Noël approche à grand pas, et la rédaction de Libr-critique ne peut que recommander d’offrir des livres ou bien des créations issues des maisons d’édition exigeantes, qui défrichent et permettent aux créateurs actuels d’apparaître. Plutôt que de nous égarer dans un dédale d’ersätze made in china, empruntons des chemins détournés…
14 décembre 2008
[News du dimanche] Conseils de cadeaux pour Noël
17 mai 2008
[CD+livret] Ralbum, ed. Léo Scheer
Ralbum, CD audio 12 titres + livret des textes 54 p., ed. Léo Scheer, col. Laureli, ISBN: 978-7561-0132-3. 19€50 [myspace].
13 décembre 2007
[Livre-CD] Conte de F___ de Thomas Braichet
Thomas Braichet, Conte de F____ , avec un CD-audio, éditions POL, 77 p. // ISBN : 978-2-84682-161-2 // Prix : 18 €. [site de l’éditeur]
7 septembre 2007
[CD + livre] Julien Blaine au Blockhaus DY 10
Julien Blaine au Blockhaus DY 10, Nantes le 16 mai 2001, avec Julien Blaine, Sylvain Courtoux, Basile Ferriot, Carine Léquyer, Emmanuel Rabu et Phil Tremble, éditions Dernier Télégramme, livret de 26 p. CD de 34 mn.
ISBN : 978-2-917136-00-3. 12 €.
[site des éditions]
Présentation :
Ce CD et sa participation sur livret sont issus d’un enregistrement public. Il a eu lieu au moment de la pleine effervescence du Bunker DY 10 à Nantes où se concentraient plusieurs associations. Durant ces années, Emmanuel Rabu organisait de nombreuses rencontres et soirées de poésie. Cet enregistrement est le fruit de l’une d’elle. Dans celui-ci dont nous donnons un court extrait [début de la partition], nous entendons Julien Blaine
dans un contexte sonore expérimental, résultat de l’entrecroisement de plusieurs pratiques. Si nous connaissons sa liaison au travail de contre-basse de Joëlle Léandre, ici c’est une autre dimension qui s’ouvre grâce aux croisements sonores de la harpe préparée (Carine Léquyer
), des percussions (Basile Ferriot), de l’ARP odyssee (Sylvain Courtoux
), de voix (Emmanuel Rabu
) et du mixage opéré par Phil Tremble
.
Ce CD montre en quel sens la poésie contemporaine est reliée aussi aux recherches expérimentales de la musique contemporaine ou de la musique concrète. Ceci nous permet de rappeler que le premier morceau donné à entendre par Xenakis et Varèse lors de l’exposition universelle de 1958, s’appelait Poème électronique. On retrouve ici des liaisons évidentes lorsque l’on considère le fourmillement sonore du synthétiseur ARP de Sylvain Courtoux.
Ici,en ce sens, loin d’entendre seulement un accompagnement sonore, ce qui malheureusement est trop souvent le cas dans le rapport musique/poésie, il y a un double espace d’écriture/modulation de médiums qui se répondent et s’inter-pénètrent pour constituer une seule réalité sonore où chaque élément a une place essentielle./PB/
6 août 2006
[CD audio] R de Sébastien Lespinasse
Sébastien Lespinasse R, éditions Pneuma 01 , CD 15 pièces sonores, 12 €.
renseignements : seblesp@voila.fr
commande : Sebastien Lespinasse – 20 rue Henri Moissan – 31200 Toulouse
présentation par Sebastien Lespinasse :
» Les poèmes partitions présentés ici ne sont que des points de départ pour construire des improvisations vocales et verbales. Tous ces textes – ou prétextes devrais je dire – ne cessent de se réécrire au fur et à mesure que je les interprète, ils ne sont en aucun cas fixés, ils dessinent seulement pour moi une direction à suivre, un chemin possible entre le sens et le sensible. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité à faire entendre sur ce disque des versions différentes d’un même poème »
Premières impressions :
C’est à Lodève que nous avons découvert et rencontré Sébastien Lespinasse. Qui apparaît comme l’un des poètes sonores les plus remarquables de la jeune génération. Nous l’avons entendu lors des soirées off à l’atelier de Sophia Burns et Karim Blanc, soirées organisées par Franck Doyen 22MdP. Outre le fait qu’il soit un très bon lecteur (travail de voix, travail d’intonation, de bruitisme, de respiration), ses poèmes-partitions réfléchissent en plus intensément la tradition de la poésie sonore née depuis le début du siècle. Loin de toute fausse originalité, ou encore de jeux quelconques comme on peut l’apercevoir de temps à autre chez certains poètes sonores qui confondent calembours ou jeux de mots avec poésie sonore, Sébastien Lespinasse réfléchit dans chacun de ses travaux la question de la densité sonore, de son rapport à la langue et à son contenu. C’est pourquoi aussi bien les 4 versions du poème R que les 2 versions du poème Z, ne sont pas accessoires, mais témoignent de la réélaboration, de la réécriture sonore de chaque interprétation. PB