Libr-critique

16 mai 2020

[Texte] Romain le GéoGrave, Métadiscours

Le métadiscours tourne en rond

tourne à vide discours autour du

discours autour du discours du

discours du discours tu dis

cours tu cours vautour tu di

stances à la course écouter la

radio méta-stase-langage des

bêtajournalistes qui discursent

avec les spéciatristes du dis

cours de communication dif

fusion broadcast lire la press’

que et s’équiper d’un ultra di

ctionnaire pour saisir le méta

lexique des sachants tout a

jouter des mots aux mots aux

mots des mets-ta conneries en

stand-by mettre au régime la

langue au régime de sensi

débilité au régime de tolérance

au régime de

séduction, manipulation

 

il est des temps où tout se confondre

le vert rouge orange des cartographies déraisonnables

il est des temps où tout se confondre

des protocoles aux tutos pour totos

il est des temps où tout se confondre

jours nuits infinitude confinée

il est des temps où tout se confondre

se laver à un mètre de distance dans son coude

respecter les mouchoirs jetables et tousser souvent

éternuer dans sa quarantaine signe de jeunesse

le geste de barrière est un bras d’honneur

 

la distanciation physique est minimale entre les goutelettes

les gestes barrières propagent la prévention

 

une seule solution…hydroalcoolo

protogogol sanitaire

9 février 2019

[Texte] Romain le GéoGrave, Grand Débat

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 18:13

Au nain versé (commande expresse d’une certaine J.)

Du grand débat à la grande débâcle, un seul petit pas, que le monsieur
tout petit, encore plus petit dans son costume, le petit tout petit monsieur
qui parle de chez nous, de national, le petit tout petit monsieur est en
train de faire le pas, pas chassé, chassant, sachant, petit pas de travers,
le pas décalé, coupé décalé, non pas, le pas zozotant, le pas petit tout
petit monsieur qui propose et qui lance décide pense légitime

Du grand débat à la grande débâcle, quelques fumigènes, pas la
grande classe, de celui de la haute, le jésuite zozotant,
grand inquisiteur, déconcertant de concertation
grand blablateur en chef, le banquier
grand inconnu auparavant

Du grand débat à la
grande débâ
Cle…

12 février 2015

[Texte] Romain le GéoGrave, Lisse ! [Libr-@ction – 22]

L’une de ses lignes de force/fuite étant le carnavalesque et le satirique, Libr-critique s’est dès le début érigé à l’encontre de la lissetérature (D. Meens). Dans cette 22e livraison de Libr-@ction, le lisse est précisément la cible de Romain le GéoGrave… [Lire Libr-@ction 21]

 

les gens y z’aiment pas les insultes

z’ont peur de l’insulte comme si c’était pas du langage comme si c’était des mots z’inconnus

et l’inconnu Dieu (et toute sa compagnie qui ferait bien d’être créolisante) sait si on l’aime pas trop par ici

tu jures tu jures tu es vulgaire la vulgarité je veux bien mais elle nous colle au pourtour anal

et pas dans les mots pas dans l’exploration à mort du langage le vocabulaire de l’insulte c’est celui des comm’ qui sont pas des homm’ c’est celui des politRiques qui font pas bander c’est celui du professionnel du social qui veut l’intégraCHion c’est celui de l’univercimetière qui pontifie du haut de son pupitre c’est celui des ouakbars foufous d’Allah qui butent à tout va

et quand je dis bite couille nichon zboub j’insulte pas je pénètre la langue cette petite langue fouine qui s’immisce partout dans les boyaux

c’est quoi la Vérité Vocabulaire c’est quoi les bons mots c’est les mots lisses c’est faire du faux lisse Police du langage tout doit être LISSE !

tout doit être LISSE !

tout doit être LISSE !

et les mots qu’on dit vulgaires que les z’autres y z’aiment pas c’est les mots qui (s’)accrochent qui sonnent au fond de leur petit crâne obtus les grands z’esprits de la tévé qui les font péter de trouille à l’arrêt de bus qui leur foutent la chiasse à ces fions parce que si c’est pas LI-LISSE ! c’est dangereux ça fout la pétoche ça fout la mocheté du monde en l’air ça fait péter les mots LISSE !

c’est la marque déposée de la grande surface du bon mot LISSE !

c’est le copyright LISSE !

touche pas à mes mots touche pas à mon portable mon cloud mon apple ma clé usb mon parti pris bling vous déposerez cent euros dans la cagnotte de la bien-pensance LISSE !

faut surtout pas glisser dehors la route les gars les garde-chiourmes de la langue vous arrêtent bien avant LISSE !

comme le métal pour être plus LISSE !

que LISSE !

il faut mettre des émoticônasses un peu partout ces petits pacmans fascistes du LISSE ! injonction à la lisseur injonction à la non insulte injonction au propret au LISSE !

ce(ux) qui pue(nt) des pieds on n’en veut pas et alors ensuite on flippe dès que les déguisés de la religion parlent pas LISSE !

on s’excite entre gens bien tout pleins de la guéguerre qui est pas LISSE !

des attentats qui sont pas LISSES !

des otages qui se chient dessus des migrants qui surgissent et de toute la vie qui fait peur parce qu’elle est pas LISSE !

parce ça vibre ça tremble ça percute ça fouisse ça pince ça pique mais c’est surtout pas LISSE !

et parce que le système est vulgaire mais de la vulgarité qui emploie les bons mots de la vulgarité comme il faut de la vulgarité qui endort alors celle-là comme elle est LISSE !

on peut s’en beurrer le cul et se faire enfiler la paupiette allègrement c’est plutôt cool fun sympatoche trop bien mega extra top lol non mais t’as vu sa mère la pute ça c’est pas de l’insulte votons pour le vulgaire populaire le vulgaire joli le vulgaire prolétaire le vulgaire à l’ancienne contre le vulgaire de l’Iphone le vulgaire des communiqués de presse le vulgaire des discours politRiques le vulgaire des merde-à-triques le vulgaire des z’experts le vulgaire des 20 000 crevés de Boko ça rame pendant que tous ces cons se trouvaient Charlie ou Charlot de toutes façons ils font pas la différence le vulgaire de Choron et Siné et consort contre le vulgaire petit-bourgeois germano-pratin parce que tous les matins quand la poufiasse LISSE !

(je t’insulte, vulgaire) plongée dans son torchon torché LISSE !

(je t’insulte, vulgaire) par des vulgaires de la droite puante LISSE !

(je t’insulte, vulgaire) dit à sa grognasse de voisine LISSE !

(je t’insulte, vulgaire) qu’elle a lu l’hebdomadaire anciennement satirique LISSE !

(je t’insulte, vulgaire) on a tout de même envie de la punir en lui infligeant des pages de BHiéL ou de MoëlleBércq sauf qu’elle aimerait cela la cochonne LISSE !

(respect aux cochons !) ne soyons pas LISSE !

ne soyons pas LISSE !

fuyons la morale en LISSE !

fuyons les bonnes odeurs de la première chaîne du LISSE !

écartons-nous en courant du bio bobo bonbon gentil mignon LISSE !

au risque de se prendre des coups de trique dans la tronche mais au risque de pas penser LISSE ! au risque de rêver au risque de comprendre et de ne plus être heureusement LISSE !

6 janvier 2015

[Texte] Romain le GéoGrave, Concertation politique – juin 2016 à 2022 – synthèse des ébats [Libr-@ction – 21]

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 21:23

En ce début d’année, la nouvelle Libr-@ction de Romain le GéoGrave s’oppose de façon carnavalesque à l’inaction popolytique… [Libr-@ction 20]

 

Concertation politique – juin 2016 à 2022 – synthèse des ébats

 

 

Politi-tic number ouane :

l’objectif de la concertation sera de réunir les acteurs du secteur afin de proposer des projets

LE CADRE (politique) EST AINSI (dé)POSÉ « comme son étron » dit le fourbe du fond

 

Politi-tic number tou répond :

l’objectif de la concertation sera de proposer des projets afin de réunir les acteurs du secteur

Un Ahhh de satisfaction du public en délire … Ahhhhhhhhhhhh ! Jet de foutre verbal global. Il y a du public, encore du public, les scènes politriques se jouent à guichet ouvert, on se foutre sur les fesses comme à la tévé en 2016

 

Politi-tic number thwii enchérit :

l’objectif des acteurs sera de réunir le secteur de la concertation afin de proposer des projets

Ouane et tou ne sont pas d’accord – du tout – « poil au cou » dit le fourbe du fond. Il n’a jamais été question de ce(ux)-là-la, lala, lala, lalalalala, lala, lala, I will survive, 1998, crétins du ballon rond gagnent, c’est une minute historique – hyper-hystoryque !!

2016 n’est plus une date, c’est un prolongement du désordre verbal, route tracée depuis les années 1980 selon les sex-perts – « poil au sexe », ça ne rime pas connard

 

L’expert, justement, qui sait – l’autre, qui sait pas, sera invité aux débats ultérieurs, lorsque les sachants auront fait le tour de la question :

l’objectif des acteurs du secteur sera de proposer des projets afin de réunir la concertation

– En effet – number one est okay, is okay too

– Soit/soit (ensemble) – number tou et twii itou, toutou you tou, toutou you tou, toutoutou tou toutou youtou

 

Reprise de volée d’un des tictic, on ne sait plus lequel, tout se brouille :

l’objectif du secteur sera de réunir les acteurs de la concertation afin de proposer des projets !! Je n’aurais de cesse de répéter, l’objecteur du sectif, sera de rire avec les actions du concertateur, afin de post-poser les projets !!

Seul l’immonde fourbe du fond de la salle commence à se rendre compte de la perte de pédale verbale du schnock-tictic

 

Pol(hips)tictic number ? complètement (l)ivre-mort :

en cette année de mille baises, l’objectif des projets sera de réunir la concertation afin de proposer des acteurs au secteur, c’est pourtant clair – et ce de ce jour d’aujourd’hui, à 2022, c’est dire comme on projette dans les cabinets

projection/mots merdiques sur le public, hilare, individus se roulent comme des fions, groupe totalement compact dans la connerie – des étrons, des étrons, des étrons – étron petit pas patron, c’est le fourbe qui le dit, celui du fion

 

=> à ce moment, il est temps de reprendre les choses en main, le preneur de texte, faiseur de pévé en chief, perd le nord, la boule, se coupe une couille, n’en peut plus, il note à toute vitesse, deux points ouvrez les guillemets, pour terminer le débat se clôt en deux lignes d’objectifs pour les prochaines réunions :

 

les putes s’unissent en contestation afin de se proposer aux acteurs, plus tard l’objet du concert sera de réunir les actes de la secte afin de poser des jets

26 novembre 2014

[Texte] Romain le GéoGrave, Du X…

Du X… pas du sonnet en X, en tout cas… De la critique sociale dans le monde du travail. Signé par un habitué en la matière : Romain le GéoGrave ! [Lire le dernier texte de Romain le GéoGrave]

 

x1 est un chef

x² un sous-chef, ou chef-adjoint

xetc. sont les chargés de tout ce qu’on veut

réunion des pipes. on en est arrivés là. comment. à raconter l’inutile, le vide, le creux. le flicage de x1 qui veut savoir ce qu’on a fait la semaine d’avant qu’on va faire la semaine d’après. triste tournez-manège. un après l’autre. à vos ordres j’ai eu un rendez-vous avec je vais voir celle-là. on s’en fout plus ou moins. on est installé devant un café. quoique le thé arrive en force. avec les bobos et les stagiaires arrive le thé. sûrement moins agressif pour les dents l’estomac meilleure haleine moins sale gueule de caféiné. le début de la réunion est immuable. 9.30 et toujours le même jour. c’est l’institution de la règle qui rassure. pour une impression d’équipe assez vague d’ailleurs. l’heure d’avant est. elle est consacrée à. du vide. de l’ordi de la cafetière aller chercher de l’eau dans les chiottes. de la bise aux collègues. ça pour on c’est difficile de se bécoter dès le matin. un incompris du système. on ne les connaît pas. on n’aime pas ça. le contact physique avec des gens qu’on n’aime pas peu ou pas trop. c’est électrisant crispant. et si on se touchait la bite et les nichons plutôt. pas pire. l’heure passée on revient au café. gueule devant la tasse derrière la tasse. tout dépend de l’état du jour. tout dépend de ce qu’on n’a pas à dire. au début on se sent important puis de moins en moins. l’intérêt pour la réunion décline. au commencement était le vif intérêt. on va apprendre quelque chose. un mois six mois deux ans. et puis finalement on apprend que les anciens qui paraissaient spécialistes disent toujours la même chose. spécialisés dans le recyclage de leurs anciennes connaissances. la reconnaissance décline. les paroles se diluent dans la tasse de café ou s’échappent on ne sait pas trop où. tiens à la réflexion où vont ses paroles. et les paroles de on. on essayait de dire quelque chose au début. un petit quelque chose qui tienne la route. un rien qui éveille l’équipe des x. on s’entend. on s’écoute. parler fait du bien à on. on se croit bien intelligent un moment. et en fait on dit toujours la même chose. création nulle zéro pointé. sur vingt allez on met quand même la moyenne parce qu’on essaie de faire de l’humour. humour moisi de réunion. l’humour de quand on est fatigué voilà. fatigue d’entendre x1 qui a toujours quelque chose à dire. comme xetc le nouveau venu qui était déjà venu. ce qu’ils sont longs à expliquer. ce qu’ils sont tragiques dans leurs explications incompréhensibles. on met toujours dix minutes à décoder leur langue. des sigles des gens inconnus des oublis des confusions du flou. oh que oui la réunion est floue. on ajoute du flou au flou un peu par petites touches et ça fait du bien. sauf qu’on ne pige rien. mais qui s’en fout. on compte les tours. en fait un par séance. 52 semaines. 47 de travail. moins quelques unes loupées. ça fait un 45 tours par an. une belle chanson à la fin de l’année. un refrain monotone. et le chargé de pévé. parce qu’on garde une trace du rien. toujours. au cas où on ou les autres se mettent à vouloir se remémorer cette grande expérience de poésie orale. rendez-vous réunion j’ai vu je pense que on devrait ou pas le site les congés. un magma de vie de bureau. même regarder dehors est désespérant. l’espoir faut pas y penser. on y pense pas faut être sérieux faut pas penser du tout ou pas trop. la salle elle est presque devenue trop petite pour toutes ces têtes bien pendantes. de quatre à douze x l’équipe grandit le tour d’horizon est de plus en plus long. au bout du xème on décroche on lâche tout on saute sans parachute. tellement c’est long long mais long. ferme ta gueule c’est tout ce qui vient à l’esprit au bout d’une heure de chute verbale. la décroissance des activités ne devrait pas être seulement économique. il faut réduire l’activité parlante. l’activité de bavardage pour tout et rien. faisons des économies de signes verbaux. une question. pas de réponse. on n’a rien à dire. ne disons rien. quelle belle économie pour tous. si même une réunion pouvait se passer debout sans rien dire. un signe de tête. un clin d’œil. un mouvement d’épaule. pas plus. quelques mots pour terminer. quel pied. quel repos. on éviterait les fautes de goût. les fautes de français. les fautes de frappe. les fautifs et les faussaires. on s’éviterait une gastrite rien qu’en ne les entendant plus. on s’éviterait l’envie d’une baffe dans la gueule pour faire taire l’autre avec son accent d’on ne sait pas où. qui ne comprend rien n’a rien à dire et parle tant. on serait bien en fait. on serait sur un ton juste. une bonne longueur d’onde avec soi-même. un peu avec les autres aussi. et avec le pigeon qui est dans son nid à la fenêtre. et qui nous regarde avec son air con de pigeon. et qui se dit qu’ils sont cons ces humanoïX.

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