Libr-critique

15 septembre 2007

[Vidéo-lecture] JAVA is not dead – lecture de Jacques Sivan avec Cédric Pigot

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — Hortense Gauthier @ 10:31

sivan_pigot.jpg Troisième vidéo de la soirée JAVA is not dead – JAVA’s music qui s’est déroulée le 10 juin 2007 au Point Ephémère à Paris.

Jacques Sivan et Cédric Pigot ont travaillé pour la première fois lors du performance vidéo et sonore (dans laquelle Philippe Boisnard avait fait la vidéo) qui a eu lieu à la galerie éof en mai 2006 dans le cadre de Leurres, et autre sournoiseries (event organisé par Talkie-Walkie, LO-MOTH et le Tube Opoétique). On peut entendre ici une poursuite de cette rencontre entre l’écriture moléculaire de Sivan et les nappes sonores de Pigot, dont l’intensité poétique et vibratoire a été tout à fait remarquable, l’air était traversé matériellement par les mots et le son, le texte de Sivan résonnait de façon étonnante et neuve, à la fois immergé dans des couches finement modulées du son, et se détachant granulairement tout en éclat et résonance. Il y a vraiment eu une alliance magique entre le travail poétique de Sivan et celui de Pigot, qui se sont poussés l’un et l’autre à explorer la matérialité du langage, qu’il soit sonore ou littéraire. Et il se dégageait une noirceur dans la poésie de Sivan, une noirceur lumineuse qui a toujours été présente chez lui, mais qui a émergé de façon plus prégnante grâce à la musique.
Pour la présentation de l’ensemble de la soirée, lire ici

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7 juin 2007

[News] Soirée « JAVA is not DEAD »

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , , — Hortense Gauthier @ 7:53

java_snotnotdead-5.jpgDans le cadre des Périphéries du 25e Marché de la Poésie à Paris, une soirée à ne pas rater : JAVA is not dead, au Point Ephémère à 18h le dimanche 10 juin – entrée libre.
La revue Java s’est arrêté l’année dernière, mais pas le trio qui la dirigeait. Jean-Michel Espitallier, Vannina Maestri et Jacques Sivan continuent leur exploration des formes poétiques, aussi bien à travers le livre, la lecture, la performance, que le son ou la vidéo. L’après JAVA se fait en musique, rock, electro, expérimental, textes et sons, Petit Robert et grosse caisse, cordes vocales et électricité. En programmant des musiciens venus d’horizons différents et en mêlant leurs voix aux voix de l’électricité, du rythme, des riffs, les trois poètes vont déplacer une nouvelle fois les territoires de la création poétique.
On pourra voir des performances de Jean-Michel Espitallier et Vanina Maestri , écouter Prexley, groupe punk rock et alentours, crée par Laurent Prexl, et dans lequel Espitallier joue de la batterie, ainsi que Kasper Toeplitz, l’excellent compositeur et bassiste, qui oscille entre rock et musique contemporaine. On pourra aussi découvrir le travail de Jacques Sivan et Cédric Pigot, musicien de la scène expérimantale qui développe une ambiant bruitiste et des paysages sonores envoûtants, ils s’étaient rencontrés autour de la création de Koundri [Jacques Sivan, vidéo Philippe Boisnard, son Cédric Pigot] lors de la soirée Leurres, SourNoiseries et autres Stratégies, organisée par la revue Talkie-Walkie et LO Moth à éof en mai 2006. La poésie moléculaire de Sivan a rencontré la musique granulaire et vibrante de Pigot, pour créer une poésie sonore mouvante, sombre et palpitante de toute beauté.

15 mars 2007

[vidéo] exposition LO MOTH – Alors parmi cette armée baisera le nécrophorus

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , — Hortense Gauthier @ 7:36

alors.jpgJusqu’au 3 mars 2007, à la galerie Chappe (4, rue André Barsacq à Paris – 18e), empressez-vous d’aller découvrir une partie du trés beau et étrange travail de Magali Daniaux et Cédric Pigot ou LO MOTH ou Timothy Schulz et Bruno Leary, artistes au-delà des genres et des disciplines, qui développent depuis 2002 le projet « Drohobycz », une fiction enigmatique et expérimentale, au sens où elle se veut être une véritable expèrience et expérimentation mentale, sensorielle, mystique. Cet univers narratif et poétique, entre « ExistenZ », Bilal, Tarkoski, ou Bruno Schulz, est un espace matériel et immatériel, ouvert et mouvant, qui se déploie à travers le dessin, le son, la sculpture, l’installation, la vidéo, le web (Lo Moth), la poésie (cf. texte-supplément dans la revue Talkie-Walkie) …
« Alors parmi cette armée baisera le nécrophorus », derrrière cette sentence bizarre, on découvre tout d’abord un oppressant « murmure » (nom de l’insatallation) : une pièce remplie de 300 monochromes noirs de 20 x 20 cm, sur chacun, des petites incisions régulières qui semblent établir un code, former une sorte d’écriture au sens caché. Qu’est-ce que ces incisions, dont la rythmique a été tirée aux dés par les auteurs, dessinent-elles sur cette surface murale en jeu d’échec ? Ont-elles une signification ésotérique, ou ne sont-elles que des interstices de lumière, perçant l’opacité noire, qui laisseraient à peine échapper un souffle ? Les interprétations peuvent être nombreuses, et ce travail radical et austère, qui pourrait sembler proche de l’art conceptuel, excite l’imagination, procure un intense ressenti, un inquiétant effet vibratoire se dégage de cet ensemble noir et produit même une sorte de malaise, sensations rares en art contemporain, qui considère trop souvent avec défiance ce qui touche à l’imaginaire et à l’émotionnel. En effet, il y a dans les pièces de Pigot et Daniaux une prégnance de la matière, et un jeu sur l’ambiguité et avec le spectateur, entre envoûtement et répulsion, immersion et étrangeté, ils nous poussent à des seuils-limites de la perception et de la compréhension rationnelle. Surtout lorsque l’on rentre dans la seconde pièce et qu’au milieu d’une odeur doucereuse et animale (parfum crée par les artistes), on trouve plantées dans un bloc cristal de sel des chaînes et deux poignets de cuir, bijou-sculpture pour une torture jouissive ? rocher de Sysiphe pour un érotisme du supplice ? là encore un magnétisme puissant empli l’atmosphère, habité par sept dessins de Cédric Pigot, indescriptible magma organique et machinique, et que je ne définirais pas plus, il faut aller les voir …

Mais au-delà de la force plastique de ces travaux, c’est la façon dont Pigot et Daniaux construisent et décontruisent cet espace fictionnel « Drohobyzc » qui est fascinant, comment ils réunissent, en archéologues du futur, indices et hypothèses de cette histoire utopique et cauchemardesque. Ils nous en présentent ici seulement des traces, des fragments, et nous invitent à participer en construisant aussi nous-mêmes ce que pourrait être une expérience …
Lire le texte de présentation de l’exposition, écrit par Philippe Boisnard

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18 décembre 2006

[Videopoetry] Koundri /Boisnard + Sivan/ [9 mn]

Filed under: News,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 14:24

Koundri [zone intensité] provient d’une idée de Jacques Sivan, proposée à Philippe Boisnard. Le but était de lier deux matières organiques : l’une orale, la voix de Sivan lisant le texte Koundri, l’autre visuelle : le travail vidéo de Boisnard. Lors de la création vidéo, est devenu évident de lier à la lecture de Jacques Sivan, une troisième couche organique : el son de Cédric Pigot. C’est ainsi qu’est née, une version live de Koundri [war intensité], où le son est un mix-live de Cédric Pigot travaillant avec la voix de Jacques Sivan, de même que Philippe Boisnard mélange la captation en temps réel de Sivan et la vidéo Koundri créée pour cette version.
La version ici présentée est celle qui l’a été à Montevideo en octobre, où Jacques Sivan était invité. Le son a été créé à partir de morceaux de Cédric Pigot et remixé par Philippe Boisnard. Elle dure 9 mn.

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