
Avec cette réflexion (aux deux sens du terme) ô combien spitalienne de Jean-Paul Curnier, nous arrivons à la 7e étape d’un work in progress qui va nous conduire – entre autres posts – vers un long entretien. [Lire la 6e contribution]

Avec cette réflexion (aux deux sens du terme) ô combien spitalienne de Jean-Paul Curnier, nous arrivons à la 7e étape d’un work in progress qui va nous conduire – entre autres posts – vers un long entretien. [Lire la 6e contribution]
Jean-Michel ESPITALLIER, De la célébrité. Théorie & pratique, 10/18, 2012, 188 pages, 7 €, ISBN : 978-2-264-05615-3.
"La célébrité se fonde sur un savant dosage de simplicité (identification) et d’exception(distanciation). De proximité (consolation) et d’inaccessibilité (dévotion).
Toute célébrité doit être à la fois unique (comme figure héroïque) et reproductible (comme objet de consommation)" (p. 11).
On ne s’y trompera pas, malgré son titre qui fleure bon les temps humaniste et classique – et même ses définitions inaugurales –, De la célébrité n’est pas plus un académique traité philosophique que les récentes 148 propositions sur la vie et sur la mort. C’est un drôle d’objet pop qui met à nu les ressorts de l’ethos dominant : pas de culture de la célébrité sans économie de la célébrité – et donc sans aliénation ! Jean-Michel Espitallier nous invite à méditer sur notre ubuesque époque, dans laquelle le meilleur moteur de promotion sociale est un mirage : qu’est-ce qu’une "civilisation" qui nous dope à l’imagogologie ? (Célérité/célébrité/décérébrité…).
Jean-Michel ESPITALLIER, Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort & autres petits traités, Al dante, 2011, 104 pages, 13 €, ISBN : 978-2-84761-864-8.
Après une ouverture postmoderne sur la notion de "traitement", outre que l’auteur vous offre ironiquement la possibilité de calculer "la date de votre mort" et, comme autre divertissement, une loufoque "Parabole du pin parasol" qui joue du paradoxe et du paralogisme, avec "Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort" comme avec "Tractatus logo mecanicus", Jean-Michel Espitallier propose de petits exercices de déconstruction placés à l’enseigne de Wittgenstein (1889-1951)…
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