BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE AUDOUX
10 RUE PORTEFOIN
75003 PARIS
tél. : 01 44 78 55 20
On pourrait avoir envie de raconter une fable intitulée « Le Coq confine ses ouailles en liberté surveillée »… Mais las, il n’est que trop de fabulistes…
Commençons plutôt par découvrir le Livre de la semaine (Marche-frontière), avant de retrouver les « nouvelles aventures d’Ovaine » (Tristan Felix) et de noter les Libr-événements à venir en ligne…
Le livre de la semaine /Fabrice Thumerel/
► Ahmed SLAMA, Marche-frontière, éditions Publie.net, mars 2021, 130 pages, 13 €, ISBN : 978-2-37177-607-4.
« … le piège c’est la plainte, pas la complainte » (108).
« Devenir le sujet de ses pensées, non plus subir » (109).
Marche-frontière… tout le contraire du garde-frontière, donc : trou(v)er / for(c)er un passage, une ouverture dans un monde que les nationalismes et identitarismes ont cadenassé.
Qu’on se remémore ce passage de Candide dans lequel Dieu est comparé à un capitaine pour qui les hommes du navire n’ont pas plus d’importance que les rats de la cale… Aujourd’hui, ce sont les occidentaux qui considèrent comme des rats les migrants, ces êtres qui sont assignés à l’entre-deux, ni vraiment émigrés ni vraiment immigrés, entre deux pays et deux langues – ce dont rend
compte le texte de cette épopée rédemptrice par une écriture du flux qui troue le français de mots arabes.
L’identitarisme est un luxe de propriétaire : contre l’Autre, il exhibe son identité, son patrimoine, son Histoire ; comme le Salaud sartrien, il possède des droits, un permis d’exister, une nécessité – savoir,  une justification qui l’extirpe de sa contingence. Mais un migrant, qui plus est malchanceux, sans patrie ni papier : pas de papier, pas de travail ; pas de travail, pas de justification sociale et donc pas de permis de séjour… telle est la spirale déshumanisante.
L’angoisse que l’étranger éprouve n’a rien de métaphysique : il se sent vraiment en trop. La confrontation au miroir révèle son aliénation, lui qui est à ce point dépossédé de soi par l’incorporation physique et mentale des représentations dominantes qu’il va jusqu’à s’identifier à un rat. Voici la façon dont il se perçoit comme autre dans le miroir :
« […] raciste envers moi-même et les autres, pas ce racisme radical de la hiérarchie des êtres, non le racisme inconscient, insidieux, […] je refuse la couleur de ma peau, en me regardant comme ça, me suis dit que non, ça cadre pas, ces mots qui sortent, ils ne cadrent pas avec la couleur de ma peau, la forme de mon nez, non, le phrasé, mon phrasé, les tournures, les mots parfois recherchés, comme si cette pigmentation, elle m’obligeait à parler « petit nègre », des mots et des expressions simples. D’où ça pourrait venir ? les représentations, enfin je crois. La télé, la presse, les discours. Partout, tout le temps et des deux côtés de la Méditerranée. Représentation de l’africain et de l’arabe. Une éponge, j’ai tout absorbé. L’africain et l’arabe, manutentionnaire ou violeur. Le nord-africain et l’algérien, footballeur ou terroriste. Le berbère ou le kabyle, sauvage et sans raison. Indigène sans cervelle. » (p. 105).
Rien… l’étranger n’a rien et n’est rien. Dépossédé de tout, et même de son Histoire par les biais culturels propres à l’arabe standard comme au français. D’où un patient travail sur soi et en soi pour se libérer, au moyen d’un parler populaire propre et d’une méthode : « Répertorier, catégoriser les discours, les images, les délires qui ont infléchi et fléchissent le comportement » (111).
Les Nouvelles aventures d’Ovaine /Tristan Felix/
â—Š Sur la route, Ovaine distille ses pensées à un degré si élevé qu’elle doit repasser son permis pour conduite en état d’ivresse. L’agent est formel.
Alors, avec un fer à repasser elle s’applique à bien déchiffonner son document, sous l’oeil vitreux de son alcoolyte de loup.
De retour dans son auto, elle appuie sur le champignon si fort que le bolide bondit d’un bond tandis qu’Ovaine, restée sur place, médite sur le sens de la vie.
L’agent furibond, du fin fond de l’horizon, revient en traînant une carcasse fumante.
Ovaine lui tend bravement son permis tout neuf.
L’agent, confondu, prend place à coté d’elle et, comme il a déjà de la bouteille, lui interdit le champignon à tout jamais.
â—ŠÂ Ovaine s’est entichée d’un revenant haut comme un dieu et maigre comme une feuille.
Devant le poids de la tâche, Ovaine se réfugie sous une pile de matelas.
Elle attend qu’expire son émoi lorsqu’elle sent au-dessus d’elle un poids démesurément lourd.
Ce ne peut être que le roi, au soir de sa vie, venu tout mouillé reposer son vieux corps couvert de velours.
En effet, c’est le roi, mangé de rides, avec ses mains tremblantes et ses dents qui chicotent.
Ovaine, pour s’assurer que c’est bien lui, le prend en photo et (je vous jure que c’est vrai), au déclic, le voilà qui se transforme en petit pois.
â—ŠÂ Ovaine sait fabriquer de l’eau déshydratée (voir son casier judiciaire) pour alléger ses évasions.
Mais pour pétiller dans le désert où nul ne la pourra retrouver, elle rêve d’eau gazeuse.
Comment donc mettre les gaz sous vide ?
Rien de plus simple : elle cesse de respirer et les bulles serrent les fessons. Un truc de récidiviste.
Arrivée dans le désert, où transhument les âmes galeuses, Ovaine sent qu’il y a comme de l’eau dans le gaz.
Elle fait alors appel du jugement dernier et la condamnation du Juge fait pschitt…
â—ŠÂ Coiffée d’un casque à nattes, armée d’une lance et d’une cotte en alu, Ovaine se présente au Concours National d’Hallucinations.
Au moment d’entrer en lice, elle croit n’en pas croire ses oreilles tant la voix qui retentit fait comme du tonnerre :
Dieu lui parle en personne : elle doit brouter les Anglais hors de France.
Elle a beau rétorquer que ça a déjà été fait, Il insiste.
Sans hésiter, elle fonce alors droit devant elle, nattes au vent, si vite que son cheval a peine à la suivre.
Illico recalée pour avoir cru Dieu sur parole, elle s’en retourne rallumer ses visions à la lueur de son bûcher.
Libr-événements
► 8 et 9 avril 2021, Les écrits du numérique #5 : Télé/graphie(s) (Alphabetville et La Marelle, en partenariat avec l’observatoire Leonardo, l’Ensad, l’IRI).
Les « Ecrits du numérique » sont des temps de rencontres, d’échanges et d’information sur ces pratiques, dont l’objectif est de : transmettre autour des expériences récentes de création et publication numérique ; considérer l’actualité et les perspectives technologiques des supports d’édition numérique ; découvrir les formes littéraires numériques avec des auteurs et/ou développeurs informatiques…
La crise sanitaire due au virus COVID-19 a généralisé un fait déjà très répandu – notamment apparu depuis le processus de numérisation et l’accès public au web, accru par le développement exponentiel de ses applications et via nombre d’objets techniques -, qu’est le rapport récurrent aux écrans, les activités et les relations par télétechnologies. Ce dans un flux presque ininterrompu, incessant, promu par le capitalisme 24/7 analysé par Jonathan Crary, et le tout récent « screen new deal » dénoncé par Naomi Klein.
Cette tendance technique de la téléactivité et de la réticulation (anti-)sociale a conduit « à une nouvelle augmentation du temps passé devant des écrans de toutes sortes », dont les fonctions se sont redéfinies et élargies « à mille activités, notamment professionnelles » (Bernard Stiegler, La Technique et le Temps III), mais aussi domestiques, indifféremment, et parfois confusément, publiques et privées. Et générant un commerce et une économie des in-existences, absorbées, désincarnées et disloquées par le temps et l’espace machiniques des réseaux numériques, installant une spectralité, qualifiée par Jacques Derrida d’« hantologie », une « logique de la hantise », sans réelle opposition entre présence et absence, « non-présence », « vie et non-vie », dont les télétechnologies seraient la production sous forme de simulacre, et dont les formes d’inscription produiraient une « spectrographie » (Jacques Derrida, Spectres de Marx).
Or, ce« pan-écranisme » semble devenu un espace et un temps subis, calculés, formatés, dans un ordre soumis à la computation,
de tout et en tout, c’est-à -dire de toutes nos actions et de leurs traces, inscrites en tous medias, englobées dans les mémoires de ces organes artificiels réticulés, « technologies relationnelles » qui nous relient autant qu’elles nous délient, capturant et capitalisant nos actes et nos pensées, nos affects et nos psychismes, nos organes et leur sensorialité, notre amicalité et ses signaux, dans une instrumentalité « déjà -là et déterminée ».
Ici, sera pris en considération le contexte de la grammatisation (technique de reproduction) numérique telle qu’elle discrétise gestes et symboles sous le paradigme du traitement automatique et calculatoire de l’information, et où toute écriture, naturelle (geste) ou artificielle (symbole), est donc engrammée et transmise numériquement.
Des télé-grammes donc, ou de l’extension du domaine de la télégraphie, accomplie par le temps de la pandémie et de la distanciation sociale, temps maladif, retiré, isolé, confiné, où l’attention est transformée, l’action appareillée et la relation médiée, ou non immédiate, liée à une machinisation, ou machination : où toute écriture, naturelle (geste) ou artificielle (symbole), est engrammée et transmise numériquement.
Du grec ancien télé, loin, et graphein, écriture, c’est à ce(s) mode(s) de transmission à longue distance que nous nous intéresserons lors de cette cinquième édition des Ecrits du numérique, en tentant d’actualiser les aspects de leurs formalisations autant que le sens de leur performativité.
Lors de cette édition seront proposés des dialogues entre praticiens (auteurs, artistes, metteurs en scène, designers…) et théoriciens (philosophes, historiens, critiques…) afin de donner des perspectives critiques, autant pratiques que théoriques, face à nos conditions médiatiques et immédiates, provoquant choc, désorientation et incertitude. Nous proposons ainsi de tenter de panser ce que nous faisons.
D’ici fin du mois, quelques nouveaux RV printanniers : sur le blog d’Anne Galzi, autour de Vermeer ; avec Julien Blaine à Marseille ; Yves Pagès et Jean-Charles Massera autour des éditions Verticales ; avec Ivy writers…
â–º Sur le blog d’Anne Galzi, on lira avec intérêt « La perle de Delft : "Mutation d’un grain de poussière, d’un grain de sable dans l’œil humide d’un mollusque" ».
â–º Jeudi 13 avril à 18h30, La Belle de Mai, librairie la Salle des machines, Marseille : RV avec Julien Blaine, pour 5 faits et plus
Une proposition d’Alphabetville dans le cadre de Faits divers
Julien Blaine observe l’actualité. Observe et ré-agit. Il agit en utilisant, pour traiter cette actualité, les outils qu’il a façonnés tout au long de son enquête scientifico-poétique pour retrouver la trace d’une langue originelle, une langue élémentaire qui remonterait aux racines du verbe, hors de toute révélation divine – enquête qui forme la charpente d’un chantier poétique commencé… il y a plus de cinquante ans.
En cinq séquences, cinq « faits » (les crimes commis au nom de la religion, la mission spatiale Rosetta, Hillary Clinton prétendante à la gouvernance des USA, la lutte des ouvriers de Fralib et l’inacceptable situation des habitants de la Jungle de Calais), Julien Blaine dénonce 6000 ans de barbarie monothéiste, s’insurge contre le nihilisme cruel et inhumain des civilisations qui en découlent…
Présentation sur le site des éditions Al dante : http://al-dante.org/
5 faits et plus. Commentaires actualisés, version 2017, et échanges avec Colette Tron, auteur et critique
â–º Mardi 18 avril à 20H, Maison de la poésie Paris (Passage Molière, 157, rue Saint-Martin 75003 Paris) : Performances croisées avec Yves Pagès & Jean-Charles Massera
Soirée présentée à l’occasion du colloque « Éditions Verticales 1997-2017 : éditer et écrire debout » (Universités de Poitiers et de Paris-Sorbonne, 13-18 avril). Tarif : 10 € / adhérent : 5 €
"Emplois fictifs & Sommeil paradoxal" voudrait être un cours magistral de psychophysiologie du travail. Le conférencier (Yves Pagès) y aborde la condition laborieuse depuis l’homme préhistorique (l’âge de pierre) jusqu’au télé-vigile (l’âge du drone). Exercice de synthèse qui finit par dévoiler l’apogée méconnue de la suractivité humaine : le sommeil paradoxal. Au terme de l’exposé, un spectateur choisi au hasard (Jean-Charles Massera) sera soumis à un ultime QCM de validation.
"Bon, mais t’en es où en fait (le public a le droit de savoir)" – l’interview performance revient sur Tunnel of Mondialisation de J.-C. Massera. Cet album de variété progressive avait fait entrer les questions de géopolitique et de conscientisation des processus de non-émancipation des déterminismes culturels et sociaux dans la chanson française. Aujourd’hui, l’interviewer (Yves Pagès) revient sur toutes ces années où on se demande vraiment ce que l’auteur/chanteur conceptuel a foutu…

♦ Jean-Charles Massera & Pascal Sangla, Tunnel of mondialisation, suivi de J’ai grandi à côté de la vie (interview), Verticales, 2011, 2 CD + 120 pages, 22,50 €, ISBN : 978-2-07-013301-7.
Jean-Charles Massera poursuit son travail de déconstruction des discours et représentations dominants en investissant la forme populaire par excellence : la chanson – allant même jusqu’à subvertir le genre corrélatif de l’interview. D’où la tension entre "effets esthétiques qui vont dans le sens de la culture industrielle" et "une conceptualisation hyper critique" (p. 61).
Dans le premier clip, "Tu sais, j’crois que j’vais pas pouvoir", qui fait défiler le discours immo-marketing sur des images de lotissement conforme, une jeune femme s’attaque à l’insupportable conformisme pavillonnaire, au prêt-au-bonheur petit-bourgeois, au prêt-à-habiter du BCBG (Beau Con Bon Gogo…). Le deuxième, "Je ne veux pas mourir avant", revêt une dimension géopolitique : l’énumération des chiffres et des dates dévoile l’impuissance de l’ONU face aux horreurs commises un peu partout dans le monde immonde. Le troisième, "Respect pour tes résultats", établit un contraste flagrant entre cet univers de la déréalisation qu’est celui de la spéculation et la prise de conscience du nanti face à la misère du monde. Le quatrième ("Promets-moi d’rester d’droite"), ironique, met à nu la vulgate sur la "dépolitisation ambiante des classes moyennes" et la "droitisation des esprits" : "Tu t’éclates pas quand t’es à gauche / Quand t’es à gauche / Tu vis plus rien / Tu vis plus rien si t’es conscient d’tout. / T’aimes plus la vie / Si tu la critiques"… Bref, ferme-ta-gueule, sois de droite et vis connement comme tout le monde – qu’elle demande la femme à son mari. Le dernier, qui donne son titre à l’album, est le plus satirique : il dénonce "la déréalisation du temps vécu par les exclus de la croissance", "l’indexation du temps de soi sur le seul rythme de la croissance"… /Fabrice Thumerel/
â–º Le 25 avril 2017 à 19h30 au Delaville Café 34 bvd bonne nouvelle 75010 Paris
M° Bonne nouvelle (ligne 8 ou 9)
IVY Writers Paris vous invite à une lecture avec les poètes :
Rebecca Dolinsky
Jeffrey Greene
et Sereine Berlottier

Des RV à ne pas manquer : inscription pour le Cerisy PRÉVERT ; dernier numéro de la revue Secousse ; "Morceaux de vie" (Smith / Clavel) ; "Comment exposer la poésie ?" à Paris ; Prigent/Dubost ; réflexions sur les DRONES à Aix-en-Provence avec Alphabetville…
â–º C’est le moment de s’inscrire au Colloque international de Cerisy organisé par Carole Aurouet et Marianne Simon-Oikawa, "Prévert : détonations poétiques" (11-18 août 2017) – avec de Libr-critique Francis Marcoin et Fabrice Thumerel.
â–º À consulter en ligne le dernier et riche numéro de la revue Secousse : Emmanuel Laugier, Patrick Laupin, Bernard Desportes, Michel Deguy…
â–º "Morceaux de vie", Frank Smith / Garance Clavel : mercredi 8 mars, de 18H à 20H, Musée des Archives nationales à Paris (60, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris).
â–º Jeudi 16 mars à 18H30, Maison de Victor Hugo à Paris : "Comment exposer la poésie ?", rencontre avec Suzanne Doppelt et Vincent Broqua.

â–º Vendredi 24 mars 2017 à 18h30, Médiathèque Boris Vian – Rue Turenne – 13110 Port-de-Bouc
Rencontre-lecture avec Christian Prigent, poète, écrivain et essayiste, et avec Patrick Dubost, poète et performeur, dans le cadre de la manifestation Poésie à tous les étages. Étant l’un et l’autre très aguerris et remarquables dans l’exercice de la lecture publique, ils liront, à leur convenance, des extraits de leurs œuvres respectives. Présentation : Jean-Luc Albert. Rencontre organisée par AUTRES ET PAREILS en partenariat avec la Médiathèque Boris Vian et la librairie l’Alinéa.

Entrée libre / Réservations conseillées : 04 42 42 09 55 (A&P)
http://autresetpareils.free.fr/documents/Prigent-Dubost-invitation-web.png
â–º D-R-O-N-E-S – Images à risques ? 25 et 26 mars 2017 à la Fondation Vasarely, Aix-en-Provence
Une coréalisation Benoît Labourdette production, Alphabetville, l’Office, en partenariat avec la Fondation Vasarely
Les drones, machines de « vision embarquée » se répandent de façon massive, autant dans les champs de la production audiovisuelle que dans la vie quotidienne (selfie vidéo ou systèmes de surveillance autoritaires) et modifient insidieusement nos représentations
du monde.
Pour essayer de comprendre ensemble de quoi ils sont faits, nous proposons des « rencontres apprenantes », ou apprentissage de pair-à-pair, sous forme d’ateliers, échanges, pratiques, questions et théories.
Un programme ouvert et participatif autour du drone comme objet technique ainsi que ses applications : décortiquer, manipuler, raconter, monter et démonter réellement un drone, le désautomatiser, l’écouter… élaborer et échanger des points de vue et des images du et sur le monde.
Les 25 et 26 mars de 10h à 18h accueillis par la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence, nous expérimenterons les enjeux de ces machines-images avec Benoît Labourdette, cinéaste, Colette Tron, auteur et critique, Emmanuel Vergès, auteur et facilitateur.
MODALITES
Lieu : Fondation Vasarely, 1 avenue Marcel Pagnol, Jas de Bouffan, 13096 Aix-en-Provence
Espaces de travail, espaces d’exposition, œuvres de Victor Vasarely, fondateur de l’op’art (art optique), parc de la Fondation, ville et campagne d’Aix-en-Provence
Moyens techniques : 2 drones Parrot (AR Drone et Bebop), ordinateurs portables, vidéoprojecteur, accès internet. Drones supplémentaires et leurs pilotes bienvenus.
Ces rencontres sont à prix libre et conscient, inscription par mail à : youpi@loffice.coop
Alphabetville Friche la Belle de Mai 41 rue Jobin 13003 Marseille 0495049623
alphabetville@orange.fr / www.alphabetville.org
Avant de découvrir la folle fin d’année de Libr-critique, vos premiers RV d’octobre : lancement des numéros 11 & 12 de la revue MUSCLE à Marseille, où l’on aura RV également avec DADA grâce à Alphabetville (dada/data) ; IVY WRITERS (Tardy/Chao), 26e salon des revues à Paris… De quoi être libres & critiques !
â–º Mercredi 5 octobre 2016, de 18H à 23H, soirée de lancement des numéros 11 et 12 de la revue Muscle, à Data, 44 rue des bons enfants, 13006 Marseille.
Au programme :
– Présentation de la revue et des deux nouveaux numéros par Arno Calleja et Laura Vazquez
– Lecture de Guillaume Fayard
– Lecture de Dorothée Volut
– Diffusion d’une lecture vidéo de Frédérique Soumagne
– Diffusion d’une lecture vidéo de Oscar Garcia Sierra
– Diffusion d’une lecture vidéo de Jean-Luc Parant
– Diffusion de deux lectures vidéo de Jason Héroux
â–º Les 6 et 19 octobre 2016, DADA à la Friche La Belle de Mai avec Alphabetville (41, rue Jobin 13003 Marseille) : DADA 100 : dada et data / gesticulations dada en ligne, 6 et 19 octobre 2016.
. Dada et data
Jeudi 6 octobre 2016 à 18h30, Salle des machines, Friche Belle de Mai, Marseille
Il y a 100 ans naissait à Zurich le mouvement littéraire et artistique Dada. Manifestement anti-conventionnel et anti-conformiste, revendiquant la rupture, contre l’ennui et pour la distraction, cette attitude marque un art de vivre, au présent, conjurant avec dérision et peut-être désespoir, la situation de violence qu’est la première guerre mondiale. Ouvert au hasard et défiant la logique – tout comme le montre le choix du mot lui-même -, Dada est plus libertaire que nihiliste, et la création sous toutes ses formes montre la vivacité du mouvement, qui a la volonté de « changer la vie ».
« Guerre mondiale Dada et pas de fin, révolution Dada et pas de commencement. » écrivait Hugo Ball dans le premier manifeste en 1916.
En 2016, quelques artistes de plusieurs nationalités créent un (h)ac(k)tionnisme dada, avec d’autres données, celles du numérique.
Dada, data, et arts de la guerre. Révolution électronique et guerre des données, du Watergate à wikileaks, de la rupture à la disruption, où en est-on de la guerre et de la paix ? Où et comment a-t-elle lieu ? Quelles sont les formes de la lutte ? Comment (se) manifester ?
« Guerre, dada, data », hacktion, plus que thème, est tout autant un hommage vivant et une actualisation virale dans la guerre numérique mondiale, et ses technologies… pas si virtuelles.
A la suite du Grand Dada Manifesto, dadahacktion de 30 heures qui a « occupé » le Cabaret Voltaire à Zurich en mars dernier, voici la présentation de quelques réalisations, textes, sites, machines, hacks, et autres manifestes rétro dada. Sans quelques performances !
Avec :
Nicolas Nova, artiste et enseignant, pour Dadabot, une introduction à la créolisation machinique (avec Joël Vacheron)
Albertine Meunier et Julien Levesque pour le Manifeste datadada (data-dada.net), et une performance Data Dada Éclair
Une intervention (par skype) de Mckenzie Wark co-auteur d’un manifeste rétro dada.
A arpenter dans l’espace de la librairie, le webdoc Dadadata de Anita Hugi et David Dufresne, coproduit par Arte et la SSR.
Lire l’article d’Annick Rivoire sur le dadadatathon : http://www.makery.info/2016/03/08/a-dada-sur-la-data-au-cabaret-voltaire/
. Gesticulations dada et flux du réseau Conférence dada sur canapé en ligne
Mercredi 19 octobre à midi.
Le laboratoire Oudeis développe des conférences performatives sur canapé, au sein desquelles des problématiques de l’histoire de l’art et de la période actuelle sont abordées dans un format non conventionnel, ou hors de tout format : l’agencement d’éléments complexes et hétéroclites contribuant à l’émergence d’une situation artistique inédite, bifurquant des environnements technologiques et conceptuels pré-conçus. Où des techniques de parasitage des discours et des postures agissent comme modalité virale.
Cette conférence, aussi performance en streaming, mettra en situation et en question actes et gestes dada, dans l’histoire et au présent de l’art. Avec pour medium principal le web.
Avec Sandra et Gaspard Bébié-Valerian, artistes, Manuel Fadat, historien de l’art et commissaire d’expositions, Colette Tron, auteur et critique, et Annie Abrahams, artiste et performeuse.

â–º Mardi 11 octobre à 19H30, Delaville Café (34, Bd Bonne Nouvelle 75010 Paris) : IVY WRITERS PARIS vous invite à une soirée de lectures bilingues avec les poètes : Nicolas Tardy (France) et Geneva Chao (USA) /// 11th Oct from 19h30: Ivy Writers Paris welcomes French poet driving north for this special Paris reading, Nicolas Tardy, alongside American poet and translator Geneva Chao—coming live to us from Los Angeles.
â–º Les 14, 15 et 16 octobre 2016 : 26e Salon de la revue à Paris !
Renouvellement des exposants, abondance et variété des rencontres… Pour l’inauguration, le vendredi 14 octobre à 20h30 et grâce à la complicité des Archives du Présent, Patrick Boucheron amorcera ce marathon de paroles.
Pour découvrir le Salon en un clin d’œil, le voici croqué à grands traits.
Le programme du Salon, lourd de ses plus de 30 animations (lectures, conférence, tables rondes, séances professionnelles) : ici.
Programme très chargé ce soir : Pleins feux sur Julien BLAINE, puis sur Frank SMITH ; Libr-brèves ensuite…
Pleins feux sur Julien BLAINE
â–º Exposition au Musée-Muséum de Gap, qui dure jusqu’à fin septembre 2016 : Une girafe dans la neige / Spermato Zoo
L’auteur y sera une fois par mois, et notamment :
• sam. 13/02/2016
• sam. 05/03/2016
â–º Du 20 janvier jusqu’au 31 mars : Body Body, exposition collective à la Plaque Tournante – Sonnevallee 99, Berlin.
En février
â–º Le 3 à 19h00, à la galerie J.-F. Meyer à Marseille, finissage de l’exposition Daniel Van de Velde accompagné du chant de Julien Blaine dans une souche ombrée.
â–º Le 6 à 15h00, la halle Saint-Pierre à Paris : un Cabaret Dada.
En mars
â–º Le Poema festival, du 11 au 13 mars 2016 au Centre Culturel A. Malraux, scène nationale de Vandœuvre les Nancy.
â–º Les 18 & 19, autour des revues Invece et Mange-Monde à la Médiathèque de Perpignan, à la galerie 13 à Ille-sur-Têt…
En avril
â–º Du 8 au 13, à Tokyo et à Kamakura pour le 40e anniversaire du Doc(k)s spécial Japon, avec la complicité de la revue Delta
â–º À la galerie Jean-François Meyer à Marseille, du 15 avril à la fin du mois : L’huitre & La pomme de terre / Nous sommes dans la purée de 4 pommes de terre
En mai
â–º Le 02 mai au foyer du théâtre municipal de Caen, présentation de La Poésie à outrance
â–º Le 03 mai : Café des images, Films et discussions sur La Poésie à outrance
â–º Le 04 mai : La Nouvelle Librairie Guillaume autour des revues, avec André Chabin, Gilles Suzanne et Yannick Butel.
Pleins feux sur Frank Smith
Micro résidence du 4 au 11 février 2016 à Marseille (Alphabetville), en collaboration avec la Friche Belle de Mai, la librairie la Salle des machines, Montevideo, Radio Grenouille, La Marelle
Alphabetville développe depuis l’année 2013 un programme de résidences de courte durée, ou micro-résidences, avec des auteurs, critiques, chercheurs ou artistes invités. Ces micro-résidences développent une implication de l’invité sur le territoire, donnent accès pour le public à une meilleure connaissance de l’œuvre, et génèrent des créations à l’issue de ces expériences.
La première résidence de l’année 2016 s’ouvre avec Frank Smith, écrivain, poète et vidéaste.
Frank Smith a publié une douzaine de livres ainsi que de nombreux textes en revues et réalise des films ou « ciné-poésies ». Dernier ouvrage paru : Katrina, Isle de Jean Charles, Louisiane, éditions de l’Attente, juin 2015. Dernier film réalisé : Le Film des questions, janvier 2015, commande du centre Pompidou.
Il est aussi producteur-radio pour France Culture, où il a coordonné l’émission La poésie n’est pas une solution (2012) et co-dirigé le programme culte L’Atelier de création radiophonique, de 2001 à 2011.
Frank Smith est représenté par la Galerie Analix Forever, à Genève, et son travail a été présenté dans de nombreux festivals et centres d’art à travers le monde.
Avec Guantanamo, publié en 2010 au éditions du Seuil (Coll. « Fiction & Cie ») et en 2014 aux États-Unis (traduction de la poète conceptuelle Vanessa Place), sacré meilleur livre de poésie de l’année par The Huffington Post et nominé pour les PEN America Awards, Frank Smith inaugure, à partir de documents et d’archives, une série d’investigations poétiques en phase avec les conflits majeurs du monde contemporain.
Il mène actuellement l’écriture d’un essai d’investigations poétiques intitulé La table des opérations dans lequel est développée en particulier la notion de « co-errance », et prépare les fondations d’un ‘Bureau d’Investigations Poétiques‘.Ces investigations sont d’ailleurs en grande partie décrites dans son dernier livre Fonctions Bartleby (éditions Le Feu Sacré) par la figure du célèbre personnage de Melville. [Bibliographie, activités, actualités : http://www.franksmith.fr/]
Evénements publics
â–º Jeudi 4 février à 18h30 à la librairie la Salle des machines : Lecture d’extraits et présentation de Fonctions Bartleby de et par Frank Smith
« Je pose la question de la formule et je préférerais ne pas dire « je » mais dire au dehors du dehors. Je préférerais ne pas trancher sur le cas Bartleby car la résolution exclue toute question qui l’aura entrainée. Je préférerais ne pas dire « formule » mais « proposition », la proposition de Bartleby, — de même que je préférerais ne pas dire Bartleby mais « B. »
« Alors comment s’y prendre avec ça, sachant que les modes de circulation, de valorisation, d’appropriation de la formule de B. évoluent à chaque lecture et se modifient à l’intérieur ? Une lecture contemporaine de Bartleby, elle préférerait ne pas faire quoi, ne pas dire quoi ? »
Fonctions Bartleby, bref traité d’investigations poétiques, éditions le Feu sacré, 2015
Suivies d’un échange entre Frank Smith et l’écrivain Liliane Giraudon, animé par Colette Tron [La salle des Machines, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 Marseille / Informations : 04.94.0496.23 / 04.95.04.95.95]
â–º Mercredi 10 février à 20h00 à Montevideo. Lecture de Katrina, Isle de Jean Charles, Louisiane de et par Frank Smith, augmentée d’une création sonore de Gilles Mardirossian (créé à Paris avec Théâtre Ouvert
/ Centre National des Dramaturgies contemporaines en novembre 2015). Isle de Jean Charles est une langue de terre située aux confins de la Louisiane. Cette île est la première victime d’une érosion côtière qui ronge la région depuis des siècles, décuplée par les effets des tempêtes et des ouragans qui balaient régulièrement le Golfe du Mexique. Avec elle, une communauté d’Indiens issus de trois tribus ― Biloxi, Chitamacha et Choctaw ― coule doucement. Pêcheurs de père en fils, les Indiens d’Isle de Jean Charles ont comme autre particularité de parler partiellement le français des Cajuns, descendants de Français chassés d’Acadie par les Anglais en 1755 et réfugiés en Louisiane.
On y va. On y passe, un jour…
Lecture suivie d’un échange avec Frank Smith animé par Colette Tron
Tarif : 3€ + adhésion / Renseignements et réservations au 04.91.37.97.35 / Montevideo, 3 impasse Montevideo, 13006 Marseille
Rencontre professionnelle
« Les écrits du numérique »
Alphabetville, laboratoire des écritures multimédia, et La Marelle, villa des auteurs à la Friche Belle de Mai à Marseille, organisent une journée de réflexion et d’échanges dans le cadre du séminaire « Les écrits du numérique », le 8 février 2016 de 10h00 à 17h00. A l‘occasion de la résidence d’écriture numérique de Matthieu Duperrex, lauréat 2016, accueilli par La Marelle, et de celle de Frank Smith, écrivain accueilli par Alphabetville pour une micro-résidence, dont les temps de présence à Marseille s’entrecroisent, se déroulera une journée de présentation et d’échanges collectifs, à partir de leur création en cours.
Programmes radiophoniques
A écouter sur radio Grenouille 88.8 FM ou sur www.radiogrenouille.com. Deux programmes réalisés par Emmanuel Moreira.
Gaza, d’ici-là, entre le plomb et la langue : entretien avec Frank Smith à propos de Gaza, d’ici-là (éditions Al Dante), accompagné d’une lecture par l’auteur.
Jeudi 4 février à 22h30 et samedi 6 février à 12h00
L’atelier du regard – Frank Smith : avec We can make rain but no one came to ask, il porte son regard sur œuvre de Walid Raad issue de la collection du FRAC PACA
Dimanche 7 février à 10h00 et mercredi 10 février à 13h30
Alphabetville
Friche Belle de Mai
41 rue Jobin
13003 Marseille
0495049623
Libr-brèves
â–º On découvrira le blog prometteur d’Anne Galzi, vAriaTion, et notamment sa méditation poétique à partir de plusieurs tableaux : "Un ange passe"…
â–º Du 1er au 14 février, ne manquez pas la Bébée Princess d’AnnaO : 12,5 x 12,5, 20 p. – 65 € (Numéroté 1 à 7). Livre d’artiste présenté en exclusivité à la galerie Sophie… etc !, 2 rue Gambey Paris 11.
â–º JEUDI 04 FEVRIER 2016 @ Növo Local, Bordeaux : concert autour de l’improvisation avec
â–º Jeudi 4 février, 18H-22H, à L’Amour (24, rue Molière à Bagnolet) : MESSE³ ROSE. Lectures et performances de Elitza Gueorguieva – Jeanne Bathilde – Chloé Masson – Mélanie Yvon – Jérémie Buldo – Benoît Toqué – Carole Louis – Nathanaël Ruiz de Infante – Sébastien Montéro – Élodie Petit – Jeanne Moulin.
♦ musique live
♦ Évangile : Matthias Puech / Luci1.0 /Lazy Terms
♦ projection de courts métrages : Ludovic Sauvage, Ethan Assouline, Sabrina Ratté, Nuno Patricio, Joe Hamilton, Laura Gozlan, Sybil Montet, Gregory Chatonsky.

Messe³ Rose =
chôSe est un collectif d’artistes basé à Paris – c’est la base, c’est sans prétention. Mais il est mobile, amovible, rétractable. Ils sont plusieurs. Engendré sous la pluie, sa gestation, on peut parler de sa gestation, on peut dire qu’il a écumé des planchers et fissuré des fondations. Les dimanches : chôSe est endimanché. Ils organisent des messes, des messes terribles, de toutes les couleurs : Messe³, + 1 couleur, on appelle ça comme ça. La première, ça a été une messe basse, noire : Messe³ Noire, elle a eu lieu sous terre, dans les catacombes. Une messe³ c’est un événement : il s’y passe des choses : chôSe fait des choses*. À chaque messe³, on invite des gens à venir faire des choses avec nous – chôSe est mobile, amovible, rétractable, et expansible aussi. Ensuite, chôSe [en fait chôSe à la base c’est un petit nom, comme un pseudo, c’est le diminutif de Chômage & Sexualité] travaille à partir des traces de sa messe³ : ça donne autre chose . Pour la première messe, la Messe³ Noire, ça a donné Messe Noire, une publication papier. Messe peut s’écrire sans « e ». Perhaps it’s messy = Peut-être ça fait désordre. He made a mess in the mess = Il a mis le désordre au mess = à la cantine militaire, ou bien, He made a mess in the mess = il a mis la pagaille dans le désordre. En anglais, mess a aussi l’avantage de pouvoir être un verbe, comme par exemple dans la phrase You’ve messed up my beautiful carpe = Vous avez foiré ma belle carpe. Pardon, faute de frappe : my carpet. Mon beau tapis, vous l’avez souillé. Parce que to mess veut aussi dire souiller, que c’est ça que ça veut dire dans You’ve messed my beautiful carpet – puisque « foirer un tapis », dans un contexte type arts décoratifs, ça marche, mais là. Bon. Pour notre prochaine publication publique : notre prochaine messe³, on aimerait que chôSe sorte de terre, des dessous, et qu’il crève L’Amour : ce serait une Messe³ Rose.
* une chose est : une performance, une action, une installation, un poème sonore, un acte, une conférence performance, une lecture publique, un vrai-faux happening, un poème graphique, une action furtive, un poème action, un powerpoint, un event dans l’event, un reenactment, un texte transgenres, une chanson, une lecture performée, un contre event, un texte exposé, une chanson, une projection vidéo, un poème acousmatique, un geste, une installation performance, un geste, une parole en l’air – une chose est une chose est une chose on n’est pas clivés.
Après la UNE consacrée à Mathieu Brosseau pour la parution de Data Transport, nos Libr-événements : RV avec Serge Martin-Ritman, Sandra Moussempès, des auteurs de la série Z et du n° 77 de MCD, mais aussi des poètes volants… Et pour couronner le tout, DATABAZ vous offre des images invisibles !
UNE : Mathieu BROSSEAU, Data transport
Présentation de l’éditeur. Quand M. est un beau jour repêché par un cargo en pleine mer, ni lui ni personne ne sait qui il est, ni ce qui l’a mené ici. Muet et amnésique, il trouve une emploi dans un service de courriers non
adressés à la poste et semble progressivement recouvrer la mémoire ainsi que le langage par l’intermédiaire des lettres qu’il lit et classe toute la journée. Cette découverte de lui-même, de son histoire, celle d’un être confronté à la difficulté d’incarner à la fois son corps et son verbe, et condamné dès sa naissance à une mystérieuse seconde de retard, va le mener jusqu’à la source de ses crimes – réels ou illusoires – et de sa propre disparition.
Dans un univers éthéré et poétique, et avec une précision poétique chirurgicale, Mathieu Brosseau interroge dans Data Transport ce que la langue fait au corps. Comment reprendre corps, mémoire et langue ? Comment distinguer ce qui, dans cette reconquête de la langue et de la mémoire, appartient à l’identité ou aux lettres que lit M., sorte de Bartleby qui serait passé de l’autre côté du miroir.
Le titre, par l’auteur. « C’est la première fois que j’ai eu autant de mal à trouver un titre. Il y en a eu 3 ou 4 provisoires. Puis DT s’est imposé comme une évidence lors d’une réunion puisque ce récit porte, à l’instar des lettres, sur ce qui n’arrive pas à destination, les npai bien sûr mais aussi la parole du bègue, le mouvement sans fin de la réalité, pi, etc. Je crois que nous n’arrivons (ni nous, ni les paroles, ni les "Data", donc) jamais à destination, et c’est pourquoi nous imaginons/créons des fins, des objets. Nous comblons le vide insupportable qui se dégage de l’impossibilité d’une fin. Même notre mort, qui pourrait être l’arrivée, le point B de notre existence, nous échappe. Donc Data Transport, le chemin de l’information, le chemin du contenu, de l’artifice de la pensée qui cherche à combler un insupportable sans-fin, sans-arrivée. »
Mathieu Brosseau, Data transport, éditions de l’Ogre, mai 2015, 152 pages, 16 €, ISBN : 979-10-93606-10-1.
Libr-événements
â–º RV avec Serge Martin-Ritman :
Jeudi 21 mai 2015, au Musée du quai Branly à 17h30 (salle 2) dans le cadre du séminaire « Histoires de gestes », présentation du numéro 7 de la revue Résonance générale (http://www.latelierdugrandtetras.fr/resonance.php?type=1&PHPSESSID=24a52b1b8826203a3069b0c60f30c543) : rencontre avec Alexis Pelletier et Guy Perrocheau.â–º Sandra Moussempès évoque Sunny girls sur France Culture (podcast).
â–º Le mercredi 20 mai, la librairie Texture reçoit z : autour des deux dernières séries (3 & 4). En compagnie des auteurs Patrick Beurard-Valdoye, Pierre Drogi, Anne Kawala, Fabienne Raphoz et Lucie Taïeb. À 19h30, à la librairie Texture, 94 Avenue Jean Jaurès, 75019, Paris.
â–º Mercredi 20 mai 2015 à 19H, Seconde Nature à Aix-en-Provence. Le magazine MCD#77 La politique de l’art s’interroge sur les nouvelles formes d’engagement et d’activisme numériques sous les angles pratiques et théoriques, par le biais d’articles de fond et par des portraits d’artistes et collectifs emblématiques.
Dans le cadre d’un partenariat avec MCD, le magazine des cultures digitales, et en écho à l’exposition Archéologie des medias (20 mai au 28 juin à Seconde Nature), Alphabetville et Seconde Nature vous invitent à une présentation et une discussion autour des enjeux politiques de l’art actuel avec les contributeurs régionaux à ce numéro :
– Christophe Bruno et Emmanuel Guez, artistes et enseignants à l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (Théories des medias, créations numériques et actions politiques)
– Colette Tron, critique, directrice d’Alphabetville à Marseille (Armes et arts de la révolution, de l’électronique au numérique)
– Jean-Paul Fourmentraux (sous réserve), sociologue et enseignant en art à l’Université Aix-Marseille (Faire œuvre en art et politique)
Présentation du numéro par Guillaume Renoud-Grappin, directeur associé de MCD.
Rencontre suivie de la projection d’œuvres des artistes Julius von Bismark et mounir fatmi. Informations : http://
â–º Poètes volants : David Christoffel, Sabine Macher, Daniel Pozner et Pierre Soletti. Samedi 23 mai 2015 (à partir de 15 h 30).
Le Râteau-Lavoir / 4, rue Charles-Bassée / 94120 Fontenay-sous-Bois
RER A : Fontenay-sous-Bois
Pour plus de détails :
http://poesie.evous.fr/23-mai-samedi-Poetes-volants-Le-Rateau-Lavoir-Fontenay-sous-Bois.html
â–º Samedi 23 mai 2015 à 20H30, DATABAZ (Philippe Boisnard et Hortense Gauthier : 100, rue du Gond à Angoulême) : IMAGES INVISIBLES, projection d’images mentales sur supports sonore et littéraire.
Un projet de Rhizome (Québec), d’après une idée originale de Mathieu Campagna.
_ samedi 23 mai 2015 _ 20h30
Lecture et art audio dans l’obscurité par 4 duos d’auteurs et créateurs sonores
Daniel Canty (son : Miriane Rouillard)
Renée Gagnon (son : Antoine Caron)
David Leblanc (son: Marc Doucet)
Simon Dumas (son : Mathieu Campagna).
Images invisibles est le résultat d’une collaboration entre un auteur et un artiste audio, dans le but de créer des court-métrages dépourvus d’image. Fusion, donc, entre narration et environnement sonore surround, ce spectacle singulier se déroule dans le noir complet.
Images invisibles cherche à susciter l’émergence d’images mentales chez l’auditeur, un peu comme le fait la lecture romanesque, mais en amplifiant le pouvoir des mots par un support audio enrobant et suggestif (voix narratrices, bruits d’ambiance, musiques, sons inventés). Les périodes d’obscurité sont ponctuées d’effets de lumière qui révèlent les auteurs lisant leur texte devant ou parmi les spectateurs, dans une dynamique d’apparition/disparition à la limite du spectral. Images invisibles s’affranchit du joug de l’image visuelle, en explorant les rapports complexes unissant la parole et le son, et permet la création de nouveaux alliages littéraires. [cf. visuel en arrière-plan]
En ce deuxième dimanche de février, UNE sur l’un des livres les plus remarquables de ces derniers mois : Surplis de Frank Smith. Suivent nos Libr-brèves (Alphabetville, Didier Calléja, poésie et traduction…).
UNE /FT/
â–º Frank Smith, Surplis, Argol, novembre 2014, 20 €, ISBN : 978-2-37069-006-7.
Avec ces mouvements de pensée-à-toi qui nécessitent le vide, la vie n’est pas tant dans les plis individuants ou les déplis objectivants que dans les surplis : les courts-circuits de l’intentionalité, les agencements spatio-temporels d’éléments sensibles, les compositions de rapports, les télescopages d’affects et de percepts, les superpositions de matériaux en devenir…
Au lecteur de composer avec ce "livre-plateau portatif", qui doit sa réussite à l’inventivité de l’auteur et, pour la mise en page, à la virtuosité de Julie Palat.

Libr-brèves
â–º Spécial Alphabetville
* Ressources en ligne
– Jean-Christophe Bailly
Dans le cadre des micro-résidences d’Alphabetville en collaboration avec le cipM, la Friche Belle de Mai et les Bancs publics (octobre 2014)
Entretien avec Emmanuel Moreira sur Radio Grenouille
Ecouter le podcast
– Bernard Stiegler
Dans le cadre du programme « Vers un art de l’hypercontrôle »
Conférence organisée par Alphabetville et l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence (décembre 2014)
Voir la vidéo
Dans le cadre du programme « Creative disturbance » développé par Leonardo
Entretien entre Bernard Stiegler, Roger Malina, Colette Tron
Ecouter les podcasts
* A paraître
Textes inédits dans le prochain numéro de la revue MCD, « Art et politique », mars 2015
. Ars et inventions organologiques dans les sociétés de l’hypercontrôle, par Bernard Stiegler
. Armes et arts de la révolution, de l’électronique au numérique, par Colette Tron
. #OSJUBA, l’urbanisme ouvert dans la transformation post-conflit, par Stephen Kovats
Adhésion
Les activités et ressources d’Alphabetville sont en accès libre.
Pour soutenir l’association, vous pouvez adhérer grâce au formulaire à télécharger sur le site.
Alphabetville, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille 0495049623 ; alphabetville@orange.fr / www.alphabetville.org
â–º "Principe d’incertitude" : Improvisation Benoist BOUVOT (guitare) Didier CALLEJA /Didika Koeurspurs( texts objets sons) à la Machinante de Montreuil/ Re-mastering : Black SIFICHI + Improvisation avec les spect-acteurs et poète du festival poésie "gratte Monde" avec Carlos LAFORET.
â–º Vendredi 20 février 2015 à 20H00, La Lucarne des écrivains (115, rue de l’Ourcq 75019 Paris) : poésie et traduction, avec Isabelle Macor et François Rannou.
Ce soir, en UNE RV avec Bernard Desportes pour son essai sur André du Bouchet. Ensuite, nos Libr-brèves : site de CCP, RV à la Maison de la poésie Paris, Xavier Person à la Librairie Ignazzi, RV Alphabetville…
UNE : Desportes/Du Bouchet /FT/
Bernard Desportes, Irréparable quant à moi. André du Bouchet, éditions Obsidiane, novembre 2014, 88 pages, 13 €, ISBN : 978-2-916447-61-2.
Dans cet essai au titre évocateur (citation du poète), sont regroupés divers textes (dont quelques-uns inédits) et quelques lettres extraites de la correspondante abondante entre les deux écrivains unis par une profonde et respectueuse amitié. Bernard Desportes s’y efforce de démallarméiser André du Bouchet : sa "volonté d’aller au bord sans tomber dans l’illisible" (p. 32) le rapproche davantage de Baudelaire et de Bataille ; nulle abstraction, mais une tension entre sens et non-sens, possible et impossible.
BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE AUDOUX
10 RUE PORTEFOIN
75003 PARIS
tél. : 01 44 78 55 20
Libr-brèves
â–º Maison de la poésie Paris, mardi 9 décembre 2014 – 19H00
Kristof Magnusson & Mathieu Larnaudie – « La crise dans la littérature » Rencontre animée par William Irigoyen, chroniqueur littéraire et journaliste à Arte (en français et en allemand) Lecture – rencontre

Comment des écrivains s’emparent-ils d’un thème actuel et brûlant telle que la crise ? Dans C’était pas ma faute, Kristof Magnusson met en scène un trader dans une banque d’investissements à Chicago, qui ne vit que pour l’avancement de sa carrière. Meike Urbanski est quant à elle traductrice d’un auteur de best-sellers qu’elle essaie de retrouver, car il ne lui a pas remis le manuscrit à traduire. Ces personnages vont se chercher, se croiser et multiplier les quiproquos dans cette histoire d’argent, de littérature et d’amour.
Ils occupent, dans le monde du business ou de la politique, des places dominantes lorsque survient à l’automne 2008 ce violent séisme qu’on appellera : crise. Aussitôt certains vacillent, s’effondrent, passent aux aveux, disparaissent ou se suicident, tandis que d’autres, au sommet des Etats, font rempart de leurs discours, explications, remèdes… Les Effondrés saisit quelques personnalités fameuses (ou fictives) dans l’inexorable débâcle de leur édifice idéologique.
â–º Maison de la poésie Paris, jeudi 11 décembre à 19H00 : Emmanuel Carrère – « Le Royaume » Lecture
â–º À l’occasion de la parution de Une limonade pour Kafka, rencontre avec Xavier Person le jeudi 11 décembre 2014 à partir de 19 heures
Librairie Michèle Ignazi
17, rue de Jouy
75004 Paris
01 42 71 17 00
â–º Les RV de Alphabetville
– MCLUHAN ET NOUS
RENDEZ-VOUS SONORE
Dans le cadre du festival Marseille retrouve le nord organisé par Planète Emergences, en partenariat avec Alphabetville
Lecture suivie par un plateau radio autour des textes de Marshall McLuhan, théoricien des médias canadien, penseur du « village global » et auteur de la formule : « Le medium, c’est le message. »
Lecture publique par Jean-Christophe Barbaud et Cécile Portier de textes choisis par Jean-Christophe Barbaud et Colette Tron.
Plateau radio animé par Jean-Christophe Barbaud, avec Samuel Bollendorf, Marie Picard, Cécile Portier et Colette Tron.
Mercredi 10 décembre à 19 h au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Avenue Raimu, 13014 Marseille
– BERNARD STIEGLER
CONFERENCES
16 et 17 décembre
. Vers un art de l’hypercontrôle
Le 16 décembre à 18h30 à la Cité du Livre à Aix-en-Provence
Proposé par Alphabetville, l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Ars industrialis
en partenariat avec la Cité du Livre/ Ville d’Aix-en-Provence
Bernard Stiegler développe l’idée que nous sommes entrés dans l’époque de l’hypercontrôle, rendue possible par les technologies numériques, les systèmes de big data, de traces et autres automatismes, omniprésents dans les développements et applications technologiques « hyperindustriels ». Dispositifs qui nous suivent autant qu’ils nous guident dans nos comportements, et qui constituent selon lui un processus de désintégration sociale.
Bernard Stiegler décrira les « sociétés de l’hypercontrôle » et l’automatisation généralisée, tout en posant le défi d’un « art de l’hypercontrôle » comme thérapeutique, ou « pharmacologie positive ».
Cette conférence se situe en ouverture d’un programme de recherche théorique et pédagogique à venir sous la direction de Bernard Stiegler, avec Alphabetville et l’ESA Aix-en-Provence.
Informations : 04 95 04 96 23
Entrée libre
Réservation conseillée : alphabetville@orange.fr
Lieu
Amphithéâtre de la Verrière
Cité du Livre
8/10, rue des Allumettes
13098 Aix-en-Provence
. La désintégration
Le 17 décembre à 18h30 au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Organisé par Planète Emergences avec Ars industrialis dans le cadre du festival Marseille retrouve le nord
« Nous entrons dans l’âge des sociétés automatiques basées en particulier sur le développement des réseaux sociaux et de ce que l’on appelle à présent les big data.
Cette conférence, qui décrira cet état de fait, a pour but de donner une autre perspective sur les réseaux, capable de constituer un nouvel état de droit à l’époque de l’écriture numérique réticulaire et de l’automatisation généralisée, qui sera aussi l’époque de la fin de l’emploi. » Bernard Stiegler
Suivie d’une table ronde avec :
Franck Cormerais, philosophe, enseignant en Information et Communication à l’Université de Bordeaux 3, membre du C.A d’Ars industrialis ; Patrick Braouezec, président de la communauté d’agglomération Plaine Commune ; Martine Vassal, élue déléguée aux relations internationales et européennes de la Ville de Marseille, présidente déléguée de la Commission “Développement économique et emploi” de la CU Marseille Provence Métropole (sous réserve) ; Colette Tron, critique, directrice artistique d’Alphabetville/Friche Belle de Mai, membre du C.A d’Ars industrialis ; Christian Rey, directeur du technopôle Marseille – Château Gombert et de Marseille Innovation
Présentée par Gérard Paquet, président fondateur de Planète Emergences
Informations : http://planetemergences.org/
Entrée libre
Lieu
Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Avenue Raimu
13014 Marseille
Bus 32, 34, 53, 27
—–
Alphabetville Friche Belle de Mai 41 rue Jobin 13003 Marseille 04 95 04 96 23
À partir de mardi prochain, et pendant une dizaine de jours, cap sur Burroughs à Aix-en-Provence, avec Alphabetville.
William Seward Burroughs 100 #2 : La révolution selon W.S Burroughs
Le centenaire de la naissance de William Seward Burroughs est l’occasion de proposer un regard vivant sur l’œuvre étonnante, dérangeante ou encore hallucinante, de l’écrivain.
Alphabetville propose pour cette année une programmation en deux parties.
Après « Parages de W.S Burroughs », se situant autour de sa vie et son œuvre, le programme de cet automne se formule par « La révolution selon W.S Burroughs ».
Conférences, rencontres, projections, écoutes, auront lieu à Aix-en-Provence.
Un programme en collaboration avec Seconde Nature, scène numérique, et l’Ecole supérieure d’art.
« Dans la Révolution Electronique j’avance la théorie qu’un virus EST une très petite unité de mot et d’image. J’ai suggéré alors que de telles unités pouvaient être activées biologiquement pour agir comme des tensions virales communicables. »
Cette proposition consiste à revenir sur les éléments artistiques et théoriques de cette « révolution » à effet symbolique, mais aussi d’entrevoir leurs infiltrations dans les pratiques, les techniques et les medias actuels.
Programme
Du 04 novembre au 06 décembre
Projections de l’intégrale
The cut-ups, films de William Burroughs et Anthony Balch
À Seconde Nature
Horaires : du mercredi au samedi de 14h00 à 18h00
Dans le cadre de l’exposition Matière Cinéma, une exposition collective en 2 volets à Aix et Marseille sous le commissariat de Mathieu Vabre, avec les œuvres de W.S Burroughs, Wim Janssen, Davor Sanvincenti, Sam Burford, Julien Maire, Nicolas Maigret, Emilie Brout & Maxime Marion, Yannick Vallet, Alain Josseau.
Plus d’informations : ici
Entrée libre – Tout public
Vernissage de l’exposition le 4 novembre à partir de 19h00
Mercredi 12 novembre 2014 à partir de 17h00
Mini-colloque, écoutes, projections
La révolution selon WS Burroughs, sous la direction de Colette Tron
Plus d’informations : ici
Vendredi 14 novembre à 21h00
Reading club
Performances de lecture/écriture dirigée par Annie Abrahams et Emmanuel Guez
Session Hors série à partir de « La révolution électronique » de William S Burroughs
Lecteurs et lectrices : Colette Tron, Frédérique Vargoz et Emmanuel Vergès
Connectez-vous le 14 novembre à 21h.
Télécharger les programme complet : ici
Informations, contact : 
04 95 04 96 23 / Alphabetville, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille 


Les lieux 

:
Ecole supérieure d’art 
rue Emile Tavan 
13100 Aix-en-Provence 
04 42 91 88 70 

Seconde Nature 
27bis, rue du 11 novembre 
13100 Aix-en-Provence 
04 42 64 61 01
Après une UNE consacrée au dernier livre de Jérôme Bertin – qui peut vous donner le vertige -, nos Libr-événements : on y retrouve l’écrivain avec Laura Vazquez à Manifesten ; mais aussi les RV Alphabetville et le Maelström Insurrection Tour.
UNE : Jérôme Bertin /FT/
Georges Hyvernaud n’avait plus que la peau et les os… Jérôme Bertin, lui, pour dresser son autoportrait, met la peau sur la table, façon pèse-nerfs. Et il est vrai qu’il est fort énervé, celui qui entend "réaffirmer le lien entre littérature et politique" (p. 37), et qui "a un faible
pour les fables par balles" (50) : après avoir confié qu’il "rêve d’un livre arme" (36), il lui faut "écrire avec du sang" (55), une "tempête de mots 16 mm", "mettre le poème à feu et à sang" (57)… Et il est vrai que d’emblée plane l’ombre d’Artaud le Momo : "ARTAUD AVAIT RAISON. C’est le monde qui est devenu un anormal. Le ricanement bébête comme éthique. Le cynisme c’est le rire du fort".
Face à ce monde devenu fou, l’écrivain recycle et détourne lieux communs et clichés, mots cultes et mots cuculs, les grands mots et démons de la littérature : ainsi avons-nous affaire, avec La Peau sur la table et Autoportrait, à "une espèce de cut up d’un monologue intérieur" (44). L’écriture sismographique de Jérôme Bertin propose un phrasé qui multiplie les télescopages et dérapages phoniques/sémantiques : Les chefs de sévices les présidents fromage… L’enfer du cac la sodomie talc… Les trafics d’orgasmes rapportent gros… La polio médite… Un dernier pour la déroute… Silicone balai dans le cul…
Jérôme Bertin, La Peau sur la table, suivi de Autoportrait, Al dante, septembre 2014, 80 pages, 11 €, ISBN : 978-2-84761-762-7.
Libr-événements
â–º Alphabetville est partenaire de What the flok, festival faire et penser, organisé par réso-nance, Zinc et le Lieu de Fabrication Ouverte à la Friche Belle de Mai, Marseille, du 29 septembre au 4 octobre
Informations : http://reso-nance.org/whattheflok/
Participation de Colette Tron à la table ronde « Connaissances libres » le 3 octobre à partir de 20h30, avec réso-nance, Ping, Emmanuel Vergès, Michel Bauwens
Programme complet : http://reso-nance.org/whattheflok/programme
♦ Résidence :
Micro-résidence de l’écrivain et philosophe Jean-Christophe Bailly, invité par Alphabetville à Marseille
En collaboration avec le cipM, la Friche Belle de Mai, les Bancs Publics et l’ENS photographie d’Arles
Du 1er au 4 octobre
Rendez-vous publics :
Lecture de Jean-Christophe Bailly
le mercredi 1er octobre à 18h30 au cipM
Vieille Charité, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille
Renseignements : 04 95 04 96 23 / 04 91 91 26 45
Projection de vidéos d’artistes : carte blanche à Jean-Christophe Bailly
le samedi 4 octobre à 17h aux Bancs publics
Les Bancs publics, 10 rue Ricard, 13003 Marseille
Renseignements : 04 95 04 96 23 / 04 91 64 60 00
â–º Vendredi 3 octobre à 21H30, Maelström Insurrection Tour, Genève (Bains de Pâquis / 30, quai du Mont-Blanc). Poésie en Ville accueille pour la première fois à Genève les Editions Maelström, basées à Bruxelles, et plusieurs de leurs auteurs :
David Giannoni
Théophile de Giraud
Dominique Massaut
Vincent Tholomé
Improvisation musicale : Benjamin Pottel
L’heure est venue pour vous de parler
Vous tous amants de la liberté
Vous tous amants en quête du bonheur
Vous tous amoureux et dormeurs
Enfoncés dans vos rêves intimes
L’heure est venue de vous prononcer
Ô majorité silencieuse
Avant qu’ils viennent vous chercher !
Lawrence Ferlinghetti
Blind Poet

En regard de la publication de la traduction française du livre de Lawrence Ferlinghetti, "Poésie Art de lʼInsurrection" (maelstrÖm, mai 2012), la Troupe Poétique Nomade vous invite à découvrir une poésie vivante, engagée et festive.Les poètes et musiciens se réunissent pour partager lʼunivers et les mots de Ferlinghetti, lʼun des plus grands auteurs de la Beat Generation (ami et éditeur de Ginsberg et Kerouac).
Lectures de textes de Lawrence Ferlinghetti, largement centrées sur le livre “Poésie Art de lʼInsurrection”.
Lectures dʼautres auteurs en résonance avec ce thème de lʼinsurrection poétique (textes engagés, poésie urbaine, etc.)
Lʼensemble est accompagné par des musiques interprétées live par Benjamin Pottel.
â–º Jeudi 9 octobre à 19H, MANIFESTEN/Al dante (rue Thiers à Marseille) : poésie-action avec Jérôme Bertin et Laura Vazquez.
En ce premier dimanche d’octobre, nous vous aidons à enrichir votre automne avec nos Libr-événements : numéro 12 de Nioques, festival e-topie, Sandra Moussempès à Lyon ; mais aussi nos gros plans sur Al dante/Manifesten, Alphabetville et le festival des arts électroniques (Confluence / Paris).
Al dante/Manifesten
1/ PROCHAIN RENDEZ_VOUS, CE LUNDI 7 OCTOBRE… Aed Yagui, directeur du PMRC de GAZA (Palestinien Medical Relief Commettee) est de passage à Marseille. Il sera à Manifesten lundi 7 octobre à 19h45, pour nous donner les dernières informations sur la situation à Gaza, en particulier dans le domaine de la santé. Une occasion unique d’entendre et d’apprendre…
2/ LES PROCHAINES RENCONTRES (de plus amples informations à venir, mais réservez déjà vos dates) : – Le 17 octobre à partir de 19h > soirée de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, avec Chloée Delaume, Nadir Dendoune, Serge Quadruppani et Jean-Marc Rouillan. Libérable depuis 1999, ce militant communiste est toujours en prison. Il vient d’entamer sa trentième année d’incarcération… – Le 22 octobre à partir de 19h > rendez-vous avec le philosophe-performeur bulgare Boyan Manchev (Ses recherches se concentrent sur les champs de l’ontologie, de la philosophie de l’art et de la philosophie politique.) Il a publié récemment "Logique du politique" (Sofia, 2012), "Miracolo" (Milan, 2011), "L’Altération du monde : pour une esthétique radicale" (Paris, 2009), "La Métamorphose et l’instant – Désorganisation de la vie" (Paris, 2009), "Quel sujet du politique ?" (Paris, 2010, en collaboration avec G. Basterra et R. Ivekovic).
3/ À VENIR : prochain Face A / face B, avec Sylvain Courtoux et Jérôme Bertin (Face A / Face B est un journal-tract produit par laviemanifeste.com, à parution aléatoire et diffusion incontrôlable. Ces publications sauvages sont totalement et uniquement soumises au
désir de ces protagonistes). Le premier Face A / Face B réunissait Amandine André et Frédéric Neyrat. Disponible sur simple demande par courrier, il suffit de nous communiquer votre adresse postale.
4/ PROCHAINES PUBLICATIONS AL DANTE :
– Procès d’un homme exemplaire d’Eric Toussaint (rappel sur le rôle criminel du FMI et de la banque mondiale, à travers Jacques de Groove, ancien directeur de ces… "institutions"). En librairie à partir du 16 novembre, déjà disponible à Manifesten.
– La démocratie d’Alain Brossat (la démocratie : La démocratie, le mot qui fond dans la bouche, le concept qui fond dans la tête…. Ou ‘que devient cette notion dans la bouche de nos dirigeants). A paraître début novembre. En librairie le 16 novembre.
– La sphinge mange cru de Liliane Giraudon (poésie : À l’origine le sphynx était la sphinge. Mais l’égyptien masculin se substitue au féminin. Il pose le mystère – tandis qu’elle est son propre mystère. Ici, elle a la bouche malade. La parole toujours est à naître d’un mystère à élucider… ) A paraître début novembre. En librairie le 16 novembre.
– Première ligne : 105 mesures pour une guerre de Jérôme Bertin (Manifeste poétique pour une guerre à mener… qui n’a jamais cessé…). A paraître fin novembre. En librairie le 16 janvier 2014.
5/ RAPPEL : Sur Radio Manifesten, vous avez accès aux enregistrements de certaines interventions qui ont eu lieu ici : Amandine André, Stéphane Nowak + motif_r, Jérôme Bertin… Radio: https://soundcloud.com/manifesten-radio
6/ RAPPEL SECOND : Si vous désirez participer activement à l’aventure Manifesten, vous pouvez bien entendu adhérer à l’association.
Adresse: Manifesten – 59 rue Thiers – 13001 Marseille – Mail : evenement.manifesten@gmail.com / Radio: https://soundcloud.com/manifesten-radio / Editions al dante: www.al-dante.org
Actualités Alphabetville
. Archives en ligne
« Pier Paolo Pasolini, la force scandaleuse du passé »
Un événement organisé à Marseille du 14 mai au 8 juillet dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, par Alphabetville, le cipM, le FID Marseille et l’Ina Méditerranée
Ecouter
– les conférences de Jean-Paul Curnier, Georges Didi-Huberman
cliquer ici : http ://www.alphabetville.org/article.php3?id_article=193
– le programme radiophonique spécial sur Radio Grenouille réalisé par Emmanuel Moreira
cliquer ici : http ://www.radiogrenouille.com/actualites-2/evenements-grenouille/dans-le-noir-du-temps-une-nuit-radiophonique-autour-de-pasolini/
Lire, consulter
– le cahier spécial Pasolini édité par le cipM
cliquer ici : http ://en.calameo.com/read/00001732463970a378faa
– les documents audiovisuels des archives de l’Ina
cliquer ici : www.ina.fr
. Evénements à venir
« Résidences Zanzibar »
Un projet de Alphabetville avec ZINC et Leonardo/Olats, en coproduction avec Marseille-Provence 2013
Résidence Zanzibar est le nom d’un programme conçu à partir de l’accueil en résidence d’un théoricien sur le territoire. Faite de visites, de rencontres, de partage, le résident prendra aussi part à des interventions publiques (conférences, tables rondes, colloques…). Les résidences Zanzibar en 2013 se dérouleront durant le festival e-topie, parcours d’arts numériques, du 10 octobre au 10 novembre à Aix-en-Provence, seront accueillis les résidents : Stephen Kovats, chercheur spécialiste des nouveaux medias, critique, commissaire, Berlin : du 17 au 19 octobre inclus, et 
Bernard Stiegler, philosophe, Paris : du 5 au 7 novembre inclus
Programme complet
Cliquer ici : http://www.alphabetville.org/rubrique.php3?id_rubrique=41
. Publications
A paraître aux éditions l’Entretemps
Poétique(s) du numérique 2 sous la direction de Franck Cormerais
Plus d’informations, cliquer ici : http://www.web183018.clarahost.fr/prochainement/162-poetique-du-numerique-2-9782355391606.html
Électronique©#01
[fin d’une première journée d’automne]
–
Teatime / Concerts / Fooding / Pop-up_Store / Chill-out / Exposition / Dj / Bar / Meeting / Surprises.
–
@ Confluence_théâtre de Paris – [190 Boulevard de Charonne 75020].
–
13/10/13 _ 16h00> 14/10/13 02h00 _ 12€
–
SUJET :
Une présentation de travaux électroniques & acoustiques singuliers, immersifs, poétiques, subversifs, concrets. 
.
DETAILS :
Un endroit unique de qualité et audacieux vous est enfin proposé au sein de Paris. Il vous sera possible – entre autre – d’y déguster de la cuisine "fait-maison" japonaise sucré/salé, d’écouter de la musique "différente", d’acheter un peu de tout mais de grande qualité, de danser à l’aide d’alcool (?) là aussi de qualité, d’y entrevoir l’exposition "?" et enfin d’y rencontrer de nouvelles personnes, choses, susceptibles de vous convenir tout à fait, car venues ici pour les précisément mêmes raisons. Le tout dans un cadre exemplaire unique (extérieur & intérieur) pour ce genre de manifestation.
N.B =
Les concerts, eux, commenceront exactement au début durant le Tea-Time (collations sucrées faites maison bien sûr) musical et se continueront tout au long de la nuit auprès des plats raffinés/salés japonais élaborés sur place.
CONCERTS :
–
Henri Chopin
Œuvre revisitée par Joachim Montessuis sur une proposition d’électronique©.
(Instrument : quadriphonie augmentée)
Site : http://fr.wikipedia.org/
Extrait : http://youtu.be/
http://www.autopoiese.org/
http://www.soundcloud.com/
Vidéophage
(Instrument : Vhs préparée)
Extrait : https://vimeo.com/75763896
Frédéric Nogray
(Instrument : silicium)
Extrait : http://www.youtube.com/
Thomas Tilly
(Instrument : Insecte)
Site : thomas.tilly.free.fr/
Kassel Jaeger & Discipline
(Instrument : bande magnétique)
Site : www.kasseljaeger.com/
Site : josephghosn.wordpress.com/
Extrait :
http://youtu.be/
http://www.youtube.com/
Strom Varx
(Instrument : Électronique)
Site : https://soundcloud.com/
Extrait : http://youtu.be/
Stephan Mathieu
(Instrument : Electronique)
Site : http://www.bitsteam.de/
Extrait : https://soundcloud.com/
CHILL-OUT :
–
Dj.Satok : Ambiance : http://www.youtube.com/
Dj.Joseph Ghosn : ambiance : http://www.mixcloud.com/
Dj.imagenumerique : ambiance : http://youtu.be/
FOODING :
–
Atsunobu kohira (chef) : Salé = atsunobukohira.wordpress.c
Misato (chef) : Sucré = from Laduré.
POP_UP_STORE :
Bimbotower : Cool Stuff : http://
Prêle record : Musique : www.prelerecords.net/
Erratum : Musique : http://www.erratum.org/
And More…
en cours de booking…
INFORMATIONS :
site : http://
event : https://www.facebook.com/
Libr-événements divers
â–º Parution du numéro 12 de la revue Nioques : sonnets visuels d’Eric Lynch, textes de Daniel Cabanis, Sandra Moussempès, Franck Smith, Laura Vazquez… 
On méditera l’exergue de Christophe Tarkos : "je ne suis pas pressé, je ne m’étouffe pas / je ne suis pas écrasé, je ne suis pas enfoui, / je ne suis pas encerclé, je ne suis pas écrasé, je respire"…
â–º Du 10 octobre au 10 novembre 2013, les arts numériques sont à l’honneur à Aix-en-Provence avec le festival e-topie : programme et renseignements complémentaires.
â–º Mercredi 16 octobre 2013 à 17H, Sandra Moussempès est l’invitée d’une Journée d’études organisée à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (station d’arts poétiques) : 8bis, quai St Vincent à Lyon (Grand amphi).

Pour ces dernières NEWS du dimanche d’avril (petite pause à partir du 21), le programme est chargé : après un Libr-soutien à Publie.net, gros plan sur le livre de la semaine que nous avons sélectionné pour vous (Jean-Louis Schefer, Monsieur Teste à l’école, P.O.L), la rubrique LC a reçu, lu et recommande (Jean-Michel Espitallier et Ana Tot !), nos Libr-événements (Claude Favre ; Colette Tron à Marseille dans le cadre du "numérique se donne en spectacle") et le regard sur l’actualité du satiriste bien connu des Libr-lecteurs, Joël Heirman – dont on visitera le site. /FT/
Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer en cette première quinzaine de décembre : Lectures de Julien Blaine à Marseille, de Laurent Grisel et L.L. de Mars à Suresnes ; rendez-vous avec Fluxus à Paris ; rencontres sur John Cage à Marseille (Alphabetville), autour de "Ce que la littérature sait de l’autre" à la Sorbonne et de la revue Action poétique à Databaz (Angoulême).
Powered by WordPress