Libr-critique

6 novembre 2009

[News-colloque] KOLTÈS MAINTENANT (Paris VII, 12-14 novembre 2009)

Filed under: News,recherches,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 20:26

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Du jeudi 12 au samedi 14 novembre, se tiendra à l’Université Paris VII un colloque international autour de l’oeuvre de Bernard-Marie Koltès, organisé par Christophe Bident, Christophe Triau et Arnaud Maïsetti.

"Dans une lettre adressée à sa mère en 1968, à vingt ans, Koltès parlait de cet âge comme l’âge de la décision, l’âge où il s’agit de prendre des risques : "n’est-ce pas cela, avoir toujours vingt ans." 1989-2009 : vingt ans après la mort de l’écrivain, la critique doit elle-même prendre ce risque en retour, le risque de ces textes – le risque de se saisir de cette œuvre mouvante et contemporaine sans tomber dans le piège de la projection facile dans une époque donnée, sans non plus la réduire au masque qu’on a trop souvent voulu faire porter à B.-M. Koltès. Ses lettres parues récemment témoignent pour elle-même d’une vie éprouvée dans l’acquiescement, et les textes continuent de dire, encore et encore, un bout de notre monde dans l’appartenance et le désir" (Arnaud Maïsetti).

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14 décembre 2006

[News] L’hécatombe se poursuit !

Le Tiers-Livre de François Bon et Poezibao de Florence Trocmé l’annoncent, les éditions Farrago, ex-Fourbis, dirigées par Jean-Pierre Boyer et sa femme, viennent de déposer le bilan.

Tel que l’énonce François Bon, après Al Dante, la fin de Lignes, l’arrêt des diffusions Leo Scheer et donc la mise en danger aussi bien de maison d’édition comme Comp’act ou des revues comme Fusées, c’est encore une nouvelle triste qui touche le milieu des littératures contemporaines et engagées.
Mon souvenir de Farrago restera attaché, c’est évident à la découverte de Chloé Delaume, que certes je connaissais avant sa première publication, mais qui m’aura marqué notamment et surtout avec Le cri du sablier. Mais il y aura eu aussi, avant cela, la découverte de Michel Surya et de Olivet, découvert d’abord sur scène monté par Christophe Bident puis dans le texte lui-même.
Farrago explorait les langues, de Maïakovski et son Universel reportage à Josée Lapeyrère et sa Grammaire en Forêt, et savait éditorialement nous faire partager cette exploration avec des essais de très grande qualité.
Ce soir je suis un peu las face à ce tournant dans l’édition, tournant au sens où ce sont bien des maisons d’éditions indépendantes qui chutent ainsi, ou qui sont en difficulté, quelle que soit ensuite les promesses faites par des grands éditeurs [et si je peux me réjouir de la nouvelle collection poésie du Seuil à paraître en mars, car des amis sont concernés, reste que la cuisine dont on m’a parlé ce week-end et l’auto-promotion voilée de certains auteurs montrent la nécessité de maisons totalement indépendantes et dirigées surtout par des lecteurs et non des écrivains comme c’était le cas avec Al dante ou bien avec Farrago].
Certes heureusement de nouvelles éditions se montent, telle celle du dernier Télégramme dont je parlais ce matin dans ma chronique sur Lucien Suel, ou bien les éditions Ragage dont je parlais avant hier à partir de Virgile Novarina, ou bien encore Le quartanier à Montréal. Et d’autres se poursuivent comme les éditions è®e, ou bien les éditions Hermaphrodite qui m’éditent fin février 2007 Pan Cake.
Mais cela ne saurait me faire oublier à chaque fois la fin de celles qui disparaissent et qui m’ont donné tant de plaisirs en tant que lecteur.

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