Libr-critique

28 février 2021

[News] News du dimanche

On découvrira en UNE le programme à venir de Metaclassique, conçu par David Christoffel, puis les « Nouvelles aventures d’Ovaine » (Tristan Felix) et nos Libr-brèves… Mais d’abord un édito libr&critique de circonstance…

 

ÉDITO : En Marche Hunique… (2)
/CUHEL, Heirman et Thomas-Roudeix/ 

Voici les dernières analyses de l’Observatoire des Forces néo-libérales (FNL) en fRANCE.

1/ Pour que les Marcheurs aient un maximum de Suiveurs – comme au Bon-Vieux-Temps ! –, il faut et il suffit de faire diversion et de crier haro sur un baudet quelconque : sous Pétain, ce bouc-émissaire se nommait judéo-bolchévisme ou judéo-maçonnerie ; aujourd’hui, il s’agit de l’islamo-gauchisme.
Telle est la panoplie rhétorique de tout Pouvoir Autoritaire (PA).
La seule Éducation nationale qui marche d’ailleurs en fRANCE, c’est la pédagogie du gouverdément : vive la néo-maïeutique, cet art de coucher les esprits à tout prix.

La question est simple : Pourquoi ça marche ? Quelle sécurité les sujets de Micron 1er croient-ils obtenir pour sacrifier à ce point leurs libertés ? Quelle Égalité croient-ils obtenir pour renoncer à ce point à la Fraternité ?

2/ À quel degré d’infantilisation les sujets de Micron 1er sont-ils parvenus pour croire à sa Toute-Puissance ? Il faut dire qu’on n’arrête pas le Progrès : le pouvoir magique du souverain ne s’attaque plus aux écrouelles, mais aux virus. Micron 1er est notre Grand-Pseudémiologiste ! Il faut dire que Micron 1er est un Grand-Magicien qui manipule avec une grande dextérité choses et chiffres.

© Bernard Thomas-Roudeix

3/ Pour ses excès, le monde en-saignant sera soumis au programme « PUNIR & SURVEILLER », qui lui infligera les dix plaies d’EGIPT (Enseignement = Gauchisme & Islamisme Pour Tous).

  1. Les en-saignant, ex-professeurs, devront désormais suer sang et eau pour éduquer les sauvageons poussés selon la méthode GAFA (Gavage à l’Animosité, aux Fakes et aux Amuseries).
  2. Les en-saignant, ex-professeurs, devront désormais assumer leur liberté d’expression et de manifestation : le Corps des Indomptables Crapauds (CIC) veillera au Respect de l’Ordre.
  3. Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais inscrits systématiquement aux stages de l’organisme « Un pays qui se tient sage ».
  4. Les en-saignant, ex-professeurs, sont désormais promus au grade de GAC 40 (Grands Animateurs Cuculturels avec moins de 40 élèves par cours).
  5. Les en-saignant, ex-professeurs, comme tous les autres membres du cheptel étatique hormis les chiens-de-garde, seront désormais labellisés et pucés.
  6. Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais inscrits systématiquement au FIS (Fichier des Individus Suspects) après avoir souscrit au Devoir de Soumission (DS).
  7. Les en-saignant, ex-professeurs, bénéficieront désormais d’équipements, de primes et revalorisations inscrits au Registre des Calendes Grecques.
  8. Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais soumis au régime des TAS (Tracasseries Administratives Sophistiquées), auxquelles ressortissent les PIP (Programmes In Progress).
  9. Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais soumis à la Loi RAR (Retraite au Rabais).
  10. Les en-saignant, ex-professeurs, seront désormais envoyés sur le Front Sanitaire (FS) avec le zèle pour seule arme.

© Joël Heirman

UNE : Metaclassique de David Christoffel

On (re)découvrira l’extraordinaire Metaclassique, conçu par David Christoffel, dont voici le programme en mars :

Mercredi 3 mars 2021 – Metaclassique #109 – Rattraper

Pendant la dictature franquiste, la vie musicale a bel et bien continué. Si certains compositeurs sont quelquefois taxés d’avoir collaboré, leur position est souvent plus ambivalente. En privilégiant une reconnaissance internationale, ils ont pu épanouir leur musique en s’approchant des musiciens des grandes capitales musicales européennes, mais en imaginant l’Espagne en retard par rapport à elles. Entretien avec Igor Contreras, auteur de « Tant que les révolutions ressemblent à cela… » L’avant-garde musicale sous Franco aux éditions horizonsd’attente et Jean-Noël von der Weid qui a publié Luis de Pablo, bâtisseur d’essentiel chez Aedam Musicae.

Mercredi 10 mars 2021 – Metaclassique #110 – Mouiller

Objet de fascination musicale et de curiosité scientifique au siècle des Lumières, l’harmonica de verre sert aussi bien à encenser Franklin qu’à condamner Mesmer. Là où la musique au doigt mouillé porte des sons cristallins qui charment salons et loges maçonniques, elle cristallise des théories plus ou moins rationnelles sur les effets des sons sur l’organisme. Rétrospective historique des grandeurs et misères de l’instrument avec Mélanie Traversier qui signe aux éditions du Seuil, L’harmonica de verre et Miss Davies.

Mercredi 17 mars 2021 – Metaclassique #111 – Mirer

Symétriques face au clavier, les deux mains du pianiste sont en miroir l’une par rapport à l’autre. Mais quand il se regarde dans le miroir de la loge avant d’entrer en scène, le pianiste peut se regarder de travers, avec une attention particulière pour son profil droit, le seul qu’il va montrer au public. En miroir, le pianiste Alexandre Tharaud et le poète et compositeur Jacques Rebotier se prêtent au micro de Metaclassique à des souvenirs partagés, des lectures de textes en miroir et un blind test de musiques renversées.

Mercredi 24 mars 2021 – Metaclassique #112 – Mensualiser

Pour entrer dans le printemps, Metaclassique traverse les douze mois des Saisons de Tchaïkovsky en compagnie de deux interprètes. De variations poétiques sur les dictons saisonniers en débats sur la puissance tchaïkovskienne de l’héroïne Martine ou la difficulté à être l’homme du mois quand on travaille à trois entre le violoniste Boris Borgolotto et le violoncelliste Marc Girard Garcia qui, avec le pianiste Ian Barber, forment le Trio Zadig.

Mercredi 31 mars 2021 – Metaclassique #113 – Claironner

La musique qui claironne veut sortir l’auditeur du sommeil. Elle veut aussi se faire entendre. Et les sirènes nous apprennent que le désir d’être entendu est solidaire du désir de se laisser bercer, attirer par l’oreille.  « La musique adoucit les moeurs qu’elle prépare à la guerre. » Entretien avec Philippe Beck, auteur du Traité des sirènes et de La Berceuse et le clairon (aux éditions Bruit du temps).

♦ On ne manquera pas d’écouter l’émission d’une heure, intitulée « Mordre », consacrée à Meta donna de Suzanne Doppelt.

 

Les nouvelles aventures d’Ovaine /Tristan Félix/

♦ A la petite aube, Ovaine herborise. Elle aperçoit bientot des herbes qui s’arrachent de là.

– Vous êtes folles ! Où allez-vous ?
– Où il fera bon vivre, le temps  nous est compté.

Elle les voit qui s’extirpent de la terre si dure et rampent en traînant leur robe de racines.

Montée en graine, Ovaine les escorte et, de peur qu’elles ne sèchent, les humecte d’un peu de rosée.

Son troupeau d’herbes est si grand devenu que les ovins, défrisés, cessent de brouter à leur passage.

Ovaine, épuisée par cette transhumance, n’ose caresser l’idée d’une tisane.

 

♦ Pour ne rien rater du spectacle du monde, Ovaine dépose ses yeux un peu partout et, le soir, les relève.

La pêche est miraculeuse: une huître dans les bras d’un poulpe, un duo de soles mineures, une course de pétoncles, parfois même un pêcheur endormi dans le ventre de son poisson.

Il arrive que sa vue se trouble: un duo d’huîtres court après le pétoncle qui s’endort sur le ventre du pêcheur.

Hum, c’est égal, Ovaine n’est pas difficile et tout passe à la casserole.

Au moment de déguster, elle hésite un brin : et si tout finissait dans le ventre du pêcheur ?

Alors, elle remet tout à l’eau et lance ses yeux encore plus loin.

 

Libr-brèves

► Actualités Annie ERNAUX :

– Un numéro des Cahiers de L’Herne est en préparation sous la direction de Pierre-Louis Fort.

– Le printemps prochain devrait voir enfin la sortie du film Passion simple (2020), de Danielle Arbid, avec Laetitia Dosch, Sergei Polunin, Lou-Teymour Thion. [Bande-annonce]

– Devrait ensuite paraître (automne prochain ?) L’Événement (2021), d’Audrey Diwan, avec Sandrine Bonnaire et Pio Marmaï.

– Enfin, un film documentaire est en cours de réalisation, de David Ernaux, à partir des films tournés en famille (en super 8 !) dans les années 70 – avec un texte écrit par Annie Ernaux elle-même.

 

â–º Du 1er au 5 mars 2021, Festival Bruits de langues à la faculté de Lettres et Langues de l’Université de Poitiers, dans la Salle des Actes. Les rencontres seront également retransmises en ligne sur UPTV.

Lundi : Contes et catastrophes
13h30 → Ouverture.
14h-14h30 → Lectures scéniques – extraits d’Ali Zamir et Natacha Appanah.
14h30-15h30 → Rencontre avec Ali Zamir.
15h30-16h30 → Rencontre avec Laurine Roux.
16h30-18h → Paroles de conteuses avec Michèle Bouhet & Monique Burg.
Mardi : Histoires vraies et jeu de rôle
14h-15h → Rencontre avec François Beaune.
15h-16h → Rencontre avec T.H. Gabriel.
16h-17h → Rencontre avec Frédéric L’homme.
17h → Jeu de rôle (en ligne).
Mercredi : Mémoires et politique
14h-15h → Rencontre avec Maria Luiza Tucci Carneiro (en ligne).
15h-16h → Rencontre avec Eric Pessan.
16h-17h → Rencontre avec Frédérique Cosnier.
17h-18h30 → Rencontre avec Alfonso Zápico et Toni Fezjula (en ligne).
18h30-19h30 → Vernissage virtuel avec JKal.
Jeudi : Observation et résistance
14h-15h30 → Kathrin Röggla (en ligne) en dialogue avec Lucie Taïeb.
15h30-16h30 → Rencontre avec Régis Lejonc.
16h30-17h30 → Rencontre avec Maylis de Kerangal.

10 février 2019

[News] News du dimanche

Pour terminer en beauté ce mois de février :

► Vendredi 15 février, de 16 à 19H, CENTRE POUCHET CNRS (59/61 rue Pouchet 75017) : La Genèse borgésienne.

La cinquième séance du séminaire doctoral « Génétique des textes et des arts : théories et pratiques » sera l’occasion de présenter les études génétiques les plus récentes sur la genèse de l’œuvre borgésienne. Attention! La séance aura lieu au Centre Pouchet, 59-61 rue Pouchet, en salle 255.

Daniel Balderston (Pr., University of Pittsburgh) présentera ses derniers travaux. Federico Calle Jorda (Doctorant, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), présentera le livre de Julio Premat (Pr., Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis), Borges (Presses Universitaires de Vincennes). Chacune des interventions sera suivie d’une discussion.

► Vendredi 15 à 19H30 : Rencontre avec Virginie Poitrasson.

► Samedi 16 février, de 15H30 à 20H, Bibliothèque Rilke (88ter, Boulevard de Port-Royal 75 005 Paris) : RV avec LES PARLEUSES pour une réhabilitation du matrimoine littéraire

🛸 Au programme : des ateliers d’écriture ou de lecture et une rencontre explorant l’œuvre de James Tiptree Jr. (1915-1987), autrice de science-fiction féministe, avec la participation de Ïan Larue, autrice de La Vestale du Calix, Chloé Delaume, marraine du projet et autrice des Sorcières de la République, et Aurélie Olivier, fondatrice de l’association Littérature etc.

🎧 18h – 19h30 Rencontre – Enregistrement du podcast sur l’œuvre de James Tiptree Jr. par Ïan Larue (entrée libre).

15h30- 17h30
📚 Atelier de lecture par arpentage autour des textes de James Tiptree Jr. mené par Aurélie Olivier de Littérature, etc. : on divise le livre, chacun.e des participant.e.s lit une partie isolément, puis chaque participant.e partage sa lecture personnelle jusqu’à ce que la discussion collective embrasse le livre dans son ensemble. (COMPLET)
OU
✏ Atelier d’écriture inspiré des procédés d’écriture de James Tiptree Jr. imaginé par Chloé Delaume (COMPLET).

â–º Mercredi 20 février, 20H30 : soirée Montévidéo à l’occasion de la sortie du n° 48 de la revue IF (3, impasse Montévidéo 13006 Marseille).

Accueillis en résidence à Montévidéo, les artistes et écrivains Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel, en lien avec le Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g.), ont activé à Marseille un nouveau groupe d’information rassemblant habitants, artistes et chercheurs, tous impliqués dans la création de protocoles d’enquêtes : écriture de questionnaires, diffusion, récolte de données, traitement.
Cette étape marseillaise s’inscrit dans un circuit de travaux collectifs menés depuis plus de quatre dans des zones urbaines ou rurales en France (Aubervilliers, Saint-Ouen, Caen, Carentan, Strasbourg, Lille…) ou à l’étranger (Brésil, Canada, Belgique…). Chaque étape permet d’alimenter un fonds documentaire régulièrement convoqué par ce groupe pour alimenter une réflexion portant sur les mécanismes d’exclusion et de repli.
Partant de cette expérience collective, Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel ont écrit un questionnaire poétique et frontalement politique intitulé « Questionnaire élémentaire » et paru en 2017 dans une coédition Laboratoires d’Aubervilliers / Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g).
Ce questionnaire est la trame de ce numéro spécial g.i.g de la revue IF dont la réalisation leur a été confiée
.
L’historien Philippe Artières ouvre ce numéro en revenant sur les sources historiques des instruments convoqués poétiquement par le g.i.g. Les autres contributeurs, écrivains, poètes et artistes (Gauz, Anne-Sarah Huet, Aliocha Imhoff et Kantuta Quirós (Le peuple qui manque), David Lopez et Christophe Pellet) ont été invités à choisir une question de leur choix pour y apporter des tentatives de réponse. En réalité, aucune réponse définitive n’est jamais donnée aux questions posées : CE SONT CES DERNIÈRES QUI PRENNENT LA PAROLE, ET LA PAROLE N’ARRÊTE PAS D’ÉLARGIR LES QUESTIONS, DE LES MULTIPLIER EN CASCADE.

Ce dossier sur le g.i.g. est complété par un portfolio des œuvres de l’artiste visuel Gilles Desplanques.

Tarif : 3€, réservation conseillée auprès de Montévidéo au 04 91 37 97 35.

► Jeudi 21 février à 18H, CNES (2, place Maurice Quentin 75001 Paris) : Studio Cosmique #4. Soirée de lancement du numéro 17 de la revue Espace(s).

– Espace(s) 17 –

Le dix-septième numéro de la revue Espace(s) a pour thème « Nos géographies mentales ». À travers les contributions d’auteurs, d’artistes et de chercheurs en sciences humaines, il dresse un panorama d’un genre inédit, constitué de trajectoires personnelles ou collectives et tourné vers le plaisir de la déambulation. Cet ensemble d’histoires minuscules, seul mode d’entrée véritable vers l’Espace dont nous disposions, ouvre de nouvelles voies à une création contemporaine originale et audacieuse.

Une balade littéraire et artistique dans nos géographies mentales –

Le Studio Cosmique ouvre ses portes pour une soirée dédiée à la littérature et aux arts visuels. Eric Pessan, membre du comité de rédaction de la revue, recevra quelques uns des contributeurs de cette livraison”. Il explorera en leur compagnie les itinéraires de création qu’ils ont empruntés. Interventions originales, lectures et entretiens, voilà qui composera le programme de cette curieuse balade.

Le programme :
– Errance géographique avec Gérard Azoulay, directeur de la rédaction

– Décryptage de l’année 2018 dans l’atelier de la photographe Sylvie Bonnot
– Doubles jeux sur la revue Espace(s) avec les auteurs Maël Guesdon et DAVID CHRISTOFFEL
– Visite guidée d’Anecdopolis, la cité des anecdotes spatiales, avec Jakuta Alikavazovic, Karin Serres et André Ze Jam Afane

– Sentir et penser sans gravité, par le philosophe Elie During

Sur réservation à l’adresse : observatoire.espace@cnes.fr

â–º Vendredi 22 février, la sixième séance du Séminaire Doctoral « Génétique des textes et des arts : théories et pratiques » portera sur Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues (ENS 46 rue d’Ulm, salle des Conférences).

Mariana Di Ció (MCF, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3) évoquera la correspondance entre deux grands écrivains, l’un français, l’autre argentine. Ainsi, Mariana Di Ció présentera son ouvrage paru récemment : Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues, Correspondance Paris – Buenos Aires 1961-1972 (Ypsilon éditeur).

Quant à elle, Bahia Dalens fera part de ses recherches les plus récentes autour de ce qu’elle désigne comme « l’écriture du trouble » dans la genèse de l’oeuvre de Mandiargues.

23 octobre 2018

[Chronique] Jean-Luc Lavrille, Jetés aux dés, par Christophe Stolowicki

Jean-Luc Lavrille, Jetés aux dés, intervention graphique de David Christoffel, Atelier de l’Agneau, coll. « Architextes », septembre 2018, 90 pages, 16 €, ISBN : 978-2-37428-017-2.

Jeté aux dés dans la fosse aux « sons sans leçon » le lecteur respire, et d’aise Mallarmé dans son tombeau, pour une fois que le sollicite un poète de telles concision, densité, lucidité nourries d’emportements justes ; « creusant cratères critères d’écriture », « un objet forme de Dé perdant six fois la face » roule dans notre arrière-palais ce que la roulette verbale impaire passe dont notre manque s’amplifie et s’allège et s’abrège – de tant de dés qui roulent sur leur erre faut-il qu’on désespère, non.

Aux trois coups d’intertitres bi-syllabiques premiers (« a thée », « ô té », « thé ô ») levé le rideau, entrent en scène à brefs échos « l’étau / […] léthal / occis mort » de tant d’oubli que létal hache, « nuées de criquets cris et hoquets » que « plus jamais dieu / insidieux » de synérèse ne lâche comme la plaie de gypse. Avec Jean-Luc Lavrille prodigue d’oxymores, frayant, desserrant ses impasses en apories, le pas de deux n’ouvrage pas de littérature potentielle mais l’effective, la jointive, la dessoudée.

Au biplan réacteur de clichés surexposés, superposés, en butte au gel, en proie au sel (cum grano), au champ contrechant de pure poésie, celle culminant en cette pénultième fin de siècle qui « dérape par happés d’Europe » d’un coup de dés. De prince des poètes déprisant son art pour celui qui lui adviendrait à pic de ténèbres. De l’Autre qui faute d’avoir vécu a eu raison dans tous ses mépris, brassé son sang, d’outre-tombe sans commissions. Le cliché de destins croisés. De sépulcre en sépulture délasser culture.

Jean-Luc Lavrille hume et nourrit. De railler en vers décalés « pitoyable la pythie / et son / appeau long python / sans vie / sans pneu attique » fait bondir le lecteur de son starting-block à son trépied. Son « sas aux sciés tropes défigurés » fait fulgurer l’effet augure dont les fées n’ont cure ni les renoncules. Exaltant le sens occulte, exultant d’ « héliogamie / viol raptide », de gaîté fée rosse, de gaîté fait rostre d’un espadon, des gaîtés de l’escadron il ne conserve que la pointe sèche sapide. Fuyant « l’âme hélas la / mélasse », gréé de gai savoir, agréé pour créer aux grilles du non-sens un croisement, un métissage de terre-neuve et de terre sienne.

Souvent la poésie verticale, d’égrènement alenti, trahit son artefact, son conformisme narquois ou pénitent au mode dominant : prosaïque s’engonçant dans l’habit taillé sur mesure pour les touristes de Gomorrhe, quitte à retailler les pieds. Celle de Jean-Luc Lavrille, quand il y recourt (« une voix // off / poursuit / poussières et suies // l’image / soudain / de la // diphtonguïté sexuelle » dont une liesse, une hardiesse essuie le dimorphisme) se tronçonne par seule nécessité, rétrécissement aortique de ce qui ne s’avorte en ce jardin d’orties, hachures de virulence. Non vains jeux de langue spatiale mais son ressort mis à nu, à nue, annuités payées cash.

Paronomases en saccade appellent à présent la profération pleine page sans ponctuation ni blanc – à la lecture vive les sursauts d’impulsion ou de recharge dont à profusion Elvin Jones relance, propulse Coltrane. À bout d’étranglement programmé (« cramé macramé macule mon cul mon flux mafflu maladroit mon bras droit mon drame madame mon gros magot […] mon guignon maquignon ») la langue démêle à la feuille les nœuds gordiens de son histoire, de son sanctuaire de saccage et d’accords – quand le silence se fait elle glisse « // tes lestes scopies / ces lestes copies ».

L’abstrus (« hachoirs qui langagent », « plates plantes du pied / vestiges oedipeux ») d’un cran se dessert à chaque poème nouveau. La liberté de langue en ses retranchements, en son épanchement épand son miel de scories, son corps âme et lie au pays de cocagne, de qui pairs gagne. Improvisant chorus de « mer / déposséïdée déblousolée / décésarisée décalottée déculottée / désempalée dézeugmée désemparée / […] désanacoluthée désanalculottée / désanaphorisée désamphorisée / […] et de rerum naturae / déprobicandidée déchismée déchiasmée […] », bref. Mais non moins : démultipliée, déniée, déhiscente, démontrant qu’un coup de dés préfixe un renfort.

31 mai 2018

[News] Libr-News

En attendant l’été, vous attendent : l’agenda de Prigent… les Sorcières de Dunkerque… La Traction poétique… Philippe Boisnard, une superbe soirée Ivy writers, la 12e Nuit remue… Et le 36e Marché de la Poésie, bien évidemment…

Agenda de Christian PRIGENT

— à Paris, le vendredi 08 juin, à 18 h 30 : « TXT 32 : LE RETOUR », à la galerie A Balzac à Rodin, 14 bis rue de la Grande-Chaumière, Paris (M° Vavin). Contact : revuetxt@gmail.com

— à Rennes, le vendredi 15 juin, à 20 h : lecture et discussion autour de la revue TXT, au bar le Mod Koz, 3 bis rue Jean Duhamel, Rennes. Contact : pontcerq@gmail.com 

— à Vulaines-sur-Seine, le dimanche 30 juin, à 15 h : lecture au Musée Mallarmé, 4 promenade Mallarmé, 77870 Vulaines-sur-Seine. Contact : contact@marche-poesie.com

Libr-brèves

â–º Vendredi 1er juin à 19H30, Halle aux sucres de Dunkerque : Conversation + projection + performance (dans le cadre du festival des Bibliothèques de Dunkerque "Fais pas ton mauvais genre")

AVEC : Isabelle Cambourakis – Editrice
Camille Ducellier – Vidéaste
Hortense Gauthier – Performeuse
Anne Larue – Chercheuse, écrivaine

Figure négative et puissante, symbole subversif de la révolte féminine dans les années 70, la sorcière réapparaît aujourd’hui dans les combats féministes, écologistes et anticapitalistes.

Isabelle Cambourakis dirige la collection « Sorcières », qui réunit des textes féministes historiques et contemporains. Camille Ducellier invente des images pour rêver l’obscur, dévoiler les corps et relier le politique au spirituel. Hortense Gauthier postule que « Toutes les sorcières sont des danseuses étoiles ». Anne Larue écrit des essais sur la SF féministe, des articles passionnants sur le mouvement Wicca et des romans médiévaux futuristes.

 

â–º Samedi 2 juin à Blois : cédez à la Traction poétique !

â–º Mardi 5 juin  au Monte en l’air – Paris 20ème à 19H : soirée de lancement de la collection Sur le vif des éditions Supernova dirigée par Stephanie Boubli. Y feront une lecture Benoît Toqué, Francis Lamodière, et Philippe Boisnard accompagné au violon remixé par Pauline Cottaz.

â–º Du 6 au 10 juin : 36e Marché de la Poésie : RV avec Al dante/Presses du réel au stand 110, les éditions de l’Attente au stand 110-112 ; LansKine, 610 (Beurard-Valdoye, Voïca…) ; Publie.net, 506… La revue Place de la Sorbonne est accueillie au stand des éditions Le Temps des Cerises (618)… Au stand Ent’revues, 700-704 : y seront présentes les revues Artichaut, Babel heureuse, Les Carnets d’Eucharis, Chroniques du ça et là, La Moitié du fourbi, Phoenix, La Revue des Belles-Lettres, Teste, Toute la lire.

â–º Soirée Ivy writers le 12 juin à 19H30 au Bistrot des Artistes (Paris) :

â–º Lundi 18 juin à la Maison de la poésie Paris, 21H : "Nouvelles architectures poétiques", avec David Christoffel, Jérôme Game et Laure Gauthier.

â–º LA NUIT REMUE 12e, soirée de lectures avec Fabien Arca, Delphine Bretesché, David Christoffel et Maël Guesdon, Sophie Coiffier, Séverine Daucourt-Fridriksson, A.C. Hello, Philippe de Jonckheere, Ismael Jude, Anne Mulpas, Christiane Veschambre, Gilles Weinzaepflen.
Samedi 23 juin 2018, 19h à la bibliothèque Marguerite Audoux, Paris IIIème : Depuis 2006, Remue Net organise une fois par an ses « Nuits remue », hommage bien sûr à Henri Michaux. Un rendez-vous littéraire incontournable.

9 novembre 2017

[News] Festival Ritournelles #18

Le Festival Ritournelles (Libourne-Bordeaux) fait partie des lieux qui font découvrir la littérature en train de se faire, sans négliger les écritures exigeantes. La 18e édition se termine ce samedi 11 novembre.

6 lieux : Librairie Mollat / Espace Jeune de Libourne / Librairie Format Livre / Librairie La Machine à Musique / IUT Bordeaux Montaigne / Quartier Libre

Une trentaine d’invités : Didier Arnaudet / Joël Baqué / Eduardo Berti / Frédéric Boyer / Camille Bréchaire / Olivier Cadiot / Claude Chambard / Sophie Chambard / David Christoffel / Thomas Clerc / Patricia Cottron-Daubigné / Souleymane Dimanka / Sophia Domancich / Jean-Michel Espitallier / Manou Farine / Stéphane Gantelet / Bettina Ghio / Catherine Gilloire / John Greaves / Keurspi / Guillaume Laidain / Vincent Lafaille / J-M Martinez-Esnaola / Juliette Mézenc / Catherine Millet / Paul Otchakovsky-Laurens / Marc Pautrel / Valérie Philippin / Dominique Pinon / Anne Savelli / Didier Vergnaud / Antoine Volodine /

31 juillet 2017

[News/Livres] Libr-vacance (1)

Voici de quoi réussir votre mois d’août : deux festivals à ne pas manquer ; notre Libr-sélection (5 livres présentés) ; LC a reçu, lu et recommande 25 livres.

Libr-événements

â–º Du 1er au 5 août 2017, festival TOURNEZ LA PLAGE à La Ciotat. L’Art Hic&Hoc lance cet été son tout premier festival d’écritures contemporaines : l’événement se déroulera donc simultanément avec le festival de Jazz.
Les événements se dérouleront entre La Boutique, Le Cercle de La Renaissance, la Place Gauthier, La Librairie "Au Poivre d’Âne" et l’angle de la Rue Foch (Arnoux).

On pourra apprécier/découvrir les œuvres de nombreux artistes locaux :
Stéphane Nowak Papantoniou, Julien Blaine, André Robèr, Maxime Hortense Pascal, Claudie Lenzi, Eric Blanco, Nadine Agostini, Cédric Lerible, François Bladier, Patrick Sirot, Lili le Gouvello, Françoise Donadieu, Frédérique Guétat-Liviani, Laurence Denimal, Dominique Cerf, Olivia Rivet (exposition à la Boutique) ainsi que Cassandra Felgueiras, Caroline Derniaux et Zagros Mehrkian, étudiants à l’École Supèrieur d’Art de Toulon, et l’association "Lignes de Partage".

â–º Le Bruit de la Musique #5, Festival d’aventures sonores et artistiques, du 17 au 19 août 2017 à Saint-Silvain-sous-Toulx, Toulx-Sainte-Croix, Domeyrot et La Spouze (Creuse) : avec notamment Laurent Bigot, Lionel Marchetti, Arnaud Paquotte, Sébastien Lespinasse… Pour plus d’informations : ici.

Libr-sélection /FT/

â–º Bohumil Hrabal, La Grande vie, poèmes 1949-1952, traduit du tchèque par Jean-Gaspard Pálenicek, éditions Fissile, Les Cabannes (09), printemps 2017, 136 pages, 24 €, ISBN : 978-2-37171-019-1.

Retour aux origines de l’œuvre, c’est-à-dire à la poésie : "Parce que la société moderne s’est accoutumée aux sensations et aux singularités, le poète mourant se fichera ses lunettes dans le cou et filtrera sa vie à travers le verre embué" (p. 43)… Des formes variées retenons "SUPERSEXDADAISME ?" : "Recherchons vacanciers bénévoles / Séjour payant à Founetainebleau / Entrée génitale amaigrissante" (63)… La belle vie, en somme !

â–º Yoann Thommerel, Mon corps n’obéit plus, éditions Nous, Caen, hiver 2016-2017, 80 pages, 12 €.

Le lecteur est averti : "Il serait bien plus prudent de voir dans ce fatras graphique la manifestation de troubles réactionnels sévères, une forme de défense face aux exigences d’application et de lisibilité imposées par la norme, un poème-refus, allant à l’encontre du modèle attendu" (p. 33). De façon symptomatique, dans ce poème-refus, le corps refuse d’obéir… Un corps qui est lieu de vie, d’envie, d’ennui… lieu de tentation consumériste… et de poésie ! Une poésie litanique et visuelle.

â–º Alain Jugnon, Artaud in Amerika. La Place de la femme dans le plan américain, Dernier Télégramme, Limoges, mai 2017, 80 pages, 12 €.

Ce cinémArtaud met en scène quatre "personnages conceptuels" : "La dame de Shanghai ou Rita Hayworth, André Bazin, Orson Welles et Antonin Artaud". Ces voix se mêlent à celle de l’essayiste pour évoquer/analyser avec brio, entre autres éléments passionnants, telle image-cristal, la langue jaune du fascisme, le rôle de "la femme blanche chez Welles et Artaud" : "c’était la révolution permanente à l’écran et en direct" (p. 69)…

â–º Michel Deguy, Noir, impair et manque, dialogue avec Bénédicte Gorrillot, Argol, coll. "Les Singuliers", hiver 2016-2017, 292 pages, 29 €, ISBN : 978-2-37069-012-8.

Quel animal est donc Michel Deguy ? Détour par l’œuvre de ce poète et revuiste qui figure parmi les écrivains contemporains les plus importants, dans un dialogue dense et intense avec une spécialiste du genre. Une nouvelle pièce de choix dans cette superbe collection qui associe entretiens, inédits et documents divers. Clôturée de fort belle manière par un abécédaire signé par l’auteur lui-même.

â–º Carole Aurouet, Prévert et le cinéma, Les Nouvelles éditions, avril 2017, 128 pages, 10 €.

En quatre chapitres, la spécialiste de Prévert évoque la poésie cinématographique de l’illustre écrivain qui était fasciné par les burlesques américains et par Fantômas : les ciné-textes des années 20-30, son cinéma visible (les grands films des frères Prévert et de Carné/Prévert) et invisible ("scénarios détournés", c’est-à-dire qui n’ont pas abouti à des films tournés). Humour et détournement surréaliste au programme ! Sans oublier que Carole Aurouet a su faire revivre pour nous tout un monde fascinant.

LC a reçu, a lu et recommande

♦ Christian PRIGENT : Chino aime le sport (P.O.L, juin 2017, 176 pages, 18 €) et Ça tourne, notes de régie (L’Ollave, coll. "Préoccupations", été 2017, 70 pages, 14 €) ; La Contre-Attaque, éditions Pontcerq (Rennes), printemps 2017 : dossier Prigent, p. 65-73 et 127-194. [On pourra découvrir leur présentation fin août sur le blog Autour de Christian Prigent]

 

♦ Pierre Bergounioux, Esthétique du machinisme agricole, suivi de Petit danseur par Pierre Michon, Le Cadran ligné, Saint-Clément (19), été 2016, 48 pages, 13 €.

♦ Eric Brognier, Tutti cadaveri, traduit de l’italien par Rio di Maria et Cristiana Panella, L’Arbre à paroles, Amay (45), juin 2017, 48 pages, 10 €.

♦ Hervé Brunaux, Homo presque sapiens, éditions PLAINE Page, Barjols (83), coll. "Connexions", 2015, 44 pages, 5 €.

♦ Rémi Checchetto, Le Gué, Dernier Télégramme, Limoges, printemps 2017, 64 pages, 10 €.

♦ David Christoffel, Argus du cannibalisme, Publie.net, printemps 2017, 104 pages, 12,50 €.

♦ Claro, Crash-test, Actes Sud, août 2015, 236 pages,19,50 €.

♦ Olivier Domerg, Rhônéo-Rodéo, poème-fleuve avec quinze photographies de Brigitte Palaggi, Un comptoir d’édition, Sainte-Eulalie en Royans (26), juin 2017, 144 pages, 15 €.

♦ Jacques Dupin, Discorde, P.O.L, édition établie par Jean Frémon, Nicolas Pesquès et Dominique Viart, juin 2017, 240 pages, 23 €.

♦ Frédéric Forte, Dire ouf, P.O.L, mai 2017, 96 pages, 11 €.

♦ Mihàlis Ganas, Marâtre patrie, traduit du grec par Michel Volkovitch, Publie.net, 2017, 80 pages, 13 €.

♦ Jean-Marie Gleize, La Grille, Contre-Pied (Martigues), coll. "Autres & Pareils", hiver 2016-2017, 32 pages, 4 €.

♦ Mary Heuze-Bern, Rendez-vous à Biarritz, éditions Louise Bottu (Mugron), coll. "Contraintes", juin 2016, 36 pages, 4,50 €.

♦ David Lespiau, Équilibre libellule niveau, P.O.L, mai 2017, 112 pages, 11 €.

♦ Patrick Louguet, Jean, Antoine, Mouchette et les autres… Sur quelques films d’enfance, Artois Presses Université, hiver 2015-2016, 268 pages, 20 €.

♦ Dominique Meens, Mes langues ocelles, P.O.L, novembre 2016, 384 pages, 21 €.

♦ Emmanuelle Pagano, Sauf riverains, Trilogie des rives II, P.O.L, janvier 2017, 400 pages, 19,50 €.

♦ Dominique Quélen, Avers, éditions Louise Bottu, Mugron (40), mai 2017, 116 pages, 14 €.

♦ Sébastien Rongier, Cinématière. Arts et Cinéma, Klincksieck, 2015, 252 pages, 23 €.

♦ Claude Royet-Journoud, La Finitude des corps simples, P.O.L, mai 2016, 96 pages, 13 €.

♦ Robine-Langlois, […], éditions Nous, Caen, octobre 2016, 96 pages, 14 €.

♦ Ana Tot, Méca, Le Cadran ligné, Saint-Clément (19), juin 2016, 72 pages, 13 €.

♦ Antoine Wauters, Nos mères, Verdier, hiver 2013-2014, 154 pages, 14,60 €.

 Bientôt sur LC…

De fin août à fin septembre, vous découvrirez, entre autres :

♦ Créations : Daniel Cabanis, CUHEL, Olivier Matuszewski, Mathias Richard…

Entretiens : Véronique Pittolo, Bernard Desportes, Claude Favre…

Recensions/chroniques : des spéciales sur Véronique BERGEN et sur Philippe JAFFEUX (à propos de leurs trois derniers livres)…
Vous attendent encore : Dictionnaire de l’autobiographie (Champion) ; La Poésie motléculaire de Jacques Sivan (Al dante) ; Patrick Bouvet, Petite histoire du spectacle industriel (L’Olivier) ; Bernard Desportes, Brève histoire de la poésie par temps de barbarie (tentative d’autobiographie), La Lettre volée ; Sébastien Lespinasse, Esthétique de la noyade (PLAINE Page) ; Valère Novarina, Voix négative (P.O.L) ; Nadège Prugnard, MAMAE (Al dante) ; Sébastien Rongier, Les Désordres du monde. Walter Benjamin à Port-Bou (Pauvert) ; Martin Winckler, Les Histoires de Franz (P.O.L)…

14 septembre 2014

[News] News du dimanche

En ce deuxième dimanche de reprise, après l’invitation à lire Yannick Torlini, Camar(a)de, nos rubriques Libr-Net et Libr-événements (RV Manifesten, Po&fric et En première ligne).

EN UNE /FT/

Yannick TORLINI, Camar(a)de, éditions Isabelle Sauvage (29), été 2014, 88 pages, 14 €, ISBN : 978-2-917751-44-2.

Rien d’étonnant à ce que Yannick Torlini soit l’auteur d’un essai intitulé Ghérasim Luca : le poète de la voix. Ce texte en prose poétique dont le titre à double détente associe mort et fraternité, cet agencement répétitif où le poète entend "parler/penser/trouer" fait en effet bégayer le babil des classes laborieuses, désormais plus aliénées que dangereuses : "ce rideau que l’on nomme (vie / salariat / attente / désespoir / dépression / attente). retient le peu d’espace le : que l’on nomme peu de : sans nom. sans jamais. sans rien. camarade, commence par nommer-dévider ce qui – te tue, sans nom. faire l’effort de (dans). la (ma)langue" (p.29)…

 Libr-Net

â–º Podcast France Culture : revoyez/réécoutez Christophe Tarkos (émission "L’Atelier du son", avec vidéos annexes) peu avant le 10e anniversaire de sa disparition (novembre 2004/2014).

â–º L’actualité de David Christoffel sur son site.

â–º Parmi les nouveautés sur nerval.fr, le poème audio de Corinne Lovera Vitali, sont les seuls.

Libr-événements

â–º RV MANIFESTEN (59, rue Thiers à Marseille)

Lundi 15 septembre 2014 à 20H30 : Le corps comme dernier espace de liberté, débat modéré par Claudine Dussolier (Transversalité) avec Marc Mercier (Instants vidéos), Julie Bordenave (journaliste de Stradda et critique des Arts de la rue) et José Rubio (Directeur technique de la grande Halle de la Villette).
Rencontre organisée dans le cadre du festival international de performance "préavis de désordre urbain".

Un moment convivial qui permettra d’activer et d’interroger des actes artistiques dans l’espace public tout au long de la semaine de cette 8ème édition.
Autour d’un apéro, public, artistes et invités sont conviés à des chassés-croisés philosophiques entre transgression des interdits, liberté des corps et poésie urbaine.
La rencontre sera modérée par Claudine Dussollier, géographe et auteure de projets culturels et multimédia, elle cooordonne la plateforme RAMI (Rencontres arts et multimédia internationales). Elle dirige la collection d’ouvrages dédiés à l’art dans l’espace public : Carnets de rue.
Avec la participation de Julie Bordenave, journaliste et critique arts de la rue, de Marc Mercier, Directeur des Instants­vidéo et de José Rubio, Directeur technique du Parc et de la grande Halle de la Villette.
En présence des artistes du Festival Projection des Instants vidéo

­­­­­­­Avant la rencontre:
Soirée de lancement du Festival autour des containers de tri sélectif
Kiosque des Réformés, Square Léon Blum
Zones Rouges: 18H30­20H
Avec Ornic’art et Jérôme Porsperger

Mardi 16 septembre à 19H : Jérôme Rothenberg – né à New York fils de juif polonais immigrés. Il descend du Talmudiste Rabbi Meir of Rothenburg.
Il a fait ses études à l’University du Michigan puis à la Columbia University.
Il vivait à New York jusqu’à son séjour dans la réserve d’Allegany (Seneca) dans l’ouest de l’état de New York puis plus tard à San Diego en Californie, où il vit actuellement.
On lui doit des traductions de poètes allemands, de Paul Celan de Günter Grass, et de tant d’autres…
Fondateur d’Hawk’s Well Press et de la revue "Poems from the Floating World and some/thing", avec David Antin, qui publia de nombreux auteurs américains d’avant-garde. Et une fantastique anthologie "Technicians of the Sacred" : un choix de poèmes venus d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, & d’Océanie (en 1968, puis revue et augmentée en 1985).
C’est aussi un des grands poètes de la performance où il lie dans son écriture, sa parole, sa gestualité les rites amérindiens et la mémoire du ghetto de Varsovie.
Travail d’Ethnopoète : "Technicians of the Sacred" (1968), qui inclue des poèmes visuels et sonores et des évènements rituels.
Il édita alors "Alcheringa", le premier magazine d’ethnopoésie (1970–73, 1975) et nombre d’anthologies : "Shaking the Pumpkin" : poésie traditionnelle des amérindiens de l’Amérique du nord (1972); un gros livre de textes juifs : "Poems & Other Visions of the Jews from Tribal Times to the Present ; Exiled in the Word", 1977 and 1989); "America a Prophecy" : un relecture de la poésie américaine de l’époque précolombienne jusqu’à nos jours (1973) ; et "Symposium of the Whole" : un choix de discours sur l’ethnopoésie (1983), coédite avec sa femme Diane Rothenberg.
Dans les années récentes, on lui doit "Poems for the Millennium, Poetics & Polemics" 1980-2005.
Et l’édition en français de "Technicians of the Sacred" traduit par Yves di Mano, paru en 2008.

Il nous donne à voir ce qui en ces temps de barbarie nous rapproche encore un peu de cette espèce en voie de disparition : l’espèce humaine…

http://www.jose-corti.fr/titresmerveilleux/techniciensSacre.html

 

â–º Vendredi 19 et samedi 20 septembre, Po&fric, Limoges-Eymoutiers : Rencontres, expos, lectures & performances + banquet sur la question de l’art, de l’argent et de la poésie, à Limoges et Eymoutiers, les 19 & 20 septembre prochains.
Invités : arT errOriste, Frédéric Danos, Stéphanie Eligert, Daniel Foucard, Jean Gilbert, Christophe Hanna, Jérôme Mauche, Yao Qingmei
Lieux : Galerie l’oeil écoute, Galerie du CAUE, le marché d’Eymoutiers, librairie Passe-temps, bar le Potron-minet.
Le programme détaillé est là : www.pan-net.fr
En plus tout est déjà expliqué en haut de cette page alors c’est facile !
Entrée libre et gratuite.
Contact : 43210pan@gmail.com

 

â–º Du 19 au 21 septembre, Festival En première ligne, espace Robespierre à Ivry-sur-Seine (en partenariat avec Remue.net).

Samedi 20 septembre
RENCONTRE 1 10h30 – 11h30 salle Maya Angelou

Egalité. Contre l’oubli de l’histoire, la force des mots Egalité. Contre l’oubli de l’histoire, la force des mots – 10h30-11h30
avec Florence Gauthier, historienne, Université Paris 7-Denis Diderot.
Un débat présenté par Daniel Blondet, syndicaliste, militant du livre.
Les mots, les notions, les concepts et leurs pratiques ont une histoire, forcément contradictoire. Celui d’égalité continue d’emporter l’enthousiasme et l’effroi. Il a connu, récemment, diverses tentatives de remplacement par équité, solidarité, égalité des chances, qui convergent vers sa dépolitisation.
Un retour sur la devise de la république des droits naturels : liberté, égalité, fraternité. Ces trois mots que les murs et les institutions ne portent plus qu’à leurs frontons, énoncent pourtant une proposition politique, qui tient ensemble le droit de résistance à l’oppression des individus, celui des peuples et celui de l’humanité tout entière. Mais le battement de leur coeur n’a pas fi ni de résonner…

RENCONTRE 2 10h30 – 11h30 • salle José Saramago

L’œuvre-vie de Jean Malaquais – 10h30-11h30
avec Geneviève Nakach, Ouvrage de référence : Malaquais rebelle aux éditions du Cherche-midi.
Un débat présenté par Hugues Calvet-Lauvin, libraire, militant du livre.
Malacki-Malaquais, le rebelle, le gaffeur, le javanais d’une planète sans visa… Une vie, une oeuvre, qui chantent l’odyssée des parias, des apatrides, et autres damnés cosmopolites d’une Europe aux heures les plus sombres du siècle écoulé. Mais toujours avec l’espoir, la joie, le rire comme boussole d’une humanité partagée. Malaquais, romancier de l’égalité ? Sa biographe, Geneviève Nakach, viendra évoquer avec nous cette fi gure hors-norme qui, non content d’être un écrivain maniant la langue française comme peu d’autres savent le faire, fut aussi un homme qui ne la planquait pas – sa langue – dans sa poche.

RENCONTRE 3 11h – 12h • salle FLORA TRISTAN

Tous les oeillets fanent-ils ? – 11h-12h
avec Charles Reeve et Kamel Djaïder.
Un débat présenté par Jean Lemaitre, journaliste et enseignant à l’IHECS-Bruxelles, militant du livre.
40 ans après, l’écrivain Charles Reeve, qui déserta de l’armée coloniale portugaise, et Kamel Djaïder , la "voix du Moyen-Orient" sur RFI, qui couvrit la révolution des OEillets pour "Algérie-Actualités", évoqueront les acteurs et événements, les espoirs et les désillusions comme l’actualité de cette Révolution aux parfums entêtants.

RENCONTRE 4 11h30 – 12h30 • salle MAHMOUD DARWICH

Rencontre avec Maylis de Kerangal – 11h30-12h30
Un débat présenté par Sébastien Rongier, écrivain et essayiste, membre du comité éditorial de remue.net
Maylis de Kerangal s’est imposée depuis le début des années 2000 comme une voie littéraire forte. Dans ses romans se mêle la circulation des corps et des désirs dans des espaces qui imposent une vision fragmentaire et flottante du réel. De Corniche Kennedy (2008) à Réparer les vivants (2014), par la topographie des corps et du réel, la lecture de Maylis de Kerangal offre une intense expérience du monde contemporain.

RENCONTRE 5 12h – 13h • salle FLORA TRISTAN

Grândola vila morena ! le roman d’une chanson – 12h-13h
avec Francisco Fanhais et Jean Lemaitre
Ouvrage de référence : Grândola vila morena ! : le roman d’une chanson aux éditions Aden
Un débat présenté par Kamel Djaïder, journaliste, militant du livre.
Le jeudi 25 avril 1974. Minuit vingt minutes et dix-neuf secondes. Une chanson retentit sur les ondes de Radio Renascença. C’est le signal de l’insurrection qui renversera le régime fasciste au Portugal. Depuis, cette chanson, que "Zeca" Afonso composa en hommage au peuple d’une cité qui su incarner la résistance au salazarisme, retentit à Madrid comme à Porto et Athènes, partout où le peuple vient troubler les desseins des puissants…
Francisco Fanhais est l’une des grandes voix de la chanson portugaise, il participa à l’enregistrement de "Grândola" ; Jean Lemaitre est journaliste et l’auteur avec Mercedes Guerreiro de "Grândola vila morena ! : le roman d’une chanson" aux éditions Aden.

RENCONTRE 6 14h00-15h30 • salle MAHMOUD DARWICH

L’égalité, une pensée à part entière ? Rencontre avec Jacques Rancière – 14h-15h30
Un débat présenté par Raùl Mora, libraire, militant du livre et Ivan Segré, philosophe, militant du livre.
"Reste que, de temps en temps, les sociétés réapprennent ainsi brusquement deux ou trois choses inouïes : que l’intelligence est la chose du monde la mieux partagée et que l’inégalité elle-même n’existe qu’en raison de l’égalité. Ces choses inouïes sont simplement ce qui fait que la politique à un sens."
Extrait de "La tête et le ventre Janvier 1996" texte paru dans le recueil "Chroniques des temps consensuels" aux éditions du Seuil.

RENCONTRE 7 14h – 15h • Salle JOSE SARAMAGO

Rencontre avec John King – 14h-15h
Ouvrage de référence : White trash aux éditions du Diable Vauvert, 2014
Un débat présenté par Daniel Paris-Clavel, revue Chéribibi, militant du livre et Philippe Villechalane, libraire, militant du livre.
Un écrivain à part dans la littérature anglaise. Il choisit après les terribles années Thatcher et la défaite du mouvement ouvrier britannique de redonner la parole au peuple dans le sillage des "Angry young man", ces "jeunes gars en colère" qui chahutèrent le royaume des lettres britanniques dans les années cinquante. Il décide de raconter des histoires populaires loin du spectacle. Skin, Punk ou hooligans ; fringues, musique, pub, football, baston, tout ça mais pas que…

RENCONTRE 8 14h – 15h • Salle MAYA ANGELOU

1914-1918 : l’uniforme a-t-il effacé les classes sociales dans l’épreuve commune des tranchées ? – 14h-15h
avec Nicolas Mariot, historien. Ouvrage de référence : Tous unis dans les tranchées, 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple, Seuil, 2013
Un débat présenté par Christine Motte, militante du livre.

L’historien et sociologue Nicolas Mariot propose une lecture différente des célèbres "écrits de guerre" laissés par les intellectuels combattants. En racontant leur expérience du monde des tranchées, ils livrent aussi un témoignage sur les différences sociales maintenues, déplacées et parfois aussi renforcées durant le conflit.

RENCONTRE 9 16h – 17h30 • salle MAHMOUD DARWICH

Rencontre avec Petros Markaris – 16H-17h30
Un débat présenté par Hugues Calvet-Lauvin, libraire, militant du livre.
Des polars bien sentis sur fonds de crise économique et sociale, voilà ce qui fait – à juste titre – la notoriété du romancier Petros Markaris. Ses enquêtes du commissaire Charitos nous plongent dans la réalité d’une Grèce contemporaine en proie aux diktats de la troïka, aux coupes budgétaires sans fin, au démantèlement de l’État "providence" au profit des banques et de la finance. Derrière les meurtres à élucider, se dessine un tableau de la détresse des humbles et de la corruption des élites. Mais le bougre de Petros a plus d’une cartouche dans sa plume, ainsi que nous aurons l’occasion de l’évoquer ensemble*… Histoire de faire mentir ceux qui considèrent un peu vite le polar comme un "genre mineur".
* Comme scénariste, il obtint le Grand Prix lors du Festival de Cannes 1995 pour Le Regard d’Ulysse de Theo Angelopoulos, puis en 1998 la Palme d’or pour L’Éternité et Un Jour du même de Theo Angelopoulos.

RENCONTRE 10 15h30 – 17h • Salle JOSE SARAMAGO

Révolutions africaines, une histoire pour le présent ? – 15h30-17h
Avec Francis Arzalier et Saïd Bouamama
Francis Arzalier est historien et essayiste. Saïd Bouamama est sociologue et militant associatif.
Ouvrages de référence : Figures de la révolution africaine ; De Kenyatta à Sankara, La découverte, 2014 et Expériences socialistes en Afrique : 1960-1990, Le Temps des Cerises, 2010.
Un débat présenté par Fatmata Camara, médiatrice culturelle, militante du livre.
13 ans de guerres coloniales portugaises pour préserver les gains d’entreprises qui ne reversent rien au peuple ; un pays qui stagne dans la pauvreté économique et sociale sous un régime fasciste : les conditions étaient réunies pour la Révolution des oeillets et la décolonisation de l’Afrique lusophone. Pour se débarrasser du joug colonial, les meneurs des guerres d’indépendance africaines (dont les lusophones) ont tenté diverses "expériences socialistes" qui ont souvent laissé un goût amer. Mais elles ne méritent pas d’être jetées aux oubliettes de l’Histoire, car elles visaient à "construire une société au service des (…) peuples".

RENCONTRE 11 18h – 19h30 • salle MAHMOUD DARWICH

Cuba grafica ! Histoire de l’affiche cubaine – 18h-19h30
Rencontre avec Régis Leger et Flor de Lis Lopez
Ouvrage de référence : Cuba grafica, histoire de l’affiche cubaine aux éditions L’échappée
Un débat présenté par le Collectif Formes vives.
Régis Léger alias Dugudus ou bien l’inverse fut pour nous d’abord une rumeur, on causait d’un jeunot qui se passionnait pour l’affiche politique, puis un émerveillement , "Cuba Grafica" , un bouquin, une somme érudite et futée qui n’embaume pas les grandes heures du "cartel" cubain mais veille à questionner filiations et pratiques actuelles. Un fort et beau livre. Et Régis est en compagnie de choix, Flor de Lis Lopez, son ex-enseignante à l’école de design de La Havane, grande historienne du graphisme cubain. Elle met, pour la première fois, à l’occasion de cette rencontre les pieds hors de l’Amérique Latine.

RENCONTRE 12 17h30 – 18h30 • Salle JOSE SARAMAGO

Polar à l’italienne – 17h30-18h30
Avec Alessandro Perissinotto et Gioacchino Criaco
Un débat présenté par Samantha Biolcati, militante du livre.
Au pays de Scerbanenco et de Leonardo Sciascia. Beaucoup de littérature et des frontières de genre bien plus poreuses qu’ailleurs. Le polar à l’Italienne actuel a de quoi se mettre sous la dent ; mafias en tout genre et luttes révolutionnaires armées des années 70 et 80. Scandales politico-financiers sans fin et luttes sociales renaissantes. Et des pans entiers de l’histoire transalpine à revisiter. Pour approcher tout cela nous accueillons deux romanciers italiens de grande classe. Alessandro Perissinotto, de Turin, le titulaire du prestigieux prix Stregga 2013 est enseignant et traducteur. Gioacchino Criaco, de Africo en Aspromonte, il fut avocat à Milan, depuis son retour dans l’Aspromonte, il se consacre exclusivement à l’écriture.

RENCONTRE 13 18h – 19h30 • salle FLORA TRISTAN

L’ immigration et le quartier populaire dans la BD : une écriture de l’intime ? – 18h-19h30
Avec Farid Boudjellal, Kamel Khélif et Pierre Place
Un débat présenté par Naiké Desquesnes, journaliste indépendante, revue Z.
C’est seulement au début des années 1980 que le quotidien des quartiers populaires, des prolos immigrés et français, débarque sur les planches des albums de bande dessinée. Pour la première fois dans l’Hexagone, les lecteurs découvrent la vie des familles partagées entre la France et le bled, les galères de travail, de logement, le racisme, la violence policière. Baru et Boudjellal plutôt que le "beauf" de Cabu et les "bidochons" de Binet. C’est Farid Boudjellal qui dépeint cette vie là, à travers les frasques de la famille Slimani. Un peu plus tard, le bédéiste et peintre Kamel Khélif raconte la mémoire de sa famille ou bien celle des quartiers Nord de Marseille. Les peines et les joies des quartiers populaires : c’est aussi ce que dessine, parfois, et scénarise Pierre Place.

Dimanche 21 septembre


RENCONTRE 14 11h – 12h30 • Salle MAYA ANGELOU

RAP & … – 11h-12h30
Avec Karim Hammou, EJM et Karim Madani
Un débat présenté par Thomas Deconchy, militant du livre.
L’année dernière en 2013 on fêtait les 30 bougies de la Marche pour l’Égalité. 1983, c’était également la première apparition en France d’une culture débarquée des States et qui allait elle aussi bouleverser les codes et permettre la libération d’une parole jusque là confisquée : le Hip-hop. Y-a-t-il un lien entre ces deux anniversaires ? Quelle place au occuper le rap dans les mouvements culturels et/ou politiques issus des quartiers populaires ? Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous vous proposons une rencontre en freestyle, autour du café du dimanche matin, avec trois bonhommes qui chacun à leur manière font avancer la gamberge autour de ces questions. Trois liens avec l’écriture aussi. Une écriture couchée sur instru depuis plus de 20 ans par EJM, ou sur pages blanches sous la forme des fictions aux scénars breakbeats et aux mots noirs de Karim Madani, ou sous la forme d’études plus universitaires comme le travail précis proposé par Karim Hammou.

RENCONTRE 15 11h – 12h • Salle JOSé SARAMAGO

L’identité pour viatique, longévité d’une mystification – 11h-12h
avec Francis Arzalier, historien et essayiste
Il a publié de nombreux ouvrages et articles, notamment sur les rapports coloniaux et postcoloniaux, les questions identitaires et les mouvements de révolte. Il est le responsable de la revue Aujourd’hui l’Afrique.
Ouvrage de référence : Les régions du déshonneur : la dérive fasciste des mouvements identitaires au XXe siècle aux éditions Vuibert, 2014.
Un débat présenté par Nicolas Norrito, éditions Libertalia, militant du livre.
Le Lorrain Hermann Bickler, le Corse Petru Rocca, le Breton Olier Mordrel, le Palestinien Hadj Amin El Husseini, etc. : des hommes au destin étonnant, au coeur des tempêtes de l’histoire du 20è siècle. Ils ont d’abord été des militants, revendiquant envers et contre tout une identité occultée, régionale ou nationale, culturelle, ethnique ou religieuse. Puis ils se sont laissés emporter, fascinés par les "grandes lueurs noires" des "années 30", nazisme et fascismes, qui ont durant une génération, ravagés la France et le monde. Certains de ces "perdants" de 1945, ont retrouvé plus tard leur rôle d’acteur occulte de l’histoire, et une descendance évidente, jusqu’à nos jours. Quatre vingts ans après les "années 30", l’actualité semble revenue des identités exacerbées, manipulées.
Un détour par le passé, indispensable au présent…

RENCONTRE 16 11h – 12h • salle FLORA TRISTAN

Buonarroti, Babeuf, des contemporains ? – 11h-12h
avec Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange
Ouvrage de référence : Conspiration pour l’égalité, dite de Babeuf par Philippe Buonarroti, aux éditions La Ville brûle, 2014.
Un débat présenté par Ivan Segré, philosophe, militant du livre.
La Conspiration pour l’égalité dite de Babeuf est le premier grand récit de l’époque contemporaine défendant l’égalité sociale radicale. Lorsque paraît la Conspiration pour l’égalité de Filippo Buonarroti, en 1828, l’Europe entière est monarchique. À Paris, le nom de Robespierre est imprononçable et les révolutionnaires sont réduits au silence depuis 1815. Depuis près d’un demi-siècle, ce classique de la littérature révolutionnaire n’avait jamais été réédité. Il bénéficie aujourd’hui d’une édition scientifique complète et qui fera référence. Établie par des spécialistes incontestables, elle permet d’appréhender le texte dans son contexte immédiat comme dans son histoire longue, depuis les "lumières radicales" du XVIIIe siècle jusqu’à la postérité communiste ultérieure.

RENCONTRE 17 13h30 – 15h • salle MAHMOUD DARWICH

Marche pour l’égalité de 83, quels enseignements pour le présent ? – 13h30-15h
avec Mogniss Abdallah, journaliste, fondateur de l’Agence Im’média, militant ; Saïd Bouamama, sociologue et militant associatif et politique ; Toumi Djaidja, co-fondateur de l’association "SOS Avenir Minguettes", il fut l’un
des initiateurs de la Marche.
Un débat présenté par Karim Belabbas, syndicaliste, militant du livre.
L’année dernière, nombre de manifestations, locales et nationales, eurent lieu dans l’Hexagone afin de fêter les trente ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Il y eu à boire et à manger, et pour sûr, du bon et du moins bon ; dont les récupérations politicardes attendues, par ceux qui déjà, en 83, oeuvraient d’arrache-pied afin de désamorcer un événement politique sans précédent : l’irruption de la jeunesse des quartiers populaires et de relégation sociale dans la vie politique d’un pays qui les cantonnait à la rubrique des faits divers. Alors, "En première ligne" va s’employer à rendre la Marche à ceux qui l’ont faite et à ceux pour qui ils marchèrent.

RENCONTRE 18 13h30 – 15h • Salle JOSE SARAMAGO

Rencontre avec Lionel Salaün – 13h30-15h
Un débat présenté par Philippe Villechalane, libraire, militant du livre.
Magasinier, fabricant d’aquariums, photographe, pêcheur de sardines, mais surtout écrivain ; chansons, poèmes, scénarios, pièces de théâtre et romancier. Passionné de musique, jazz, blues, rock, chanson française, classique, mais que du bon. Son premier roman Le retour de Jim Lamar, est le plus français des romans américains, un vrai beau bouquin initiatique, plein d’amitié et de détermination avec une quinzaine de prix à la clé. Le second Bel
air est la chronique d’une époque, d’une classe, d’une génération, d’un lieu, des années 50, de la classe ouvrière, des adolescents pendant la guerre d’Algérie et du bistrot d’un quartier populaire. Chez Liana Levi.

RENCONTRE 19 13h30 – 14h30 • salle FLORA TRISTAN

Égalité marginale – 13h30-14h30
Avec Thierry Pelletier Ouvrage de référence : La petite maison dans la zermi, éditions Libertalia 2007.
Un débat présenté par Daniel Paris-Clavel, revue Chéribibi, militant du livre.
Fruits de séjours dans le "social" (de centres pour toxicos en centrales pour taulards), les récits contondants de Thierry Pelletier racontent des vies fracassées qui méritent mieux qu’un numéro de dossier : pas de commisération, du respect !

RENCONTRE 20 14h – 15h30 • Salle MAYA ANGELOU

Littérature Jeunesse, retour à l’ordre moral où école de l’égalité ? 14H-15h30
Avec Sylvie Vassalo, directrice du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil ; Claire Franek, illustratrice jeunesse ; Abdel Hafed Benotman, auteur et Olivier Belhomme, éditions de l’Atelier du poisson soluble.
Un débat présenté par Samiha Lafif, libraire, militante du livre.
La moralité fait son "come-back" sur le devant de la scène, mais a-t-elle jamais disparu ? Et si celle-ci veut faire main basse sur les lectures des plus jeunes, c’est bien que les enjeux sont plus importants qu’on nous le laisse croire… La rencontre donne la parole à des militants de la littérature jeunesse, ils sont en première ligne afin d’offrir à chaque citoyen de demain les outils nécessaires à leur émancipation.

RENCONTRE 21 14h30 – 16h • salle MAHMOUD DARWICH

Rencontre avec Sorj Chalandon – 14h30-16h
Un débat présenté par Naiké Desquesnes, journaliste indépendante, revue Z.
Journaliste à Libé entre 1973 et 2007 où il a débuté comme dessinateur avant d’y faire son trou comme grand reporter, Sorj Chalandon promène désormais sa plume et son regard averti dans les pages du Canard enchaîné. Respecté pour ses reportages – entre autres sur le conflit nord-irlandais et le procès Barbie pour lesquels il obtient en 1988 le prix Albert-Londres. Il est aujourd’hui reconnu pour ses magnifiques romans, qu’il nourrit de protagonistes plongés dans les tourments des conflits contemporains. Ses deux romans en miroir, Mon traître (2008) et Retour à Killybegs (2011), prennent justement comme théâtre les troubles de l’Irlande du Nord. Le Quatrième Mur (2013, Prix Goncourt des lycéens) raconte l’idée folle de monter l’Antigone de Jean Anouilh dans une Beyrouth en guerre. L’engagement, le combat, la mort, la trahison : autant de questions que Sorj Chalandon déploie dans son oeuvre, qu’il veut dépouillée, sans fioritures ni mots en trop. Peu savent comme lui donner autant de force à des phrases si courtes. De son passé de jeune mao à son départ (politique) de Libération, de son expérience du conflit à ses succès littéraires, le dialogue risque d’être beau et dense…

RENCONTRE 22 16h30 – 18h • salle MAHMOUD DARWICH

Rencontre avec Leonardo Padura – 16h30-18h
Un débat présenté par Raùl Mora, libraire, militant du livre.
Havanais taciturne et malicieux, Leonardo Padura est de ces romanciers inattendus, comme saisis sur le tard par l’écriture, d’abord journaliste il s’impose avec l’apparition de son Mario Conde, détective "hard boiled" tropical, comme l’un de ceux qui contribuent à réinventer le roman noir et ce depuis une ville qui n’est, alors, déjà plus la Mecque des littératures latino-américaines.
Pour Padura, le succès n’est pas une rente. Son Homme qui aimait les chiens a surpris. Il est, sans doute, par delà les polémiques stériles, l’un des très grands romans de ces quinze dernières années. Hérétiques qui paraît en français en septembre, est du même tonneau. Mario Conde y revient, dans une fresque vertigineuse, bien décidé à réconcilier Carpentier et Hammet. Un hommage sans pareil à celles et ceux, qui en tout lieu, de tout temps, s’opposent aux conformismes.

RENCONTRE 23 16h – 17h30 • salle salle FLORA TRISTAN

Trente piteuses ? – 16H-17h30
Avec Céline Pessis, Gérard Delteil et Renaud Bécot
Ouvrages de référence : Une autre histoire des Trente Glorieuses : modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre aux éditions de La Découverte et Les années rouges et noires par Gérard Delteil aux éditions du Seuil.
Un débat présenté par Patrick Bobulesco, libraire, militant du livre.
Et si elles avaient été bien plus piteuses que glorieuses, ces trois décennies ? Guerre froide et napalm, consommation de masse, "l’american way of life" livré sur pellicules et en containers, productivisme dévastateur,
décolonisation planifiée sous les lambris du Quai d’Orsay… Un inventaire à rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, Céline Pessis, Renaud Bécot et Gérard Delteil éclaireront l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la "modernité" et du "progrès", qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié-e-s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier-ère-s de l’amiante ou des mines d’uranium contaminé-e-s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la "croissance" et de la publicité… Utile à l’heure où l’on nous sérine que les années "yéyé" furent un âge d’or.

RENCONTRE 24 18h – 19h • salle MAHMOUD DARWICH

Attica Locke – 18h-19h
Un débat présenté par Jérôme Vidal, producteur de cinéma, militant du livre.
Quel prénom… C’est le nom d’une prison de l’état de New York, celle où George Jackson, militant du Black Panther Party, a été tué par des gardiens en 1971 donnant lieu à une belle et grande mutinerie de 4 jours.
Attica est scénariste pour le cinéma et la télévision. Deux romans sur les inégalités sociales, la ségrégation raciale "made in Usa" et ses suites contemporaines, sur l’exploitation et la lutte. De la mémoire, de la violence, du sang, de l’histoire qui ressurgit. Lauréate du prix J.Ernest Gaines pour l’excellence littéraire et 11 nominations à différents prix littéraires et tout cela en seulement deux romans. Traduits en français Marée noire et Dernière récolte, à la Série Noire chez Gallimard.

RENCONTRE 25 17h – 18h30 • Salle MAYA ANGELOU

Des faubourgs à Biribi, une histoire des bas-fonds – 17h-18h30
avec Dominique Kalifa, spécialiste de l’histoire du crime et de ses représentations au XIXe et au début du XXe siècle. Dominique Kalifa est professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne où il dirige l’École doctorale d’histoire et codirige le Centre d’histoire du XIXe siècle. Ouvrage de référence : Les bas-fonds : histoire d’un imaginaire, aux éditions du Seuil 2013 Biribi, les bagnes coloniaux de l’armée française aux éditions Perrin, 2009
Un débat présenté par Nicolas Norrito, éditions Libertalia, militant du livre.
Dominique Kalifa éclaire les représentations des "bas-fonds" jusqu’à l’orée du "court XXe siecle" cher à Hobsbawm. Cet envers, ce repoussoir, la "part maudite", est aussi l’une des lignes de fuite symbolique et sociale. Car s’ils disent des réalités, la pauvreté, le crime, les transgressions, ces "bas-fonds" constituent aussi un imaginaire qui traduit tout autant nos inquiétudes et nos anxiétés que certains de nos désirs. Ces histoires qui hantent nos consciences ont-elles pris fin aujourd’hui ? Les contextes ont changé, mais les débats sur l’underclass, les images du cinéma contemporain ou la culture steampunk montrent que l’ombre des bas-fonds rôde toujours autour de nous. Mais les bas-fonds ce sont aussi, ces moyens dont l’Etat se dote afin de s’en assurer la maitrise, les punir et les reléguer, et dont Biribi, ces bagnes d’Afrique du nord , furent le paradigme répressif. Dominique Kalifa nous en restitue aussi l’histoire culturelle et sociale. Une histoire qui n’est pas sans rapport avec les débats sécuritaires actuels…

RENCONTRE 26 18h – 19h • salle salle FLORA TRISTAN

Rencontre avec Gérard Delteil – 18h-19h
Ouvrage de référence : Les années rouges et noires par Gérard Delteil aux éditions du Seuil et l’ensemble de son oeuvre.
Un débat présenté par Stéphane Soulard, militant du livre.
Entre conspirations et violences. Comment démystifier ces trente glorieuses sacrément nébuleuses ? Delteil s’y emploie avec brio. Un Delteil qui fera date. Ces années où les forces politiques, issues de la résistance, se construisent. Les droites se cherchent et savent se retrouver en réaction au communisme…

15 juin 2014

[News] News du dimanche

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 19:41

Jusqu’au prochain week-end et l’arrivée de l’été, LC vous invite à quatre événements : RV au Centre Pompidou avec les revues d’ici là, Gruppen et Parislike ; à Texture Librairie (75019) avec le collectif Z ; à Lille avec le slameur Capitaine Alexandre ; à la Bibliothèque Marguerite Audoux pour la fameuse Nuit remue 8 (avec nos amis de Remue.net) – sans oublier celui avec David Christoffel.

 

â–º Dans le cadre de la Périphérie XVI du Marché de la poésie, lundi 16 juin 2014, 19h

BPI – Centre Pompidou, Petite Salle (niveau -1)

Trois revues invitées : Revue d’ici là, Gruppen, Parislike

Un événement multiforme : lectures, performances, musique, projection

De l’écrit à l’écran, du papier à la scène, les revues actuelles aiment à multiplier les formes et les genres, tandis que la poésie contemporaine se mêle d’images comme de musique.

Quand l’une rencontre les autres, c’est la promesse d’un métissage fécond. Trois revues Gruppen, d’ici là et Parislike conjuguent leurs différences pour faire entendre la poésie telle qu’elles la voient dans une soirée multiforme.

 

â–º Mardi 17 juin 2014 à 19H30, Texture Librairie (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris), lecture de Marie Cosnay, Christophe Manon, Martin Richet et Caroline Sagot Duvauroux, pour le lancement de série z : 2 !

z : est un collectif.
z : produit des livres.
z : a des oreilles.
z : produit des textes.
z : suggère des temps.
z : a des mains.
z : prend son temps.
z : circule à pieds.
z : a un bec.
z : a du ventre.
z : mange avec ses doigts.

â–º JEUDI 19 JUIN, de 19h à 20h30 : Cabaret Littéraire à la Baracca ZEM (38 rue d’Anvers, LILLE)

En prélude poétique à la Fête de la Musique, Capitaine Alexandre présente son Livre en Live :
Le Chant des possibles

Au programme : Apéro Slam, écoute de l’album tiré du livre, et dédicaces.

 

â–º Nuit remue 8 le samedi 21 juin à 18H30, avec nos amis de Remue.net, bibliothèque Marguerite Audoux (10, rue Portefoin 75003 Paris)

18h 30 : Dorothée Volut  : « A la surface » (Eric Pesty Editeur, 2013)

18h 40 : Sarah Kéryna  : « Quadrature »

18h 50 : Pierre Drogi  : « anémodromes (alias chemins des vents) »

19h 00 : Michaël Batalla  : « Possibilités éternelles »

19h 10 : José Morel Cinq Mars  : « Sauvage »

19h 20 : Yun Sun Limet  : Chanson

19h 30 / 20h 00 : PAUSE

20h 00 : Sébastien Ménard  : « Routes » (sur diafragm.net)

20h 10 : Joachim Séné  : « Je ne me souviens pas »

20h 20 : Laurence Werner David  : « En même temps » (revue La sœur de l’Ange, Hermann éditeur) et Les Archives de la Meuse (livre d’artiste, publié par la galerie Evelyne Schumm-Braunstein)

20h 30 : Cyrille Martinez  : « Texte inédit »

20h40 : Eric Pessan et Nicole Caligaris  : « Mieux rater deux »

21h00 / 21h 30 : PAUSE

21h30 : Marie Cosnay  : « Lear » (inédit)

21h 40 : Isabelle Damotte  : « Même les doigts retournés » (inédit)

21h50 : Anne Savelli  : « Décor Daguerre »

22h 00 : Olivier Hodasava  : « Éclats d’Éclats »

22h10 : Hélène Frédérick  : « Un point, une piqûre » (revue NRF, avril 2014)

22h20 : Anne Terral  : « 60 x 49 cm »

 

â–º David Christoffel vous invite à l’une des projections sonores de la pièce radiophonique La Voix de Foucault à l’IRCAM à Paris, le samedi 21 juin (à 18h30 ou 19h30) dans le cadre du festival ManiFeste :
L’entrée est gratuite.

En attendant, le volume 2 de "Radio Toutlemonde" vient de paraître.

3 juin 2013

[News] Poésie en marche…

Le Marché de la poésie n’existe pas… N’existe que la poésie en Marche. Celle qui se pratique dans l’aller-vers. Tout le reste n’est que lisseting et markéterature. Parcours en zigue & zag des rendez-vous à ne pas manquer…

31e Marché de la poésie, place Saint-Sulpice (75 006), du jeudi 6 au dimanche 9 juin 2013 : 550 éditeurs et revues de poésie & création littéraire (record battu, of course !) ; invité d’honneur : l’Irlande ; président d’honneur : Serge Pey.

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17 février 2013

[News] News du dimanche

Après être allé faire un tour du côté de chez P.O.L (avec notamment Edith Azam, Décembre m’a ciguë), on s’intéressera aux livres reçus (La Revanche de la pelouse, de Rosmarie Waldrop ; Ago d’Antoine Dufeu ; n° 8 de la revue Avant-poste). Parmi les Libr-événements : Séance qui vive et Soirée Al dante… De quoi attendre le printemps ! /FT/

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8 mai 2011

[News] News du dimanche

En ce mois de mai chargé, voici d’autres informations en bref, concernant la "planète PRIGENT" et divers RV à ne pas manquer…

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20 février 2011

[News] News du dimanche

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 20:24

Avant que nous ne poursuivions notre dossier sur la subversion (Jérôme Bertin, "Le Grand Amour de Karl Klause"; Fabrice Thumerel, "Subversion en revues"…) et ne publions le second volet de l’Hommage à Pierre Courtaud par Sylvain Courtoux, un Spécial DOUBROVSKY et la dernière livraison du Libr-KALÉIDOSCOPE 2010-2011, en plus d’un long article de Jean-Nicolas Clamanges ("Feuilleton(s) Roger Giroux, UN") et de chroniques sur Qu’est-ce qu’un philosophe français ? de Jean-Louis Fabiani, Les Cauchemars du gecko de Raharimanana, ou L’Écologie en bas de chez moi de Iegor Gran, voici quelques Libr-événements : David CHRISTOFFEL ; Antoine BOUTE ; Suzanne DOPPELT ; Festival les PERFOREILLES.

Rappel : pour toute correspondance et envois de contributions = libr.critik@yahoo.fr.

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19 septembre 2008

[EXPOESIE 2008 – VIDEO] Interview de David Christoffel

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 9:29

  Après une pause estivale, piqure de rappel : nous poursuivons la mise en ligne des vidéos tournées lors du festival EXPOESIE 2008, tout en réalisant pour le festival un coffret DVD avec l’ensemble de celles-ci [renseignement]Cliquer sur le lien. Présentation de notre travail de reportage et de notre prestation pour les festivals.. En attendant de voir de nouvelles performances, nous vous proposons l’interview de David Christoffel, faite par Hortense Gauthier [voir la lecture de David Christoffel]. Il revient sur la notion d’Opéra parlé, et il explique en quel sens son travail rencontre le lieu poétique.

6 septembre 2008

[Livre + quelques mots] Omajajari, collectif

  Omajajari, collectif, ed. cynthia 3000, 16 petits livres en hommage à Alfred Jarry. ISBN : 978-2-916779-04-1, 25 €.

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1 juillet 2008

[Expoesie 2008] Lecture de David Christoffel

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 7:21

Première lecture de la soirée du vendredi 27 juin du festival Expoésie, qui se déroulait au centre culturel La Visitation à Périgueux. Lecture de David Christoffel, Patrick Dubost, Ariane Dreyfus et Pierre Tilman.

17 juin 2008

[DVD] Les unités perdues de Henri Lefebvre

Henri Lefebvre, Les unités perdues, (réalisation H. Lefebvre, voix David Christoffel, image et montage Frédéric Dumond, avec la participation de Johan Tramer-Morael), ed. Incidences, col. "Le point sur le i". ISSN : 1950-7690, 20 €.

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