Libr-critique

22 mars 2020

[News] News du dimanche

Dans cette spéciale : après un Edito de circonstance, de drôles de Libr-brèves et une ingénieuse Libr-(ré)création…

 

Edito /Fabrice Thumerel/

Face à l’innommable, toute littérature fait-elle le poids ? Assurément pas ces journaux coronavirussés où il est question de vaines préoccupations de nantis. (Les grands-écrivains dominants du siècle dernier donnaient dans l’exotisme, le voyage, les expériences gratuites ; les actuelles têtes de gondoles des grands-éditeurs nous offrent au rabais le repli nombriliste).

L’exception cuculturelle française ne fait du reste pas le poids : le circuit de production-distribution de livres est quasiment à l’arrêt (voir l’article récent de Guillaume Basquin). À croire qu’il est plus contagieux de toucher les livres que les denrées alimentaires… De toute façon, les livres ne constituent nullement une nécessité première, n’est-ce pas.

Heureusement, certaines plateformes commerciales ou de libraires indépendants présentent encore certains livres ou leur version numérique (Decitre, Les Libraires.fr, Place des libraires, FNAC, La Librairie.com…). Et il reste le riche catalogue de nos amis de Publie.net : parmi les titres plus ou moins récents, mentionnons L’Homme heureux de Joachim Séné ; Virginie Gautier/Mathilde Roux, Paysage augmenté ; Laurent Grisel, Journal de la crise, 2008… Ou encore, qui vient de paraître, Christophe Grossi, La Ville soûle , qui nous emmène de Paris (« Métropismes » et « Notes du dehors ») à Berlin et Barcelone, nous offrant en outre une « promenade littéraire, musicale, artistique et cinématographique ».

C’est dire que LIBR-CRITIQUE, même à court de Libr-événements, entre dans une période d’intense activité, comme on dit d’un volcan : nous allons vous proposer non seulement des lectures passionnantes – quels qu’en soient les supports –, mais encore des libr-créations et libr-réflexions à goûter et méditer – sans oublier de libr-zigzaguer de site en site et de blog en blog.

 

Libr-brèves

♦ Deux très bonnes nouvelles dans cette ambiance anxiogène.
1. L’armée américaine a annoncé avoir testé avec succès un prototype de missile hypersonique qu’elle espère déployer dans les cinq ans pour concurrencer des armes similaires développées par la Chine et la Russie.
2. L’Eglise catholique a décidé d’accorder, sous certaines conditions, « l’indulgence plénière » ou pardon des péchés aux croyants frappés par le Covid-19. /Jean-Michel Espitallier/

♦ CUHEL, Tourbillons absurdologiques

Le libéralisme, c’est récolter le rien après avoir cherché et semé le plusx ; c’est abandonner la recherche pour mieux trouver le Néant ; c’est libérer l’état de ses responsabilités pour les offrir en fardeaux aux vovotants-consuméristes ; c’est virer des lits dans les hôpitaux pour faire place aux virus ; c’est étendre aux hôpitaux le tri sélectif pour faire de la place ; c’est libérer des flics dans les rues pour répandre la Bonne-Parole ; c’est libérer les humoins de leur fardeau existentiel…

La fRANCE est la 7e puissance économique, donc elle p(and)énurique.

Il faut tousser dans le coude pour mieux se saluer : c’est ainsi qu’on s’allie en fRANCE, où l’on a les coudées franches.

En fRANCE, le travail rend libres ceux qui n’ont pas le choix.

En fRANCE, la liberté c’est se mettre sur orbite, les yeux exorbités, dans son propre quartier, avec à la main un pis-aller.

En fRANCE, lorsque le personnel de santé manifeste pour plus de moyens, on emploie les grands moyens : le pouvoir les salit et les CRS les accueille ; mais lorsque ça sent le cercueil par manque de moyens, on trouve le moyen de les enrôler comme moyens, et le président les salue !

En fRANCE, on a du bon sens, mais ça n’a pas de sens.

La fRANCE arbore l’exception culturelle, mais la mort cruelle ne fait pas d’exception.

La fRANCE a viré ses tests pour donner du lest au virus.

En fRANCE, tests de dépistage, tests d’apprentissage, même combat : vive le PIS-Aller !

En fRANCE, on n’a pas de masques, mais on avance masqués.

En fRANCE, on a des banderoles, mais on n’a pas d’idées.
En fRANCE, on a des casseroles, mais on n’a pas d’idées.
En fRANCE, on a des véroles, mais on n’a pas d’idées.

Libr-(ré)création

Marcel Navas, MOTS CROISÉS INSOLUBLES
Problème n° 1

Horizontalement

  1. Avec elle c’est toujours la même chose, il faut qu’elle fasse remarquer son indifférence. – II. Plus ça dure et plus ça ramollit. Se fâche tout rouge sans changer de couleur. – III. Bien sûr qu’il était un homme d’expérience ! Preuve de mauvaise foi. – IV. Elle fait ce qu’elle peut et défait davantage encore. À la pointe du combat. Tout en délicatesse. – V. Il faut le boire cul sec pour connaître ses vertus aphrodisiaques. – VI. Pas du genre à se laisser faire, ni à repasser. Agent de texture recommandé aux écrivains dispersés. Il s’imagine qu’il impressionne. – VII. Publicité pour la duplicité. Rattrapage nocturne. - VIII. Pièges à oiseaux. Compliment bien mérité après une interminable série de blâmes. – IX. Sablier impérissable. Clôture des contes. - X. Absences répétées et finalement définitive. Nom usuel des anonymes. Artisan d’un projet irréalisable. – XI. Marques d’affection indélébiles. – XII. Aveugle aux beautés de la peinture, et sourd par dessus le marché de l’art. Dans le cadre du jeu et pourtant hors sujet.

Verticalement

  1. Douleur que seule guérit une longue habitude de la souffrance. – 2. Cet argument serait solide s’il n’avait le défaut d’être liquide. – 3. Il a brillé longtemps par son absence d’esprit puis s’est éteint. – 4. Facilite le divorce des vieux couples italiens. Méandres de la pensée. – 5. Ne peut survivre qu’au prix d’une baisse de revenu. Se donne des airs d’hôtesse. Puissant par sa capacité de nuisance. – 6. Cette manie qu’il a de violer les consciences ! – 7. Meuble d’angle sans grande utilité. Gourmandise jamais punie. Association d’idées sans autre but que récréatif. – 8. Aptitude à passer inaperçu sans pour autant disparaître. Fait le plein avant de vider son sac à malices. Du gaspillage mais pas pour tout le monde. – 9. Elles sont mises en scène ou alors mises en boite. – 10. Remplace avantageusement le remplaçant défaillant. Forme d’ennui à plein temps. – 11. Individu qui joue aux dominos avec sa mère et aux abdominaux avec sa femme. – 12. Lettres retournées à l’envoyeur avec promesse de correction.
Marcel Navas est critique d’art privé et collectionneur. 
Il propose ici des mots croisés qui durent longtemps.
Pour lutter contre la déprime, pour gagner du temps…

 

 

17 décembre 2019

[Texte] Cuhel, Retraitement du travail (extrait de « Une tRouée d’R dans l’aire du temps)

[À lire, l’un des derniers textes de CUHEL : « Hymne à la POHÉRÉSIE »]

CHÔMAGE.

C’est comme la Dette ou le Trou-de-la-Sécul : formidable pour bien tenir son monde !

Le chômage est systémique : la fabrique des inégalités produit des non diplômés, et les diplômés ne fabriquent pas forcément de bons petits soldats qui marchent pour le Marché, et le Marché fabrique des raisons que la raison ne connaît pas.

Le chômage est systémique : le hic est donc à trouver du côté des chômeurs.

 

CQFD.

Le chômage frappe lourdement les plus-de-50 ans, donc on rallonge la durée de cotisation pour une retraite à 64 ans.

L’espérance de vie en bonne santé est inférieure à 64 ans, donc on recule l’âge de départ à la retraite : en fRANCE, on aime la Bérézina !

 

ESPÉRANCE DE VIE. 

L’espérance de vie augmente, donc il faut travailler plus et partir plus tard à la retraite.
La retraite coûte cher, il y a trop de retraités – ces assistés !

Le travail c’est la santé. Mais la santé de l’entreprise ne supporte pas les plus-de-50 ans. Il faut donc travailler plus pour être au chômage. Le chômage, c’est bon pour la santé, ça augmente l’espérance de vie. Et quand l’espérance de vie augmente, il faut travailler plus. Et partir plus tard à la retraite.

Et comme l’espérance de vie en bonne santé ne dépasse pas 64 ans, on augmente le Trou-de-la-Sécul.
Et pour combler le Trou-de-la-Sécul, il faut cotiser plus.
Et pour cotiser plus, il faut travailler plus.
Et pour travailler plus, il faut être en bonne santé.
Et pour être en bonne santé, il faut travailler moins.

Pour combler le Trou-de-la-Sécul, il faut rembourser moins.
Et si on rembourse moins, on se soignera moins.
Et si on se soigne moins, on sera en moins bonne santé.
Et si on est en moins bonne santé, on coûtera plus.
Et si on coûte plus, on augmente le Trou-de-la-Sécul.

La question cruciale à traiter est donc celle-ci : combien de temps allons-nous encore financer ces Trous-du-cul de retraités ?

20 octobre 2019

[News] News du dimanche

Avant vos Lib-événements de fin octobre/début novembre (Cécile Portier, Charles Pennequin, Michel Deguy, Éric Chevillard…), une recette particulière avec le duo satirique Cuhel/Heirman… Puis votre Libr-8 suivi de la rubrique « En lisant, en zigzaguant »…

UNE satirique :
La recette de la semaine : une blanquer-de-veau (CUHEL/HEIRMAN)

N’en déplaise aux blanquer-dévots, voici la recette de la blanquer-de-veau…

Dans un saladier de technopicrate, verser

  • une pincée d’épices
  • une cuillerée de malice
  • une poignée d’injustice
  • une louche d’économie(s)
  • une charretée d’avanies
  • une volée de n’importe quoi
  • une overdose de mauvaise foi
  • un mix / une mixture de neuronique et de numérique…

Et le (vilain) tour est joué !

Libr-événements

► Cécile Portier, dont on connaît l’admirable site Petite Racine, sera en résidence à Marseille du 21 au 25 octobre 2019 dans le cadre des micro-résidences d’Alphabetville.

« Mais je ne parlerai pas de politique. Non. Non. Non. Je parlerai de ce qui nous échappe. De ce qui fait que nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, et que nous glissons inexorablement le long de la réalité. C’est une réalité qu’on ne peut appréhender avec les méthodes ordinaires » (extrait de « Faux plat, cartographie par la fiction de nos espaces politiques », AOC, 2018).

♦ Le jeudi 24 octobre à 18h30, Faits divers avec Cécile Portier, café-librairie la Salle des machines, Friche la Belle de Mai (41 rue Jobin 13003 Marseille).

Dans le cadre de sa résidence, Cécile Portier présentera « Plusieurs », un texte inédit, publié spécialement dans la revue La première chose que je peux vous dire aux éditions de La Marelle, en partenariat avec Alphabetville. Lecture et échange autour du texte. Entrée libre. Revue : 2 €.

► Jusqu’au 30 octobre

► Vendredi 25 octobre à 20H, Poètes en Résonances (75018) :

► À la Maison de la poésie Paris :

Libr-8 (septembre-octobre 2019)

► Jean-Michel CORNU DE LENCLOS, L’Abysinienne de Rimbaud, Caen, éditions Lurlure, 296 pages, 22 €.

► Sylvain COURTOUX, L’Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir, Les Presses du réel / Al dante, livre de 362 pages + CD, 27 €.

► Alexandre DESRAMEAUX, Saut fixe, Atelier de l’Agneau (33), coll. « Architectes », 78 pages, 16 €.

► Ariane JOUSSE, La Fabrique du rouge, éditions de l’Ogre, 128 pages, 14 €.

► Julien LADEGAILLERIE, Lacrymogenèse, Les Presses du réel, coll. « PLI », 72 pages, 10 €.

► Daniel POZNER, Défense, illustration, impatience et épluchures de la langue française, ibid.

► Sébastien RONGIER, Alma a adoré. Psychose en héritage, Marest éditeur, à paraître le 22 novembre, 176 pages, 19 €.

► Jean-Philippe TOUSSAINT, La Clé USB, Les Éditions de Minuit, 192 pages, 17 €.

En lisant, en zigzaguant…

► « Il faudrait pour connaître la vie et se connaître soi-même être toujours en train d’écrire un récit parallèle (pour disloquer l’ordonnance & et arracher cette pseudo-transparence, la dépouiller – cette opacité qui sonne et trébuche dans le fin fond du moindre mot / chaque mot est une tour pleine de combattants) • de ratures qui laissent lire ce qui peut les oblitérer (un texte qui est à la fois très ressemblant, un texte qui est à la fois tout autre (pratique + événement du ré-agencement – ce jeu qui introduit du possible dans l’impossible) • et tout ceci renvoie, répercute, cite, propage son rythme sans mesure » (Sylvain Courtoux, L’Avant-garde, Tête brûlée, Pavillon noir).

► « Psycho ne produit pas seulement un effet cinéma dans le monde du cinéma. Les bouleversements sont profonds pour de nombreux artistes contemporains qui réfléchissent à la production des images à partir de leur expérience de spectateur. L’enjeu de la notion de « cinématière », développée dans un précédent essai, est de penser le cinématographique comme un matériau qui serait passage et déplacement, une tension qui déborde le champ cinématographique » (Sébastien Rongier, Alma a adoré, en librairie le 22 novembre, p. 137).

► « Des génies, au portail ? Derrière, sérail toi ! La faim, bander. La mort : gargantuesque. Hé oh ! Marcello ! stronzo ! bello !, braguette, ta plaie, pédale, tais, sexe !, mais mort, moteur, marrant, devant ? Démarre ! Démarre ! En tigre, blanchi de glace, rugis, bondis : pile mort, et face : tes non ; et vit, de neige, de nuit, d’été,
Ne plus, baiseras, jamais, tu plus ! » (Alexandre Desrameaux, Saut fixe, p. 15).

18 mars 2018

[Texte] CUHEL, Hymne à la POHÉRÉSIE

C’est avec ardeur que CUHEL fête la fin de ce 20e Printemps de la poésie qui pour le moins défraie la chronique… Place à la "Foire aux vanupoets" !

Voici la saison

des pâmoisons

devant les arcs-en-ciel à minuit

les hardeurs à midi

la POHÉRÉSIE est une pute

 

voici

l’étang où s’réveillent les piètres zozos

  réveillonnent

s’révolutionnent

pour faire leur tour de fange

 polis aèdes esquintés

 envasés dans la clapœtzi

 

au top des lyres

pro-fées hâtiques

des poltrons minets

tout k®hotés

beaux brins de pus gai

beaux brins de taons

adeptes de la pœtmanie

font cuicui

au bal Mumusette

 

 

 

 prends ta défroque d’albatroc

troce

troche

 

pour faire la manche honorable

 

 ta dépouille d’archipiètre

pour léchouiller l’appeau&s’prit

 

 ton déguisement d’immondain

pour déverser

tes immondices dans la fossepublique

 

 

AVEC LE PRINTEMPS LA POHÉRÉSIE VIENT À VOUS

 

 

pœchie flash                         tapez 1

pœchie crash                        tapez 2

pœchie trash                         tapez 3

 

pœchiethérapie                    tapez 1

ludopœtzi                             tapez 2

libidopœtzi                           tapez 3

 

(hein partouze ?

oui tous purin !)

pœtzipartouze

pour les barbouzes

 

pœscie en promo pour votre bachot

vos réchauds

vos textos

vos libidodos

 

pœchie ennettée

encygnée

enkystée

enkitée

 

pœscie métrée pour métro

chronométrée pour vidéo

 

pœtic potage

garanti sans tache

pœtzischole

100% pure colle

pour les rances du col

 

 

AVEC LE PRINTEMPS LA POHÉRÉSIE VIENT À VOUS

 

 

prends

ton bâton d’pèle-reins

 

ton scalpel à rimes

 

ton zèle&frime

 

ton pœtappeal

 

ta pœtprose de posateur

 ta pose de pœteur

 ton poêle-à-grattin

 ton bottin-à-gratter

 ton prêt-à-enthousiasminer

c’est l’juste prix pour être ânathomisé et

 hantholorigolisé

 

suis les alizés

les hallalis

l’alibi zélé fait le printemps

 

 

AVEC LE PRINTEMPS LA POHÉRÉSIE VIENT À VOUS

 

 

voici

l’étant du pœt qui s’la pète

superspringphœnix

superassuretourix

proversion amuseleurre putblik

VRP = versidangeur réputé pœtblik

= verbonabab de rapacité putblik

= véritable retspublicancanpœt

= véritable rampant pœthétik

= véritable rat de pœthèk

= vieux routard pœtic

= etc.

 

salve

bourgeonnante

bourdonnante

       salve pœta

et son alphabêta

(ç’a de l’avenir

de pœt tire-lyre)

 

pœtaradante

ses jantimomies Þ

lumière/ténèbres

 

 

sève primesautière

de vigie altière

traîne-litière

 

bonheur/malheur

blanc/noir

etc.

 

 

 

  ses antiquincailleries

 

 

faut

  pour faire charrière

faire machine arrière

  ses antiques âneries

  sa pœscie des 4 élédéments

   de charlatan

 

 

 

Foire aux vanupœts

 

le softpœt     est   videur    d’idéhots

le worldpœt  est   vendeur d’idéhaux

recycleur de chutups & de perfs fort rances

 

 

 

Foire aux vanupœts

 

avis aux

ah vice !         O

 

 

 

pœtloustics

pœtmoustics

pœtchics

pœtchiqueurs

pœtchicaneurs

pœtcholéreurs

pœtcollateurs

apœtasieurs

pœtagueurs

pœtrockeurs

pœtfrimeurs

pœtfoireurs

pœtsalonneurs

pœtslameurs

 

pœtcloneurs

pœtcrawneurs

pœtcrameurs

pœtrateurs

pœtdérateurs

pœtrappeurs

pœtdérapeurs

pœtdémarcheurs

pœtmarketeurs

pœtdébloqueurs

pœtblogueurs

pœtblagueurs

pœtposeurs

pœtrazeurs

pœtarnaqueurs

pœtréchauffeurs

pœtplastronneurs

infopœteurs

nymphopœteurs

pœtsloglandeurs

pœtsniffeurs

pœtspoteurs

pœtspéculateurs

pœthésaurisateurs

pœtrimailleurs

pœtmétreurs

pœtniqueurs

pœtscieurs

pœtchieurs

pœtloveurs

pœtlibidineurs

pœtouzeurs

pœtvideurs

pœtvidangeurs

pœtnécroseurs

pœtnévroseurs

fastpœteurs

self-made-pœteurs

 

4 février 2018

[News] News du dimanche

En ces premières NEWS de février, ne manquez pas l’Actu vue par Cuhel/Heirman ; le livre de la semaine : Beurk, Le Salariat pue… Et nos Libr-brèves : AOC, Festival Bruits de Langues…

L’actu vue par CUHEL/HEIRMAN

Grand Président sur son foudre perché
great talker great crooner débiteur d’homélie-mélo
veut rendre plus humaine la mondialisation

Plan A : obliger 120 000 fonctionnaires à partir volontairement de leur plein gré.

Plan B : réforme économique du lycée = – 20 000 postes.

 

Plan Q : les dominants prennent le droit d’homonculiser de leur plein gré les dominés.
Plombé le ministre X ?

Le livre de la semaine

Ruez-vous sur le livre de Beurk, Le Salariat pue, Caméras animales, février 2018, 84 pages, 10 €, ISBN : 978-2-9520493-6-8.

Extrait : "tu peux te démonter, te pendre, te foutre la tête dans la gazinière, te balancer par la fenêtre, ça t’as droit possible, autorisé. ça fera de la place pour d’autres numéros de ton espèce. on peut te remplacer vite fait et pour moins cher. c’est pas ce qui manque les chômeurs, la chair à ordres, économies. merdef. death."

Libr-brèves

â–º Il faut vraiment essayer d’aller voir du côté du nouveau journal indépendant lancé par Sylvain BOURMEAU : AOC = Analyse Opinion Critique

â–º De l’humanité de l’humain dans les arts : du 5 au 7 février à Aix-en-Provence

Intervention de Colette Tron et Patrick Portella sur le thème "Le divers du monde, ou des poétiques et politiques de l’altérité", dans le cadre des journées thématiques organisées par le laboratoire PRISM/CNRS, l’Ecole supérieure d’art d’Aix, COMUE Paris Lumières Qu’est ce que l’humain ? Qui est-il ? Comment le rencontre-t-on ? Comment faire sa connaissance ? Les arts et les artistes peuvent-ils nous guider vers "l’humanité de l’humain" ? Peuvent-ils nous dire sa valeur, ses enjeux ?

â–º Du 5 au 7 février : Ne manquez pas le Festival Bruits de Langues organisé par l’Université de Poitiers !

 

1 janvier 2018

[Chronique] Libr-Nouvel AN

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , , — Fabrice Thumerel @ 22:00

LC vous éclaire pour l’An neuneuf avec le poète CUHEL et le dessinateur Joël HEIRMAN… Plus que jamais, soyons libr&éthiques, libr&critiques – car, ce qui est sûr : « la littérature tout entière ou ce qu’on fait passer pour n’est plus qu’une somme de clichés navrants ; au diable l’écriture "démocratique" et tout le blabla qui l’entoure, on connaît la chanson, merci ! » (Stéphane Vanderhaeghe, À tous les airs, Quidam, 2017, p. 44).

CUHEL : Vive l’An Neuneuf

Dans l’ordre : comptes de Noël ! (C’est important, ça, l’ordre… plus que ça qui compte… Tous les hunains marchent à l’ordre : on n’arrête plus le Progrès…).

Bigre de ConnardTM
Amuse-Bouche-en-chœurTM

Cuistres d’Arnaque-consTM

Chapon melon et hottes de cuirTM
Mottes de Sept-pieuxTM

Embûche glaçanteTM
Embouche-un-conTM

Après les comptes de Noël, les contes de l’An Neuneuf, neuneuf pap bien en ordre : meilleurs vieux, vœux au pieu… Nouvelle Ânerie, strausseries et nunucheries… L’An Neuneuf et ses Bêtisiers : l’e-monde est devenu un Big-Bêtisier ! Rétrospective 2017 = les-événements-qui-vous-ont-marqué-en-2017 ? Rien de spectaculaire, bande de

1. La Planète va de l’avant, c’est clair, tout droit dedans…

2. Le seul Progrès : celui des inégalités…
Lieber tué – Inégalité – Fraterniqué…

 

Le petit Michel-Serres démasqué…
Un naintellectuel, ça sert à quoi ?
(Dessin de Joël HEIRMAN, texte de CUHEL)

La chose est entendue : est réac quiconque ose comparer le présent au passé, et surtout s’il préfère tel ou tel aspect de ce dernier. Ringard, passéiste, en un mot "has been", tout olibrius qui, chiffres et arguments à l’appui, met en garde contre les dérives de l’ultra modernité, refusant de donner dans les prophéties et fariboles des éclaireurs de l’humanité en transe et de la transhumanité qui, du haut de leurs ziggourats high tech nous promettent un avenir radieux :

Heureux les cœurs durs
car ils seront Dieux
Heureux les Hommes-Dieux
car ils règneront sur la Nature

Nul hic
Nul réchauffement climatique
pour Celui qui maîtrisera la mort comme la météo
Et si changement climatique il y a
ce sera bon pour le fric !
Sus aux Pôles !
Et si ça tourne mal sur Terre
on ira voir Ailleurs
Et si les Hunains vont cahin-caha
vive les IA !
Et si les Hunains vont à hue et à dia
on en fera des Transhunains !

À près de 90 ans, M. Michel Serres, académicien de son état, veut montrer aux gogos qu’il n’est pas encore gaga. Muni de sa panoplie de naintellectuel, il s’attaque à un cliché : "C’était mieux avant !" Rien de plus facile pour lui, et ça pourrait lui rapporter gros, comme d’habitude : rien de tel pour combler les Belles-Âmes ! Quoi de mieux pour les Grands-Ânes !

Rien ne sert d’être en avant et en garde
quand on est nimbé de vert
on prend garde
on va de l’avant
on se met en avant
et on est au chaud pour l’hiver…

16 octobre 2016

[News] News du dimanche

Avant que de revenir sur la polémique du Nobel de littérature dans une chronique appropriée, voici la Libr-humeur de CUHEL… Suivent nos Libr-événements : RV avec Julien d’Abrigeon ce mercredi, puis à la Maison de la poésie vendredi soir autour de Spoon River.

 

Libr-humeur /CUHEL/

Il le fallait, Dylan.

Et pourquoi le fallait-il ? Pour faire la nique à Philip Roth… faire le buzz auprès des endormis… Faire plaisir aux membres du jury : vous comprenez, ils sont de la même génération, vieux mytheux, faut les comprendre… Et même Antoine Compagnon, le lendemain sur la ROC (Radio Officielle de la Culture), de confirmer : faut les comprendre… lui qui a fait un bout de route avec eux, il les connaît, il les comprend… Lui l’Antimoderne il comprend le post-postmoderne : faut bien jeter un pavé dans la mare – qu’est-ce qu’on se marre ! -, faut bien touiller dans la marmite des valeurs établies, vive le métissage, le grand brassage du Bric & du Broc… et vive le cap’tain Ad Hoc !

Pour faire braire les Finkielkraut et consorts, certes. Mais aussi les ZinzinActuels, docteurs ès sciences des vents, qui rejettent les z’akadémismes : c’est vrai quoi, faut sortir du livre, faut dépoussiérer la-littérature… Le prix Nobel de littérature doit être hors littérature, c’est sa raison d’être… Et puis d’abord, c’est quoi la "littérature" ? Quelque chose qui ne se vend même plus… Le jury du Nobel n’allait quand même pas inventer un prix du meilleur songwriter… Faut lutter contre les archaïsmes et les conservatismes, éradiquer de la littérature ce qu’il lui reste de littérature, comme il faut débarrasser le libéralisme de toute liberté individuelle et l’humanisme de toute trace un tant soit peu humaine…

 

Libr-événements

â–º Mercredi 19 octobre à 19H30, Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) : rencontre avec Julien d’Abrigeon pour son dernier livre – que nous présenterons très bientôt sur LC -, Sombre aux abords (Quidam éditeur).

â–º Vendredi 21 octobre 2016, Maison de la poésie Paris, 20H.
Dans chacun des 243 poèmes de Spoon River Anthology, chef-d’œuvre de la poésie américaine dont on fête le centenaire, s’exprime un mort inhumé dans le cimetière du village, révélant ses souvenirs, rancœurs, désirs… Ce chœur des passions et des caractères valut un immense succès à son auteur Edgar Lee Masters, encensé par ses pairs comme un nouveau Whitman. Les récits distillés dans le recueil dessinent une petite société de l’Illinois au tournant des XIXe et XXe siècles, microcosme de l’humanité.

Célèbre dans le monde entier, Spoon River a connu en France deux traductions, par Kenneth White et Michel Pétris puis Patrick Reumaux, épuisées. La présente version, signée de la nébuleuse Général Instin et parue aux éditions Le nouvel Attila collection Othello, se veut la plus fidèle à l’original. Mais ce livre est davantage qu’une traduction : des cahiers à part proposent des cartes ainsi que des poèmes ajoutés, esquisse d’un cimetière universel.

http://www.lenouvelattila.fr/spoon-river/
Lire l’article de Lise Wajeman sur Mediapart : un trésor poétique exhumé, https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300916/spoon-river-un-tresor-poetique-exhume et l’enthousiasme du Triangle masqué, blog de libraires http://letrianglemasque.blogspot.fr/2016/07/spoon-river-catalogue-des-chansons-de.html

Avec François Athané, Patrick Chatelier, Antoine Dufeu, José Morel-Cinq-Mars, Cécile Portier, Lucie Taïeb, Benoît Virot & Frank Williams (musicien).
Soirée proposée par remue.net en partenariat avec la Scène du Balcon et la Maison de la Poésie de Paris.

La soirée se terminera avec la dégustation d’une cuvée spéciale Spoon River du domaine de l’Ostal (Lot).

Tarif : 5 € / adhérent : 0 €

Réserver : http://www.maisondelapoesieparis.com/events/spoon-river-dedgar-lee-masters/

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