Pierre Jourde, C’est la culture qu’on assassine, Balland, 2011, 288 pages, 18,90 €, ISBN : 978-2-35315-098-4.
"Nous pouvons nous élever au-dessus de la spécialisation et du philistinisme dans la mesure où nous apprenons à exercer notre goût librement" (Hannah ARENDT, La Crise de la culture, cité en exergue par l’auteur).
Ce livre regroupe en sept parties ("Les Médias", "L’éducation", "L’Université et la Recherche", "La Politique culturelle", "Vie culturelle", "Livres et écrivains" et "éthique et littérature") 44 chroniques parues pour la plupart en 2009-2010 sur un blog ("Confitures de culture") hébergé par le site du Nouvel Observateur, Bibliobs, dirigé par Grégoire Leménager.
En ce jour d’action pour défendre le sort de la culture en France, et en particulier les conditions de création et de réception du spectacle vivant, exceptionnellement nous vous proposons trois livraisons : une mise au point qui fait écho au dernier numéro du magazine artistique Mouvement, un article sur la réédition de la première pièce – ô combien contestataire – de Valère NOVARINA, L’Atelier volant, et le deuxième volet de CUHEL, "Vive la crise !"

Il nous semble important de relayer ce message de Patrick Cahuzac, le responsable éditorial d’Inventaire/Invention (maison d’édition + site), structure mise en danger par le désinvestissement de l’État. C’est important parce que nous apprécions à sa juste valeur ce lieu de création devenu crucial, mais aussi pour la survie même de bon nombre de structures culturelles.