Marie Delvigne, rouge, éditions Le bord de l’eau, 70. p. ISBN : 2-915651-33-7, 10 €.
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4ème de couverture :
Faire l’amour à une mourante…
lentement le narrateur nous entraîne dans ce labyrinthe où l’amour et la mort parfois, parviennent à parler la même langue.
Marie Delvigne est professeur de Lettres à Douai (59). Elle est aussi photographe et anime un site consacré à la photographie [www.houyet.photo.be].
Elle a réalisé des performances de Barnaba (poésie) dans le cadre du Festival In d’Avignon en juillet 2005. Elle prépare des écrits sur l’oeuvre de l’écrivain américain raymond Federman.
Rouge est son premier roman.
Premières impressions :
Chloé Delaume, qui vient de découvrir ce livre, écrit sur son blog : « Rouge de Marie Delvigne, c’est un tout petit livre, aux Editions Le Bord de l’Eau. C’est juste stupéfiant. Violent, dérangeant, très étrange. Je ne m’attendais pas à ça. Je pense qu’on ne peut pas s’attendre à ça. C’est la raison pour laquelle vous devez le lire. Et acquérir un nouveau réflexe, celui de la Carte Bleue. »
En effet, comme j’y reviendrai dans ma chronique, derrière les pages écrites par un narrateur, sur l’amour/mort qui le lie au corps vivant et déjà putride d’une femme, d’une enfant, « petite fille de trois ans qui gambade sur la plage », se dévoile la rage de la passion, le rouge, tout à la fois celui de la chambre, celui du sang qui coule du sexe, sang pivoine, celui qui s’échappe des croûtes arrachées, se dévoile l’interdit même de nos désirs.