Peu avant celui avec Sandra Moussempès, voici la dernière partie de l’entretien, intitulée "SC = Situations Courtoux" – sans doute la plus critique. Et en bonus : "Libr-Courtoux en 18 dates"… [Lire la première partie ; la deuxième].
16 avril 2010
[Entretien] Portrait de Sylvain Courtoux en poète de merde (3/3)
8 novembre 2009
[News]Â News du dimanche
Cette semaine, paraissent aux éditions Mots tessons les recueils de Mathieu Brosseau et de Philippe Rahmy/Stéphane Dussel ; commence à Lille Citéphilo 2009 et se tiennent à Marseille les prometteurs Instants Vidéo (avec J. BLAINE et HP-Process = Ph. BOISNARD et H. GAUTIER). À part ces infos qui seront développées parmi d’autres, le livre reçu sur lequel nous attirons votre attention : P. Thiellement, Led Zeppelin occulte.
N’oubliez pas de poster vos commentaires et/ou de nous envoyer vos suggestions comme vos propositions de textes et créations diverses : libr.critik@yahoo.fr.
Opération Libr-fêtes : si l’on effectue un retour sur ces deux dernières années, quels livres ou CD/DVD souhaitez-vous recommander en cette fin d’année ?
16 octobre 2009
[Manifeste] 1er manifeste pour une Poésie Action Numérique
Ce premier manifeste, ou anti-manifeste, puisque toute action poétique y compris numérique, déborde le texte, le resitue dans un cadre de présentation plus large que la page, entre en écho avec un ensemble d’interventions performatives et explicatives mené depuis un an. Il s’agit ici de spécifier dans la lignée de Heidsieck, de Blaine, ou encore de Chopin, en quel sens la poésie action est réélaborée par le numérique et en quel sens le numérique ouvre des potentialités qui ne pouvaient avoir lieu dans la seule poésie action telle qu’elle est constituée.
1 février 2007
[Manifesten] 1ère vidéo : vernissage de l’exposition Mail-Art + Franck Leibovici
31 Janvier
Inauguration de l’exposition Mail art « affranchissements« .
Franck Leibovici « low-intensity conflicts, part.XIV. »
École Nationale Supérieure d’Art [ENSA-Limoges] – 19 avenue Martin Luther-king. Exposition jusqu’au 6 mars.
Dans cette vidéo vous pourrez voir Sylvain Courtoux, introduisant la situation de Limoges, puis une présentation de l’exposition par Julien Blaine.
26 janvier 2007
[News] Manifesten – Rencontres Internationales d’Interventions Poétiques de Limoges
De Al Dante à Manifesten … la suite des événements …
L’année commence bien, Laurent Cauwet relance la machine, par lectures, performances, rencontres, conférences, expositions, projections …
Du 31 janvier au 6 mars 2007 Ã Limoges
manifesten_dossierpresse.pdf [Fichier PDF à télécharger]
Mercredi 31 janvier :
18h00, galerie de L’ENSA : vernissages des expositions :
– Franck Leibovici :
Low intensity conflicts, part. XIV ;
– Mail art : hommage aux fondateurs.
20h00, café du théâtre de l’Union : soirée lectures/performances, avec Édith
Azam, The cut up conspiracy (Sylvain Courtoux & Jérôme Bertin), Julien Blaine et Charles Pennequin.
Suivi, à 22 h 00, d’un concert de musique électronique :
Asymétrie. Organisée par les éditions Dernier Télégramme.
ENSA : 19 avenue martin luther-king. THÉATRE DE L’UNION : 20 rue des
coopérateurs
Jeudi 1er février :
16h00, cinéma : le cinéma expérimental de Henry Hills – en présence de l’artiste
(proposition de Marion Naccache, en partenariat avec l’école d’Art).
18h30, Galeries Olga : vernissage de l’exposition de « La Rédaction »
(représenté par Christophe Hanna) : Nos visages-flash ultimes.
19h30, galerie Lavitrine : vernissage de l’exposition de Julien Blaine,
L’Oraltoire.
À 20h00 : «Déclaraction » de Julien Blaine ; suivi d’une intervention sonore de Olivier Quintyn.
OLGA : 9 rue jeanty sarre. LAVITRINE : 4 rue raspail.
Vendredi 2 février :
10h00, Salle de conférence de la Bfm : Qu’est-ce qu’une écriture poétique
aujourd’hui ? Performances théoriques 1, avec Alain Frontier, Julien Blaine et
Christophe Hanna
14h30, salle de conférence de la Bfm : Performances théoriques 2, avec Franck Leibovici, Charles Pennequin et Olivier Quintyn.
17h30, auditorium de la Bfm : cinéma expérimental, court-métrages de Miguel Soares, Marisela LaGrave, Ernesto Neto & Marcao, Tom Jarmusch, Harmony Korine, Johan Grimonprez.
BFM : 2 rue Louis Longequeue.
Samedi 3 février :
17h00, galerie Lavitrine : rdv à l’annexe, autour de la Société Mobile.
Présentation de Laurence Denimal.
de 15 heures à 19 heures, du mercredi 31 janvier au samedi 3 février, Ã
Lavitrine : installation/performance de la Société Mobile (Laurence Denimal).
LAVITRINE : 4 rue raspail.
Mardi 6 mars :
19h00, galerie Lavitrine : lectures/performances de Bernard Heidsieck, Jérôme Game, Jacques Sivan et Vannina Maestri.
21h00 : buffet rock.
LAVITRINE : 4 rue raspail.
Mercredi 14 mars :
15h30, au CRDP : présentation des ouvrages Création poétiques au xxe siècle
(2004 – CDrom – crdp/académie de grenoble) ; et Jalons pour la poésie – de
Ronsard au numérique ( c o – é d i t i o n weblettres/scérén, 2007) par
Caroline D’Atabékian, présidente de l’association weblettres.
CRDP LIMOUSIN : 39f rue camille guérin.
21 décembre 2006
[Recherche] Darwin comme un roman, Philippe Castellin
Rapide- répons à 2 textes de C. Hanna [lire +] et Ph. Boisnard [lire +]
Musique : Keyboard Study #2 – Terry Riley
À juste titre, me semble-t-il, Philippe Boisnard dans un article qu’il consacre à DOC(K)S, commence par constater qu’il existe un souci commun à beaucoup des contributions qui constituent ce numéro “théorique†, celui-ci les agençant (là encore PH. Boisnard voit juste) d’une manière significative, calculée ou se voulant-t-elle. Souci commun : l’action. Mais aussi matière à divergences et discordes, que Philippe Boisnard, dans la suite, propose de structurer à partir de la confrontation entre deux textes qu’il estime caractéristiques à cet égard, celui d’Alain Frontier et celui de Christophe Hanna. Il est vrai que le fait que les pages d’Alain Frontier concernent de manière polémique l’un des livres publiés par Hanna (Poésie action directe) rend plus patentes, à certains égards, ces divergences, vrai également que la dimension nominative des choses pourrait bien contribuer à obscurcir le débat. Pour moi, je tiens à souligner que les critiques, les débats « théoriques » voire, ne sont pas chose négative et stérile, au contraire – Même si, en définitive, ce sont les Å“uvres qui importent, et l’emportent. En tout cas si, maintenant, je tente de « répondre » à Ph. Boisnard et, indirectement, à C. Hanna, ne pas y voir le signe d’une animosité ou d’une hostilité mais au contraire celui de l’intérêt et de l’estime que j’éprouve à leur égard.
Comment donc A. Frontier, – Ph. Boisnard dixit – aborde-t-il l’action ? – Le socle « épistémique » de la position de Frontier serait constitué par une conception déterminée de la poésie que Ph. Boisnard rattache à la « modernité ». Dans cette conception, la poésie est envisagée comme langage visant à l’expression des limites mêmes du langage, rapporté au « Réel » donc. Pour citer Boisnard : « la poéticité mise en avant est donc celle de l’arrachement de la situation symbolique, sociale, politique qui détermine le sujet, en direction d’un réel voilé… nous comprenons que le langage doit faire trouée… ». Jusqu’ici, si l’on accepte d’oublier le texte même d’Alain Frontier (je me garde bien de demander s’il correspond ou pas aux assertions de Philippe Boisnard, Alain Frontier étant bien capable de se défendre ou de rectifier si besoin est) on peut convenir que le type de poétique évoquée se trouve effectivement formulée et présente dans l’histoire de la poésie, au XIX° et XX° siècle. On songera aux romantiques allemands, aux surréalistes. Et il est possible que certains des poètes réunis par « THÉORIES-DOC(K)S » soient également porteurs, dans leur poétique sinon dans leur pratique de la poésie – ce n’est pas nécessairement la même chose – de cette conception qui, structurée par le rapport poésie/Réel, est évidemment susceptible de multiples variantes selon « le » Réel (ou l’ « Etre ») dont on parle. En tous les cas cependant, la poésie s’y rattache à une thématique du forçage et de l’indicibilité. Il suffit, pour cela, qu’un référent absolu, un Réel Majuscule soit posé, hors d’atteinte sauf par Voie et Voix poétique.
Il est tentant d’approfondir cette structure afin d’y retrouver, ainsi que le fait Ph. Boisnard, la marque expressive d’une onto-théologie basée sur une transcendance verticalisée, entre zénith et nadir déclinable. Au poète, à l’Artiste, il appartient d’avoir relation privilégiée avec les cieux ou les abîmes, la chose est ancienne et connue, et chargée de conséquences précises dans les modalités de monstration (de « rencontre ») de l’art, ou dans les procédures éditoriales et le rapport au « livre » où elle s’exprime de manière concrète à travers ce que C. Hanna qualifie « d‘ hypocrisie », soit ce que j’ai appelé « l’ensemble des procédures très intéressées par lesquelles la poésie ou le poème neutralisent formellement leur insertion dans le monde, en occultant globalement la relation qu’ils entretiennent à l’univers des medias, des techniques, des circuits de diffusion et de production… » (« DOC(K)S mode d’emploi ») – Calme bloc ou météorite, le poème-alien tombe dans un monde qui lui serait étranger et, comme dans le film auquel je songe autant qu’à Mallarmé, la foule, mystérieusement instruite de l’événement, s’assemble muette, pour adorer la pierre noire. J’ajoute que, comme Ph. Boisnard, j’estime que nous sommes loin d‘en avoir fini avec cette vision théologique de l’art, toujours prompte à ressurgir malgré les coups qui lui ont été assénés, notamment, par les avant gardes du XX° siècle. Nul hasard si l’article que j’ai écrit dans le même numéro s’achève par l’injonction, ironique, d’avoir à « en finir avec le moyen Age » – sentence à laquelle je
31 octobre 2006
[chronique] News de la blogosphère#2 : itinéraire(s)
Xavier Leton nous donne à suivre son itinéraire sur les revues numériques [ici]. A partir de vidéopodcasts et d’audios, il nous permet d’entendre aussi bien Julien Blaine à Marseille, revenant sur la création de DOC(K)S que Philippe Bootz à Villeneuve d’Asq pour la revue Alire. Cet itinéraire est monté un peu comme une enquête/reportage, ce qui nous plonge dans l’atmosphère des lieux traversés. Ce début de parcours, qui le mènera sur les rives d’Ajaccio début décembre, permet de mieux comprendre, notamment avec Bootz, les enjeux de la création de revues numériques, ayant la nécessité de ce support pour le fonctionnement des oeuvres présentées.
Itinéraire(s) sur la poésie, tel semblerait être le cas, avec ce qui s’ouvre comme débat à partir du dernier numéro de DOC(K)S, au sens où suite à ma tentative d’éclaircir, ou plutôt de poser explicitement le débat entre Frontier et Hanna, Pierre Lepillouër sur sitaudis, vient de rendre visible sa recension. Assez rapidement, il prend doublement position, à la fois poétiquement, reliant sa pensée immédiatement à un passage de Frontier, et quant à la pertinence des recherches qui sont ouvertes aussi bien par Hanna que par moi-même.
Il est ainsi amusant de lire que : « le récurrent engouement des jeunes gens pour les gadgets et croyances scientistes de l’époque » conduit à des positionnements illusoires : comme le fait de réfléchir aux porosités entre sciences et poésies, etc… Amusant au sens où beaucoup d’avant-gardes du XXème siècle se sont en quelque sorte appuyées sur certaines angularités scientifiques pour se constituer et fonder théoriquement leur(s) approche(s). Ainsi, je rappelais dans mon article, que les surréalistes — et il faudrait relire Breton et son insistance théorique — se réfèrent à la théorie de l’inconscient, et conçoivent comme médiation-technique à la dimension de l’inconscient certains types d’exercice, telle l’écriture automatique. De même, il faudrait questionner la liaison entre la psychanalyse lacanienne et les avant-gardes des années 60-70. Tout simplement, c’est une forme de leurre que de croire que les théories qui constituent une époque sont excluent, séparées, déliées et n’interviennent d’aucune manière dans un geste d’écriture. Elles peuvent intervenir aussi bien par l’imprégnation technique qui y est liée, que par un écho ou un savoir théorique ou encore dans certaine forme de reprise paradigmatique [Burroughs reprenant explicitement les théories virales de son époque pour expliquer la nature du langage] ou bien thématique [la mise en représentation des conséquences techno-scientifique dans un appareil fictionnel]. Dès lors réfléchir 1/ aux liaisons épistémologiques entre théorie scientifique et connaissance de l’objet poétique; 2/ aux relations internes qui sont jouées dans la formation d’un objet poétique, semble nécessaire si on s’intéresse à la constitution de ces objets et aux faits de comprendre comment ils fonctionnent. Les théories scientifiques, et certaines limites qu’elles peuvent contenir, ne sont pas des gadgets, mais font aussi partie des prismes constitutifs de notre rapport au monde.
Le débat reste encore à poursuivre…
Itinéraire qui prend fin, peut-être provisoirement fin ou bien définitivement : François Bon présente sur remue.net la fin de la Revue Lignes, en citant longuement la préface de Michel Surya :
« Cette cessation constitue-t-elle une fin définitive ou une fin provisoire ? Impossible de le dire au moment où nous mettons la dernière main à ce numéro, le cinquante-neuvième d’une série qui aurait eu vingt ans en 2007. Qui les aura, peut-être, par le jeu de qui sait quelle chance qui l’a sauvée les deux fois qu’elle a déjà failli disparaître. Qui ne les aura peut-être pas : à quoi il faudra chercher des raisons qui dépassent de beaucoup le seul sort de Lignes, et son destin intellectuel. »