Libr-critique

1 octobre 2009

[Livre] Brigitte Buffard-Moret dir., Poésie, musique et chanson

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , , , , — rédaction @ 10:30

Brigitte Buffard-Moret dir., Poésie, musique et chanson, Artois Presses Université, septembre 2009, 232 pages, 18 €, ISBN : 978-2-84832082-3.

Dans le cadre de notre partenariat avec le Centre de recherches "Textes et cultures" dirigé par Francis Marcoin (Université d’Artois, Arras), nous présentons les Actes d’un colloque qui met en perspective les liens étroits qu’ ont entretenus depuis l’antiquité la poésie, la musique et la chanson.

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23 juin 2009

[Recherhe] Meccano, sans mode d’emploi [2 : D’une écriture de la fin du sujet]

Filed under: recherches,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 7:14

  [Deuxième partie de la publication de Meccano, sans mode d’emploi. La première version de ce texte a été publié initialement dans Fusées n°7, 2003.]

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16 juin 2009

[News] L’été Al dante

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 10:46

Vu les manifestations organisées et les dernières publications, Al dante fait un retour remarquable sur la scène littéraire !

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4 décembre 2006

[revues] La revue Livraison

Malgré son ambiance plutôt morne et son ronron poussiéreux (triste absence de Al Dante, Boxon estropié, car Gilles Cabut était grippé et Georges Hassoméris absent, résurrection de Nioques cadavre plutôt fantomatique que phénix, nouvelles jeunes revues déjà vieilles et peu sexy…heureusement qu’il y avait la joyeuse folie d’un Franck doyen et de 22(M)dp, ainsi que l’enthousiasme de Giney Aime et d’Incidences), nous avons découvert lors du Salon des revues trois revues stimulantes, qui existent déjà depuis quelque temps mais mieux vaut les découvrir tard que jamais : MU, Action Restreinte et Livraison. Nous parlerons tout d’abord de cette dernière, publiée par Rhinocéros, dirigée par Nicolas Simonin, (qui dirige aussi la structure de diffusion R-diffusion), et plus particulièrement du dernier numéro, le n°7, coordonnée par Manuel Daull et Chloé Tercé.

Livraison, revue d’art contemporain, n’est pas une revue littéraire, mais une revue d’art et d’écritures, de très belle facture, couverture glacée, 190 pages, sans être un objet lourd, mais au contraire souple, à l’intérieur en couleur, au graphisme épuré, efficace, et tout est bilingue anglais-français. Chaque numéro de la revue est thématique, et ce numéro 7 parle de « bribes / ratures / fragments ».
« « Notre situation postmoderne est caractérisée par la fragmentation ».
On peut regretter la fin des certitudes produites par des grands récits, des identités stables, des formes totales. On peut aussi faire le pari inverse : lâcher les gros mots et les métathéories globales — parce qu’elles sont inadéquates — et utiliser les fragments comme lieux pour des bribes de sens, pour de modestes tentatives d’empêcher la reconstruction des tentations totalitaires. »
Voilà comment débute cette revue. En effet, pas de défense d’une théorie unifiée et unifiante ni d’une pratique, ni d’une école chez Livraison, mais véritablement exploration transmédia d’un thème et confrontation des différentes pratiques de créations actuelles. On retrouve donc à l’intérieur artistes plasticiens, architectes, écrivains, musiciens, graphistes, photographes, ainsi qu’une pluralité de pratiques et de créations. Chaque participant a peu de pages, les travaux sont assez courts, et semblent fonctionner comme des fragments, des traces des œuvres des participants. Malgré les différences importantes entre les médias utilisés et les réalisations, cette multiplicité de pratiques est pourtant très cohérente, le thème est exploré de toute part, jamais de façon démonstrative ou illustrative, mais bien problématique ; et il est intéressant de voir les convergences et les divergences sur le sujet entre les artistes. Le rapport aux médias est intéressant, car il y a un véritable brouillage des genres et des appartenances, la question ne se pose alors plus, et l’exploration de la thématique en sort renforcer. Des architectes font de la photo, des plasticiens de l’écriture, des écrivains des oeuvres visuelles…
Le thème donne donc lieu à des travaux d’écriture sans pour autant être strictement littéraires, et à des travaux plastiques qui questionnent l’écriture. Le texte de Frédéric Dumont, « Condensations pour n décimales de PI [fragment.1.] », est en fait plusieurs blocs de chiffres dans lesquels on distingue à l’intérieur des fragments de phrases. Langage émergeant de l’informulée abstraction, suite de nombres elle-même fragment d’une suite infinie, qui est pris dans ce magma numéraire, pour un faire un matériau poétique au même titre que les lettres. Questionnement du rapport entre structure du langage, de l’écriture et celle du monde, de l’espace, de la matière, que l’on retrouve dans son petit livre Monde. On pense alors au travail d’Espitallier dans son Théorème. Le texte de Manuel Daull, dans une veine/verve proche de celle de Pennequin dans la première partie, est très différent dans la seconde, il crée une déstructuration du prénom John (renvoyant à Steinbeck, Cassavetes, Cage…), par une fragmentation rythmique du texte, comme ayant subi un bug informatique ou ayant été scandé mécaniquement pour en faire une sorte de partition qui appellerait une expérience sonore.
On trouve ensuite encore deux autres textes qui puisent chez les poètes contemporains, celui d’Emmanuel Adely, qui fait un agenda de ses achats avec prix, dates, lieux, dans une logique très proche de celle de Anne-James Chaton, et celui de Jean-Louis Py, qui entoure et barre des phrases dans un texte préexistant, technique du cut bien connue, que pratique notamment de la même façon depuis longtemps Lucien Suel dans ses « poèmes express ». Hugo Pernet donne un texte sibyllin, seuls quelques mots et traits sur des pages d’autant plus blanches et silencieuses, travail énigmatique, qu’il faudrait développer pour en comprendre la cohérence. Seul le texte de Christophe Grossi, poème assez lyrique et narratif sur le corps, se détache des autres travaux littéraires par son classicisme.
Moins littéraires, et plus tournés vers l’interrogation de l’écriture, il y a le texte de Christophe Fourvel qui fait un « portrait de femme magnifique », celui de « Magdalena, dans la Dolce Vita », description romanesque de cette femme fascinante selon une formule assez facile, alors que le texte de Vivien Philizot, « Iconographie de Steven Seagal », lui aussi dans l’écart-rapport entre littérature et cinéma, est plus drôle et intéressant. Il y a aussi des fac similés de listes de courses de Hervé Roelants, ready made du quotidien, jolie visuellement, illustrant bien le thème, mais que dire d’autre ? et les écritures-dessins de Matthieu Messagier sur la notion de rature, sujet mieux exploré chez Charles Mazé, qui nous montre des extraits, des fragments de ses « exTraits », tracés produits par des machines qu’il a lui-même conçu pour produire des dessins aléatoires en grands formats, sorte de sismographies, presque musicale dans leur mouvement, qui semblent retranscrire de multiples vibrations ou intensités, on pense à Michaux mais à un Michaux mécanisé.
Pour les travaux plus plastiques ou autres, il faut souligner les « captures » de Toeplitz, partition pour ses créations sonores et chorégraphiques qui sont de véritables poèmes visuels, graphiques, dommage que les reproductions soient si petites. Ou encore la très belle suite photographique de Thierry Genin, qui a photographié toujours de la même façon les activités de jardinage sur son balcon de son voisin d’en face, durant toute une saison, ce qui produit une sorte de BD muette, mais dans laquelle on peut lire toute une histoire…

Ainsi, si les travaux littéraires ne sont pas très étonnants, ils n’en sont pas moins de qualité, et l’ensemble de la revue est vraiment très bien élaboré et intéressant ; les pratiques plastiques, littéraires, visuelles, se répondent, s’interrogent, et on en arrive presque à se dire qu’il y a plus de littérature dans certaines propositions plastiques ou visuelles que dans des travaux poétiques de certains revues littéraires.
Livraison est véritablement une revue transdisciplinaire, qui relie et confronte de façon très stimulante des travaux hétérogènes sans être dans la dispersion ou la juxtaposition, ou comment la différence et le fragmentaire crée néanmoins de la cohérence et du continu.

NB sur Rhinoceros :

En cette période de reconfiguration des structures éditoriales et des espaces de production artistique, il nous paraît intéressant de parler de la structure Rhinoceros, basée à Strasbourg, association artistique qui organise, met en relation, diffuse des travaux et pratiques d’arts contemporains, mais qui est aussi ouverte aux nouvelles écritures.
Leurs activités, qui ont débuté en 1996 par des expositions dans un atelier, sont l’organisation d’events, de rencontres, de conférence, d’expositions, mais aussi l’édition. Ils publient la revue Livraison, ainsi que des livres et ouvrages d’art, des catalogues réfléchis d’expositions, comme Trouée, perforations, laps de Dominique De Beir + Eric Suchère (2004), des badges créer par des artistes (projet PIN-UP~badges by artists). On peut noter chez eux ce souci de trouver pour chaque œuvre, objet, idée un vecteur spécifique de présentation, d’exposition, de diffusion et « de créer à chaque fois une économie nécessaire à [nos] actions » disent-ils dans un entretien pour le Matricule des Anges.
Comme il est écrit sur leur site, « il n’y a pas d’artistes labellisés rhinoceros, aucune écurie de galerie stable, pas de galerie d’artistes, juste une histoire de réactions en chaîne – que des praticiens ou des acteurs, ou des amateurs du monde de l’art, de passage en quelque sorte, dans un temps et une rencontre donnés. Il n’y a pas de définition possible de rhinoceros si ce n’est la liste des gens qui y participent d’une manière ou d’une autre de façon durable ou pas, même si l’on peut parler de structure d’art associative qui cherche à adapter constamment ses réflexions et ses supports d’apparition en fonction d’un propos – qui crée chaque fois l’économie nécessaire à ses actions autant que leur diffusion, une structure qui cherche à être d’utilité publique, je crois, indéfinie tout simplement »
Cette structure ouverte qui privilégie l’hétérogénéité des croisements à la défense d’une ligne nous semble intéressante ici car elle met en relation la littérature, avec d’autres formes d’écritures, plastiques, vidéos, etc… qui viennent des arts contemporains, et car elle réfléchit à l’économie particulière qu’il faut développer pour défendre de façon pertinente et efficace tel ou tel type d’objet dans l’état actuel

Nous parlerons aussi bientôt des éditions ère et PPT, qui nous semble être dans cette même dynamique de création et de réflexion sur la littérature/l’art, ses supports, et ses vecteurs de diffusion et de circulation.

15 novembre 2006

[News] Zones numériques – 8e Symposium des arts sonores et multimédias

Zones numériques – 8e Symposium des arts sonores et multimédias
le 17 et 18 novembre 2006 à Bordeaux
dans le cadre de « NOVART bordeaux 2006 »

Présenté par Présence Capitale, avec la collaboration active du CAPC musee d’art contemporain de Bordeaux.

VENDREDI 17 NOVEMBRE – PREMIER SALON DES EDITIONS NUMERIQUES
ESPACE 29 – 29, rue Fernand Marin – Bordeaux – 18h30

Jacques DONGUY – revue « SONART »

François LAGARDE – éditeur des Editions électronique « Hors d’œil »

Joachim MONTESSUIS – directeur de la revue sonore internationale « ERRATUM »

Michel GIROUD – directeur de la collection « L’écart absolu » aux Presses du réel

Tibor PAPP – directeur de la revue littéraire d’Ecrits de source électronique « ALIRE ».

Hortense GAUTHIER – directrice de la revue « Talkie-Walkie »

SAMEDI 18 NOVEMBRE _ Actions performances

de 16h à 22h – au CAPC Musée d’Art Contemporain de BORDEAUX Rue Ferrère – Salle de conférences Entrée libre sur réservations (places limitées)

Joachim MONTESSUIS : Poésie sonore, son bruitiste, images électroniques (Paris) – EROS

Tibor PAPP : Poète, écrivain, traducteur. Poésie visuelle et poésie numérique. Directeur de la revue littéraire d’Ecrits de source électronique « ALIRE ». Poésie cybernétique (Hongrie)

Agence_Konflict_SysTM : [petites-annonces]

Gilles GRAND : Compositeur et enseignant à l’école Nationale des Beaux-arts de Lyon. Rédacteur au Cahier du Cinéma et plasticien sonore. (Lyon)

Jacques DONGUY / Etienne BRUNET : Poésie sur support numérique, écriture verbi-voco-visuelle. (Paris-Nice).

HP Process (Philippe BOISNARD & Hortense GAUTHIER) : Ecrivain, vidéaste, performer. (Arras) / Performeuse sonore et co-directrice de la revue Talkie-Walkie.

Yvan ETIENNE & Brice JEANNIN : Artiste sonore, directeur du centre d’Art multimédia Gantner de Bourogne (Territoire de Belfort), fondateur du festival des Arts sonores « Oh Cetecho ».

Anne-James CHATON : Co-dirige le festival d’Arts sonores « Sonorités » à Montpellier. Il a reçu en 2005 la bourse « Encouragement » du Centre National du Livre et bénéficie pour l’année 2006 du soutien de la mission « Stendhal » du Ministère des Affaires Etrangères pour son projet d’écriture autour de la ville de Naples.

Valérie GERARDIN : (Beaux-Arts de Bordeaux) Action sonore (Carnet de voyages en paysage sonore)

Action – introduction de André LOMBARDO « Progrès lent en société », sur une idée de Jean-Charles Rigaud.

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