Dans un pays où les "auteurs de mots" sont assimilés à des "fauteurs de troubles", soutenu par son éditeur Barzakh et le quotidien El Watan (Alger), l’écrivain et journaliste Mustapha Benfodil (1968) défend la liberté d’expression, prône un "théâtre-commando" et pratique des "lectures sauvages." Fin août dernier, l’auteur de Paris-Alger, classe enfer (2004) et de Clandestinopolis (2006) est interpellé manu militari pour une lecture sans autorisation de sa pièce Les Borgnes ou le Colonialisme intérieur brut (2009).
De ce rêveurévolutionnaire, nous sommes vraiment très heureux de publier en trois livraisons cette nouvelle de corps, de mots et de mort.

Nathalie Quintane, Grand ensemble (concernant une ancienne colonie),