Libr-critique

26 octobre 2007

[poésie] Claude Favre : Encreux

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band-favre.jpg Encreux, texte poétique de Claude Favre. Travail de torsion de la langue autour de motifs liés au corps et à son expression. On peut lire aussi de Claude Favre sur libr-critique : mots de bouche, sur remue.net : Le cadavre c’est désordre, et sur Les cahiers de benjy : je suis une dette.

tigres mots grappes en nous
ventres groupés de la peur il en est
comme de la langue noueuse
incisée d’absences affamée torse
& tueuse à quoi on se demande
chavirés piafs locataires par
suspens & houles de mots
hurleurs noirs ventrés & plus
savoir quoi chavirés noueux &
d’autres parlés noués grimés &
d’effraies & suspens d’échanges
piafs tout un bestiaire sometimes
plus encore & encore & suspens
on est dans la maison des morts
c’est de la langue encore il fait noir
& hurleuse langue encore &
encore ses mots piafs chavirés &
le ciel renoué comme le hasard de
renverse & suspens & noeuds
larcins d’encreux à rien se poser où
coeur cassis d’autres & encore
d’autres & nous noueux dedans
ventrés … ils vont te prendre
petit oiseau sauvage … c’est
d’autant d’océans & sanglots de
virées de crimes nouées bêtes
sommes de combats de nègres &
sometimes pire tellement affamés
& houleux à pas regarder loin à
pas voir près ni d’oblique de cécité
paroleuse c’est de la langue encore
& ses houles paradoxes & ses
dettes cassis on est dans la maison
des morts … ils vont te prendre
petit oiseau sauvage … par où
s’échapper nus & liés noués
chavirés par angles morts navrés
& d’irascibles heurts du dedans
de renverse il fait creux &
presque morts déjà & déjà morts
déjà & hurlés on épouse le
mouvement pourtant … ils vont
te prendre petit oiseau sauvage ….
c’est de la langue encore &
comme noeuds il en est tigres &
complicité mémorable
& noeuds il en est tigres comme
affronts & houles & sangs
c’est affaire courante balles sifflent
chair d’effondre & sangs signes
suspens par lunes de travers … te
prendre petit oiseau sauvage …
d’échanges noués grimés hurleurs
navrés & piafs houles &
sanglots … te prendre petit
oiseau … te prendre … ils vont
de crimes hurlés chavirés ventrés
d’absences ils vont groupés & de
la peur ils vont bêtes de sommes
crimes & d’autant … te
prendre petit oiseau … tellement
d’absences & affamés c’est de la
langue encore bestiaire & nègre
& encreuse torse on est dans la
maison des morts … les ventres
petit oiseau sauvage … les houles
voilà pourquoi grappes en nous &
d’effaces crimes par trembles &
silences grimés … toujours
grands les rêves petit l’ oiseau
sauvage … c’est ainsi chaque fois
étrangés piafs par tigres sommes
hébétés tristes sires & chavirés
les rêves sans mentir … on va te
prendre petit oiseau sauvage …
on va d’absences te prendre & te
tuer petit oiseau t’affamer petit
oiseau à rêves t’étrangler & piaf
des nôtres tu seras & grappe &
grimes d’ombres on est dans la
maison des morts … il en est des
plumes comme de la peur la langue
nouée hurlée & qui monte au
cerveau & manège & la houle
des paradoxes … qui vont
t’abattre petit oiseau sauvage …
sans mentir on est plus tigres
qu’un roi on se demande quoi à
quoi n’a pas son pareil …
t’embrasser sur bouche petit
oiseau sauvage …
& plein sur la bouche noeuds &
leurs encreux & frondes …
petit te piéger … de baisers te
piéger d’accords leurs encreux c’est
affaire courante & larcins &
c’est la même chose que rien &
lunes on se croit spectateurs on
épouse le mouvement … à pas
penser pas … s’entraîne affamés
on est dans la maison des morts
… tigres d’absences & larcins
… on croise les doigts ça nous
semble beaucoup ce n’est rien on
épouse & par suspens & pas de
pudeurs & langue en noeuds
d’encore tigres … may be petit
oiseau on pourrait … par suspens
sauvage petit oiseau on pourrait
… piafs de rien à regarder loin &
chavirés mémorables … il en est
de la langue comme d’espoirs &
mémoires & d’obliques …
tout se passe dans la maison des
morts on ne voit … quoi on ne
voit rien & qu’à lire rien qu’à dire
rien ne se laisse pas … rien ne se
résume petit oiseau … rien ça …
malgré tout des plus sombres &
peurs tourbes tourbillons on
épouse & tigres comme &
tigres comme l’espèce & tigres
comme la vie … petit sauvage …
sans mentir toi aussi noeuds &
d’encreux larcins de complicité
mémorable comme si … chavirés
c’est de la langue sauvage … de
l’imprévisible combien ne durera
& ne vieillira mais noueuse de
cris criailleries comme sanglots &
paradoxes … petit oiseau
sauvage toi aussi d’oblique cécité
… affamé & d’effraies pour
deux mots sans suspens vendra les
tiens & ventré noir hurleur …
& d’aplats de langue de mort …
tu trahiras les tiens c’est de la
langue encore & échanges
grimes de peurs nouées de rêves
… t’étrangler petit petit qui houle
tes tigres … il fait noir plein la
bouche plein c’est de la vie encore
& pourtant …

12 juin 2007

[Texte] La faim absolout du mond de THTH

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 13:08

lafaimabosloutedumon.JPG[Texte de « LA FAIM ABSOLOUT DU MOND. » présenté par THTH lors de son invitation à Arras pour Déméninge poetik par temps de guerre]
Respect PH. Boisnard « encore ouvert à la chair fraiche. »
PLEIN FEUX
Hortense Gauthier présente_
« Bonsoir (suivant son inspiraFion…)
« ET voici… THTH et sa « FAIM ABSOLOUT DU MOND. » Une Dé$aintkarmaFion comme il dit de flux-writing mais avant, j’ai une annonce de Joël de la Plomberie à vous lire… »
« Comment voulez-vous que j’écrive un texte avec tout ces flux qui me traversent et ces branchements dans mon corps ?  » re-spammé le 30 mai 2007 à 13 :32 sur le SDH.
NOIR.

Envoyer « Jason X ». Je suis couché derrière un immense drap blanc2merde. Quand Jason x est terminé, j’allume une lampe2bureau2merde posée à terre (avec une gélat’ pourpre ou bleu) derrière moi pour projeter une ombre chinoise. Levée du zombie Jason-TH. Au début, jeu d’ombres avec un bras de mannequin sur mon corps (au niveau du genou et du ventre). Après m’être levé, entrée sur scène (en arrachant le drap) en zombie – masque-de-Jason-sur-un-masque-de-zombie, veste militaire bleu armée de l’air avec badge « NO FUN », une sacoche à moitié ouverte avec dedans, prêt à tomber, un laptop2merde (un Genius Vision pour enfants) et attaché à ma ceinture, un transformateur standard qui traine derrière moi comme un boulet2merde. Je marche donc comme un zombie2merde. J’arrive à l’avant-scène. Je trébuche sur un boût de bois (un rondin si possible…) Le ramasse… le regarde… et le balance comme le crevard2singe dans « 2001 l’Odysée de l’Espace », je continue et tombe sur le flyer de la soirée par terre et articule (mal) façon zombie2merde_

P.o.é.s.i.e.c.o.n.t.e.m.p.o.r.a.i.n.e

et je rajoute_

T.e.c.h.n.o.l.o.g.i.e…

L.a.p.t.o.p…

I.n.t.e.r.n.e.t…

H.y.p.e…

Hype !!!!

HYYYYYYPPPPE

la Genius Vision tombe de ma sacoche. Je m’agenouille et prends le transformateur. Là, je m’en sers comme d’une masse v(i)olante. Je fracasse le laptop2merde. Je me redresse très vite, enlève mon masque et dis façon cage aux folles_

I would prefer to joujou video !!!

Lancer « Enculés » puis le jeu « URBAN CHAOS VIOLENCE URBAINE ». Je regarde le générique du jeu comme un zombie2merde, ensuite je lance une partie et pendant l’apparition du regard de Bush derrière le drapeau amerlok2merde dans le loading du jeu, je dis_

7 mai 2007 j’ai un os de cachalot dans la rouge gorge.

NOIR.

Lancer une balle de ping-pong, une deuxième une troisième et mettre le CD « Ouvre-Moi » (attendre un peu…)

FLEUR2MERDE / court extrait des « Mémoires d’un jeune crevard » en cours de défragmentaFion… [ceci est un hoax]

La première expérience2merde qu’un homme peut faire de la hype se passe pendant son adolescence, lors de sa scolarité2merde, quand une fille (canon en général la fille…) d’une autre « classe » le rejette implacablement pour des raisons que la hype lui rappellera toute sa vie durant. L’échec sexuel (donc fatalement « amoureux ») est le premier jetté manu militari qu’un crevard peut endurer. Des mains invisibles l’amènent DEHORS loin – très loin – du coin V.I.Pi de ladite fille. OK. J’ai connu une fille qui s’appellait Fleur. C’était le sosie rétro-actif de la chanteuse blond4$$ belge un rien bouffie de « Vive la Hiiiipe » – pardon « Vive la Fête » – pour vous situer un peu la fleur mais elle, Fleur, elle était plantée dans un corps de 15 ans. Moi, je devais en avoir 20 et des poussières. Je n’avais pas encore mon bide, ni mon teaser de calvitie2crevard. A l’époque, je feignais d’étudier l’hôtellerie en B.T.S dans un village jurassien : Poligny ! Paix à ton âne. Heureusement ou malheureusement, au lieu d’étudier la gestion, l’ingiènerie, le droit et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, je préfèrais retaper à la machine à écrire électrique2merde des nouvelles que j’avais écrites à la main (only plûme Waterman S.V.P : 16 francs 50 – chouré au Monop’ du coin) c’était pendant mes stages d’entreprise au Martinez, à Cannes. Pour vous situer ma crevardise naissante, j’avais choisi de suer mon âme au room-service à la place de planquer mon corps au bureau des RelaFions Humaines. Dans le fion du Jura esnuite après le stage, je m’engouffrais dès la fin des cours dans des activités socio-culturelles un peu cul-cul la praline. La praline que j’apprenais du reste à confectionner en T.P pâtisserie. Je m’enfermais donc dans le placard étanche d’un club de photo pour seniors, j’incarnais (très mal façon Actor Studio l’Oréal) le Marquis de Sade dans le club de théâtre lycéen du Village, je pratiquais le yoga… Bref, je glandais sec. Et surtout, j’allais souvent au café du Centre. J’étais élève dans le technique depuis mes 16 ans et c’était la première fois de ma vie2merde que j’étais au contact de lycéens « normaux ». Je suivais mon B.T.S hôtelier dans un lycée « normal » qui accueillait des sections « technique ». Dès que j’avais un moment, je filais au café pour draguer des lycéennes et c’est là, que je me rendais compte que les filles qui étudaient Sartre, Camus et-toutes ces-belles-choses-pour-s’acheter-à-crédit-une-maison-à-30 ans, étaient quand même plus bandantes que celles qui étudiaient la main courante en réception (bien que…). Enfin on s’en branle de mes histoires de hype et de fleurs maintenant, je suis « reanimator multimerdia » dans le Bronx. Je mouille le maillot dans le social et j’ai /OK/OK sorti un baise-sollers….

Quand Charlotte de Sold Out dit « Fais parler le bistouri » j’ouvre le livre OUVRE-MOI et je balance_

NIBES/SUCK (traducFion « Ã§a craint les Saints ») BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! Chiennes agressives !!! Je vous baise. Vous suckez. Putain. Vous suckez. Vous avez peur. Ne soyez pas moi. Je parle mon esprit. Je crie. Je crie. Je gémis. Je gémis. Vous êtes des coeurs non requis. J’ai laissé le mien à la maison. J’embrasse vos lèvres, j’oublie vos visages. Je lèche votre corps, juste comme votre goût. BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! De quoi avez-vous peur ? Étranglez-vous, balancez-vous, je vous mutilerai pour toujours. Emprisonné votre jambe, vos visages sont en danger maintenant. Soyez un lit effrayé ! C’est exact ! Cela était exact. Obtenez un bras sur vos genoux ! Chiennes psychopathes. Vous… Slut ! Vous putain ! Oh pourquoi pas vous juste ! Fermez la baise, ne me dites pas quelque chose que je n’ai pas entendu avant.BAISE ! BAISE ! BAISE ! BAISE DE BAISE ! J’aime baiser votre coeur et manger votre âme. Crachez-la dehors, laissez moi juste venir. Un animal sauvage, je suis indompté. Placez-moi libre. Je suis venu. Je suis venu.

NEON A DONF’

Bonsoir Public de Sal’Arras ! (ok facile je vous aime je vous aime !!!)

Chaque soir_

« Que voulez-vous faire ?

arrêter le système
fermer la session nobody
redémarrer
mettre en veille… »

« LA WAR DES MENINGES CONNECTEE AU GRAND NADA.CUM C’EST LA POUESIE2MERDE DE LA CERF-VEULE DECONNECTEE DU COEUR » mais vous avez Faim toujours faim en cette fin de monde programmée… au fait, depuis que j’ai vu « WE FEED THE WORLD », je mange et je chie bio. Bref je suis devenu un crevard-bio…mais avant pour les gens qui s’emmerdent pendant ma « lecture », je vous propose de jouer au jeu de darmes sang pour sang capitaliste…

Sortir de la poche le plateau plastique du jeu de dames, le saucisson et le chorizo … le couteau électrique, couper 2 x12 de chaque…

Lu dans le livre de Nick Cohn, « Awopbopaloobop Alopbamboom » : « Le mot « hype » est crucial. En théorie, c’est l’abréviation d’hyperbole. »

spammer du flux-writing ça équivoke à écrire sur du papier cul des hyperboles.

Donner au public du papier chiotte et leur demander d’écrire des métaphores2merde. Lire le guide du routard entre temps. leur expliquer – intéravtivité avec le public

un écrit-vain qui se déconnecte de la Seconde Vie est un putain de fonctionnaire d’arbres coupés.

Sortir le Dico des rimes intéravtivité avec le public avec les rimes en « TION /FION »

Le poète2merde n’est pas seulement celui qui spamme,
il est aussi celui qui immodère
Il est saisi par l’exigence du dialogue
fight avec le syndiqué
anonyme et collectif le plus souvent…
Ce laxisme du dialogue2merde
de spammer et de laisser spammer,
de surfer et de faire surfer,
est aussi ce qui définit,
à un autre niveau avec un glissement de sens,
le merdium superflou de la démocratie2merde.

Myspace_Ceux qui vantent leurs friends seront inévitablement punis par quelques manifestement du Ciel. le akakakuré le livre secret des spamouraïs

SEDUCFION.online.cum 100% de gagants !!! Derniers jours : Gagnez des vacances à Ibiza spéciales célibataire ! Le soleil la plage la fête. Gagnez un séjour à IBIZA l’ile des people, de la fête et des célibtaires.

Le web c pas mal une sorte d’Ibiza par procuraFion. Je continue la grève de la masturbafion mais avec des grèves syndicales…

en saturé_

Armateurs bouffant le cul d’ASIA-tiques shootant ARGENTo & Yelle avec des beurettes-addicts en bikini american apparel. Les black-interracial bourrinent les brunes qui trépassent au casting2merde avec des chattes poilues mais aussi des chattes rasées ALORS oui ! J’encule Delfynn Delage en double pénétraFion et je prends après une douche2sperme en archange de son con. L’éjaculaFion fractale en éjaculation faciale féminine n’est d’autre que l’éjaculaFion interne des pét4$$ enceintes ! Etudiants de la FellaFion ! Femmes mûres : soyez fétiche aux yeux des filles seules! Fist Fucking ! Gay ! God ! Gorges profondes ! Gros Seins ! Grosses Infirmières ! Jeune 18/21 ans ! Latines ! Lesbiennes ! Partouzez ! Pieds ! Chaussures ! Rousses ! Sado-Maso ! Sexe à 3 ! Sodomie ! Loft !

en doux_

Les Blondes suceront toute la Nuit longtemps. Hé j’ai besoin d’une certaine vraie b.a.i.s.e. La Lune se développe alors je continue sous un passage arqué. D’avantage d’exploraFion à Spitsbergen et je terrifie le Vaste. Il semble si sauvage. Est-ce du miel ou de la neige ? J’approche dans le Plus Bas pour accroître ta Lune d’alligators alors que des entraineurs branlent de jeunes bouffeurs de chiquenaudes. Il pleut sur mes yeux et je ne peux saisir l’arc du dégel des trois jours bruinant de janvier.

Comme tous les baroques2merde, nous sommes des chieurs effrénés de phrases-slogans-concepts-idéologies mais secrètement nous sommes des ico-nono-castes2merde. Non pas de ceux qui brûlent les livres, mais de ceux qui chient une profusion d’essais2merdes où il n’y a rien à penser à part la pensée elle m’aime qui se regarde chier dessus.

31 mai 2007

00 h 29

je suis fatigué et je vais éteindre mon putain d’ordinateur.

NOIR FINAL.

11 juin 2007

[Texte] CUHEL, Une ère nouvelle commence

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — Fabrice Thumerel @ 13:57

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la République
qui se réclame de la politique
qui se réclame du marketing
qui se réclame du marketing républicain
qui se réclame du marketing politique
qui se réclame de la République française
qui se réclame de la République française à l’Américaine
qui se réclame de tant d’années

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la Troisième République
= République bourgeoise
= République narquoise
Vive donc la Troisième République, qui garantit l’instruction obligatoire, forme des citoyens dignes de ce nom, et qui assure enfin aux classes laborieuses le bénéfice des principes de stricte solidarité humaine qui sont les legs les plus précieux de la Révolution
TRAVAIL-HYGIÈNE-PROPRETÉ
TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE

Patrie-des-Droits-de-l’Homme
et de tous les moyens
tous les moyens sont bons
Travail des avilizélateurs
Travail des étronizateurs

ARBEIT MACHT FREI

La France au travail
Travail du corps
Travail du corps social
Travail au corps
Travail de
Monsieur Propre
Préservons la France propre
Préservons la frange propre
La France aux MonsieurPropre
La France aux MessieursPropriétaires

Travail de hyène pour la propreté
Travail de hyène pour la propriété

Préservons la famille
Préservons la famine
Nettoyons la vermine
Préservons la famille des EX
Préservons la famille des exclus
Préservons la famille des Zélus

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de la Troisième République
= Liberté des Uns, égalité des autres
= Liberté des Huns, égalité des nains

Vive la Troisième Réputblik
aux sandales de vent
Vive les scandales d’avant
Vive les Marchands de vent

Troisième Réputblik
= scandales polydingo-financhiers
= moralisme : art de masquer les rapports de force – Le moralisme est un Carnaval

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
qui se réclame de tant d’années

Une ère nouvelle commence
qui se réclame
tant de damnés
tant d’années de damnés

Une ère nouvelle commence
Vive la Révolution
Vive la Révolution populaire
Vive la Révolution patibulaire

La Roue tourne
La Fortune des Huns
L’Infortune des nains

La Roue tourne
Retour du pays fatal

Une ère nouvelle commence
Vive la Révolution
= Libriniquité
= Étalité
= Fraterniqué

Un nouvel air commence
qui se réclame
qui se réclame de la Maryonnaise
Un nerf nouveau commence
Vive la FrANGE bleus-beurk-rouge !

Une ère nouvelle commence
une ère de démence
Une nouvelle ère commence
Vive la fRANCE !

25 mai 2007

[Texte] Claude Favre, métiers de bouche

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 6:03

i. tant que possible harceler :
abecedai.pngi. à chair de poule malaise sans métaphysique
i. je trouve un mot : dure lave et sève
i. que je crache ça remâche l’os
i. me cogne à vous me suis dit
i. arriérée qui harasse les qui sont des tics
i. bavarde des langues anciennes et pas pour du beurre
i. c’est fini mon petit rat on parlera pas plus
i. souris
i. j’sais pas j’pas l’accent spray douceur
i. que je crache ça ne se marchande pas
i. vous savez histoire classique fatigue à la longue longe
i. dans la catégorie non brûlés vifs
i. comme beaucoup d’aucuns qui ne se le disent
i. criblée langue coupée mille d’autant de fois i.
i. à la mort que sers en ambigu

j. et comment idiote !

j. murmiauler plaisanteries
j. en faire trop pour elle garce
j. qui sera mort et d’alarme larmes
j. me ravive bander
j. qui le fait chante d’effets contraires
j. entrechoquer tant pis mieux risquer
j. le pas plus grand
j. au.de.là…
j. flocons de mots vous avez vu l’ombre portée
j. forcément d’autres de nous ? questions :
j. c’est écrire insurgé avec beaucoup de langues
j. s’il vous plaît pour la faim
j. sous l’oeil de l’ours Rhadamante
j. un mot walk deux mots phrases the walk trois vols
j. à la vie papillon

k. sans vergogne, jongler

k. feindre la fuite : vents
k. inquiet qui danse grand plaisir
k. à tomber en langue, vlan
k. de l’avant et ses blessures
k. n’en a assez c’est aussi un pari
k. la langue la vie qui tourne pas rond
k. des rafales virant épidémies
k. vlan, crevasses, etc
k. comme histoires de feu, foyer, papiers, etc
k. pour personne n’y suis sauf mes langues
k. et les vôtres à jongler d’idiotie lente loquace
k. à bousculer pays fossiles sansplanprincipe non
k. sans précaution par distraction non sans faim
k. vergogne c’est pas du commentaire
k. à la mort à boire <à vif>

l. papiers aux vents

l. c’est un vrai choix
l. pour saisir sans vérifier
l. qui zappe tout fragmente le temps, la route
l. à l’effroi à la rage -parfois grandi :
l. chiures de mouches dans le bocal
l. mal armés pour le dire net et fiancés
l. arrimés à en débattre
l. donc…ça va
l. de plus en plus, en découdre idylles et gaspillages
l. glisser de la mémoire de l’autre s’effacer
l. plus ou moins on se raconte des histoires
l. et ce que dieux offrent : dépouilles, viscères, chagrin
l. et colère : dépouilles de mots têtus
l. on n’avait pas pensé à ça ?
l. la vie delicatezza

8 mai 2007

[Texte] OPIUM-DE-PEUPLE de Cuhel

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — Fabrice Thumerel @ 14:07

Vous ne savez pas quoi faire de votre liberté…mieux : la LIBERTÉ vous ennuie
Vous pensez que l’égalité vous nuit… mieux : que trop d’égalité tue l’ÉGALITÉ
Vous êtes indifférent à la fraternité…mieux : vous pensez que la FRATERNITÉ vous nuit
Avec OPIUM-DE-PEUPLE, changez-vous la vie !

Vous avez peur des erreurs des rumeurs des penseurs des chômeurs des blackbeurs des profiteurs des agitateurs
Avec OPIUM-DE-PEUPLE, changez-vous la vie !

Mare des gauchistes salafistes élitistes féministes repentistes défaitistes immoralistes homonculistes antiracistes antinationalistes anticapitalistes altermondialistes ?
Avec OPIUM-DE-PEUPLE, changez-vous la vie !

Venez et croyez !
Avec OPIUM-DE-PEUPLE, changez-vous la vie !

Avec OPIUM-DE-PEUPLE, venez et entrez dans l’UNimonde
Là, tout n’est qu’ordre et secturité
Luxe, calme et secturité
Là, l’homo informatus peut être informé par l’UNculture démomerdiatique
Là, l’homo economicus peut participer à la Course-à-la-crotte, voire à la Crotte-en-bourse
Là, l’homo caddicus peut enfin jouir du karmapitralisme
(karmapitralisme = religion innoculée par la secte çaprofite
= virus caméléonesque qui, depuis deux siècles, s’est développé, adapté, transformé et renforcé pour devenir invincible
– il faut être réaliste, le karmapitralisme est l’avenir de l’Hommoderne)
Là, l’homo caddicus peut enfin rejoindre la foule des élus, çaprofiteurs et secturitaires
la Terre promise partagée entre preneurs (de profits, de devis, de vie…) et entrepreneurs, ces bienfouteurs de l’Humanité

Avec OPIUM-DE-PEUPLE, venez et entrez dans l’UNimonde
Là, tout n’est qu’ordre et secturité,
Luxe, calme et secturité
Là, l’homoncUNiste devient Goldenclowner
supercadré
superbranché
superdynamique
superélectrique

supergéreur
supersourieur
superpositiveur
superenjoliveur
superbateleur
supermarcheur
supermarketeur
superdémarcheur
supervendeur
superventeur
supergagneur
superperformeur
supermerdeur

superadaptable
superjetable
supermarchandisable
superspectacularisable

Là, l’homonculibre devient roi de la transgression
(transgression = faire un pied de nez à la culture officielle grâce aux chaînes divertichiantes, débiletorrentielles et délireconculrancielles
= looker un psyshow, un varietyshow, un footshow, un banalmovy, ou encore un hotparade, plutôt qu’un film primé ou un docuprisedetête
= pénétrer dans un supermarché un jour férié
= faire le rebelle pour mille merdrons grâce à Rimboloock et Chequivaloock
= dire OUI à la commuNIQaction, au COMindividualisme, à la démocrachie, au démogâchis, à la digniniquité, à la paxidéfécation…)

Avec OPIUM-DE-PEUPLE, venez et entrez dans l’UNimonde
(UNimonde = monde uni et lisse comme une belle image, grâce aux technichiens de la comNIKreptation, aux informastichiens, ectonomiculs et étronomistes, aux politichiens et polytiques, aux iconolâtres et homo viandeurs – et autres merdateurs)

Avec OPIUM-DE-PEUPLE, quel Progrès, quelle difféRANCE !

Avec OPIUM-DE-PEUPLE, osez !
Recevez le cadeau du nouvel aderrant…notre DKANALOGUE
1. Enfin le monde se fit UN
2. Enfin le monde se fit UN
3. Enfin le monde se fit UN
4. Enfin le monde se fit UN
5. Enfin le monde se fit UN
6. Enfin le monde se fit UN
7. Enfin le monde se fit UN
8. Enfin le monde se fit UN
9. Enfin le monde se fit UN
10. Enfin le monde se fit UN

CUHEL

22 mars 2007

[création] versions_awake de Clifford Duffy

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 15:56

image-35.png[Clifford Duffy est un auteur canadien qui est traduit par Thomas Sidoli de Lignes de fuite, et qui a été découvert via son blog. Clifford Duffy s’intéresse à Deleuze et Guattari. Son texte est extrait des fictions 2 [ici] qui appartient à son travail « The Fictions of Deleuze and Guattari »]

appartement wordpad de luxe de style bourgeois à Mona objets d’art non apparentés
sujet d’art les belles fesses royales à Mona _ elles me parlent _ me disant d’un
rapide en aparté
quelle agréable colline est ce vert Jerusalem? Mona fonction’a fictionelle_ la
reine (reine? reine haut-taloné dans le boisdeboulogne) (reine face arrachée déchirée god
save the queen elle n’est pas
une personne humaine) (reine: abeille reine) (reine: sa majesté) (reine: someone qui opprime les autres) et son message « de paix » au monde théâtre mondial des infos ont toujours été ses meilleures pièces_hiver without snow n’était pas un endroit pour faire campagne_. elle a pincé le matin natal de son gros mot son baton à bourbier ton cul sans frais descendant roues et calembours. Busté d’une statue et bouche bée, elle est mint cream de phrase ré-enferrée. St Fatalité a des accidents dans sa culotte sait que sa bite ne sera pas portée à l’envers. Un machin secret de son boulot ne veut pas la laisser jouer aux renards et ours. Un renard reniflait de par les champs entre deux passages souterrains pendant qu’ils conduisaient la nuit menant dans le maîtrisant mix fini de ville. Non menant dans le cliquetant infini. Non, le marchandage infini. Non, merde à tout ça! Elle tournoie ses patins abondent, planche à roulettes jupée elle cul encastré au soleil, jugé sur le meilleur cul de son copain, elle entend des louanges hourra hourra. Est-ce un homme qui apparaît à sa porte, pendant qu’elle faisait tourner de sa manière amusante les roues doxas, les rigolos sur la table de la cuisine où le meurtrier était assis, elle est géorgique à sa perplexité extra-lucide non travaillée par un doigté travaillé exercé par pignon hanté et ennuis à plaquer entendre n’importe quel type de loyer. Elle s’en va vers sa dose loué cachée dans un secret de fesses à l’univers du bon dieu.

Une voix beuglante venant d’un ventre On ne peut qu’espérer que l’univers va exploser plutôt tôt que tard. Une pensée apocalyptique faussée non pas par des cuisses rivièrées mais par un lit de fleurs vasées. Hmmmm tu crois qu’écrire à la première personne est une perte de temps? Oui, en effet, parce que que que première personne c’est de la fiction qui n’en a pas l’apparence. Fiction du premier moi est le plus moiique comme moi qui dit je est mort et cependant qui se prend au sérieux est plus mort que mort que mort mort mort. Cher mort je ne réponds pas à tes calembours balours sur la rencontre émotion empyrée qui suis-je merde. Qu’est-ce que cette merde. Merde à je. Merde au je.

ne beugle pas ta voix dans mes j’yeux, elle fétu claire . sur son bras repose. Reposa son coeur clignant sur le sien. Ma douce!

Traduction de Thomas Sidoli.

19 mars 2007

[création] pastisch bourgeois de Thomas Sidoli

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image-31.png[Thomas Sidoli a été rencontré via son blog Lignes de fuite, qui sur bien des points, notamment esthétiquement, est remarquable [voir +]. Loin de toute écriture convenue, il développe un travail littéraire expérimental qui nous a intéressé, au point de lui proposé de publier un de ses textes sur Libr-critique.]

je suis un prolétèr d’avant-garde, je suis un prolalter d’avant-garde, dans mon avant-gardisme je suis un jeune réactionnaire, je suis un jeune copieur de vieil avant-garde, comme, non, bannissons la métaphore, non, comme est une simile, je suis d’avant-garde, i therefore speak english, je ne connais pas le mot simile en français car je parle anglais car je suis d’une vieille avant-garde, comme l’indique ce processus répétitif que je suis en train d’établir ici, alors qu’il a été toujours déjà établi par d’autres déjà, il y a longtemps de ça, longtemps en terme d’avant-garde, il y a quelques années de ça, non je suis avant-garde de cela veux-je dire, voulais-je dire, je suis un prolétèr bourgeois d’avant-garde, je ne paye pas mon loyer, c’est papa-maman, c’est l’état, je suis un exemple stratifié de déstratification pas trop brusque, non, allô mère, l’agence me dit que vous n’avez pas payé mère, veuillez y remédier mère, car nous sommes bien indisposés comme vous pouvez bien vous l’imaginer mère, je suis un prolétèr bourgeois d’avant-garde, j’écris des textes o texto kom ca. jkiff trop ta mèr espès di pèrvèr ouaish. je suis un prolétèr bourgeois, je ne suis plus de l’avant-garde, c’est la promo de ma khâgne de quelques années après moi maintenant l’avant-garde, ils sont plus prolétèr que nous encore, ils sont moins bourgeois mais ça personne ne le remarquera, pas tout de suite, je suis un bourgeois prolétèr ayant appartenu à l’avant-garde, je revendique le terme d’arrière-garde, je suis un bourgeois prolétèr d’arrière-garde. l’arrière-garde met un peu d’ordre dans l’ancienne arrière-garde. et dire que ces pauvres cons se sont crus d’avant-garde, il y a longtemps maintenant, mais pas comme nous, non eux , ils étaient sûr de leur réalisme, hahahaha, quel je de mots. je suis un bourgeois d’arrière-garde. je suis un bourgeois vivant de mon clavier et surtout de celui de ces jeunes cons de soit disant avant-garde m’envoyant leur merde inétalable sur les pages de mon journal. oui, je suis un bourgeois.

16 mars 2007

[création] Positiv’s spot de Cuhel

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 14:17

Job attitude

Vous voulez un travail dans le cul
turel
avec le sourire que du bonheur !
que du bon temps à distribuer des SPAC (Supports publicitaires attrape-cerveaux) !
Se décerveler un max pour squatter un maximum de cerveaux disponibles c’est
trop top !
trop fun !
trop géant !
N’oubliez pas : Job attitude !

Positive attitude

Qui vous dit que vous êtes «caissière», alors que, hôtesse d’accueil, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «balayeur», alors que, technicien de surface, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «célibataire», alors que, homme ou femme disponible, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «chômeur», alors que, chercheur d’emploi, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «déclassé», «délocalisé», alors que, reclassé, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «squatteur», alors que, accédant à la propriété, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «en fin de vie», alors que, senior, tout vous est encore possible ?
Qui vous dit que vous êtes «mort», alors que, donneur d’organes, tout ne fait que commencer ?

Avec Positive attitude, voyez la vie en must !

Creative attitude

Vous êtes caissière, balayeur … votre vie n’a pas d’avenir

CRÉÉÉEEEZ VOTRE ENTREPRISE

Vous venez d’être licencié

CRÉÉÉEEEZ VOTRE ENTREPRISE

de-recherche-d’-emploi
Vous venez d’être divorcé

CRÉÉÉEEEZ VOTRE ENTREPRISE

de-recherche-de-partenaire

Vous venez d’être décédé
CRÉÉÉEEEZ VOTRE ENTREPRISE

de-recherche-en-responsabilité-de-mortalité

image-21.png

Votre enfant

fait ses premiers grammes
faites-en un obèse de génie !

Votre enfant

fait ses premières galipettes
faites-en un sportif de génie !

Votre enfant

fait ses premiers mots
faites-en un écrivain de génie !

Votre enfant

fait ses premiers pas
faites-en un explorateur de génie !

Votre enfant

fait ses premières chutes
faites-en un cascadeur de génie !

Votre enfant

fait ses premières gammes
faites-en un musicien de génie !

Votre enfant

fait ses premiers clics
faites-en un informaticien de génie !

Votre enfant

fait ses premiers mensonges
faites-en un politicien de génie !

Votre enfant

fait ses premiers jeux de déconstruction
faites-en un entrepreneur de génie !

Votre enfant

fait ses premières erreurs de calcul
faites-en un spéculateur de génie !
image-22.png

envies de fête fête des envies faites-vous envie faites vos envies désirs de fête fête des désirs faites vos délires cassez votre tirelire sans modération faites-vous plaisir parce que vous le valez bien parce que vous le voulez bien fête des plaisirs faites la fête fête des délires plaisirs de fête faites pas la tête mais faites la fête fête des envies envies de fête délires de fête fête des délires délits d’ennui des lie-de-vin défits de fête désirs de délires désirs de désirs délires de désirs désirs de fête défits d’envies défaites de tête des fêtes de fête défaites vos ennuis et tout ce qui vous nuit nuit de fête fête de nuit défit de nuit désir de nuit délire de nuit plaisir de nuit ne nuit pas nuit de délire cassez votre tirelire parce que vous le valez bien parce que vous le voulez bien décidez-vous soyez pas triste soyez pas lisse soyez Alice entrez en lice et en malice faites-vous délice faites vos délices faites vos délires déliez-vous délurez-vous délivrez-vous enivrez-vous envie de nuit envie de vie vie d’envies soyez envie l’envie ça vous ennuie la vie sans ennui ça se fête perd pas la fête mais perd la tête faites pas la tête mais faites la fête casse ta tirelire et tire la lyre nuit de dé-lyre délire de fête pas de casse-tête pas de prizdetête délire-toi et baisse la tête pour faire la fête fais pas la tête adonf la teuf teufteufteufteufteufteufteufteufteufte

mare des prizdetête ?
faites la fête
faites-vous plaisir avec
FUN prizdepèzemare des blabla ?
soyez sympa
faites-vous plaisir avec
FUN plusdebaisemare des prêchi-prêcha ?
mare des rabat-joie ?
soyez sympa
voyez la vie sans hic
profitez
du réchauffement climatiqueAvec POSITIVE ATTITUDE, voyez la vie en must !

mare des croque-morts ?
n’ayez pas tort
profitez
de votre mort

Avec POSITIVE ATTITUDE, voyez la vie en must !Avec CRÉATIVE ATTITUDE, voyez la vie en job !Avec POSITIVE ATTITUDE, voyez la vie en joke !Avec CRÉATIVE ATTITUDE, mustez-vous la vie !

Avec POSITIVE ATTITUDE, osons être créatif !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, osons oser !

Avec POSITIVE ATTITUDE, pour vous rien d’impossible !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, profitez de vos entreprises !

Avec POSITIVE ATTITUDE, entreprenez d’être entreprenant !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, ne vous gênez plus !
Avec POSITIVE ATTITUDE, osez plus !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, jamais deux sans plus !

Avec POSITIVE ATTITUDE, bougez-vous !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, vous bouillez !

Avec POSITIVE ATTITUDE, mouillez-vous !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, ne vous encroûtez plus !

Avec POSITIVE ATTITUDE, écoutez-vous plus !

Avec CRÉATIVE ATTITUDE, toujours plus !

Avec POSITIVE ATTITUDE, toujours plus !

31 janvier 2007

[Texte] Spécial 22(M)DP : poésieencours : l’éditoto de Franck Doyen

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — franck doyen @ 19:48

22mdp179.jpg22 (Montée) des Poètes, n°47/48 : poésieencours, 126 pages en deux livrets accompagnés d’un DVD de Claude Yvroud, ISSN: 0292-0794. 10 € commande : Franck Doyen / la tuilerie, 69860 Ouroux / revue.22mdp[@]wanadoo.fr


éditoto

ou spiruline for ever
Lecteur(s) bien-aimé(s) et néanmoins adoré(s),
Vous l’aurez tout de suite remarqué (votre oeil alerte et votre souplesse neuronale font toujours merveille) : ce numéro de votre revue préférée, le “22 (Montée) des Poètes” – “22(M)dP” pour les intimes dont vous faites dorénavant partie, est bien particulier. Disparu en effet le bel équilibre entre les “In et Dits”, les “Notes de Lecture” et les “Entre(deux)tiens”, ce corps n°47/48 n’est constitué que de travaux textuels. Ces travaux, regroupés sous l’appellation d’origine à peine contrôlée “poésies en cours” sont en fait issus d’une semaine passée chez Sofia Burns et Karim Blanc qui, du 23 au 30 juillet 2006, et en marge du festival “Voix de la Méditerranée”, nous ont accueillis dans leur atelier “L’Art en cours”, au 13 de la rue Noël Munuera à Lodève.

genèse de poésies en cours :
Pour le 22, il s’agissait de profiter honteusement de l’indécision de certains de ses auteurs qui se demandaient s’ils allaient cette année encore venir applaudir et/ou huer leurs petits copains – programmés, eux, officiellement sur le festival. Pour le 22, il s’agissait aussi de profiter de la présence nécessaire sur le Marché de son stand “lalangues en revues” (25 revues et éditeurs de poésies contemporaines) tentant (assez désespérément d’ailleurs) de combler par là un manque de plus en plus cruel et flagrant de ce côté-ci de la poésie autrement appelée poésies.

De profiter donc aussi, inutile de nier, d’un public acquis à la cause poétique le temps du festival, de le détourner de soirées plutôt show-biz censées faire rentrer suffisamment d’argent pour la pérennité des “Voix”, et donc de lui proposer, à ce public chéri, d’autres travaux – d’auteurs de la revue et donc forcément géniaux, beaux, intelligents, talentueux et souples sur jambes. Voilà : ça c’était l’idée de base : proposer un rendez-vous tous les soirs: même lieu, même heure, même combat ou presque : avec des travaux évolutifs, pouvant rebondir d’un soir sur l’autre (des works in week progress, donc et à peu près).

tentatives de définition de poésies en cours :
Le risque était grand évidemment de ne présenter qu’une scène de plus : un genre de truc un peu Off et donc, au bout du compte, assez In – le In et le Off constituant les deux branches du même arbre appelé Spectacle . Or, et vous commencez peut-être à le comprendre, il s’agissait bien d’une tentative d’autre chose. Un autre chose qui éviterait déjà la rectitude (et l’emmerdement qui va avec) de la plupart des lectures de poésies qui fleurissent un peu partout en notre beau pays. D’ailleurs peut-être serait-il souhaitable de se poser sérieusement la question et je vous la pose : Le système spectaculaire (scène / public ou table+bouteilled’eau+micro / rangées de chaises) est-il judicieux en matière poésies ? Si oui, dans quel(s) cas ? Développez, je ramasse les copies à la fin de l’heure.
Enfin, et puisqu’il s’agissait vraiment d’autre chose, mais de ce genre de quelque chose plus difficile à définir après qu’avant, cette semaine assez folle a bien pris les allures d’une semaine de résidence collective. Permettant en actes l’émergence de pratiques d’écritures (écrits et ures, donc) en relation même avec le texte en élaboration, en relation même avec son lieu d’énonciation(s) et avec le public.

22(m)dp + art en cours = poésies en cours :
Ce corps 47 “poésies en cours” est donc constitué des textes qui ont vécu et fait vivre cette semaine. Pas tous les textes – à regret, l’extensibilité de la revue ne le permettant pas – ni tous les auteurs, car il a bien fallu se concentrer sur ceux qui ont traversé de part en part cette semaine et/ou dont le projet d’écriture en a été modifié substanciellement. Alors remercions tout de même tous les auteurs qui nous ont fait confiance et nous ont rejoints dans cette aventure qui laissera de belles séquelles chez tous et dans la revue. Et, bien qu’ils soient absents de ces pages, nous n’oublions pas Wianney Qolltan’, Didier Bourda, Sylvie Nève, Jean Azarel, Béatrice Brérot, Raf Sarfati, Rébéka’s, Châane, François Sion.
A cela et en guise d’étrennes, nous avons inclu à ce numéro déjà dense des travaux vidéos de Claude Yvroud construits à partir de séquences filmées durant cette semaine (dvd “lodève 2006”).

Enfin, tout ce travail d’émergence textuelle (écrits / lectes et ures) n’aurait pas été possible sans l’accueil formidable que nous a réservé “L’Art en cours”. Un type d’accueil qu’on ne croyait plus possible (vous savez, ma bonne dame, de nos jours). D’autant plus que Karim et Sofia ont déjà fédérer et fidéliser autour de leur lieu un public d’une grande qualité de présence et d’écoute (qui n’était pas, contrairement à ce que j’ai laissé entendre plus haut, particulièrement acquis à la cause poésies).
Il y a fort à parier que “L’Art en cours”, qui venait d’ouvrir alors ses portes, va devenir très vite un lieu important dans l’activité culturelle de Lodève et dans la vie quotidienne de ses habitants – et c’est bien tout le mal qu’on leur souhaite. Car il aura certainement fallu beaucoup de patience, d’ouverture, de gentillesse, de café, de rhum et de spiruline à Sofia, Karim, Elodie, Charlotte, Perrine et les autres pour nous supporter du matin au soir – et même parfois du soir au matin. Merci donc à tous et à toutes.

Franck Doyen

26 janvier 2007

[Texte] Autopsies de Claude Favre

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 8:08

[Afin de préserver la cohérence de la mise en page, nous présentons, le texte sous sa forme visuelle. Autopsies est un texte inédit de Claude Favre]

image-17.pngimage-18.pngimage-19.pngimage-20.png

10 janvier 2007

[Texte] Fred Griot, la plui [extrait 3]

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 7:17

[c’est suite à la lecture sur remue.net du premier extrait de « la plui » que j’ai découvert ce travail sur le site de Fred Griot. Texte qui est véritablement à découvrir, qui est d’un exigence rythmique et linguistique remarquable. Merci à Fred Griot de nous avoir donné cet extrait inédit. Nous invitons les lecteurs qui ne connaissent pas le site de Fred Griot à le découvrir, de nombreux textes, et une esthétique très belle.]

• je marche la plui presque revenue les cercles autour de ma cabane aujourd’hui sorti encore sorti devant au sud sorti et presque de suite tou de suite la lande cette fois
la lande nue la lande la lande rien la lande tou la lande foudroyante pour moi la lande pour moi la lande nue

• la lande herbe rase la lande violette la lande bruyère la lande plateau la lande collinée la lande sans arbre la lande dégagée la lande où marcher à vue la lande ventée la lande maigre nue l’herbe pauvre

• ma parl maigre nue ma parl pauvre la lande lande à cette image pauvre nue ma parl nue dan le corps pauvre le corps criant le corps calme
là dan le creuse de mon corps cette parl nue de plus en plus nue cette parl qui me hante cette parl qui marche en moi quan je marche cette parl pauvre pauvre maintenant
cette parl de moins en moins de mo
cet échouage de la pense dedan moi quan je marche cet échouage et vagues cet échouage de la pense en même temps qu’elle se fait et pousse
cet échouage de la parl proche de cette pense cet échouage de la parl en dehors cette parl venant de dedan moi vers en dehors venant comme sans moi sans conscience cet échouage en dehors de la conscience
cette parl est dedan dedan cet échouage de parl est dedan dedan
cette parl et conscience autour de ma tête autour comme une mouche seul point commun entre cette parl et cette conscience cette mouche bourdonnant
cet échouage et vagues moi ça me prend ça
me marche au dedan me lope me galope au dedan
ce sont des vagues des vagues au dedan moi

• le corps marche et le corps en dedan le corps marche en dedan et la pense en dedan roule roule déroule vagues peu à peu s’épuise
le corps le corps le corps quoi
le corps est le corps tou

• le corps marchant le corps tou le corps marchant dan la lande et à main droite la mer la mer au loin toujours depuis des jours la mer comme avant comme au début le corps comme avant comme au début la pense dedan comme avant comme au début brute peu à peu plus souple la pense calmée la pense apaisée et marche marche marche marche

• le corps marche et le corps en dedan le corps marche et la pense en dedan sur la lande le corps avec la pense tou le temps en dedan sur la lande

• ici la marche dan la lande la marche dan la lande dan la pense en dedan la marche dan la lande sans la pense au dedan impossible marche sans la pense au dedan marchant toujours avec ma marche dan la lande et la pense au dedan

10 décembre 2006

[Texte] Inédit de Joël Hubaut (cahier de 1972-1974)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 5:57

[Joël Hubaut a eu l’amitié de nous confier un de ses cahiers intempestifs qui date de 1974. hubaut1.jpgNous allons peu à peu, à notre rythme, faire une sélection de textes que nous retranscrirons, et de scans qui seront mis en ligne. Ce cahier de 1974 montre à quel point, alors qu’il ne savait pas si ce qu’il faisait était de la poésie, puisqu’il travaillait énormément les arts plastiques, il préfigurait, avec son style, la génération des poètes des années 90, comme par exemple Charles Pennequin e ses effets faciaux, pour l’extrait que nous mettons ici en ligne. Joël Hubaut, homme orchestre, orchestrant sa voix dans l’écrit comme l’écrit au rythme de son corps et de son souffle, apparaît ici selon un nouveau jour, mais on trouve déjà la particularité fractale de sa langue qui tourne et s’enroule, et aussi la question du corps en tant que chiasme entre le propre et l’impropre.]

Au fond de moi dans moi en raclant je vais rentrer dans moi par derrière en ressortant de moi pour re-rentrer encore plus dans moi en m’avalant de l’extérieur pour ressortir de derrière par le devant en rentrant la sortie en dedans en rentrant la sortie en dedans jusqu’à ce qu’elle soit dehors re-rentrer en moi dans moi au fond dans le dedans expulsé au-dehors de moi dans moi pour m’avaler autour en raclant les bordures du bord de moi dans moi pris par derrière pour que le dedans sorte pendant que le dehors rentre en dedans de moi dans moi pour me violer de l’extérieur pour être plein du dehors de moi dans mon fort intérieur ressortir par derrière au devant de la scène avec le dedans déballé en dehors pour remplir l’extérieur de mon moi interne jaillissant de dedans moi vers mon moi du dehors ressorti jusqu’à mon moi rentré dedans en expulsant les contours du dedans par derrière pour qu’ils passent par devant du bas du dedans dans le haut du dehors et tout autour du contour de l’extérieur en rentrant par les bordures du dedans ressorties dehors pour que le dehors ne fasse plus qu’un dedans complètement extérieur à moi dans moi autour du dedans de moi partout au-dehors hors de moi au fond de moi hors de moi

8 décembre 2006

[Texte] ExTension de L’EXP.TOT. de Dominiq Jenvrey

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 16:28

[Nous présentons ici une ExTension de l’EXP. TOT proposée par Dominiq Jenvrey. L’EXP. TOT a été publié aux éditions è®e en octobre 2006 [lire]. Ce travail qui interroge comment est possible une expérience totale [EXP. TOT], se construit sur un ensemble d’interventions, aussi bien le livre, que les conférences-cours-performances comme cela a eu lieu à l’ENCSI, que des ExTensions qui viennent poursuivre l’investigation des expériences limites développées par Dominiq Jenvrey, telles la rencontre d’un ET [Extra-Terrestre à ne pas confondre avec EXP. TOT. même si l’un implique l’autre et qu’ils ont la même abréviation] que la lecture de Progénitures de Guyotat.]

Il faut une ambition du monde.
L’attaq attire tous les caractériels cela va vite de crier mais changer les termes de place n’est pas que nécessaire leur changer de forme et alors remplacer la domination qui se fait par des mots d’ordre par une même envie de domination avec des termes inédits.
La tactiq nécessaire la mettre à l’état de la plus grande généralité aussi serait-ce s’en faire à l’échelle générale et déjà dire la fiction théoriq est une manière tacticienne d’élaborer de la pensée possédant intrinsèquement ce caractère ambitieux.
Ce n’est pas seulement par des moyens politiq L’EXP. TOT. n’est pas le programme d’un politicien mais un programme de l’art avec la pensée de l’action un programme de l’art qui en fait faire et en sa pratiq l’obligation d’une ambition du monde.
La forme de l’attactiq le terme de liberté remplacé par celui de volonté collective et le terme d’égalité de même par celui d’horreur métaphysiq serait-ce s’en faire un nouveau fonctionnement un fonctionnement fictif un fonctionnement de la fiction.
La forme attractive c’est ce dont use le Kisme qui est un idéalisme en sorte qu’étant la domination même le Kisme masque le terme d’idéologie qui le caractérise alors se mettre en une forme adéquate pour L’EXP. TOT. et ne plus utiliser les termes de vérité et de réel les remplacer par celui d’action qui est exacte l’action.
Discussions strategiq du président Krinien la théorie passe ici par des aspects de fiction qu’ainsi s’en fait de l’art parce que le risque est grand que la théorie échoue la théorie qui en appelle à la logiq penser avec toute la logiq CAD que la théorie s’en démontera avec la logiq tous ses défauts de conception L’EXP. TOT. se cherche des logiciens impitoyables afin de continuer son emmarche et la fiction résistera à tous les assauts par cette possibilité commune ambition mondiale de fonctionner à égalité par la logiq.
Dis cul au président Krinien tu feras rire Kroïne la fiction d’en la fiction théoriq c’est là précisément où se place l’ambition du monde par la fiction planétaire Kiste la fiction de l’action qui est cette tototatalité et l’élaboration de théories de fonctionnement est ce que doit être la fiction de l’artiste.
Et se pense quoi d’en le cul du monde où la logiq fait mal se dit les conditions de vie se sait où cela se fait d’en le lieu d’habitation courrant du bidonville ainsi savoir qu’en Inde actuellement 700 millions de personnes de l’espèce défèquent en plein air faute de mieux la logiq connaît ses conséquences partout où se tient l’espèce et cela fait crever parce que mourir est un trop joli terme.
L’ambition du monde mieux vaut l’avoir à la place de ceux qui en ont mieux vaut fixer à la fiction théoriq de prendre le pouvoir mieux vaut fabriquer de la logiq par L’EXP. TOT. parce que cette logiq d’ensemble étant l’ambition du monde qui fait de l’action fait de l’action terrible aux quotidiens de la personne de l’espèce et que cela ne l’atteint jamais assez cette logiq d’ensemble d’empêcher la continuation de son emmarche.
Ne constitue alors jamais un argument suffisant pour envisager sa fin /tout juste permettre un aménagement/ que ces actes incroyables qui sont faits pareils à elle cet état de gigantisme traumatiq dire plutôt que la logiq d’ensemble est inadéquate de par ce qu’elle empêche de faire de penser de théoriser de mettre en action le monde sous d’autres formes de quotidien.

[Texte] LibrÉclats 2006 de Cuhel

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 16:28

L’IMmonde littéraire

On lira avec intérêt le portrait que publie « Le Monde » en date du 1er décembre, intitulé « Mandarin des lettres ». Mais on se gardera bien de déceler dans ce titre le moindre trait satirique, ni même le moindre clin d’oeil entendu. Comme la majeure partie de la presse-comme-il-faut, le premier quotidien national contribue en effet à consacrer deux types de sommités du Monde-littéraire : ceux de la voie acacadémique (parcours long), qui ne lisent que les grands morts (c’est le cas pour le nouvel élu du Collège de France célébré ici); et ceux de la voie merdiatique (parcours plus court, mais plus aléatoire encore), qui, spécialistes des ventes et des affaires éditoriales, n’ont pour objet et pour visée ni l’écriture ni la littérature.
Et c’est à eux, pour et au nom de la Patrie-de-l’Exception-cuculturelle, qu’incombe la lourde tâche de dire à la face du Monde-littéraire ce qu’est la Littérature-française-d’aujourd’hui.

Petite parabole

Un jour, un homme de peu en eut assez : il est grand temps de passer à l’arnaque, se dit-il. Quelques membres de la secte çaProfite en firent les frais.
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
L’homme de plus fut emprisonné.
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
A sa sortie de prison, l’homme de peu avait déjà vendu son histoire au plus offrant des çaProfiteurs.
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
En vérité, je vous le demande, quelle différence y a-t-il entre l’homme de moins, l’homme de plus et les ensectés façon çaProfite ?

EN VÉRITÉ JE VOUS LE DIS TOUS SONT CAMÉS COMME LÉON TOUS FONT PARTIE DE LA DIVINE COMPAGNIE ET TOUT LE TREMBLEMENT AU ROYAUME DES DIPSODES LES AUTRUCHES SONT REINES

Raison à Rousseau
La Faute à La Fontaine

Rousseau reprochait à La Fontaine d’être immoral en faisant la part belle aux plus forts.
La délégation française PARIS 2012 a respecté les règles des Jeux.
La délégation britannique Londres 2012 a respecté les règles d’un nouveau jeu – le lobbying.
Haro sur le Maire de Paris, le loser !
La raison du plus fort est toujours la meilleure.

4 décembre 2006

[Texte] Thierry Rat, Crever vivant

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 13:24

Crever vivant
Voilà,
Je vas crever
comment je va vivre avec ça,
c’est assuré,
vivre c’est crevant,
vivre c’est crever devant,

c’est devant moi ce ça,
ce ça de vivre là,
se vivre en soi,
se crever dans le temps du vivant ça en soi,
c’est trop vivant en moi,
c’est du trop de vivant de vivre en ça,
qui fait crever à petit pas,
c’est du trop de vivre en avant de crever là,
c’est ce qu’on remet toujours à demain,
mais on crève tout le temps d’un rien,
c’est pas demain,
c’est maintenant à l’instant du vivre,
à l’instant même où l’on a pas fini de vivre,
où vivant on vit l’instant de crever,
où crever vivant c’est ça vivre en crevant,
on peut pas dire j’ai crevé,
parce que j’ai crevé c’est le mensonge en pire,
on ment tout le temps du vivre,
c’est pour ça qu’on est vivant.
On est vivant dans le mentir,
dans le sentir,
je sens mon vivant mensonge
un trou qui ronge,
un trou où vivre petit
parce que tout ridicule et amoindri
plus rien que ça reste que crever à point
vivre ainsi dans le manque et le moins,
voilà comment on crève
comment crever c’est,
un presque pas de pas très pas,
un jour on se lève,
on est avec des morts en tas,
des tas de morts en bas à l’arrêt
je ne veux pas partager ma table avec le morts,
je ne veux pas manger de restes avec les morts,
je ne veux pas boire de vin ni rien avec les morts,
je ne veux pas parler ou dire ou mentir avec les morts
je ne veux pas avoir à faire avec les morts,
c’est ça les morts sont toujours plus vivants,
car vivre c’est mourir en vivant,
je ne veux pas vivre et pas mourir,
je ne veux pas mourir de vivre,
je ne veux pas vivre avec les morts qui vivent en mort,
je ne veux pas vivre non plus avec la vie qui meurt,
avec la mort qui vie dans le vivant,
et les vivants sont pleins de morts,
je ne veux pas baiser avec la morte,
je ne veux pas m’étendre au près de la morte
je ne veux pas mettre mon doigts, ma queue ou bien ma langue dans le creux de la morte,
dans le corps froid de la morte,
je ne veux pas la toucher, la prendre ou l’enfiler,
je ne veux pas la sentir, embaumée, maquillée, et si peu habillée,
je ne veux pas voir les regards chauds des passants passer devant,
je ne veux pas la fourrer dedans sa bière,
je ne veux avoir à faire avec la morte,
dans le crever vivant où sont les morts,
partout où la vie se retire dans le mourant,
le mourir c’est dans le peu de vie,
le mourir c’est le jour qui s’ouvre sur les morts,
crevant vivant mourant du peu devant le mourant du peu d’envie de vie ,
de vie en dedans du carcan vide vidé du vent vivant,
vivant dedans,
crever c’est mort tout en dedans du plus vivant,
je prends la mort au port à quai en voile,
en berne,
gisant, grisant jusant c’est vague et vogue en plan et plis en plate étale,
remis dans le sac
ressac du mi qui vit vivant tout en mourant,
que dire,
que dalle du dire,
du dire à dire vivant,
je viens devant la scène et seul je vends la vie en paquet de viande si d’agonie j’accoste aux rives des morts qui collent aux pas,
aux pieds du sable,
je tire une ligne me trace me plisse et me replisse,
repli au fond du trou dans le sable à marée basse,
ou bien sous terre mais sans les morts
beaucoup de vivants sont des morts qui vivant vivent dedans la mort mais pas avec la vie qui meurt,
on s’emmerde en vie de merde dans l’extrait d’être en merde vivant chaud bouillant du vivant merdier du merdique poussier qui pousse au bout,
le bout est l’extrême chienlit,
nous sommes des morts des tous en mort,
on s’en crève médiocre et tout au bas,
la foule, la multitude, la masse, le commun l’ordinaire, l’uniforme
en forme
de cortège,
de groupe,
de couple,
contingentés, regroupés accouplés au ras toujours plus bas dans le plus petit dénominateur du commun,
on crève sans nom,
dans l’innommable
vivre c’est crever dans l’innommable, sans nom sans objet sans attributs,
nu et cru dans le cruel,
le cruel moment du moment cru, du pur présent d’être ainsi nu
la bête dans le vivant bête d’être en bête crue,
acharnement à crever la vie en bête au dedans du cruel
je vas parce que je vas c’est toi et moi et on,
on va crever,
comment on va vivre avec ça,
on va pas vivre, pas tout à fait vivre,
on va vivre à peu près dans le peu de vie,
le peu de vie qui nous vient en vie,
le peu c’est du ça,
du ça qui regarde le vivant se battre avec la vie,
du ça qui crevant se vide dans le vivant,
le vide par où tout est en fuite,
on crève avec la vie qui fuit,
on vide la vie par les fuites,
le fuyant crevant se vide et vie le ça de sa vie vide,
l’évident du crevant d’envie,
d’envie de vie,
plus de vie
plus de crève,
en un peu plus,
car de plus en plus vivre est l’évident,
est l’évidence dans l’imminent le proche en ad-venir crever,
je te vis
on se crève,
je s’évide
je te crève de vivre,
car de plus en plus vivre est l’évidement,
je te vis en crevant le vivre, je me crève de te vivre,
à la fois je crève en vie évidente,
à la fois je crève d’envie de vivre en vie,
au ça du ras du bas du reste en bas,
en manque de vie,
crever veut dire être en vie dans le trou du cul du monde,
non pas le lieu sordide où vivent les morts,
mais le lieu où la lumière se fait jour,
où le jour abouti nous livre à la nudité,
nu c’est vivre en manque et en pas grand chose,
en juste présent,
dans le moment de vie
de vie de bris et de débris,
et reste morceau du morceau même le même morceau de vie,
quand au bout on sait que l’on ne veux pas savoir,
on ne veut pas savoir comment ses choses sont entrées en nous,
comment elles sont pris place dans le nous,
comment le nous a pas pris la place,
comment le nous autres a pris la place du nous,
comment le mourir du nous autres est venu crever la vie du nous,
comment personne n’est personne quand le nous autres est un,
comment l’un et l’autre ne sont qu’un,
comment penser crever, crever c’est crever seul,
comment seul et seul s’est pensé en nous,
mais pas en autre,
comment nous autres n’est pas le nous,
personne et pas plus,
pas rien mais pas plus,
nous sans l’autre,
nous et l’autre,
juste et pas, et pas plus,
et est suffisant,
je te me
tu me moi,
je ne rien de toi
tu ne rien de moi,
je te vis et vivre est le vivant en nous,
et vivre n’est pas autrement,
autrement je va crever,
comment je va vivre avec ça,
nous autres et les morts nous ont le nous crever,
qui après nous vivrons,
mais sans les autres,
sans nous autres,
vivant au grand vent de la défaillance
de la béance, l’entre et le fendu,
le reste est le reste, et reste que crever,
si même qu’a même reste
du moindre pire ce qui porte le vivant,
bien au delà du vivre, parce que vivre reste,
je reste en vie,
Et t’en crève, étant crevé,
et crever veux dire on se lève ce matin avec de la viande froide et rouge
et bougre de honte d’avoir l’oeil ainsi plein de lumière,
étant donné le peu à faire d’avoir à faire avec le peu,
ça te colle au cul,
ça te tient toute la journée,
tu sais pas comment ça tient, même tenir ça veut dire quoi,
ça veut dire être là dans le présent de tous les autres présent,
ça veut dire tiens, je partage le temps des autres temps,
je ne suis plus mon propre temps,
je ne suis plus d’un temps propre,
je suis d’un autre propos,
je suis le propos d’un présent qui n’est pas le mien,
je suis dans le propos du commentateur,
de cet autre qui n’est lui même qu’un produit d’un autre propos,
je veux dire que ce qui m’appartient appartient aussi à ce commentateur,
il peut me consommer, il est quelque part sans y être, il sait que je suis là,
il s’adresse à moi, à mon présent, il est le propos de mon présent,
il fait de mon présent un espace de conquête,
il veut conquérir mon présent par son propos,
il veut que son propos fasse de mon présent son propos,
mais que propose t-il ?
que propose t-il à mon présent?
bien sur rien,
il n’a pas de proposition il est lui même sans propos,
il est lui même un présent sans propos,
il ne fait qu’occuper le temps de mon présent,
il n’est qu’un présent d’occupation,
je peux l’écouter, ce qu’il veut c’est occuper ma présence,
que je sois son propos que je lui adresse mon présent,
mon présent est son lieu d’être, si je ne lui offre pas il n’est pas,
si il n’est pas il crève,
il veut pas crever,
crever ça voudrait dire : ne plus occuper le lieu, ne plus conquérir d’espace,
n’être plus dans le présent, n’être plus un propos dans le présent,
or le commentateur à les moyens de ses conquêtes,
il est sans limites, sans souci
le manque n’est pas pour lui un temps d’exister,
il n’existe pas dans le manque,
il est la profusion,
il est l’incommensurable dépense,
rien ne lui est interdit ou enlevé tout lui est donné,
permis autorisé
voir obligé,
il est obligé, obligé d’occuper le présent tout comme le propos,
sinon il crève,
Je suis debout depuis peu en vaine violence,
je voudrais lui tordre le cou, le faire taire,
lui rendre son propos qui n’est pas le mien;
rendre tout cet appareillage subtile de captation du présent à néant,
pour pouvoir enfin crever dans mon propos, crever de mon propre propos,
faire de mon propos mon présent,
une vrai proposition, la mienne,
mais voilà qu’ici où la d’autres commentateurs ont d’autres propos
à profusion,
je veux dire maintenant,
je veux faire un tri, je veux m’opérer en ouvrier de mon propre tri,
je veux pouvoir me trier, me laisser, me foutre aux rebuts me débarrasser,
je veux être mon ouvrier dont le labeur est le tri,
je veux mes mains dans le travail du tri,
je veux m’opérer en ouvrier, pour m’ouvrir à l’oeuvre ouvrieuse,
je veux m’ouvrir mais pas me laisser ouvrir,
le commentateur est maintenant contre-maître,
il est dans l’ordonnance, il exige que le tri soit le fruit de son ordre,
son ordre est de mettre de l’ordre dans le tri,
son tri est obligé par d’autres,
il n’est que l’intermédiaire,
le chargé,
il est celui qui chargé, se doit de se décharger,
il veut que son fardeau soit le fardeau de tous,
sinon il crève,
je suis ouvrier depuis peu en vain tri,
je voudrais lui tordre le cou, le faire taire,
lui rendre son travail qui n’est pas le mien,
pouvoir enfin crever dans mon tri, crever dans mon propre tri,
faire de mon tri mon propos,
un vrai tri, le mien
Je suis presque pas, c’est à dire à partir de pas grand chose,
je suis parti à partir de ça, pas grand chose,
ma chose est ridicule jusqu’à l’insignifiance,
je la perçois dans son cerne flou, on peut dire qu’elle est diaphane,
un à peine halo cette chose,
indiscernable aux bords diffus,
mais elle est là dans mon présent, c’est ainsi qu’elle se présente à moi,
aussi flou, cernée légèrement d’un trait hésitant qui se refuse à se fermer,
en tout cas qui n’oblige pas un contour net,
me voilà donc en présence de cet épi-phénomène,
un petit lieu sans véritable consistance,
qui peut à tout moment tracer ses propres lignes de fuites,
elle n’est pas contenue car trop vague,
elle est si dérisoire qu’elle occupe très peu de place,
ce peu de place me suffit,
je peux simplement à l’intérieur d’elle m’étendre à l’infini,
elle n’a pas de nom, je ne lui en connais pas,
je ne lui en donne pas non plus,
je ne le la nomme pas, elle n’est pas nommable,
elle est l’innommable chose,
je ne l’appelle pas, elle est ça,
elle est ce c’est, ce ça, la chose et ça,
elle et elle même, rien d’autre,
elle est en présence de la présence,
je la qualifie, je ne la nomme pas,
elle n’a pas non plus de forme précise,
elle n’est pas formulable,
ce n’est pas une formule,
elle a un très peu d’existence,
et ce très peu est suffisant,
il est tout en puissance,
la puissance du peu,
étant sans limite et de peu, elle peut s’effectuer dans une puissance supérieur,
elle est la souplesse, elle est à l’infini, la délicatesse
dans l’infini des possibilités
elle est par là, juste qualifiable, non quantifiable,
je ne peux d’elle rien prélever ni dépenser,
par contre je peux en parler, quand parler de peu est la chose même,
elle n’est pas parole, tout juste une indicible voix,
un son, un bruit, un froissement d’air, un murmure,
voilà je la discerne à peine, et ne je peux faire plus,
quand d’autres choses ont un nom, ou si elle n’en ont pas elles en prenne un,
non plus dans un lieu indécis,
mais sur un territoire,
c’est à dire des bords nets et précis, cartographiables, limités et bornés,
elles conquièrent, elles ne s’ouvrent pas elles occupent,
elles prennent une place suffisante,
elles n’hésitent pas a annexer pour s’agrandir davantage,
je veux dire qu’elles peuvent s’étendre sans compter, hors de leurs limites
car se sont toujours des limites provisoires,
assignées par des tiers et fondées de pouvoir,
c’est par le pouvoir et dans la conquête qu’elles se nomment,
elles prennent le territoire tout entier que ce nom leur attribut,
le pouvoir de ces choses c’est leur nom propre,
le propre de leur nomination,
et le pouvoir est la force qui les fait exister dans leur nom propre,
elles ne cherchent pas la singularité,
puisqu’elles ont toute latitude pour absorber tout,
elles ne sont que dans l’excès et ne cherche que cela,
elles ne cherchent qu’à agrandir leur territoire,
elles n’ont pas d’autres solutions que de grossir,
de grossir une renommée et d’acquérir encore et encore d’avantage d’espace,
tout cela pour pouvoir dire et nommer,
tout nommer pour dire, dire veut dire,
pouvoir absolu de la parole
volonté de nommer pour contraindre le signe dans le sens,
le sens prend la vitesse du monde parlant,
de part et de partout la parole est dit,
ce qui est dit est dit dans la profusion,
la parole est vitesse et profusion,
brouhaha et multitudes
pouvoir et contre pouvoir et pouvoir quand même,
sens et contre-sens et non-sens par là même,
quand crever est un hurlement sans voix ni voie,
pas de salut, pas de rédemption pas de chemin,
le silence,
pour qu’enfin presque rien,
s’ouvre le jour à la lumière tendre,
pour que toutes voix se taisent sur la voie du dire,
être jeté là au bord de la voie,
sur le côté dans la ravine,
dans l’eau saumâtre du fossé,
entre ronciers et caillasses
dans la posture du crevé,
demeure ordinaire pour qui se défait,
se défait se débat dans des ébats de mourant,
suspendu par le peu de peau,
quand l’os n’est plus la bâtisse propre,
quand vivre est :
je vas crever,
dans la mort en œuvre
quand vivre est un vrac,
je vas crever
et la mort ouvre,
ouvre le temps du vivant,
ouvre et œuvre au vivant,
le temps du temps d’être dans le temps,
le temps qui ouvre l’Å“uvre au vivant,
la vie ouverte au temps du crever,
cela même qui se défait,
quand se défaire est composé avec la multitude du fuyant invisible,
ce qui ne se laisse qu’entrevoir par la pensée,
l’impossible dans l’inachèvement du possible,
penser dans le désoeuvrement le dénuement,
à partir de la commune fosse,
du bourbier et de la multitude sans singularité,
ainsi se meurt et ainsi crèvent les vivants,
au dessus de la vie, bien au delà du vivre;
que nous sachions,
nous autres,
nous autres contemporains alités
que nos lits sont d’étriqués dispensaires
où le soin de petits pansements suffit aux grandes plaies,
que l’anesthésie est source de maux de tête,
pauvres médiocres de l’invention spontanée,
quand penser veut dire rapport profit gain
plus la maladie est malade, plus les malades profitent,
plus les malades profitent
plus la pensée dé-pense,
voyage dans le désert curatif
pourvu que le désert soit spectacle,
n’importe quoi mais pas le vide,
pas le vide du désert mais le désert du vide,
les chambres sont stériles,
rien ne vie la dedans,
où juste une pureté des plus néfaste,
pas de fuyant invisible,
pas de murmure, de râles ou de plaintes,
l’extrême virginité du moment clos,
bannissement du vivant jusqu’à sa forme la plus élémentaire,
juste le bruit assourdissant de la vie stérile,
le bavardage de quelques spécialistes,
glosant l’éventualité d’une amputation,
théorisant sur la théorie même de l’amputation,
amputant toute théorie à la théorie même,
bavards dans le propre de la langue propre,
bavards bavant sur la plus plate des théories,
celle du langage pour le langage,
celle de la spéculation,
la langue est source d’incommensurables profits,
je vas crever et crever c’est ouvrir la langue sur la mort,
c’est mourir à même dans la langue même,
c’est la même langue pour dire mort s’ouvre au vivant,
s’ouvre au fini dans l’infini vivant
je me suis mis debout pour crever,
je me suis mis debout pour me faire crever au bout,
je me suis mis à crever debout,
debout au dessus du crever,
j’avais à crever debout,
j’avais à crever à la verticale,
à la verticale du crever,
au dessus,
jambes raides corps droit,
debout dans le crever je tenais la verticalité au bout de mes jambes,
dans cette tenue je me présentais debout,
exposais ma verticalité,
jambes raides corps droit,
un endroit précis,
non,
pas d’endroit précis pour crever,
je ne me présentais pas à l’endroit précis où crever était crevant,
je n’ai pas cherché l’endroit pour crever,
juste à l’endroit du bout,
de-bout,
je crève debout crevant du bout,
à l’extrémité du crever
Tu es dans mon vouloir crever
tu es je et tu es toi dans le crever vivant,
je dans toi autant toi dans je,
je toi, je te dis à toi
toi dis à je crever
toi tu dis je crève à toi
tu es toi dans le crever vivant,
tu es toi dans le vivant crever,
je suis toi dans toi,
je te parle de toi en toi,
je me parle en crevant de vie en toi
c’est crever vivant qui parle de toi,
c’est toi qui parle le crever de la langue
je te veux vouloir, tu me veux toi,
tu me veux vouloir crever le vivant de la langue,
je te veux vouloir entre toi, entre toi et je ton vouloir crever la langue crevée
toi en moi tu veux en moi être la langue crevée,
je suis toi crevé vivant,
je parle entre toi en moi,
à l’épuisement infini du crever en moi,
à l’infini l’épuisement de la langue crève en moi,
jusqu’au bout tu dis au bout de toi c’est crever,
tu est moi au bout de la langue crevée,
au bout de la langue parlée entre toi et moi,
je suis crevé dans ta mort,
ta mort dans ma mort tu es la langue mourante dans ma mort ta langue est la mort
et la mort crève en toi dans la parole qui sort par la langue crevée,
ma mort en toi n’est pas la mort,
c’est le crever de la langue qui meurt en moi,
c’est la parole de la mort qui sort de moi,
la parole crevée en toi,
la mort n’est pas la fin,
la fin n’est pas la fin le e finale de je suis crevé, n’est pas la fin en soi c’est la fin en tout,
en toute parole,
il n’y a pas de fin dans l’infini, l’infini n’est pas la fin,
la parole n’a pas de fin, la langue est la fin,
elle sort en fin,
elle peut dire fin,
mais elle ne peut pas finir,
pas finir en elle, pas crever d’elle,
elle est elle la fin dans le dehors d’elle
dans le vouloir en dehors d’elle d’être sans fin.
Pas crever pas et pas crever n’est pas crevant,
quand crever vivant,
n’est pas pas crever ou crever de pas,
de pas dans le vivant pas crever le pas,
creuser le pas, le creux et le pas,
le pas dans le creux,
le creux fait le pas du crever passant,
le vivant crevé du pas du passant pas,
pas celui qui ne passe pas,
celui qui passé creuse,
en pas un creux dans le creux du pas,
du passable, possible pas du passant,
qui passa son pas pas dans le creux,
le creux du cruel, le cruel dans le pas,
le cruel crevant le creux du pas,
le cruel et le pas en creux dans le réel,
le réel est pas à pas le crever passeur,
le passeur du moment du creux au passage du pas,
le réel sort le cruel du creux et passe au dessus,
efface les pas au passage pour pas que trace,
je vas crever,
comment je va vivre avec ça,
comment je vas faire pour aller,
pour aller là,
là où ça fait du bien d’aller,
je veux dire pas crever là,
je veux dire pas crever en crevant là,
je veux dire faire là avec la langue,
je veux dire pas crever avec la langue,
je veux dire aller avec la langue,
je veux dire aller crever avec la langue,
je veux dire à l’extrême reste,
rester au coin, coincé, crevé en reste
je veux dire fermé, dans son coin, un angle,
la main mise au sac dedans,
je veux dire cherche, la touche finale,
c’est fini, ça en reste là, tout près, au moment tout pris,
être pris en coin, coincé,
je veux dire t’en fais pas, pas à pas c’est cherché petit pas du pas à pas ridicule,
je veux dire paraître, par le trou mince,
mince crever, tu crèves toi,
tu t’es crever là,
tu cherches à crever là,
tu te trouves là où tu cherches à crever,
je veux dire t’es mince (l’angle ferme et coince),
mince à temps, crevé vivant dans l’angle
je veux dire ça ferme à l’heure,
à la l’heure précise,
ça dessine sa fin,
je veux dire c’est fermé, boucler l’angle dans son angle,
t’as pas ton reste, ton reste est crevé,
ton bout-bout pour te cacher dedans,
je veux dire pour crever vivant,
de derrière le dos au mur,
le mur est l’angle que l’angle fait au mur,
et toi là mine de rien, écrasé,
finement lamélisé,
je veux dire tu te rends compte,
petit rien du rien de puceau pinailleur,
je veux dire t’as queue blette et tes quêtes, quêtes de la désiré langue crevée
je veux dire t’étouffe se serre ta glotte,
je veux dire te taire et coudre tes dires,
t’en fait rien sortir du sonore au moment clos,
je veux dire ta gueule, la ferme en boucle autour,
t’as rien à en dire, t’as petit à petit bouclé tes pas autour et toi même et ton reste,
je veux dire ton reste est toi même,
je veux dire le peu si peu = peu sans peux = peu plus peux pas = peux-être = peux pas être = peux pas être peu pas = reste que crevé,
je veux dire peux boule en boule et faire boule et reboule et rouler et rouler en boule et agglomérer en glu,
réduit aux restes en rognures à l’angle,
tu restes mince dans l’angle,
je veux dire t’as pas trouvé l’angle,
t’as pas cherché dedans l’angle,
je veux dire t’as honte et rougi et l’angle te fait ton trou
te trou ton toi, te le cerne dans ton vivant,
je veux dire t’as rongé ton capital d’ossements,
tu te tiens plus,
plusieurs fois t’essaies de te tenir là,
je veux dire l’angle ouvert ouvre ta cage d’os,
tu te laisses tomber là, crevé dans l’angle
je veux dire l’angle ouvert, glissant maintenant sur la surface lisse et lent tu coules.
et lent tu coules et angle est l’axe autour duquel tu tournes
je veux dire ta tête vient à manquer roule et suit le long sillage, la trace reste, le passage étroit pour la tête
je veux dire au bout,
penses-tu penser tête écartée du quart d’être à l’autre extrémité,
je veux dire penser en dénouant le noeud formidable former à l’intérieur même du pensé,
penses-tu t’être enroulé et aussitôt la pensée s’échappe et se défait à l’extérieur,
je veux dire qu’en est-il au juste de penser le monde,
de prendre le monde dans la pensée dedans,
je veux dire le monde du dehors,
pas penser le monde et le monde te pense au moment de ta dissolution dans le dedans,
je vas crevé et crever veux dire,
que l’existence est une dépense,
que exister c’est dépenser,
je vas crevé et creuver veux dire
Je suis la mort,
je suis dans la mort,
dans l’attente de la mort,
dans le temps mort,
dans la mise en mort,
je suis mort dans le temps d’encore,
je suis tombé raide mort dans les cabinets le matin même de ma mort,
j’ai ouvert la boite d’où je tirais la mort,
elle dormait, elle était morte dans sa boite,
une boite de biscuits,
je me souviens exactement une boite métallique,
une boite qui contenait la mort et des biscuits,
des madeleines molles,
je l’ai ouverte aux cabinets,
je l’ai tiré de dedans sa boite, elle n’était rien,
pas plus que ça, rien,
j’ai pris ma mort morte,
ma propre mort raide dans sa boite aux cabinets dans le matin,
je me suis mis dans la mort.
Je me suis mal baisé en bandant pas, pas dans la mort,
la mort bande pas,
je bande pas dans la mort,
c’est trop délicat, ça tient à rien,
d’un bout presque pas,
je vas crevé et creuver veux dire
je suis dans mon vouloir dire je,
tu es je et tu es toi dans je,
je dans toi autant toi dans je,
je toi, je te dis à toi toi dis à je toi tu dis je à toi tu es toi dans je,
je, je suis toi dans toi,
je te parle de toi en toi, j
e me parle en toi, en toi c’est je qui parle de toi,
c’est toi qui parle le je,
je te veux vouloir, tu me veux toi,
tu me veux vouloir en toi,
je te veux en toi,
je te veux vouloir entre toi,
entre toi et je ton vouloir entre,
toi en moi tu veux en moi être moi,
je suis toi en moi,
je parle entre toi en moi,
à l’épuisement infini de toi en moi,
à l’infini l’épuisement de la parole puise du moi en toi, jusqu’au bout tu dis au bout de toi,
tu est moi au bout de toi,
au bout de la parole prononcer entre toi et moi,
je suis mort dans ta mort,
ta mort dans ma mort tu es la mort mourante dans ma mort ta mort est la mort et la mort meurt en toi dans la parole qui sort de la mort,
ma mort en toi n’est pas la mort,
c’est la mort en moi qui meurt en moi,
c’est je vas crever et crever est la parole en mort qui sort de moi,
la parole morte en toi,
la mort n’est pas la fin,
la fin n’est pas la fin le e finale n’est pas la fin en soi
la fin finale est le e muet se prononce en fin en fin de e,
c’est la fin en tout,
en toute parole muette,
il n’y a pas de fin dans l’infini,
l’infini n’est pas la fin,
la parole n’a pas de fin,
la parole est la fin,
elle sort en fin,
elle peut dire fin,
mais elle ne peut pas finir,
pas finir en elle,
elle est elle la fin dans le dehors d’elle dans le vouloir en dehors d’elle d’être sans fin.

14 novembre 2006

[Texte] Poubelle la vie de Charles Pennequin

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[Ce texte de Charles Pennequin met en perspective son geste d’écriturepennequin.gif, l’écriture de soi, soi comme auteur de soi au travers, au-dedans de la langue. Ce texte entre en écho avec le dossier Pennequin de la revue Fusées n°10. Ici, Pennequin affirme ce qu’est l’écrivain selon son propre rapport à l’écriture. Nulle forme interrogative, mais le flux monologué de sa voix si caractéristique.]

POUBELLE LA VIE

La baise. Parlons de la baise. La bonne vraie baise. La vraie la bonne l’ouverte. Une bonne ouverte. Une ouverture. Parlons baisons. Parlons de la vraie baise. Celle qui nous tient. Celle qui nous fait avoir. Celle qui nous fait être. Celle qui nous soutient nous tient. Tiens tiens. Celle qui nous noue. La vraie. La vraie nouée en nous. Une vraie bonne et baisante baise. Oui. Un nœud. Oui, parlons-en. En chœur. En troupeau. En bêlant dans le beau troupeau. Bêlons la baise dedans. Et cherchons-là. Longtemps le troupeau reste. Longtemps le troupeau noué. Le troupeau nous. Longtemps le troupeau immobile. Cherchant. Ne cherchant pas. Baisant. Ne baisant pas. Longtemps le troupeau imbaisable. Longtemps le troupeau vidé de sa baise. C’est son essence la baise. Mais il baise pas. Il attend de foutre. Oui, foutre pour lui c’est baiser. Mais il sait que non. Il sait que baiser c’est différend du foutre. Le foutre sait. Et le troupeau avec. Le troupeau sait la baise et le foutre. Il sait que c’est deux choses. Il sait le foutre c’est cafouiller. Il sait le foutre c’est être en brouille. Il sait brouiller le foutre. Il sait le foutre c’est troupeauter. Il sait le foutre entroupeautant ses phrases. Il sait le foutre c’est carrément se la carrer. On carre du foutre où ça aurait pu penser. Baiser penser pour lui c’est idem. C’est la pensée qui fout la baise. C’est la pensée qui zone dedans. En foutant toute envie de baise. De vraie foutrée. Il sait le troupeau mort la vraie foutrée c’est en finir. Finir pour une bonne fois la baise. Et pas de bonne action. De bon coup pensé dans biquette. Ou dans le bouc. Le bouc prendra biquette. Il prend sa corne. Le bouc pense à biquette. Mais le bouc est corné. Cornard de lui. Cornard de sa petite cornée. Pas encore né. Petite trouée de lui-même. Petite foutrée. Foulée. Petite foule faite. Petit troupeau à foutre mais sans se fouler. Que la biquette lui a collé. Que la biquette collera. Et le troupeau avec. Troupeau de biques et de boucs moutonnant à l’envie. Troupeau de morts encollés à l’idée de baise. Mais on baise pas l’envie. On fait que niquer. On nique l’envie qui s’offre à nous. La nique offerte. Ristourne. L’envie tristoune de nique sur un plateau. Les plateaux tournent. Et les troupeaux avec. Tous les troupeaux finiront par tourner. Et les petits plateaux petites enjambées au-dessus des phrases. Petites politesses à la biquette. Petites courbettes à la pensée. Petites branlettes au bouc. Petits torticolis. Petits bouquets tordus. Petits colis. Coulées petites. Toutes petites claques et fessées toutes petites. Petites fesses et puis petites trouées. Petites queues bien rentrées. Stoïques. Petites quéquettes restées stoïques. Stoïcité du troupeau sur un plateau tournant. Alors que pendant ce temps le ciel la roche et l’herbe demandent la baise. Pendant ce temps le naturel t’emmerde. Pendant ce temps le retour au galop la petite pente à être continue de nous emmerder. Et qu’il va falloir cracher au bassinet. Qu’il va falloir en finir avec l’herbe le naturel le galop et cracher. Eructer, s’hargner et s’encrever. S’encrever d’un coup. D’une traite.

Oui il faudrait baiser avec des mots. Avec des tentatives. Baiser la tentative. Des tentatives de mots. Baiser ça. Et le reste. Tout reste à baiser. Ça nous reste sur les bras. Des heures durant. Baisement. Des heures durant : baise-m’en, m’en une, puis deux, puis trois. Baise-m’en bien quatre vraiment. Et dans baisement il y a baise. Et dans vraiment il y a vrai. Et dans les deux il y a ment. Il y a toujours la baise vraie qui nous ment. Et elle nous ment par deux. Elle dit je t’offre à me baiser vraiment. Elle dit je t’offre une toute vraie baise bonnement. Elle dit ça tout bonnement. Tout en baisant. Elle multiplie le ment. L’aimant. Et puis elle te dit va t’en. Va te faire foutre avec ton troupeau de ment. T’as jamais vu l’amour. T’as toujours vu qu’un trou. T’as toujours vu que du satisfecit. T’as toujours vu qu’un fessier satisfait. Satisfait de fait ci puis de fait ça. De fesses assises. Un cul ouvert assis. Comme une approbation. Un calcul. Une solution alternative. T’as toujours vu qu’un cul dans l’amour. Un bouchon. Et tu trempais dedans. Le bouchon enfonçait ton idée. Et pour l’idée c’était un cul imprenable. C’était prenant. T’as toujours été pris dans le vertige prenant de l’imprenable. Alors t’as pris. Et t’es revenu. Revenu d’avoir cru prendre. Alors que t’imprenais. Et tu t’es rassis sur tes fesses. T’as rassis tes fesses sur ton envie de vrai cul. C’était pas un vrai cul. Mais c’était une envie. C’était l’envie potable du cul. Le cul potable tu t’es rassis dessus. Et t’as continuer à vivre. C’est-à-dire à te trouer le cul d’envie sans vivre. A te rasseoir le cul sur tes envies. T’as continuer comme ça longtemps. Potablement longtemps.

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