BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE AUDOUX
10 RUE PORTEFOIN
75003 PARIS
tél. : 01 44 78 55 20
Pour lancer 2019 sur de bons rails : Suzanne Doppelt, Jean-Michel Espitallier, Expo « Poésie numérique », Antoine Volodine, Christophe Manon, Poètes en résonance/Jean-Luc Raharimanana, Christian Prigent, Sarah Chiche, Yves Charnet… Sans oublier les Journées de rencontres au Centre Pompidou, « Sous influences. De l’art dans la littérature ».
UNE : RV avec Suzanne DOPPELT
â–º Avec Rien à cette magie (P.O.L, novembre 2018), le mot apparaît enfin : c’est bel et bien la magie qui dynamise la mécanique poétique de Suzanne Doppelt, qui réussit à réenchanter notre monde en nous transportant… Tel est le charme de sa cosmopoésie ! /FT/

Lazy suzie tournait autour de ces tableaux à secrets, les anamorphoses, qui
jouent avec les codes de la perspective. La plus grande aberration cherchait à décrypter le tableau de Jacopo di Barbari, peint en 1495, qui représente le mathématicien Luca Pacioli, l’auteur de De la divine proportion. Amusements de mécanique suivait dans leur enquête paranoïaque les deux compagnons du livre de Witold Gombrowicz, Cosmos, ce pseudo-roman policier. Vak spectra traversait de part en part la boite d’optique de Samuel van Hoogstraten peinte en 1655 représentant un intérieur hollandais qui varie selon le lieu d’où on le regarde. Rien à cette magie contemple la bulle de savon soufflée par un jeune homme assisté de son cadet, un tableau peint par Chardin en 1733.
â–º 
Libr-brèves
► Agenda Jean-Michel Espitallier : WORLD IS A BLUES. Kristoff.K.Roll. Sortie de résidence. Concert ce jeudi 17 janvier, 19h. Théâtre Athénor, Saint-Nazaire.

â–º Jusqu’au 22 janvier, Expo « Poésie numérique » :

â–º Librairie CHARYBDE : 129, rue de Charenton 75012 Paris.

â–º « Sous influences. De l’art dans la littérature ». La 12ème édition des journées de rencontres « Littérature, enjeux contemporains » se tiendra du 23 au 26 janvier 2019 au Centre Pompidou, place G. Pompidou 75004, le mercredi 23 janvier de 19h à 21h30,
à l’université Paris Nanterre, Bât. Grappin, salle de conférence des conseils, 200 avenue de la République 92000,
le jeudi 24 janvier de 10h à 18h30 au Théâtre du Vieux-Colombier Comédie-Française, 21 rue du Vieux-Colombier 75006,
le vendredi 25 janvier de 9h30 à 16h45 et le samedi 26 janvier de 10h à 16h45.

Cette année, les Enjeux revisitent la relation de la littérature à l’art, non comme l’emprise de l’une sur l’autre, mais dans le sens d’une fécondation nouvelle.
Écrivains, penseurs, poètes, dramaturges débattront de ce qu’ils mettent en œuvre de la peinture, de la danse, de la musique, du cinéma, dans leurs propres créations.
Avec Pierre Alferi, Marc Blanchet, Didier Blonde, Laurence Boissier, Stéphane Bouquet, Christian Brantschen, Yves Charnet, Enzo Cormann, Laurence Cossé, Katy Couprie, Florence Delay, Maryline Desbiolles, Michel Deutsch, Suzanne Doppelt, Philippe Dupuy, Jean Frémon, Jérôme Game, Thomas Giraud, Eugène Green, Lancelot Hamelin, Célia Houdart, Antoine Jaccoud, Stéphane Lambert, Jean Le Gac, Perrine Le Querrec, Sabine Macher, Bertrand Mandico, Damien Manivel, Emili Manzano, Céline Minard, Marc-Alexandre Oho Bambe, Frédéric Pajak, Nicolas Pesquès, Loo Hui Phang, Alexandre Plank, Yves Ravey, Jacques Rebotier, Patrick Roegiers, Thomas Sandoz, Fanny Taillandier, Pacôme Thiellement, Gérard Titus-Carmel, Jean-Loup Trassard, Gilles Weinzaepflen.
â–º 
â–º 
â–º Jeudi 31 janvier 2019, 18h30, rencontre avec
l’écrivain Christian Prigent :
lecture d’extraits + entretien avec Cécilia Suzzoni sur son rapport au patrimoine gréco-latin.
Lycée Henri IV , 23 rue Clovis Paris 75005.
Inscription pour les personnes extérieures au lycée : contacter.alle@gmail.com
► Jeudi 31 janvier à 19H, Librairie Delamain (155, rue St Honoré 75001 Paris) : rencontre avec Sarah Chiche pour ses Enténébrés.
â–º Jeudi 31 janvier à 19H30, Espace Jean-Jaurès de Vauvert (30) : Lecture polyphonique autour d’Yves Charnet.
►Les RV de la Maison de la Poésie Paris :


Ce soir, en UNE RV avec Bernard Desportes pour son essai sur André du Bouchet. Ensuite, nos Libr-brèves : site de CCP, RV à la Maison de la poésie Paris, Xavier Person à la Librairie Ignazzi, RV Alphabetville…
UNE : Desportes/Du Bouchet /FT/
Bernard Desportes, Irréparable quant à moi. André du Bouchet, éditions Obsidiane, novembre 2014, 88 pages, 13 €, ISBN : 978-2-916447-61-2.
Dans cet essai au titre évocateur (citation du poète), sont regroupés divers textes (dont quelques-uns inédits) et quelques lettres extraites de la correspondante abondante entre les deux écrivains unis par une profonde et respectueuse amitié. Bernard Desportes s’y efforce de démallarméiser André du Bouchet : sa "volonté d’aller au bord sans tomber dans l’illisible" (p. 32) le rapproche davantage de Baudelaire et de Bataille ; nulle abstraction, mais une tension entre sens et non-sens, possible et impossible.
BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE AUDOUX
10 RUE PORTEFOIN
75003 PARIS
tél. : 01 44 78 55 20
Libr-brèves
â–º Maison de la poésie Paris, mardi 9 décembre 2014 – 19H00
Kristof Magnusson & Mathieu Larnaudie – « La crise dans la littérature » Rencontre animée par William Irigoyen, chroniqueur littéraire et journaliste à Arte (en français et en allemand) Lecture – rencontre

Comment des écrivains s’emparent-ils d’un thème actuel et brûlant telle que la crise ? Dans C’était pas ma faute, Kristof Magnusson met en scène un trader dans une banque d’investissements à Chicago, qui ne vit que pour l’avancement de sa carrière. Meike Urbanski est quant à elle traductrice d’un auteur de best-sellers qu’elle essaie de retrouver, car il ne lui a pas remis le manuscrit à traduire. Ces personnages vont se chercher, se croiser et multiplier les quiproquos dans cette histoire d’argent, de littérature et d’amour.
Ils occupent, dans le monde du business ou de la politique, des places dominantes lorsque survient à l’automne 2008 ce violent séisme qu’on appellera : crise. Aussitôt certains vacillent, s’effondrent, passent aux aveux, disparaissent ou se suicident, tandis que d’autres, au sommet des Etats, font rempart de leurs discours, explications, remèdes… Les Effondrés saisit quelques personnalités fameuses (ou fictives) dans l’inexorable débâcle de leur édifice idéologique.
â–º Maison de la poésie Paris, jeudi 11 décembre à 19H00 : Emmanuel Carrère – « Le Royaume » Lecture
â–º À l’occasion de la parution de Une limonade pour Kafka, rencontre avec Xavier Person le jeudi 11 décembre 2014 à partir de 19 heures
Librairie Michèle Ignazi
17, rue de Jouy
75004 Paris
01 42 71 17 00
â–º Les RV de Alphabetville
– MCLUHAN ET NOUS
RENDEZ-VOUS SONORE
Dans le cadre du festival Marseille retrouve le nord organisé par Planète Emergences, en partenariat avec Alphabetville
Lecture suivie par un plateau radio autour des textes de Marshall McLuhan, théoricien des médias canadien, penseur du « village global » et auteur de la formule : « Le medium, c’est le message. »
Lecture publique par Jean-Christophe Barbaud et Cécile Portier de textes choisis par Jean-Christophe Barbaud et Colette Tron.
Plateau radio animé par Jean-Christophe Barbaud, avec Samuel Bollendorf, Marie Picard, Cécile Portier et Colette Tron.
Mercredi 10 décembre à 19 h au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Avenue Raimu, 13014 Marseille
– BERNARD STIEGLER
CONFERENCES
16 et 17 décembre
. Vers un art de l’hypercontrôle
Le 16 décembre à 18h30 à la Cité du Livre à Aix-en-Provence
Proposé par Alphabetville, l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Ars industrialis
en partenariat avec la Cité du Livre/ Ville d’Aix-en-Provence
Bernard Stiegler développe l’idée que nous sommes entrés dans l’époque de l’hypercontrôle, rendue possible par les technologies numériques, les systèmes de big data, de traces et autres automatismes, omniprésents dans les développements et applications technologiques « hyperindustriels ». Dispositifs qui nous suivent autant qu’ils nous guident dans nos comportements, et qui constituent selon lui un processus de désintégration sociale.
Bernard Stiegler décrira les « sociétés de l’hypercontrôle » et l’automatisation généralisée, tout en posant le défi d’un « art de l’hypercontrôle » comme thérapeutique, ou « pharmacologie positive ».
Cette conférence se situe en ouverture d’un programme de recherche théorique et pédagogique à venir sous la direction de Bernard Stiegler, avec Alphabetville et l’ESA Aix-en-Provence.
Informations : 04 95 04 96 23
Entrée libre
Réservation conseillée : alphabetville@orange.fr
Lieu
Amphithéâtre de la Verrière
Cité du Livre
8/10, rue des Allumettes
13098 Aix-en-Provence
. La désintégration
Le 17 décembre à 18h30 au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Organisé par Planète Emergences avec Ars industrialis dans le cadre du festival Marseille retrouve le nord
« Nous entrons dans l’âge des sociétés automatiques basées en particulier sur le développement des réseaux sociaux et de ce que l’on appelle à présent les big data.
Cette conférence, qui décrira cet état de fait, a pour but de donner une autre perspective sur les réseaux, capable de constituer un nouvel état de droit à l’époque de l’écriture numérique réticulaire et de l’automatisation généralisée, qui sera aussi l’époque de la fin de l’emploi. » Bernard Stiegler
Suivie d’une table ronde avec :
Franck Cormerais, philosophe, enseignant en Information et Communication à l’Université de Bordeaux 3, membre du C.A d’Ars industrialis ; Patrick Braouezec, président de la communauté d’agglomération Plaine Commune ; Martine Vassal, élue déléguée aux relations internationales et européennes de la Ville de Marseille, présidente déléguée de la Commission “Développement économique et emploi” de la CU Marseille Provence Métropole (sous réserve) ; Colette Tron, critique, directrice artistique d’Alphabetville/Friche Belle de Mai, membre du C.A d’Ars industrialis ; Christian Rey, directeur du technopôle Marseille – Château Gombert et de Marseille Innovation
Présentée par Gérard Paquet, président fondateur de Planète Emergences
Informations : http://planetemergences.org/
Entrée libre
Lieu
Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Avenue Raimu
13014 Marseille
Bus 32, 34, 53, 27
—–
Alphabetville Friche Belle de Mai 41 rue Jobin 13003 Marseille 04 95 04 96 23
Après avoir appris par cœur la chanson circonstanciée de Mathias Richard et pris note de "LC mode d’emploi", vos Libr-événements présentés dans le détail : RV à la Bibliothèque Marguerite Audoux (Paris) avec les revues La Tête et les Cornes et larevue* ; Vincent Tholomé à Bruxelles ; Hors lits 14 à Marseille ; à Paris, Doubrovsky et Quélen/Waldman ; Daniel Cabanis à Ivry sur Seine.
UNE : chanson de Mathias Richard à entonner au boulot, dans la rue, dans les administrations, les médias, à l’Élysée…
L’État veut faire des économies,
L’Unédic veut faire des économies
EDF veut faire des économies
Les entreprises veulent faire des économies
Pôle Emploi veut faire des économies
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
Agence immo veut faire des économies
Ministère veut faire des économies
Quick Assurance veut faire des économies
Optic Center veut faire des économies
GDF, Auchan et la Mairie veulent faire des économies
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
JE VEUX FAIRE DES ECONOMIES
LIBR-CRITIQUE mode d’emploi
â–º Libr-critique.com est un site qui se concentre sur les rapports entre littérature et sciences humaines, sur les écritures expérimentales actuelles ; plusieurs fois par semaine, vous sont proposées par des auteurs exigeants des chroniques et réflexions diverses, des créations et infos. Il n’a donc pas vocation à être éclectique, ni même à être exhaustif. [Notes autoréflexives sur la situation de LC]
â–º Parmi les works in progress en cours : Libr-@ction ; dossier sur la subversion ; "Manières de critiquer : le roman contemporain"…
â–º Chiffres : près de 1700 posts en 9 ans environ ; plus de 20 000 visiteurs uniques/mois ; le nombre de vues affiché par post remonte à septembre 2013, date de la refonte du site par Philippe Boisnard.
â–º Ne pas oublier d’utiliser la barre du haut (rubriques), en plus du moteur de recherche interne (en haut à droite).
Libr-événements
â–º Jeudi 25 septembre à 19H, Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75 003 Paris) : lancement de la revue La Tête et les Cornes.
"La parole doit traverser. Pour simplement s’envoler ou advenir. C’est pour cela qu’on la cherche jusqu’au bégaiement" (C. Sagot Duvauroux).
Dans ce numéro, entre autres : un extrait de Marc Perrin, "Spinoza in China", un entretien de poétique avec Caroline Sagot Duvauroux (l’étranger, acédie et lyrisme, etc.), une anthologie de poésie contemporaine coréenne…
La Tête et les Cornes, z : éditions, été 2014, 72 pages, 12 €, ISBN : 978-2-37128-008-3.
â–º C’est la 67ème saison des Midis de la Poésie (Bruxelles) : reprise, mardi 30 septembre, de 12h40 à 13h30, aux Musées royaux des Beaux-Arts, petit auditorium, rue de la régence n°3.
En compagnie du poète et performeur Vincent Tholomé, dans le rôle de conférencier, et Laurence Vielle, dans le rôle de lectrice pour illustrer ses propos.
Cette année, William S. Burroughs aurait eu 100 ans. Occasion rêvée de revenir sur un auteur qui, avec le temps, est devenu culte. Mais qui le lit encore ? Qui ouvre encore, de nos jours, un livre de Burroughs et le lit entièrement ? Il est possible de trouver sur le net un nombre invraisemblable d’anecdotes sur sa vie. Il est possible également d’y consulter de nombreuses vidéos où l’on voit, par exemple, l’auteur dégainer sa célèbre canne-épée, l’auteur fumer comme un pompier, l’auteur manipuler ses armes à feu. Des photos circulent également où on voit l’auteur entouré de personnalités célèbres, ses amis de la Beat Generation, musiciens et chanteurs rock, d’Iggy Pop à Patty Smith, en passant par Tom Waits. On pourrait discourir longtemps sur l’influence de Burroughs. Retracer comment, au fil du temps, il est devenu « quelqu’un qui compte ». Un « people », comme on dit de nos jours. On pourrait, a contrario, s’interroger tout aussi longuement sur le fait de savoir si, oui ou non, Burroughs est un auteur surfait, est un auteur important. Cela n’aurait que peu d’intérêt. Raterait l’essentiel. Ce serait oublier qu’au-delà des anecdotes et des chromos, Burroughs est avant tout un écrivain. C’est-à-dire quelqu’un qui écrit. Cette année, il aurait eu 100 ans. Occasion rêvée d’ouvrir quelques pistes, de replonger dans son écriture. De revenir sur ses enjeux. Sur la logique narrative singulière que ses textes instaurent. Sur la disponibilité d’esprit qu’ils requièrent et les raisons pour lesquelles, un jour, un homme, un écrivain, a décidé d’écrire des textes réputés illisibles plutôt que de se conformer au modèle narratif dominant. Deux ou trois réflexions, donc, pour tracer quelques pistes, pointer quelques balises possibles pour qui veut, aujourd’hui, rentrer dans l’une des oeuvres les plus singulière du XXième siècle.
â–º Mercredi 1er et jeudi 2 octobre 2014 : HORS LITS 14 MARSEILLE
"…nous exerçons nos désirs là où nous sommes…"

Depuis 2005, les soirées du réseau "Hors Lits" s’inscrivent dans une démarche sensible de réécrire l’intime en ouvrant des espaces alternatifs entre artistes, habitants et spectateurs. Ces événements, proposés en appartements se développent et s’exportent dans plusieurs villes (Montpellier, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Rennes, Vevey, Barcelone, Beziers, Aix en Provence, Nantes, Nîmes, Paris, Bruxelles..) sous formes de "rhizomes d’artistes" rassemblés autour d’un concept commun : un parcours citadin guidé durant lequel les participants visitent 4 lieux de vies habités chacun par un acte artistique de 20 minutes.
Les 1 & 2 octobre, dans les huit salles, les petits groupes de spectateurs découvriront selon un double parcours proposé : Mathias Richard, Muerto Coco, Lauren Rodz, Vincent Lajus, Leonardo Montecchia, Lolita Morales, Trio Haïku, Elsa Decaudin, Élodie Rougeot, Lisa Reboulleau, Aliette Cosset…
Réservation indispensable et urgente (nombre de places réduit) : horslits.marseille@gmail.com
â–º Paris, jeudi 2 octobre à 19H30 : Quélen et Waldman.

â–º Vendredi 3 octobre à 19H30, Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris) : rencontre autour de larevue * 2014.
Dans ce numéro annuel, entre autres : textes de Dominique Quélen, Philippe Boutibonnes ; dessins drolatiques de Petr Herel ; "cases tête" de Typhaine Garnier… Ne manquez pas les curieux télescopages isotopiques de Jean-Patrice Courtois, provoqués par des échanges de propriétés : "Bientôt une population de composés chimiques habitera les glaces non éternelles en résidence principale […]"… "Seuls les atomes peuvent relever d’une politique de l’immortalité"… Pour notre plus grand plaisir, le catastrophisme surmoderne n’empêche pas l’humour d’affleurer : "Longtemps la chimie s’est couchée de bonne heure"… /FT/
larevue*, revue dirigée par Mathieu Nuss et Bruno Fern, été 2014, Julien Nègre éditeur, 140 pages, 15 €, ISSN : 2268-6320.

â–º Samedi 4 octobre à 19H, Maison de la Poésie Paris (Passage Molière : 157, rue Saint-Martin 75003 Paris) : à l’occasion de la parution très attendue du Monstre (Grasset, fin septembre 2014), causerie entre Serge Doubrovsky et Isabelle Grell autour de l’écriture du Je et de l’autre.
Présentation éditoriale. Ce "roman" est , par son contenu, son volume et sa forme, un ouvrage si extravagant, si unique en on genre, qu’il convient d’en rappeler brièvement la généalogie.
Au début des années 1970, Serge Doubrovsky commença la rédaction d’un ouvrage monumental qui, selon son auteur, devait jeter les bases théoriques de ce qui sera plus tard défini comme « autofiction ». Une fois achevé, ce manuscrit comptait près de 3000 pages et aucun éditeur ne consentit à le publier en l’état. Une partie, réaménagée, réduite à 450 pages, de ce livre parut néanmoins en 1977, sous le titre de Fils, après quoi son auteur dispersa aux quatre coins du monde le manuscrit non publié.
Isabelle Grell, chercheuse et spécialiste de l’œuvre de Serge Doubrovsky, entreprit de rassembler pieusement ces pages, de recomposer le tapuscrit originel qui, augmenté d’une double préface, est publié ici. L’aspect torrentueux de ce "texte retrouvé" rendait délicate une publication classique: Grasset a donc choisi de reproduire ce manuscrit, tel quel, et ce parti-pris éditorial a semblé d’autant plus légitime qu’il est en affinité avec le projet littéraire de Serge Doubrovsky.
Voici donc, à l’état brut, un texte craché, originel, véhément – rigoureusement fidèle aux stratégies de l’autofiction.
â–º Ivry sur Seine, les 4 et 5 octobre : expo Daniel Cabanis.

Deux événements à ne pas manquer en cette fin de semaine : ce soir à la Bibliothèque Audoux (75003), est à l’honneur la revue LIGNE 13 ; demain soir, Philippe Boisnard et Hortense Gauthier reçoivent à DATABAZ Fabrice Planquette et Yum Keiko Takayama.
â–º À l’occasion de la parution du septième numéro de la revue LIGNE 13, Soirée lectures avec JEAN-FRANCOIS BORY, FRANCIS COHEN et VIRGINIE POITRASSON à la bibliothèque Marguerite AUDOUX (10 rue Portefoin 75003 Paris) le jeudi 5 décembre à
19 heures.
Créée en 2010, LIGNE 13 est une revue de poésie dirigée par Francis Cohen et Sébastien Smirou. Chacun de ses numéros reprend sous un angle différent la question posée par Emmanuel Hocquard : « A quelle distance écrit-on ? » A quelle distance des auteurs qu’on aime ?, du corps ?, de l’expérience de pensée ?, des événements ?, de l’image ?
â–º Vendredi 6 décembre 2013 à 20H, Alter sessio au centre DATABAZ (100, rue du Gond à Angoulême). Fabrice Planquette et Yum Keiko Takayama sont en résidence pour travailler sur leur performance EXTENSION(s)(+) qui mêle danse contemporaine, création sonore et visuelle, et art numérique.
EXTENSION(s) est un ensemble de pièces (performances chorégraphiques, concerts, vidéos) traitant de l’extraction, de la contrainte vers une libération par le détachement ou l’assimilation, l’exploration d’états transitoires et la complémentarité (ou imbrications), dans un dispositif multimédia interactif et génératif.
C’est une échappatoire imaginaire au delà de la perte, errance fantomatique pour l’une et espace de défoulement pour l’autre.
https://vimeo.com/
__ Fabrice Planquette mène, en plus de ses projets musicaux expérimentaux, des collaborations ouvertes aux arts de la scène, en poésie sonore, installations et vidéo. Il participe aux créations de compagnies de théâtre et de danse depuis 1997. Il a été lauréat de la villa Kujoyama (Kyoto – Japon) en 2006. Depuis 2007, il invite d’autres artistes au sein du groupe A.lter S.essio à créer une série d’oeuvres essentiellement performatives mettant en jeu le corps, l’image, le son et le texte sur un même plan, sans priorité de traitement.
__ Après des études en danse classique, moderne et butoh, YKT développe un travail en performance solo tout en participant à des projets collectifs interdisciplinaires (danse, théâtre, photographie). En tant que membre de la compagnie Sennichimae Blue Sky Dance Club (neo- butoh), elle a été interprète dans toutes les pièces en tournée de 2000 à 2007 (Japon, Corée, France, Etats-Unis, Canada, Chili). Ses performances solo sont également conçues dans des espaces non-théâtraux avec une capacité d’improvisation lors de présentations en galeries notamment. Depuis 2007, elle fait partie du groupe A.lter S.essio en tant que chorégraphe, interprète et créatrice de costumes. Elle mène des ateliers tous publics.
Dans le cadre de Paris en toutes lettres 2013, un spectacle proposé par la Maison de la Poésie et la Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris) : Est-ce une bête qui t’anime, au centre ?, samedi 9 novembre 2013 à 19H.
Et si le poète était forcément soufflé par l’animal, en lui, par désirs projetés ? Et si la langue humaine ou sa recherche, et si la pensée n’était qu’air brassé, comme dans toutes les gueules ? Et si les sciences voyaient par cécité ? Et si rien n’avait séparé l’homme de la
bête, jamais. Et s’il fallait préférer chanter ? Et si rien n’avait jamais séparé l’homme de sa tête ? Et si le devenir-animal n’était pas un devenir-autre mais un devenir-soi.
Quand on pense à l’être ou au devenir, on cherche qui parle… Et plus précisément qui parle qui. Dans qui. Ou dans quoi. Cela pour éviter les fantômes, l’image des spectres qui repousse la spontanéité du sauvage.
Et si les gueules animales sont faites de viandes, les poèmes pneumatiques de Sébastien Lespinasse, de Vincent Tholomé (avec Maja Jantar) respirent au grand air, VUAZ, et répondent au deuil et au vide par la tête charnelle, celle qui n’a qu’un temps. Le corps de chair du poète devient instrument, instrument conjurateur, crâne animal, animal central. Animal sensible. Car la sensibilité n’a qu’un temps.
Poètes sonores, poètes performeurs, Sébastien Lespinasse et Vincent Tholomé viendront dire quelques uns de leurs textes autour d’un thème fondateur, celui de l’animalité. De celle qui nous parle.
♦ VINCENT THOLOMÉ
Poète, lecteur-performeur, belge, né dans les années 60, ayant commis une quinzaine d’ouvrages où les genres (fiction, poésie, BD, harangue, etc.) croisent le fer, où la langue pulse avec joie
Des livres : CAVALCADE (2012), paru chez 2 éditeurs, dans 2 versions un peu différentes et VUAZ (2013)
En tant que lecteur-performeur, a fait partie et fait partie de divers groupes et groupuscules, dont le Trio WYRD, la Troupe Poétique Nomade, et bon nombre de duos, notamment avec Xavier Dubois (guitare) et Maja Jantar (voix) + + +
Travaux en cours : suite de VUAZ + + + co-adaptation en ciné-poème de CAVALCADE, avec Maja Jantar et Gaëtan Saint-Remy + + + CD et perfs autour de VUAZ et de sa suite, avec Xavier Dubois + + + bande-son et CD de CAVALCADE
♦ MAJA JANTAR
est une artiste vocale pratiquant la polypoésie. Polypoésie = poésie + souffles + arts visuels + bruits de bouche + arts sonores + land art + rituels + arts de la scène + (…) + (…) + (…) = une pratique poétique sans limite.
♦ SEBASTIEN LESPINASSE : né le 8 décembre 1975 à Marseille ; vit, dort, rêve et travaille entre Toulouse & Montreuil.
Entrepreneur d’expériences, laboureur de langues, activiste polyglotte, redécouvre et interprète les pionniers de la poésie sonore (futuristes, dada, lettristes… ), tisse étroitement les sons et les sens dans des improvisations poétiques, prend les mots à la gorge et les jette par dessus page, perfore les métaphores lors de performances souvent ludiques, bute, cogne, frotte les oreilles, tympans, peau, yeux, œsophage, estomac, tripes, etc…
« On gonfle les mots ils gonflent leur peau de mots autour de nos souffles ils me regonflent quand j’expire on ne se dégonfle pas je continue la pression mes doigts crissent le long de la peau plastique ils sont gonflés à bloc parfois les mots me gonflent parfois les mots nous crèvent parfois les mots éclatent. »
Des livres : Tendresses Animales, avec Sabine Petit, éd. Le Chant des Muses, Béziers, 2010.
&, avec Maëlle Chastanet, éd. Book Machine Press, Beaubourg Paris, 2013.
Fougax et Barrineuf vont en bâteau, éd. Gros Textes, Châteauroux-les-Alpes, 2013.
Des disques : "Pneuma-R", mars 2012 (éd. Trace Label)
"Pneuma-Récital, live in Barjols", avril 2008 (éd. Z.I.P / Plaine Page).
Des créations pour la scène : Animaux du Sensible, dispositif de lecture, création au Théâtre Le Hangar (Toulouse) en mars 2011 pour le festival Les Perforeilles puis nombreuses reprises dans d’autres lieux et festivals.
Une voie vers les Bouches-Poubelles, conférence-action avec Yves Le Pestipon, création en mai 2012 au Théâtre Garonne (Toulouse).
Pour donner du chien/du relief/de la profondeur à vos longues soirées automnales, deux livres reçus (Véronique Vassiliou, Échantillons ; Hubert Lucot, Je vais, je vis) et trois Libr-événements remarquables (parution du numéro 6 des Cahiers de M@gm@ ; rencontre poétique à la Bibliothèque Marguerite Audoux ; le spectacle C’est la faute à Rabelais (Durif/Compagnie de l’Envers du décor). /FT/
Livres reçus (Fabrice Thumerel)
â–º Véronique Vassiliou, Échantillons, Le Bleu du ciel, Coutras (33), octobre 2013, 72 pages, 12 €, ISBN : 978-2-915232-89-9.
"D’abord la couleur, puis la matière puis la forme. Exercice de style" (p. 43).
Memento vestibus…
Celle qui "se demande ce que serait un mot-robe, un mot-soutien-gorge, un mot-short, un mot-jupe", préfère les cache-cœurs aux cache-nez et cache-sexe… se pose des tas de questions : "Une robe, comme mythe, ça mène où ?" ; "Une histoire de fil en aiguille ou un
écheveau maëlstrom touffu de fibres et de couleurs ? Les deux ?" ; "Qu’est-ce que le contraire de l’uniforme ? L’hybride, le multicolore, l’informe, le déformé ?"… Rien d’étonnant à cela : "Poesia visiva – les vêtements vêtent, se voient, posent des points d’interrogation, suscitent des questions, des réponses, engagent la conversation. Ce sont des histoires. Et ses histoires sont ses vêtements." Car la poésie ne vient pas forcément du dedans : "ça vient aussi du dehors"… D’où ce clin d’œil à Proust : "Le second souvenir est stimulé par l’encolure. Un manteau à col châle dans un magnifique cachemire, jeté pour cause de mitage. A chacun, ses madeleines." Poesia visiva : "La langue maternelle, la langue des vêtements, silencieuse et visible. Une langue concrète."
À coup sûr, Véronique "a dû trop lire de contes ou s’est fait trop de films"…
Curieuse "histoire en écheveau" que celle inventée par Véronique Vassiliou, qui n’hésite pas à se mettre en scène via un avatar particulier (une figurine/un idéogramme). C’est dire qu’il faut vous attendre à perdre le fil, à en voir de toutes les couleurs…
Exercice de style loufoque, cette autofringographie jongle avec les mots et les couleurs, joue avec les expressions toutes faites comme avec les normes littéraires, agence avec virtuosité listes, collages, éléments autobiographiques et interrogations sur les mythologies contemporaines… mais aussi ce genre de réflexion esthétique : "Une belle composition s’épuise visuellement. C’est la différence avec un Cézanne ou un Caravage. D’eux, on ne se lasse pas. La composition n’est pas un paysage."
â–º Hubert Lucot, Je vais, je vis, préface de Martin Winckler, éditions P.O.L, octobre 2013, 672 pages, 25 €, ISBN : 978-2-8180-1945-0.
"[…] mon corps est-il tout ce qui me reste ? La conscience d’être est mon plus grand bonheur"…
Au moment même où les éditions P.O.L rééditent en format poche Autobiogre d’A.M. 75 (1980), paraît une impressionnante somme qui constitue en partie le journal de la maladie et de la mort d’A.M. (Anne-Marie, son épouse, décédée le 9 août 2012) – AMour… Amour et Maladie/Mort… Celui qui n’éprouve "nul désemparoi" à la perte d’une compagne avec laquelle il a construit un "nous" pendant plus d’un demi-siècle est aussi celui qui, au milieu du sang et de la merde, ne baisse pas les bras, embrassant au contraire celle en qui il continue de voir une Vénus – laquelle pose les lèvres sur le "pénis enfantin" de celui qui fait tout rentrer dans l’ordre… (Scène d’un sublime aussi rare que sobre).
Comme Liliane Giraudon après avoir terminé Le Noyau de toute chose, on "comprend et apprécie mieux la vie après cette lecture"… D’autant que Je vais, je vis combine journal existentiel et journal intellectuel : le moment étant venu pour le septuagénaire de contempler le monde dans sa tête, sans nulle nostalgie du reste, s’enchaînent de subtiles réflexions politiques et esthétiques. On en restera momentanément sur celle-ci : "Tous les peuples de la planète font le procès du capitalisme, les équipes ayant pour loi la déréglementation capitaliste l’imposent à tous."
Libr-événements
â–º Parution annoncée pour le 31 octobre 2013 : "Le magma constitutif de l’imaginaire social contemporain", Les Cahiers de M@gm@, vol.6, Aracne Editrice, Roma – (dir.) Georges Bertin, Orazio Maria Valastro, Alberto Abruzzese, Jean-Michel Barreau, Massimo Canevacci, Panagiotis Christias, Augusto Debernardi, Cecilia Edelstein, Mabel Franzone, Philippe Joron, Maria Immacolata Macioti, Michel Maffesoli.
Introduction
Le magma constitutif de notre être ensemble ou le jeu du solide et du fluide
Georges Bertin p. 11
Le magma constitutif de l’imaginaire social contemporain
Magmas réactionnaires Est-Ouest/Nord-Sud: invariants de civilisation
Jean-Michel Barreau p. 17
Le magma castoriadien et l’intelligence des situations de crise, de François Rabelais à Michel Maffesoli, la crise comme révélation
Georges Bertin p. 31
Dionysus redivivus
Michel Maffesoli p. 45
Damanhur: una federazione di comunità
Maria Immacolata Macioti p. 53
Disabilità
Alberto Abruzzese p. 67
Le magma poétique du kaïros et le métissage de l’écriture de soi
Orazio Maria Valastro p. 75
Magma énergétique et dépense anthropologique
Philippe Joron p. 95
Le sens commun à l’ère de la mondialisation
Panagiotis Christias p. 111
Il senso comune nell’era della mondializzazione
Panagiotis Christias p. 119
Sur le dos d’un âne
Mabel Franzone p. 125
Sul dorso di un asino
Mabel Franzone p. 131
Libero accesso
Cecilia Edelstein p. 137
Epigrammi di sociologia qualitativa: per un possibile istituente
Augusto Debernardi p. 149
Gramsci e Keats: il poetico e il politico discutono in un cimitero romanticamente antropologico
Massimo Canevacci p. 159
â–º Dans le cadre de Paris en toutes lettres 2013, un spectacle proposé par la Maison de la Poésie et la Bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris) : Est-ce une bête qui t’anime, au centre ?, samedi 9 novembre 2013 à 19H.
Et si le poète était forcément soufflé par l’animal, en lui, par désirs projetés ? Et si la langue humaine ou sa recherche, et si la pensée n’était qu’air brassé, comme dans toutes les gueules ? Et si les sciences voyaient par cécité ? Et si rien n’avait séparé l’homme de la
bête, jamais. Et s’il fallait préférer chanter ? Et si rien n’avait jamais séparé l’homme de sa tête ? Et si le devenir-animal n’était pas un devenir-autre mais un devenir-soi.
Quand on pense à l’être ou au devenir, on cherche qui parle… Et plus précisément qui parle qui. Dans qui. Ou dans quoi. Cela pour éviter les fantômes, l’image des spectres qui repousse la spontanéité du sauvage.
Et si les gueules animales sont faites de viandes, les poèmes pneumatiques de Sébastien Lespinasse, de Vincent Tholomé (avec Maja Jantar) respirent au grand air, VUAZ, et répondent au deuil et au vide par la tête charnelle, celle qui n’a qu’un temps. Le corps de chair du poète devient instrument, instrument conjurateur, crâne animal, animal central. Animal sensible. Car la sensibilité n’a qu’un temps.
Poètes sonores, poètes performeurs, Sébastien Lespinasse et Vincent Tholomé viendront dire quelques uns de leurs textes autour d’un thème fondateur, celui de l’animalité. De celle qui nous parle.
♦ VINCENT THOLOMÉ
Poète, lecteur-performeur, belge, né dans les années 60, ayant commis une quinzaine d’ouvrages où les genres (fiction, poésie, BD, harangue, etc.) croisent le fer, où la langue pulse avec joie
Des livres : CAVALCADE (2012), paru chez 2 éditeurs, dans 2 versions un peu différentes et VUAZ (2013)
En tant que lecteur-performeur, a fait partie et fait partie de divers groupes et groupuscules, dont le Trio WYRD, la Troupe Poétique Nomade, et bon nombre de duos, notamment avec Xavier Dubois (guitare) et Maja Jantar (voix) + + +
Travaux en cours : suite de VUAZ + + + co-adaptation en ciné-poème de CAVALCADE, avec Maja Jantar et Gaëtan Saint-Remy + + + CD et perfs autour de VUAZ et de sa suite, avec Xavier Dubois + + + bande-son et CD de CAVALCADE
♦ MAJA JANTAR
est une artiste vocale pratiquant la polypoésie. Polypoésie = poésie + souffles + arts visuels + bruits de bouche + arts sonores + land art + rituels + arts de la scène + (…) + (…) + (…) = une pratique poétique sans limite.
♦ SEBASTIEN LESPINASSE : né le 8 décembre 1975 à Marseille ; vit, dort, rêve et travaille entre Toulouse & Montreuil.
Entrepreneur d’expériences, laboureur de langues, activiste polyglotte, redécouvre et interprète les pionniers de la poésie sonore (futuristes, dada, lettristes… ), tisse étroitement les sons et les sens dans des improvisations poétiques, prend les mots à la gorge et les jette par dessus page, perfore les métaphores lors de performances souvent ludiques, bute, cogne, frotte les oreilles, tympans, peau, yeux, œsophage, estomac, tripes, etc…
« On gonfle les mots ils gonflent leur peau de mots autour de nos souffles ils me regonflent quand j’expire on ne se dégonfle pas je continue la pression mes doigts crissent le long de la peau plastique ils sont gonflés à bloc parfois les mots me gonflent parfois les mots nous crèvent parfois les mots éclatent. »
Des livres : Tendresses Animales, avec Sabine Petit, éd. Le Chant des Muses, Béziers, 2010.
&, avec Maëlle Chastanet, éd. Book Machine Press, Beaubourg Paris, 2013.
Fougax et Barrineuf vont en bâteau, éd. Gros Textes, Châteauroux-les-Alpes, 2013.
Des disques : "Pneuma-R", mars 2012 (éd. Trace Label)
"Pneuma-Récital, live in Barjols", avril 2008 (éd. Z.I.P / Plaine Page).
Des créations pour la scène : Animaux du Sensible, dispositif de lecture, création au Théâtre Le Hangar (Toulouse) en mars 2011 pour le festival Les Perforeilles puis nombreuses reprises dans d’autres lieux et festivals.
Une voie vers les Bouches-Poubelles, conférence-action avec Yves Le Pestipon, création en mai 2012 au Théâtre Garonne (Toulouse).
â–º Du jeudi 14 au samedi 30 novembre 2013 à 20H, Théâtre de l’Athénée à Paris, Eugène Durif et la Cie l’envers du décor présentent : « C’est la faute à Rabelais »
– Théâtre musical et burlesque –
D’Eugène Durif. Chef de troupe : Jean-Louis Hourdin. Musique : Pierre-Jules Billon
Avec Eugène Durif et Pierre-Jules Billon.
Contact compagnie / Invitations pros :
Cie l’Envers du décor
06 83 35 27 77
cie_enversdudecor@yahoo.fr
www.cie-enversdudecor.com
> DU 14 AU 30 NOVEMBRE <
Théâtre de l’Athénée – Louis Jouvet
Paris
Deux saltimbanques s’arrêtent dans un lieu qu’ils vont habiter un instant. Ils vont faire naître du théâtre avec trois fois rien…. Sans rime ni raison, mais en musique, chansons et calembours, contrepèteries, recettes de cuisine et blagues, mots-valises et coqs à l’âne, onomatopées, et autres…
« L’accueil à la Durif, c’est une dégelée de mots bazardée à la face des « gueux emmitouflés ». Dans son théâtre de troubadour, fait d’un petit chapiteau-coulisse et d’accessoires saltimbantesques – des instruments, une caisse et la dive bouteille car « propos de bien ivre sont propos de bien vivre » –, il exhume moult fatrasies délicieuses et chansonnettes tristes, même un blason de Clément Marot sur le téton. Non content d’être l’une des plumes de théâtre les plus riches, élégantes, et imagées, M. Eugène est aussi l’un des plus aimables lettrés. Son sourire et sa douceur ravissent. Air bonhomme émerveillé, pour qui la bonne chair n’est pas triste, notre troubadour est de ces humoristes noirs tendance pince-sans-rire, à penser que « ceux qui ont un pied dans la tombe ont toujours l’autre pour s’en sortir ». Spectacle sans une once de vulgarité, mais émaillé de joyeusetés d’amour et de mort, sans queue ni tête. »
Cédric Enjalbert – Les Trois Coups
(21 juillet 2011)
En ce jour où nous saluons la parution sur PUBLIE.NET du dernier texte de Claude Favre, nous tenons également à annoncer celle de Tout public (demain), premier livre d’Antoine Boute, qui sera accompagnée de quelques manifestations, ainsi que quelques rencontres autour de Vincent THOLOMÉ et de Déborah HEISSLER – tout en rappelant le rendez-vous de ce week-end autour de la revue Fusées à la Bibliothèque Marguerite Audoux (75003).
Powered by WordPress