfois penser à celle de Guyotat. La langue dérape pour dire le nauséeux, le vertigineux. Une langue dont la forme poétique éclate dans la dernière partie ("Claque-tête"), qui donne des coups d’R dans le Réel » (suite sur LC : ici).

22 avril 2017

[Création – news] Amandine André, Comme seul le peut / Poétiques de l’excès

Avant que d’avoir le plaisir de retrouver Amandine André en compagnie d’A.C. Hello le 10 mai à la Maison de la poésie Paris (20H – réserver / Remue.net et Libr-critique), voici un extrait de son prochain livre, qui comme Quelque chose et De la destruction est régi par une écriture du ressassement…
Ce 10 mai, nous aurons l’occasion de nous interroger sur les poétiques de l’excès :
Il y a dix ans déjà, un colloque universitaire s’interrogeait sur l’excès en ces termes : « signe ou poncif de la modernité ? »
De quels excès deux poètes remarquables comme Amandine André et A.C. Hello, qui ne manquent pas de chien, sont-elles
capables ? Pour quels effets subversifs ? Le fait que ce soient des voix féminines est-il significatif ? Quels sont leurs rapports à la
modernité avant-gardiste ?

… de tout ce qui hurle la nuit à mort où couine dans un piège ce que je tais pour tenter de garder ce visage l’humain auquel je m’accroche m’y accrochant comme bête en moi de cela que je tais qui hurle la nuit entre les espaces domestiques rendus impossibles nocturnes ce qui couine sous un lit le mien moi ce qui couine que je couine avec cette bête en moi avec moi en moi ce que je suis ce qu’on a fait de moi dans le silence les bêtes dit-on qu’elles meurent ainsi dans ce silence fait pour elle ce coin ce rat un jour mourant dans un coin de mur d’une banque ne cessera il faut le croire en moi c’est à moi qu’il revient d’accepter cela qu’il meure encore en moi que je ne fais rien pour qu’il cesse de mourir que je suis la bête qu’on a fait de moi ma forme humaine se défaisant la nuit avancée je me reclus et mes jours sont devenus ses nuits réclusion je suis libre de citoyenneté dit-on selon que cela est écrit sur la pierre dans les villes et les écoles surtout ce dont il faut s’instruire de ces premier mots semblent les derniers de ces bêtes qu’on me fait devenir laquelle hurle la nuit les jours devenus autant de nuit sous le lit couine comme pris dans le piège tendre domestique du lit chaud de tant de maladie douleur seul espace dans lequel la forme non-humaine que j’ai me fait tenir dedans j’appelle souvent de bouche la mienne nul mot sort seulement eux les bestioles eux elles je ne sais surpris en moi par moi rongeant l’intérieur du corps mien et tout espace dehors dit par d’autre social les marches comme premier rempart entre le social dit par eux et moi de ma disparition cette bête que je suis qu’on a fait de moi elle qui dit cette disparition est cette bête en toi quelle forme quel mugissement croassement ou coassement de cette gueule mienne…

16 avril 2017

[News] News du dimanche

Rien ne cloche ? Comme si l’on était en République… Comme si le pouvoir politique était indépendant des puissances d’argent… Ne manquez pas le regard de CUHEL. Suivent des Libr-événements : Expo Jean-Luc Parant à Sète, POÉSIE CIVILE #3, RV à Charybde, à La Maison de la Poésie Paris avec Camille de Toledo… Un événement autour de Valère NOVARINA en mai !

Le Libr-regard de CUHEL

Voici venu le temps où, vibrant sur leurs vestiges,
les gens de bien(s) s’agitent s’invectivent tiquent et pronostiquent putanisent et putativent…

Et si les x vovotaient pour y
et si les y vovotaient pour z
et si Machin voulait bien compoter avec Truc…

Excités devant la percée la remontée la déculottée…

Quel bonheur de se faire spectaculer !

Heureux qui comme l’Homoncule
Heureux ceux qui croient qui croient croire
car ils verront
le Mont Cul

Le pécule est au fond du cul

Comme-avant…
Comme-si…
Sinon c’est l’enfer…
L’enfer c’est le faire
Vive le laisser-faire !

Libr-événements

â–º Jusqu’au 29 avril, Exposition Jean-Luc Parant à Sète :

â–º Lundi 17 avril à 19H30, POÉSIE CIVILE #3 : VALEUR D’ÉCHANGE & VALEUR D’USAGE DE LA POÉSIE (26, rue du Docteur Potain 75019 Paris).
Classe ouverte et lectures participatives dans le cadre de l’Université libre de DOC.

Lors de poésie civile#3, vous êtes invités à discuter autour de valeur d’échange & valeur d’usage de la poésie, et pour cela apportez vos propres textes ou ceux d’autres auteur.e.s.

Format proposé par Laura Boullic, Marie Fouquet, A.C. Hello, Anne Kawala, Élodie Petit et Marie de Quatrebarbes.

 

â–º Mardi 18 avril à 19H30, Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) : Les Entichés en Charybde pour des lectures et discussions autour des textes de Jonas Hassen Khemiri ("Presque égal à"), Koffi Kwahule ("La mélancolie des barbares") et Mathieu Larnaudie ("Les effondrés").

â–º Mercredi 19 avril à 20H, Maison de la poésie Paris : Lecture-conférence Histoire du Vertige #8 par Camille de Toledo
" Leçon inaugurale " : vers une vie vertigineuse

De la vitesse, de la fiction, de la perte des langues, de l’exil même des choses… Pourquoi le vertige et comment apprendre à l’habiter ?

« Dans cette Histoire du vertige, je poursuivrai une intuition qui a inspiré tout mon travail d’écrivain et de lecteur, où la littérature, les romans sont porteurs d’un savoir inédit, un savoir vertigineux… » Camille de Toledo

À travers les romans et écrivains “sacrés” – de Cervantès à J.L. Borges en passant par Dostoïevski et Faulkner… – les auditeurs seront invités à lire avec – penser avec – la littérature pour cerner les contours de notre contemporain, la façon d’habiter notre temps, ce vingt-et-unième siècle de furies et de colères. Quel “savoir” la littérature porte-t-elle ? Quel mode d’existence peut-elle inspirer ? Quelle forme d’habitation pouvons-nous imaginer avec et par la fiction ? Voilà quelques-unes des questions qui sous-tendront cette Histoire du vertige, cycle de lectures-conférences proposé par Camille de Toledo. Une pensée joyeuse, ouverte, autour et avec la littérature.

En partenariat avec Diacritik et Remue.net.

â–º PAYSAGES PARLÉS, textes de Valère Novarina, par Claire Sermonne et Mathias Lévy dans le cadre de la Nuit des musées

Au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne le 20 mai 2017 de 19h à 23h

Paysages parlés, suite pour voix (Agnès Sourdillon, comédienne) et cordes (Mathias Lévy, violon improvisé), sur des textes de Valère Novarina.
Entrée libre.

Plus d’informations : http://www.lessablesdolonne-tourisme.com/fiche/detail/17414/Decouvrir~Agenda-Evenements~Expositions/la-nuit-des-mus%C3%A9es
Le site du Musée : http://www.lemasc.fr/masc/

Musée de l’Abbaye Sainte-Croix
Rue de Verdun
85100 Les Sables d’Olonne
Tél : 02 51 32 01 16

8 avril 2017

[Création-news] A.C. Hello, Naissance de la gueule (extrait) / Poétiques de l’excès

Avant que d’avoir le plaisir de retrouver A.C. Hello en compagnie d’Amandine André le 10 mai à la Maison de la poésie Paris (réserver – 20H / Remue.net et Libr-critique), voici un extrait de son dernier livre, Naissance de la gueule, qui nous remue… Écouter A.C. Hello, à vous faire perdre le souffle : ici.
Nous aurons l’occasion de nous interroger sur les poétiques de l’excès :
Il y a dix ans déjà, un colloque universitaire s’interrogeait sur l’excès en ces termes : « signe ou poncif de la modernité ? »
De quels excès deux poètes remarquables comme Amandine André et A.C. Hello, qui ne manquent pas de chien, sont-elles
capables ? Pour quels effets subversifs ? Le fait que ce soient des voix féminines est-il significatif ? Quels sont leurs rapports à la
modernité avant-gardiste ?

[…] sinis

Tre en pays d’occupant dont j’en

Tends les coups sourds et répé

Tés, je cherche un toit dans cette

Embuscade de mots bornés, qui

Qualifient de liberté ce que j’ap

Pelle des cendres et des os, qui

M’emmènent au pays des vertè

Bres inertes tuées par de vieux

Beaux coquets migraineux. Le

Cou tordu de ma cervelle étoilée

De rouge balaye le trottoir, étour

Di par un fils de pute coupable

Et prisonnier, obstinément brûlé,

Sachant tout juste parler, un crâ

Ne braillard au front très déve

Loppé, assassin de bouchers am

Bulants, rôdant les yeux cuits

Dans les camps, ouvrier de la

Chance perdue, infirmier du re

Tard, officier du désordre, prin

Temps de la résistance, général

De la faim, troupier de la colère

Muette. Qui me dit que tout est

À refaire, tout à rapprocher, tout

À reprendre l’histoire à faire froid

Debout et se mettre à sonner en

Se tapant du ventre. Je marche

Longtemps dans la nuit, com

Bien de temps encore faudra-t-

Il que je touche du doigt de la

Chair de poltron et qui suis-je

Pour parler de poltron moi qui

Crache mes poumons, qui suis-je

Pour parler de la pensée empoi

Sonnée du poltron corrompu, de

L’agressivité pondérée du pol

Tron choléra, du désarroi anxieux

Du poltron fasciné de flammes.

Je marche rue Saint-Denis les

Mains sur les hanches, laide à

Nanterre de la faute à Voltaire,

Ma petite grande âme remue de

Hors, tombée par terre pied

Dans le nez, bondissant, dispa

Raissant, reparaissant, chantant

Ses morts, mon nez court sa

Chance et renifle de son galop

De chien englouti la grande ré

Volte de ceux qui n’ont pas de

Pays, gêneurs du monde, le pro

Blème c’est d’être impossible.

 

Quant à moi je suis déjà presque

Rien déjà loin, plomb qui saute

Empêtré qui sombre, mauvaise

Bête qui regarde son ventre et

Crache des corps qui servent d’o

Rifices raidis aux érections de l’é

Cosystème darwinien, ce pantin

Impuissant préoccupé de sa po

Pularité. Je ne bouge plus, embar

Rassée de mes muscles grisâtres,

Dégueulant la mer d’étoiles

Bleues, immobile contre une pou

Belle tassée tressaillante dans

Une colonne rouge au rabais vo

Mie de la grande rafle, ma rengai

Ne ravalée se replie contre la

Rampe au milieu des rabbins ra

Battus houspillés par des RAUS!

Rabiques qui leur rabotent la

Quille, le râble mordus par les

Corniauds, SCHNELL! triés par un

Médecin rabougri, rembarrés par

La racaille rayée, POSPIESZ SI ! ra

Broués par les rallidés verdâtres

Râlant de LOS! Les enfants rachi

Tiques se raccrochent aux mères

Qui se cramponnent au froid qui

Leur coule le long du rachis, a

Vant le racket des vêtements et

Des dents, raclées longuement

Par les radins et les racoleurs du

Radieux parti radical radio-actif

Postillonnant des radicules de ra

Ge et balançant du radius des

Tirs en rafale sur des éclopés ré

Calcitrants avant de les radier

Lors du grand raffinage final.

Quant au rafiot polonais qui cra

Me, craque, crie, se crispe, prie

Devant les rictus crapauds, quant

Aux polonais pendus droits,

Dents serrées, par la rage camar

De des aspirants-fiel, quant au ra

Goût enfossé ragué par les tissus

Raides dans un rade de soleil car

Ton mort, quant à la raideur des

Compatriotes compassés qu’on

Porte sur les raidillons en direc

Tion du spectre sombre des cen

Dres piquantes, quant à la mo

Querie sanglante dans l’oeil érail

Lé devant la loi du monde et la

Détérioration de la faculté pen

Sante, son altération absolue tan

Dis que l’autre diminue. Les polo

Nais chantent avant d’être éradi

Qués par les SCHNELL! ranimés,

Rajeunis, se rajustant l’uniforme,

Ralentis par la circulation de l’al

Cool dans leur réacteur brisé. Bal

Buzards déréglés qui reçoivent

Mal la vie, qu’on retrouvera en A

Mérique Latine, parallèles à la

Mer qui brasille, tentant de ral

Longer leur ramassis de vie simi

Esque et grossière et de se rallu

Mer le ramage dans des souve

Nirs de mare rouge. Ramassé.

Humains épars, pliés sans patrie,

Glanés en divers endroits. Ramas

Sé. Ramas d’humains, miettes,

Fin du repas. Ramassé. Rassem

Blés, blottis, chiffons, mis en tas.

Ramassé par la police. Conden

Sés, en boule, ramassés à la pel

Le, cailloux. Ramassé. Prie par ter

Re. Se ramasse une branlée. Ra

Masse-poussière. Ramasse-pous

Sière écorché cogné séchant ta

Pissant le pavé, avant de se ratati

Ner dans la rame des wagons at

Telés. Ramassé sans raison, étran

Glé par les uniformes des rame

Nards irrascibles. Ramassé. Raf

Fut dans la rue. Les officiers rap

Pliquent. On ramène les fuyards.

On ranime à coups de gifles les

Femmes enceintes. Les chiens se

Rameutent, mordent les traîne-

Pattes, les ramingues et les ra

Mollis. Les enfants progressent

Sur les genoux sous les feux de

La rampe et rament dans la galè

Re rance de la rancoeur nationa

Le. Longue randonnée dans un

Matin sombre avant d’être dispo

Sés sur plusieurs rangs. Tout un

Peuple mis au rencart par la ran

Cune. Marchandises rangées

Sous l’autorité carcasse des rapa

Ces avides. Enfiler les vêtements

Rapés que tendent les rapiots

Tandis que les rascasses rapinent

Les émeraudes et le bacarat. Des

Coups de feu se rapprochent, ra

Pides. Le sang coule raide. On

Rapporte les corps. Un haut dé

Gradé fait son rapport. La vie se

Raréfie, la Race raque, rasibus en

Tre les éclats, sa rapûre mise au

Feu, le crâne rasé, rapetissé, l’es

Poir raccourci. Les rats rassasiés

Ricanent de bile noire puis se ras

Soient, rassérénés : dix corps ra

Tatinés à leurs pieds, ça les rassu

Re les rassis. Ça les ravigote. Y’en

A un qui respire encore. Raté. Ils

L’achèvent, ravis. Un ratichon au

Crâne tout juste ratiboisé court

Dans la ratière, se fait rattraper

Puis ratonner. Râles rauques. Son

Ventre rationné fait une rature

Sanglante dans les airs. Ravagé.

Tout le vide ravalé. Le ravin noué.

Consterné, immobile, à écouter

Le jour rayé noir sans rayons,

Qu’il tente de raviver. Ravagé.

Frappant les rochers dans la fo

Rêt de bouleaux, les chefs suici

Dés, les femmes enfants mitrail

Lés, dont on baratte le sang. Ra

Vagé. Toute la peau du corps as

Pirée par le trou du rentre. Rava

Gé. Chanson malade. Ravagé.

Chanson rabâchée de bâtard lan

Gue arrachée. Ravagé. Aggrava

Tion de la maladie. Ravagé. Héri

Tier collatéral de la grande raclu

Re. Ravagé. Aucune améliorati

On. Ravagé. Crachant les bidon

Nages des bradeurs de républi

Que, braguette ouverte à la bitu

Re, aspirateurs d’attrape-couil

Lon. Ravagé. Dents en vrac, rê

Vant de terres australes et de ca

Raïbes pour sortir du baraque

Ment. Ravagé. Gravitation boo

Merang dans les altostratus. Ra

Vagé. Barjo branque braisé. Rava

Gé. Bourrique brancard dans les

Brasseries célébrant cyanure le

Caviar dans la bouche corraline

De l’abolition des libertés. Rava

Gé. Carnage. Commisération des

Charençons. Crapaudière de fa

Milles Quant et de Philippe Péto

Che, confédération des ignorants

Frais, conjuration des grands ca

Rambouilleurs constipés qui cara

Colent dans les camisoles de la

Crasse extrémiste. Ravagé. Cara

Bine. Haine abrasive du baratin

Branlette des conquérants parasi

Tes. Ravagé. Fracas fragile estro

Pié. Ravagé. Australopithèque dé

Traqué aspirant à l’amnésie anté

Rograde. Ravagé. Bradycardie de

La démocratie angora. Ravagé.

Brachycéphale délirant aux bran

Chies bourrades. Ravagé. Coura

Ge courant cramoisi crampe rava

Gé cran. Ravagé. Rat vit, rat cou

Rage l’égalité. Ravagé. Ravagé

Rat vit rat vit rat vit en pleine figu

Re, courage ravagé, rat vit, rava

Gé ra vagé ra vagé ravagé ra va

Gé ravagé ra va gé ra vaque ra

Va gé ra rame rat gémit.

16 février 2017

[News] Libr-événements

Voici quatre rendez-vous incontournables d’avant-printemps : à Paris, soirée Poésie civile – hypothèse poétique #1 ; festival Concordan(s)e du 25 février au 2 avril ; à Marseille, les Écrits du numérique #3 ; à Reims, une Nocturne de poésie contemporaine…

â–º Lundi 20 février 2017 à 19H30, DOC (26, rue du docteur Potain 75019 Paris) : poésie civile – hypothèse poétique #1 – l’acte magique de la parole.


Extérioriser via l’écoute et la transmission, l’appropriation énoncée (donc à assumer) de la parole ou du geste d’autrui : les nuances que l’on ne devinait pas encore de son for intérieur. Chaque phrase est à prendre comme une ouverture à sa propre conscience : que vais-je dire, comment vais-je le dire, à qui vais-je m’adresser ?

L’acte le plus anodin contiendrait en cela la clé d’une parole honnête, une parole anodine contiendrait la même (clé) portée d’un geste. À préciser.

Se confier aux confins du sens de l’instinct, employer l’instant léger d’un temps pour, et saveurs, que nous nous attacherons à développer, nourrir.

De la nourriture à la bouche, à la parole.

La poésie civile provient de choix et de pratiques. La poésie civile est d’humeur politique. Chaque participant,e est chaleureusement invité,e à venir accompagné,e d’un livre, d’une envie, d’un silence : de son nombre.

Poésie civile propose des rendez-vous mensuels pour explorer des hypothèses poétiques, la première sera celle de l’acte, magique, de la parole : comment la parole, l’est-elle ?

Format proposé par Laura Boullic, Marie Fouquet, A.C. Hello, Anne Kawala, Élodie Petit et Marie de Quatrebarbes.

â–º Concordan(s)e#11 – du 25 février au 2 avril 2017
7 duos – 4 créations & 3 reprises // 30 lieux
rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain

Février_programme

Samedi 25 février / 17h – Médiathèque L’Echo_ Le Kremlin Bicêtre
Gilles Verièpe_chorégraphe & Ingrid Thobois_écrivain
53 avenue de Fontainebleau 94270 Le Kremlin-Bicêtre
01 49 60 15 25 / entrée libre

Samedi 25 février / 18h – bibliothèque Audoux_Paris
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
10 rue Portefoin 75003 Paris
01 44 78 55 20 / entrée libre

Mardi 28 février / 20h – Librairie Le comptoir des mots_Paris II extrait du duo  & discussions
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
239, rue des Pyrénées  75020 Paris
01 47 97 65 40 / entrée libre

Mars_programme

Mercredi 1er mars / 19h30 – Librairie la Manoeuvre_Paris II extrait du duo & discussions
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
58 rue de la Roquette 75011 Paris
01 47 00 79 70 / entrée libre

Jeudi 2 mars / 19h30 – Médiathèque Marguerite Duras_Paris
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
115 rue de Bagnolet 75020 Paris
01 55 25 49 10 / entrée libre

Vendredi 3 mars / 19h – bibliothèque Françoise Sagan_Paris
Gilles Verièpe_chorégraphe & Ingrid Thobois_écrivain
8 rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris
01 53 24 69 70 / entrée libre

Samedi 4 mars / 17h – Mac Val_Vitry-sur-Seine
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
place de la révolution 94400 Vitry-sur-Seine
01 43 91 64 20 / tarif 5 et 2,5 euros

Mardi 7 mars / 20h –  Librairie L’atelier_Paris II extrait du duo & discussions
Maud Le Pladec_chorégraphe & Pierre Ducrozet_écrivain
2 bis rue Jourdain 75020 Paris
01 43 58 00 26 / entrée libre

Mercredi 8 mars / 19h30 –  La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne_Vitry-sur-Seine
Maud Le Pladec_chorégraphe & Pierre Ducrozet_écrivain
– en partenariat avec La biennale de danse du Val-de-Marne –
7, rue robert Degert 94400 Vitry-sur-Seine
01 46 86 17 61 / tarif 5 euros

Jeudi 9 mars / 19h30 –  la maison rouge_Paris
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
10 boulevard de la Bastille 75011 Paris
01 40 01 08 81 / tarif 10 et 7 euros

Vendredi 10 mars / 19h30 – bibliothèque Pierre et Marie Curie_Nanterre
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
5 place de l’Hôtel de ville 92000 Nanterre
01 47 29 51 61 / entrée libre

Samedi 11 mars / 15h – Bibliothèque Faidherbe_Paris
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
18-20, rue Faidherbe 75011 Paris
01 55 25 80 20 / entrée libre

Samedi 11 mars / 16h30 – Médiathèque Hermeland_Saint-Herblain
Maud Le Pladec_chorégraphe & Pierre Ducrozet_écrivain
rue François Rabelais 44800 Saint-Herblain
02 28 25 25 25 / entrée libre

Mercredi 15 mars / 20h – Maison de la poésie_Paris
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
passage Molière – 157 rue Saint-Martin 75003 Paris
01 44 54 53 00 / tarif 10 et 5 euros

Jeudi 16 mars / 19h30 – Le Carreau du Temple_Paris
Gilles Verièpe_chorégraphe & Ingrid Thobois_écrivain
Raphaëlle Delaunay_chorégraphe & Sylvain Prudhomme_écrivain
Edmond Russo et Shlomi Tuizer_chorégraphes & Bertrand Schefer _écrivain
4 rue Eugène Spuller 75003 Paris
01 83 81 93 30 / tarif  20, 15 et 10 euros

Vendredi 17 mars / 19h – Théâtre Louis Aragon_Tremblay-en-France
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
24 boulevard de l’Hôtel de ville 93290 Tremblay-en -France
01 49 63 70 58 / entrée libre

Samedi 18 mars / 16h30 – Bibliothèque_Viroflay
Gilles Verièpe_chorégraphe & Ingrid Thobois_écrivain
74 avenue du Général Leclerc 78220 Viroflay
01 39 24 34 40 / entrée libre

Samedi 18 mars/ 17h – Bibliothèque_Bagnolet
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
– en partenariat avec le festival Hors Limites –
1 rue Marceau, 93170 Bagnolet
01 49 93 60 90 / entrée libre

Samedi 18 mars / 20h30 – Le Colombier_Bagnolet
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
Maud Le Pladec_chorégraphe & Pierre Ducrozet_écrivain
20 rue Marie-Anne Colombier, 93170 Bagnolet
01 43 60 72 81 / tarif 13, 9, 8 et 6 euros

Dimanche 19 mars / 16h – Parc Culturel – Michel Chartier de Rentilly
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
1, rue de l’Étang  77600 Bussy-Saint-Martin
01 60 35 46 72 / entrée libre

Lundi 20 mars / 20h – Maison de la poésie_Paris
Maud Le Pladec_chorégraphe & Pierre Ducrozet_écrivain
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
passage Molière – 157, rue Saint-Martin 75003 Paris
01 44 54 53 00 / tarif 10 et 5 euros

Mercredi 22 mars / 16h  – Bibliothèque André Malraux_les Lilas
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
– en partenariat avec le festival Hors Limites –
35, place Charles-de-Gaulle, 93260 Les Lilas
01 48 46 64 76 / entrée libre

Jeudi 23 mars / 19h30 – La Terrasse, espace d’art _Nanterre
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
57 boulevard de Pesaro, 92000 Nanterre
01 41 37 52 06 / entrée libre

Jeudi 23 mars / 20h – Le Bal _Paris
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
6, impasse de la Défense, 75018 Paris
01 44 70 75 50 / tarif 6 et 4 euros

Samedi 25 mars / 15h – Bibliothèque Robert Desnos_Montreuil
DD Dorvillier_chorégraphe & Catherine Meurisse_écrivain
– en partenariat avec le festival Hors Limites –
14, boulevard rouget de l’Isle, 93100 Montreuil
01 48 70 69 04 / entrée libre

Lundi 27 mars /12h – La Chaufferie – Université Paris 13_Villetaneuse
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
– en partenariat avec le festival Hors Limites –
99, avenue Jean-Baptiste Clément – 93430 Villetaneuse
01 49 40 30 27  / entrée libre

Mardi 28 mars / 19h – Bibliothèque Cyrano de Bergerac_Clichy-sous-bois
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
– en partenariat avec le festival Hors Limites –
10 allée Maurice Audin 93390 Clichy-sous-Bois
01 41 70 31 80 / entrée libre

Jeudi 30 mars / 19h – MJC Aimé Césaire _Viry-Chatillon
Raphaëlle Delaunay_chorégraphe & Sylvain Prudhomme_écrivain
– en partenariat avec Le festival Essonne Danse –
13 avenue Jean Mermoz 91170 Viry-Chatillon
01 69 12 62 20 / entrée libre

Jeudi 30 mars / 19h30 – La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne_Vitry-sur-Seine
Frank Micheletti_chorégraphe & Charles Robinson_écrivain
– en partenariat avec La biennale de danse du Val-de-Marne –
7, rue robert Degert, 94400 Vitry-sur-Seine
01 46 86 17 61 / tarif 5 euros

Avril_programme

Dimanche 2 avril / 11h – bibliothèque Niemeyer_Le Havre
Mylène Benoit_chorégraphe & Frank Smith_écrivain
– en partenariat avec Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie –
2 place Niemeyer 76600 Le Havre
02 35 19 70 00 / entrée libre

â–º Les écrits du numérique #3
Alphabetville, La Marelle, la Salle des Machines, en partenariat avec l’Institut de Recherche et d’Innovation
 
Jeudi 2 mars 2017, Friche Belle de Mai, Marseille
Journée de 10h à 17h30, salle Seita : Repenser ce que nous faisons. Quels savoirs à l’œuvre ?
Soirée à partir de 18h30, librairie la Salle des machines : Faits divers
 
 
Dans le cadre d’une action de création littéraire et d’édition numériques, Alphabetville, laboratoire des écritures multimédia, et La Marelle, résidences d’écrivains et création littéraire, sont associés dans une démarche collaborative de ces acteurs installés à la Friche Belle de Mai à Marseille.
Liées à une résidence d’écriture numérique, les « Ecrits du numérique » sont des temps de rencontres, d’échanges et d’information sur ces pratiques, dont l’objectif est de : transmettre autour des expériences récentes de création et publication numérique ; considérer l’actualité et les perspectives technologiques des supports d’édition numérique ; découvrir les formes littéraires numériques avec des auteurs et/ou développeurs informatiques…
 
Cette nouvelle édition s’oriente vers des enjeux pratiques et théoriques liés aux processus de fabrication des œuvres et objets éditoriaux de l’écriture numérique et constitue la première d’une série ayant pour thème général : « Repenser ce que nous faisons. »
 
 
Session 1/ année 2017 : « Quels savoirs à l’œuvre ? »
 
Dans l’histoire de l’écriture, les technologies numériques font « époque » en tant qu’elles constituent un autre stade de la grammatisation, ou de l’inscription des traces mentales dans des supports matériels : ces écritures sont d’une complexité et d’une dimension sans précédent, incluant et intriquant des langages et des codes variés (alphabétiques, mathématiques, informatiques…) ; des machines, concrètes et abstraites, automatiques (algorithmiques) ; des mémoires (des sujets et des objets et leur interaction), des strates ou stocks (de données et archives) ; des articulations et réticulations (dont les fragments sont hétéroclites et infinis) ; des temps et des espaces, des lieux (communs ?), des circulations, de signes et gestes (du local au global)….
Comment cette « hétérogénéité des éléments langagiers » fait-elle écriture, c’est-à-dire signe et sens ? Qu’apparaît-il dans la (dé)taille du numérique et par quelles techniques, face à une uniformisation des matériels et logiciels, et de leur tendance vers une automatisation intégrale ?  A quels savoirs faut-il recourir pour être l’auteur de ces énoncés ?
Multimedia, hypermedia, intermedia : quel que soit la terminologie appliquée à cet appareillage scriptural, dont la publication se formalise aujourd’hui essentiellement par le « world wide web », il s’agit de savoir ce que l’on y fabrique ensemble, et comment ?
Dans cette fabrique des écritures numériques, quelles expériences et quels savoirs sont à l’œuvre ? Quelles pratiques s’ouvragent-elles, à quoi ouvrent et oeuvrent-elles ? A quoi contribuent-elles ? Et, pourrait-on se demander avec Bernard Stiegler : « quels genres d’hommes pour quels genres d’œuvres  – s’il s’agit bien d’ouvrer, d’ouvrir et d’œuvrer – ? » (La société automatique, Fayard, 2015)
 
Intervenants :
Colette Tron, auteur, critique, directrice artistique d’Alphabetville, laboratoire des écritures multimédia ; Pascal Jourdana, directeur de la Marelle, résidences d’écrivains, édition, actions littéraires ; Vincent Puig, directeur exécutif de l’Institut de Recherche et d’Innovation (Centre Pompidou) ; Camille de Chenay, réalisatrice, photographe, auteur, Samuel Leader, écrivain et enseignant, Celio Paillard, écrivain, artiste multimédia, créateur sonore, lauréats de la résidence d’écriture numérique 2016, pour le projet d’écriture collective L’observatoire ; Matthieu Duperrex, philosophe, artiste, directeur artistique du collectif Urbain, trop urbain ; Yannick Vernet, responsable des projets numériques de l’ENSP à Arles, coordinateur scientifique de l’Observatoire des pratiques de l’Image Numérique (Obs/IN)
 
Informations et programme complet : http://alphabetville.org/rubrique.php3?id_rubrique=61
 
Entrée libre
 
Inscription indispensable : alphabetville@orange.fr
 
Lieu : Friche la Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 Marseille

â–º Vendredi 10 mars à 19H, Le Cellier (4, rue de Mars à Reims) : Nocturne de poésie contemporaine

Partage de poésie et succulences
10 auteurs contemporains à découvrir en voix et en musique
Un éditeur indépendant à explorer : les Éditions Al Dante
Une exposition des Artistes de la Mine

Soirée aux profits des migrants : projet *À PORTÉE DE MAIN*

Entrée : 5 € (gratuit moins de 14 ans)
Avec repas sur place : 15 €



La Nocturne de Poésie INgens se mobilise pour les migrants qui traversent Reims et fait entendre le chœur contemporain des Éditions Al Dante
Mise en musique, chaque lecture puisera dans le catalogue vivant de cet éditeur indépendant pour vous faire savourer un chant contemporain, une voix singulière, le texte d’une expérience inédite, l’écho d’un engagement d’humains

Déployés et rediffusés dans plusieurs salles du Cellier, vous pourrez vous restaurer en direct sans perdre une goutte des évènements.

Les profits et les dons seront reversés aux Collectifs des associations prenant en charge les migrants en difficulté actuellement à Reims et leur offrant l’hospitalité.

15 janvier 2017

[News] News du dimanche

En ce troisième dimanche de l’année, trois rubriques pour vos découvertes et RV : LC vous recommande ; Libr-brèves ; Libr-événements

Libr-critique a reçu et vous recommande… /FT/

â–º RIP, revue critique et clinique de poésie, 1.1 "Poésie va pas tous mourir", Paris, automne 2016, 15 €, ISBN : 978-2-9557237-0-8.

Antoine Dufeu et Frank Smith lancent cet objet littéraire bien conçu dont le support est mixte (parution annuelle en papier, puis sur le site), avec la volonté de riper poétique et politique. La fragmentation des textes – dans lesquels on navigue grâce à une architectonique subtile – est expliquée dans l’édito : "la littérature a valeur d’expérimentation, d’acte de création • pliage d’un texte sur l’autre"… Car "c’est à plusieurs que s’écrit le moindre poème"… En ces temps tragiques, voici une revue qui donne à penser – avec Deleuze en toile de fond, mais pas seulement.

â–º Corinne Lovera Vitali, Ce qu’il faut, Publie.net, novembre 2016, 184 pages, 17 €, ISBN : 978-2-37177-465-0.

Après les 39 fragments adressés au père dans 78 moins 39, avec Ce qu’il faut, nous entrons dans l’œil de ce cyclone ravageur qu’est la vie : de poésie lente, cet Agencement Répétitif Névralgique (ARN) se développe sans pathos autour de cette tache aveugle qu’est le deuil – celui d’un homme et d’un enfant aimés. On en sort bouleversé.

â–º Christophe Stolowicki, Rhizome, Passage d’encres, "Trait court", décembre 2016, 32 pages, 5 €, ISBN : 978-2-35855-127-4.

Voici des "brèves sans humour, à l’encontre du genre" (p. 17). Autant de lignes de fuite dans le paysage littéraire et artistique moderne. Avec la volonté de dépasser l’alternative entre poésie et prose : "La poésie, le roman tombés en inégale désuétude. Contractant le prosimètre, un genre mixte qui les relève ?" (p. 17). On terminera cette courte présentation destinée à vous mettre l’eau à la bouche par une citation qui rend compte du titre : "Affleure une neuve dramaturgie de longue patience étirant son rhizome, en quelques phrases contractant les années – celle qui a déserté le roman" (p. 21).

Libr-brèves

â–º Pour bien commencer une année, il faut bien se justifier… On écoutera donc "De la justification", que nous propose Sylvain Courtoux en cette première quinzaine de janvier 2017.

â–º Un événement que la réédition de Nous d’Antoine DUFEU : à ne pas manquer !

â–º Avant de codiriger le Colloque international de Cerisy en août prochain ("Jacques Prévert, détonations poétiques"), Carole Aurouet nous présente une bio-bibliographie synthétique du braconnier des Lettres : un parcours très vivant tout en poésie ("La poésie parlée", "La poésie filmée", "La poésie écrite", "La poésie chantée", "La poésie imagée"). Dès vendredi prochain 20 janvier, les passionnés – qu’ils ressortissent à un public large ou spécialisé – pourront se faire plaisir : Jacques Prévert. Une vie, Les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place, en librairie le 20 janvier 2017, 224 pages, 10 €.

Libr-événements

â–º Vendredi 20 janvier à partir de 18h30, soirée de lectures, performances, concerts pour fêter un double lancement :

• Le lancement du 1er numéro papier de la revue Frappa, créée par A.C. Hello
• La publication du nouveau livre d’Antoine Boute, Inspectant, reculer, publié aux éditions Onlit

Le Monte-en-l’air
71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare, 75020 Paris

*******************************
Lectures, performances, concerts de :
• Julien Blaine
• Laura Boullic
• Antoine Boute
• Virginie Grahovac
• A.c. Hello – accompagnée de Thierry Müller (basse/guitare/électrosonic), Laurent Saïet (basse/guitare), Quentin Rollet (saxophone)
• Manuel Joseph, accompagné par motif_r
• Sébastien Lespinasse
• Igor Myrtille
• Elodie Petit
• Chloé Schuiten

+ exposition d’originaux ou reproduction des textes/dessins/photographies des auteur.e.s : Amandine André, François Audemar, Nikola Akileus, Stéphane Batsal, Véronique Bergen, Jérôme Bertin, Julien Blaine, Baptiste Brunello, Laura Boullic, Antoine Boute, Jean-Philippe Cazier, Ivar Ch’Vavar, Christophe Claro, Valentine Crémier-Garce, Robert David Elwood, Cédric Demangeot, Billy Dranty, Jean-Michel Espitallier, Sarah Fisthole, Liliane Giraudon, Virginie Grahovac, Martin Gosset, Benoit Grimalt, Marion Guillet, A.C. Hello, Hugo Hengl, Manuel Joseph, Charlotte Jankowski, Manuel Joseph, Éléonore Lebidois, Élinora Léger, Sébastien Lespinasse, Fabienne Letang, Laurent Cauwet, Bryan Lewis Saunders, Igor Myrtille, Charles Pennequin, Emmanuelle Pidoux, Élodie Petit, Popier Popol (Nathalie), Konrad Schmitt, Chloé Schuiten, Thomas Sidoli, Lucien Suel, Fanny Torres, Cécile Wautelet.

*******************************

REVUE FRAPPA

"Frappa a été conçu – rédaction, graphisme, maquette – par A. C. Hello , dont le Clavier cannibale a, il y a un peu moins d’un an, exploré le précédent livre, Naissance de la gueule. Frappa existait déjà en ligne, la voici donc sur papier, riche de 246 pages, pensée mais non préconçue, nullement attifée d’un thème mais parcourue de mille motifs. Comme l’expliquait A.C. Hello dans un entretien, quelque chose de l’ordre de la "bascule", paradoxalement, tient et relie ces textes:
"Ce qui – et encore une fois, c’est quelque chose dont je me suis aperçue bien après – manifestement les rassemble tous, c’est leur travail, peut-être inconscient, sur le basculement. Le mot est instable, la phrase est instable, ou même la pensée est instable, et c’est toujours à deux doigts de se casser la gueule. C’est un équilibre ténu, qu’ils aiment mettre en danger. Et si certains le font sérieusement, je veux dire sur un ton sérieux, la majorité produit ce basculement dans un joyeux désordre branque, même si bien sûr on sent une fêlure qui ébrèche, parfois, cette douce ironie" (entretien donné à Diacritik).
Pensée instable, phrase instable: rien à voir avec une fragilité feinte, bien sûr. Et force est de constater que les textes publiés dans cet impressionnant Frappa (ce fracas frappé?) brillent par l’intelligence instinctive de leur violence. Qu’ils soient signés par A.C. Hello, Martin Gosset, Amandine André, Antoine Boute, Lucien Suel, Charles Pennequin, Baptiste Brunello, Manuel Joseph, pour n’en citer que quelques-uns sur la multitude de participants à cette revue, tous les textes de la revue montent à l’assaut, tranchent, déplacent, résistent. Poésie sonore, mais surtout prise de poésie, prise de heurts, tensions. Une centrale surchauffée. Un état des lieux des affres, de l’égarement, de la résistance." — Christophe Claro.

Liens vers les 2 premiers numéros numériques de Frappa :

http://www.poesie-frappa.com/frappa-1.1/
http://www.poesie-frappa.com/frappa-1.2/

Entretien sur Diacritik :
https://diacritik.com/2015/12/07/la-poesie-frappa-entretien-avec-a-c-hello/

Spot publicitaire :
https://www.youtube.com/watch?v=6vPPD4XjncM&index=9&list=UUoNuEUi7DZ3Dt8y6IVzALig

*******************************

INSPECTANT RECULER d’Antoine Boute (Éditions Onlit)

Synopsis : Au lendemain de son mariage avec l’inénarrable Valéria, Freddo se retrouve seul et désemparé. Ça lui pèse tellement qu’il décide d’aller chez les flics: « Bonjour pardon de vous déranger mais ma femme a disparu le jour de notre mariage. ». Avec l’aide de l’inspectrice Karolien, il tente de résoudre cette inquiétante disparition. Or L’enquête, plutôt que d’avancer ou même de piétiner, recule au contraire jusqu’à prendre des dimensions cosmiques.

"Boute est un magicien décomplexé qui préfère extraire des chapeaux du lapin. Avec lui, on est embarqué, cahoté, aucune intimidation, ça marche à cent à l’heure, c’est salutaire, le texte bat la campagne, défriche, et surtout on rit, le texte rit, la syntaxe se marre, c’est un rire cosmique, un rire chamanique et contagieux. (…) C’est ce qui manque à la littérature française." — Christophe Claro.

Présentation du sommaire d’Inspectant reculer par Antoine Boute :
https://www.youtube.com/watch?v=Y_QDgqI_Ic0

â–º Vendredi 20 janvier à 18H30, Librairie L’Échappée Belle à Sète, rencontre-lecture avec Juliette Mézenc pour son dernier livre Laissez-passer (éditions de l’Attente).

â–º Dimanche 22 janvier 2017 à partir de 14h, American Gallery, visite exceptionnelle de l’exposition F. comme faille et Chevrotines : Ayme/ Blaine/Pazzottu
 
Lecture avec ponctuation sonore et déclar’action à 15h
F. comme faille et Chevrotines, deux livres d’artistes aux éditions Rencontres parus en 2016 dans la collection Tête à texte. Exposition du 4 décembre 2016 au 19 février 2017.
œuvres originales de Julien Blaine, de Giney Ayme, et (œuvres à quatre mains) de Florence Pazzottu et Giney Ayme.
AMERICAN GALLERY
54 RUE DES FLOTS-BLEUS 13007 MARSEILLE
bus 83 arrêt anse de la Fausse Monnaie
visites sur rendez-vous : 06 27 28 28 60

 

â–º Mardi 24 janvier 2017 à 19h30 Ivy Writers vous invite à une soirée de LECTURES BILINGUES avec les poètes :

MANUEL DAULL (France)
KATE NOAKES (UK)
et LAURENT GRISEL (France)

24th JANUARY from 19h30: Ivy Writers Paris welcomes French poets Manuel Daull and Laurent Grisel alongside Welsh poet Kate Noakes with translations in French and English by Mary Reilly among others—let us know you are coming!

MARDI 24 janvier 2017 à 19h30
Au bar / 1er étage :
Delaville Café, 34 bvd Bonne Nouvelle 75010 Paris
M° Bonne Nouvelle (ligne 8 ou 9)

 

â–º La cie Stelisto de Tempo présente le vendredi 27 janvier à 20h au Théâtre Massenet (rue Massenet à Lille) // SANS FRONTIERES FIXES //

Réserver : https://goo.gl/forms/FIwAIninSSvba0cj1
Tarifs : 9/6/3 €
Mangez ou buvez un verre en bonne compagnie dès 19h30 !

“Sans Frontières Fixes” est un spectacle à plusieurs voix où nos colères et nos incompréhensions sonnent, où nos peines résonnent, où la poésie et la musique se mêlent et nous lavent, nous enlacent et nous livrent une lueur d’espoir et de Beauté. Les comédiennes Coline Marescaux et Céline Hilbich portent une furieuse envie de refuser les limites absurdes, ses frontières qui nous séparent et nous éloignent de l’autre. Accompagnées du multi-instrumentiste Dorian Baste, elles vous invitent à un concert poétique à la frontière du théâtre inspiré du recueil de Siméon.

"Parce que justement ça sert à ça la poésie, à mettre les pieds du poème dans le plat de l’existence." J-P. Siméon

20 novembre 2016

[News] News du dimanche

Plus que jamais, Libr-critique joue l’ouvert contre la fermeture raciste/identitariste/isolationniste/nationaliste/machiste… Ouvrons-nous, avec ces Libr-événements : AC Hello et COUAC à Montreuil ; Thomas Déjeammes à Bordeaux ; Christophe Manon à la Maison de la poésie Paris ; Déjeammes et Lespinasse + soirée Publie.net à Paris ; Quintane à Marseille…

â–º Mercredi 23 novembre 2016, 20H30-23H30, Instants chavirés (7, rue Richard Lenoir 93100 Montreuil) :

AC HELLO
COUAC – no[nous]us
tarif :
8€ tarif unique
– – – –

AC HELLO
Accompagnée ce soir par Jac Berrocal, Jean-Noël Cognard, Guillaume Loizillon, Patrick et Thierry Müller, Quentin Rollet, Laurent Saïet.
A.C. Hello est une poète sonore, écrivain et artiste française. Elle pratique la performance et/ou la lecture sur scène. Crée des situations. Dessine, peint et écrit.
Nombreuses publications en revues et fanzines (papier ou internet, dont Overwriting, Chimères, Armée noire, Pli, La Vie Manifeste, Bruit…). Expose également. Un passage (rapide mais efficace) dans le collectif L’Armée noire. Son écriture poétique se développe en collaboration avec des musiciens de scènes différentes : elle travaille avec Patrick Müller, Guillaume Loizillon, Laurent Saïet, Lambert Castellani, Gautier Loizeau, Aurélien Paul, Black Sifichi… Un premier CD sort en 2014, accompagnant son livre Paradis remis à neuf. Un deuxième verra le jour sur trAce label en 2017. Elle crée la revue Frappa en 2014, revue multimédia visible sur le net, et dont le 1er numéro sur papier est sorti en septembre 2016.
Publications :
Paradis remis à neuf (Livre + CD, éditions Fissiles, 2014)
Naissance de la gueule (Al Dante, 2015)



COUAC – no[nous]us
Heddy Boubaker : basse / Sébastien Lespinasse : Poésie pneumatique

Duo vibratif & performatoire : Sébastien Lespinasse défait les identités, marche sur la crise, bruisse le quotidien à pleine bouche, improvise des noms d’oiseaux au bout de la langue, pendant que Heddy Boubaker maltraite sa basse électrogène avec amour et philosophie.
Né en 1963, Heddy Boubaker a commencé par jouer du rock à la guitare électrique, puis est progressivement passé au saxophone et à la basse électrique, son instrument actuel. L’essentiel de son activité musicale est centrée sur la pratique improvisée de la musique, la recherche sonore et l’élargissement des possibilités vibratoires de son instrument. Son travail se nourrit de très nombreuses rencontres avec d’autres musiciens, des poètes, des acteurs et des danseurs venant d’horizons variés.
Poète pneumatique, Sébastien Lespinasse, vit, dort, rêve et travaille autour, tout autour de Montreuil, cherche un peu d’air & d’errance dans les mots, des manières de respirer ensemble, tisse des textes suffisamment troués pour s’en évader, rapproche des mises à distance, voudrait toucher avec la langue. Nombreuses perfs et rencontres dans tous les sens, quelques publications.
CD à paraitre sur trAce label.

 

â–º Jeudi 24 novembre, 18H-19H, Bibliothèque de Bordeaux : la rencontre avec Thomas Déjeammes sera l’occasion d’échanger sur les images de l’exposition, son travail photographique et la photo en général.

Jusqu’au 1er décembre prochain, la Bibliothèque de Bordeaux accueille l’exposition photo « Lumière-oubli-mouvement » de Thomas Déjeammes.
Une série débutée en 2005, résultat de déambulations entre Bordeaux, Bilbao, Bruxelles, Liège, Paris… où résonne le poème de Mihaly Babits « pays noir » (Fekete Orszag en hongrois) : «[…] l’ossature de la terre est noire à l’intérieur, ce n’est pas la lumière qui peint la couleur noire, non, noire est l’âme cachée de la matière […] ».

 

â–º Jeudi 24, 20H-22H, Maison de la poésie Paris :

Lecture musicale

Christophe Manon sonde à voix basse la fin des utopies, la fraternité, le désir. Sa poésie, expérimentale et populaire, pensante et charnelle, est un stéthoscope, un flacon d’alcool et un chant. Eloïse Decazes et Sing Sing forment le duo Arlt et chantent à voix siamoises d’étranges ritournelles à propos de la chute, du trouble, des météos déréglées. Tous trois partagent un goût pour la grâce fragile et capricieuse, un sens de la joie tragique, une espèce de lyrisme sec, aussi. Ensemble, au fil patient de lectures, de chansons, d’échanges, ils confronteront leurs poétiques, écouteront la voix des morts, en espérant quelques épiphanies.

tarif : 10 € / adhérent : 5 €

 

â–º Vendredi 25 novembre à 18h30 à la librairie/galerie le Monte en l’air https://montenlair.wordpress.com/ (Paris 20e) lectures et performances de deux poètes sonores Thomas Déjeammes et Sébastien Lespinasse

Thomas Déjeammes lira son livre/partition "et faire à partir de l’explosion" récemment publié aux éditions Plaine page (http://www.plainepage.com/) et Sébastien Lespinasse lira quelques poèmes sonores extraits des disques Pneuma-R et Couac chez Trace Label ( http://tracelab.com/ ) ainsi que des extraits de l’Esthétique de la noyade, livre à venir aux éditions Plaine Page.

 

â–º Mardi 29 novembre : soirée de lectures et de découvertes organisée par Publie.net. Au programme : écritures fortes, état du monde présent, poésie contemporaine, le tout sous le signe du voyage et de l’éclatement des frontières (toutes les frontières).

AVEC

Laurent Grisel pour son "Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d’avant et d’après" (le volume deux est à paraître pour la fin du mois)
Anne Savelli, qui lira des passages de Ce qu’il faut de Corinne Lovera Vitali
Florence Jou pour une lecture multimédia de "Kalces"
& Guillaume Vissac, qui lira des extraits du "Big Bang City" de Mahigan Lepage

Où ?

Le 100 ECS
100, rue de Charenton
75012 Paris

Métro : Gare de Lyon ou Ledru-Rollin
RER : Gare de Lyon – Bus : 57 et 29
Vélib : Hector Malot n°12008 –
Charenton n°12101
Rez-de-chaussée accessible
aux personnes handicapées

Entrée libre et gratuite

(La photo de couverture est de Margaux Meurisse, tirée de "Kalces")

 

â–º Mardi 29 novembre à 20H, vivez le Grand Soir avec Mathieu Larnaudie à l’abbaye d’Ardenne (Calvados) : pour en savoir plus. Rencontre animée par Yoann Thommerel.

â–º Jeudi 1er décembre à 18h30 à la Friche Belle de Mai dans le cadre de Faits divers

Rencontre critique #3 : Nathalie QUINTANE

Astérides, Alphabetville et la librairie la Salle des machines

 

« Et si les classes moyennes étaient le seul véritable ennemi de la démocratie ?… »

 

Présentation et entretien à propos de Que faire des classes moyennes ? sur le site des éditions P.O.L : http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-4100-0

 

Des livres en forme de question, des questions sous forme de critique, et pas seulement littéraire. Que peut la littérature ? en serait d’ailleurs peut-être l’une d’elle. Ou encore : en quoi la poésie est-elle politique ? Ou : de quoi la poésie est-elle le nom ?

Et encore : que faire, comment (se) manifester ?

Cette nouvelle rencontre critique sera en présence, et absence, des vivants et des fantômes qui peuplent la vie et l’œuvre de Nathalie Quintane.

Pour tenter de répondre à ces questions.

Et que la lutte continue.

 

 

Discutants : Abraham Poincheval, artiste (sous réserve), Noël Ravaud, artiste, Colette Tron, auteur et critique.

 

Entrée libre

Adresse : Friche la Belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille 04 95 04 95 95

 

Older Posts »

Powered by WordPress