Libr-critique

23 juin 2016

[News] Libr-estivales

Des RV estivaux à ne pas manquer : soirée à Dole, à la Librairie Texture (75019), clôture du festival POEMA, soirée L’Échappée belle à Sète, Christian Prigent sur France Culture… Soutenez URGENCE POÉSIE #2 (Lodève)…

 

â–º Vendredi 24 juin à 19H30, Musée des Beaux-Arts de Dole (Pavillon des officiers, 85 rue des Arènes), SOIREE PERFORMANCES « avec les pieds et la bouche et les fesses et la cervelle et le ventre et les oreilles » : Hortense Gauthier, Véronique Hubert "Utopia présence au musée des beaux-arts de Dole", Manon Harrois vs Bertrand Kelle « Je t’adore reloaded. »

â–º Vendredi 24, 19H-20H, Texture Librairie (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris) : Invisibles, Audibles, Lisibles, Les Poètes Font Tourner Les Tables. Avec Anne TALVAZ, Claude BER, Geneviève HUTTIN, Nelly GEORGE-PICOT, Roxana PAEZ, Vannina MAESTRI, Véronique PITTOLO

â–º Samedi 25 juin à 17H, Festival POEMA, soirée de clôture 

Kulturfabrik Esch-sur-Alzette

116, Rue de Luxembourg, 4221 Esch-sur-Alzette

Plus d’une dizaine de lectures, de lectures-concerts ou de lectures-performances, une trentaine d’artistes (poètes, musiciens et danseurs) dans tous les espaces de la Kulturfabrik.

L’invitation est faite au public de venir voir / écouter / rencontrer une trentaine d’artistes luxembourgeois, belges et français. Poètes, musiciens et danseurs se croiseront, pour la plupart pour la première fois, et inventeront pour l’occasion des formes artistiques inédites, en solo, en duo et plus. Parmi une douzaine de lieux, le public sera convié à composer son parcours au gré de ses envies…

Avec:
– Didier Bourda (F), textes voix / Michel Deltruc (F), percussions jouets
– Antoine Boute (B), textes voix / Aurore Gruel (F), danse
– Antoine Cassar (L), textes voix / Sophie Langevin (L), traductions
– Rodica Draghincescu (F), textes voix / Franck Hammerlé, batterie
– Didier Petit (F), violoncelle / Stefan Scheibihler, contrebasse
– Pierre Guéry (F) et Michaël Vandebril (B), textes voix / Gauthier Keyaerts (B), sons
– Alain Helissen (F), textes voix
– Guy Helminger (L), textes voix / Sylvia Camarda (L), danse
– Dominique Massot (B), textes voix / Milady Renoir (B), corps / Alain Subrebost (B) taiko
– Anita Navarrete-Berbel (F), textes voix et cithare
– Tom Nisse (B/L), textes voix / Nicolas Ankoudinoff, saxophones
– Lambert Schletchter (L) / Joy Slam (B) / Volauvent (B) / l’Ami Terrien (B), textes voix
– Siriltiebo (F), textes voix listes
– Laura Vasquez (F), textes voix / Vincent Granger, vents

â–º Samedi 25 juin, de 18h00 à 21 h00 // Sète, derrière la mairie la libraire L’ Echappée belle
La poésie de la rue, ces traces rammassées au hasard des promenades, de ce qu’on apelle un déchet, jeté dans les poubelles ou à même le trottoir ou sur la plage…
Les traces des individus de passage des artisans des commerçants ou des riverains se transforment et reprennent une autre vie. Ces emballages « démoniaques » deviennent au grés des rencontres avec des amis, des peintres des artistes les images de nos pensées les plus secrètes, invités au restaurant BIO « Le HOMARD & DINDON » dont l’originalité de leur cuisine n’est pas sans rapport avec notre expo : http://homardetdindon.fr/fr/
Les artistes qui ont bien voulu se prêter au jeu de l’ART : Laure Della Flora, Jean-Jacques François, Karl Gietl, Marie Helène Abatte, Didier Calléja (didika) , Isabelle Piron ainsi que 3 guitares recyclées: Mourres de POrc en solo, Christophe Peccini & Michael L ‘Australien… Une performance sera créée pour l’occasion.

â–º Christian Prigent évoquera Les Amours Chino sur France Culture le lundi 04 juillet 2016 de 13 H 25 à 13 h 50  (émission «La grande Table»).

â–º URGENCE POESIE #2 
aura lieu du 7 au 10 juillet 2016 à Lodève.



Ce sera la seconde édition, d’URGENCE POESIE,

la première, l’an passé est née en réaction à la suppression du festival
 Les Voix de la Méditerranée.


Cette année, nous aurons le plaisir d’accueillir :


Nadine Agostini, Khouloud Al Zghayare, Samantha Barenson,
Julien Blaine, 
Guillaume Boppe Katia Bouchoueva, Yves Bressande,
Béatrice Brérot, 
Nadine Cabarrot, la Caravane  Syrienne, Bernard Deglet,
Sylvie Durbec, 
Guiseppe Gofreddo, Nicolas Giral, Golan Haji,
Emmanuel Hiriart, Louis Lafabrié, 
Melchior Liboa, Rafaële Mamane,
Marthe Omé, Dominique Ottavi, 
Francois Philipponnat, François Szabo, Marius Loris,
Pierre Soletti, Patrice Soletti, 
Dominique Sampiero, François Szabo, Yannis Stiggass.



Il y aura plusieurs moments de lectures dans différents lieux de la ville, des jardins, des cours.

Des musiciens, des danseurs, des plasticiens accompagneront ces moments de lecture.

Une quinzaine d’éditeurs seront aussi présents.

Une conférence de presse aura lieu :

le 28 juin à Montpellier, à la Gazette Café.

Seront présents Julien Blaine, Guillaume Boppe, Didier Calleja, Patrice Soletti, Marthe Omé

C’est un évènement sans aucune subvention,
c’est pourquoi le collectif lance sa première campagne de financement participatif.
Pour participer rendez-vous sur le lien suivant :
http://www.proarti.fr/fr/project/soutenir/1171

14 février 2016

[News] News du dimanche

Après la disparition de Pierre Bourdieu en 2002, Annie Ernaux a écrit un magnifique texte, "Le Chagrin" : c’est ce que ressentent tous ceux qui ont connu Jacques SIVAN, autour de Libr-critique et ailleurs… Aussi commencera-t-on ces NEWS par un Hommage au poète de l’espace motléculaire (1955-2016). Suivront des Libr-brèves diverses : "St ValentinTM" de CUHEL ; abécédaires sur Diacritik ; festival Poés’arts ; RV avec la revue M U S C L E et avec Anne-James Chaton.

 

Hommage à Jacques SIVAN (1955-2016)

Portrait de Jacques SIVAN par Philippe Boisnard ("Time of poetry", 2012)

Côté revues, après avoir participé à TXT, Jacques Sivan a fondé Java avec Jean-Michel Espitallier.

Côté éditeurs, de l’Atelier de l’Agneau au Dernier Télégramme, en passant par Cadex, Trame Ouest, Derrière la salle de bains, Voix, ou encore Les Presses du réel. Mais surtout : Al dante.

Libr-critique a publié et chroniqué bon nombre de ses créations, parmi lesquelles : Mar / cel Duchamp en 2 temps 1 mouvement (Les Presses du réel, 2006) ; Le Bazar de l’Hôtel de ville (Al dante, 2006) ; écoutons "JAVA is not dead" (2007) ; Dernier télégramme d’Al Jack (2008) ; Similijake (Al dante, 2008) ; Pendant Smara suivi de Pissarro & C° (Al dante, 2015)…

L’entretien qu’il a donné courageusement à Emmanuèle Jawad en novembre dernier est à relire comme l’ultime retour sur une œuvre marquante : "L’espace motléculaire".

NON, Jacques SIVAN is not dead.

Libr-brèves

â–º  Dans ce TPP (Texte de Poésie Pratique) que constitue "St ValentinTM",  CUHEL et son Service World Image Nihil Gate (SWING) fêtent à leur façon la fête-des-amoureux / fête-à-neuneux.

â–º Sur Diacritik, on ne manquera ni l’Abécédaire de Liliane GIRAUDON ni ceux de Véronique BERGEN et de Patrick VARETZ.

â–º Poés’arts, festival de poésie et d’art contemporains, du 4 au 6 mars 2016 à l’abbaye de Baume-les-Dames.

La table-ronde, les lectures et les entretiens se dérouleront dans l’Abbaye de Baume-les-Dames.
Durée de chaque lecture : 30 à 40 minutes.
Les ateliers créatifs réunissant artistes et poètes se tiendront au sein même de l’atelier d’Æncrages & Co.
Entrée libre et gratuite à l’ensemble de la manifestation.

VENDREDI 4 mars

☞ 18h Lecture de Philippe Claudel

SAMEDI 5 MARS

☞ 10h30 Table Ronde : Les voix de la poésie. Avec la participation de Roland Chopard (éditeur), Claude-Louis Combet (poète), Jacques Moulin et Elodie Bouygues (animateurs des Poètes du Jeudi), Geneviève Peigné & Jean-François Seron (organisateurs de Samedi poésies dimanche aussi), Françoise Ascal (poète), Sabine Huynh (poète, traductrice), Manuel Daull (libraire, poète).

☞ 14h Entretien avec Michel Butor par Roland Chopard et Elodie Bouygues.

☞ 15h Signature du livre d’artiste de Michel Butor et Martine Jacquemet.

☞ 16h Lecture de Françoise Ascal

☞ 17h Lecture croisée de Déborah Heissler et Sabine Huynh (accompagnées au violon d’Agathe Lorcat)

☞ 18h Vernissage des expositions des artistes Jean-Michel Marchetti, Jean-Claude. Terrier, Aaron Clarke et Philippe Agostini

DIMANCHE 6 MARS

☞ 10h30 Ateliers de création avec les artistes présents dans l’atelier

☞ 14h Performance Michel Butor / Jean-Michel Marchetti / Olivier Toulemonde

☞ 16h Lecture de Jacques Moulin.

â–º Dimanche 21 février 2016, 17H-20H, à l’occasion de la parution du n° 8, présentation de la revue M U S C L E, par Arno Calleja et Laura Vazquez.

Lectures de Christophe Manon, Yuhang Li & Mathieu Brosseau.

M U S C L E est une feuille de papier pliée 4 fois qui fait 42 centimètres de long et 16 centimètres de haut. Tous les 2 mois, sur la feuille qui est la revue M U S C L E, il y a 2 textes, il y a 2 auteurs.

M U S C L E est une couleur qui change à chaque numéro, avec de l’écriture posée dessus à chaque fois. M U S C L E est composée, pliée et éditée par Laura Vazquez et Arno Calleja. 

â–º Mardi 23 février 2016 à 19H, Le Monte-en-l’air, rencontre avec Anne-James Chaton pour son dernier livre, Elle regarde passer les gens (Verticales).

« Elle reproche aux habitants de l’immeuble de l’espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. […] Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n’a pas de papiers. […] Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d’argent. […] Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n’est pas la seule. »

Derrière ce «Elle» à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l’imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l’épopée de notre modernité.

12 juillet 2015

[News] News du dimanche

Riches dernières NEWS, avant la suite de Libr-vacance et les derniers posts de juillet (coupure fin juillet-fin août) : en UNE, un inédit de Didier Calleja ; dans nos Libr-brèves, colloque Deleuze, festivals divers, Suzanne Doppelt dès septembre en résidence à la Maison Hugo, divers liens à découvrir…

UNE

Découvrez cet inédit de Didier CALLÉJA, "Mon frère, ce salop", de la poésie à vif en vers/prose/images.

Didier Calleja participera au festival de Sète et, contre la suppression du festival poétique de Lodève, à différentes actions avec Julien Blaine et le collectif "Le syndicat des poètes qui vont mourir un jour".

Oui, il y a URGENCE POÉSIE…

 

 

Libr-brèves

â–º Découvrez la playlist des mutantistes (Mathias Richard et alii).

â–º POÉSIE IS NOT DEAD Rue Instin

â–º Découvrez le nouveau site de Contre-mur.

â–º Du 14 au 19 juillet 2015, Concordan(s)e à Avignon, rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

14. 15 juillet I 10h
Jonah Bokaer (chorégraphe) & Antoine Dufeu (écrivain) I Museum Of Nothing

16. 17. 18. 19 juillet I 10h
Fabrice Lambert (chorégraphe) & Gaëlle Obiegly (écrivain) I L’incognito

(les deux duos partagent la matinée avec Mickaël Phelippeau et Michèle Noiret)

La Belle Scène Saint-Denis
(organisé par Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay et Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national de Saint-Denis avec le soutien du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis)
La Parenthèse 18 rue des Etudes 84000 Avignon
programme complet sur www.labellescenesaintdenis.com
réservations – informations : 04 90 87 46 81

â–º RÉSURGENCE, festival des arts vivants, Lodève, du 16 au 19 juillet 2015 : programme. [Il se substitue, hélas, au festival de poésie organisé par les Voix vives de Lodève.]

â–º Voix vives de Méditerranée en Méditerranée, festival de poésie, Sète, du 24 juillet au 1er août 2015 : programme.

â–º Du 1er au 11 août 2015, colloque international de Cerisy sur Gilles DELEUZE : programme.

â–º Suzanne DOPPELT à la Maison Victor Hugo (75004 Paris), de septembre 2015 à avril 2016 (programme précis).

3 mai 2015

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de mai, suite des RV qui vous attendent : ceux du Bureau d’investigations poétiques, mais aussi l’exposition KALMARS ATTACK et hommage à Maryse Hache. Mais auparavant, en UNE, le dernier livre de Bernard Noël, Monologue du nous.

 

UNE /FT/

Bernard Noël, Monologue du nous, P.O.L, avril 2015, 112 pages, 8,90 €, ISBN : 978-2-8180-3653-2.

Dans un monde où se vident les défilés du Premier-Mai – où se défilent les défilants – ; où le pouvoir "a pour arme efficace le remplacement de la culture par la consommation, ce qui réduit la politique à des traités de libre-échange puisqu’elle est entièrement soumise à l’économie" (p. 48) ; "un monde où la dissolution de tous les repères sociaux se double du perfectionnement continuel des systèmes de surveillance et de répression" (51) ; où "la technologie va permettre de neutraliser toute opposition par une castration mentale généralisée" 75) ;
comment le "NOUS" pourrait-il encore subsister ?
comment le "NOUS" pourrait-il encore subsister en dehors de l’action directe ?

Mais "peut-on traiter le mal par le mal ?"(91)… Ce monologue du nous nous plonge dans les interrogations et les contradictions d’un groupe de militants qui se sentent trahis par les actuels socialistes au pouvoir. Et nous, lecteurs, égarés dans un palais de glaces, ne pouvons nous empêcher de nous demander avec angoisse s’il y a la moindre issue…

Libr-événements

â–º Les RV du bureau d’investigations poétiques :

* Mardi 5 mai à 18h30, Librairie Le Monte-en-l’air, Paris 20e : lancement de l’ouvrage collectif Redrum. A la lettre contre le fascisme (Les impressions nouvelles). Coordination Alain Jugnon. En présence de Pierre Alferi, Amandine André, Philippe Beck, Kiki Picasso & Frank Smith / Lien
 
* Jeudi 7 mai à 19h, La Panacée, Montpellier : Le Film des questions (Projection + discussion publique) / Lien 


* Mercredi 13 mai à 19h, Société des Gens de Lettres, Paris 14e : Le poète et son double / Des éditeurs en dialogue avec leurs auteurs. Avec Max Alhau & Thierry Chauveau (L’Herbe qui tremble), Frank Smith & Catherine Flohic (Argol), Philippe Clerc & Yves di Manno (Poésie / Flammarion) / Lien
 
* Mardi 26 mai à 19h, Libraire Tschann, Paris 6e : lecture / rencontre avec Jean-Marie Gleize. En présence de Vincent Broqua et Frank Smith.

* Mardi 2 juin à 19h, Archives nationales, Pierrette-sur-Seine : La mémoire brûle. Conférence de Georges Didi-Huberman suivie d’une discussion publique. Lien

â–º L’ exposition KALMARS ATTACK se tient jusqu’au 8 mai 2015 à la Chapelle du Quartier Haut à Sète (mais aussi à travers la ville).

Performances, lectures, conférences autour de "KALMARS ATTACK SETE" avec Joël Hubaut, Julien Blaine, Max Horde, Didier Calléja, Didika Kœurspurs, Magali Brien, Régina Blaim, Pierre Joris, Nicole Peyrafitte, Lilie Kitsh, Laurent Rodtz, Pierre Gonzales Izner, Manu Morvan, Thomas Andro, Thomas Pailharey, Alain Robinet, Damien & Roger Anselme.

Rens. : koeurspurs@gmail.com

â–º Ce lundi 4 mai au "Cent" (100 rue de Charenton 75012), 19h00 : hommage à Maryse Hache. Son œuvre est brève au regard de son temps passé parmi nous, et très forte, très inventive, une écriture du bonheur, peut-être, un bonheur lumineux, doux, vif, clair et droit (Laurent Grisel, Remue.net).
Tous les détails pratiques et des liens pour faire connaissance avec ses écrits, avec sa voix, sont disponibles à cette page.

22 février 2015

[News] News du dimanche

 En avant-première, deux Libr-événements à noter pour mi-mars : Calléja/Actis/Léric à Bordeaux ; Masséra/Citton à la Maison de la Poésie Paris. Mais auparavant, en UNE, pleins feux sur le roman subtilement critique de Joël Baqué, La Salle – qui nous emmène dans un nouveau sanctuaire, la salle des marchés.

 

UNE

Joël Baqué, La Salle, P.O.L., février 2015, 254 pages, 16 €, ISBN : 978-2-8180-3551-1.

"Ce ne sont pas des êtres moraux mais des entités rationnelles parcourues de pulsions irrationnelles, des entités mues par des algorithmes soumis à des crises de tachycardie. Ils perpétuent les grandes  divisions de l’humanité , le masculin et le féminin, le yin et le yang, le sacré et le profane, Éros et Thanatos ; pour eux n’existent que la hausse – Bull – et la baisse – Bear"… Rien ne résiste à ces nouveaux maîtres du monde, rien n’échappe à leur emprise, ni les rapeurs made in USA, ni même la définition du couple ("marché particulier qui commence sur un win-win et se termine sur un lose-lose")…

C’est pour être au cœur de ces marchés que ne quitte jamais la Salle le personnage central d’une narration essentiellement à la 2e personne du pluriel – comme si un humble desservant du Fric n’avait pas droit à une subjectivité, aliéné de la même façon que le Salaud sartrien ("Votre job, c’est palper la face de Dieu" est l’une des pensées-slogans qui montrent comment fonctionne de l’intérieur un golden boy). Les isotopies de la psychanalyse et du nucléaire sont mobilisées pour nous faire partager ce que les traders ressentent dans le saint du saint : "Ils étaient au cœur du réacteur, plongé dans cet univers complexe et agité où bouillonne la libido de la mondialisation et s’enclenchent les réactions en chaîne du marché". Si, comme le pense Alain Badiou dans À la recherche du réel perdu (2015), le Réel est le point limite de contact avec l’impossible, alors ces "enfants terribles" sont bel et bien des agents du Réel capitaliste : "l’infini se cache dans les salles de marchés".

Cynique, un tel monde ? Ce n’est pas faute de valeurs : "précisément chiffrables, seconde par seconde, dans toutes les places financières de la planète et universellement partagées"… De quoi vous réconcilier avec le capitalisme financier ? Pas vraiment, on l’imagine, mais Joël Baqué évite l’écueil du moralisme dans un roman qui, conforme à son objet, est régi jusqu’à la fin par le couple Bull / Bear.

Libr-événements

â–ºLe 13 mars, Atelier 70 à Bordeaux, de 20H30 à 23H : Bêta dit "Ce n’est pourtant pas le printemps"

avec

DIDIER CALLEJA
MAXIME ACTIS
QUENTIN LERIC

tout cela est organisé très vite
tout cela est organisé sans sous
tout cela n’a pas grand chose à voir avec un quelconque printemps de la poésie
il n’y aura, ce 13 mars, aucune reverdie

trois lectures (mais courtes)
+ un stand Bêta (sortie fuites n°3)
+ un petit stand pour boire et pour manger
= des êtres humains

avec la joie, toute conviviale, de vous y retrouver

tout cela se déroule à

BORDEAUX. Centre-ville.
Atelier 70.
20, rue Bouffard.

Arrêts Tramway (ligne B) : Hôtel de ville / Gambetta.

Les portes du lieu seront ouvertes de 20h30 à 23h00.

Prix libre.

â–º Mardi 17 mars 2015 à 19H, Maison de la poésie Paris : cycle "Fiction littéraire contre storytelling" #8, rencontre-débat Yves Citton / Jean-Charles Massera.

Jean-Charles Massera écrit des livres (United Emmerdements of New Order, P.O.L., 2002) et des chansons (avec Pascal Sangla : Tunnel of Mondialisation, Verticales, 2011), travaille pour la scène et la radio (We Are L’Europe (le feuilleton), 2011), réalise des films (Call Me DominiK, 2014), des tableaux vivants (Le Parc des Distanciations, 2014), des installations (Ad Valorem Ratio, 2014).

Yves Citton, professeur de littérature française à l’université de Grenoble-3, co-directeur de la revue Multitudes, travaille à la croisée des études littéraires, de la philosophie politique et de l’économie des affects.

8 février 2015

[News] News du dimanche

 En ce deuxième dimanche de février, UNE sur l’un des livres les plus remarquables de ces derniers mois : Surplis de Frank Smith. Suivent nos Libr-brèves (Alphabetville, Didier Calléja, poésie et traduction…).

 

UNE /FT/

â–º  Frank Smith, Surplis, Argol, novembre 2014, 20 €, ISBN : 978-2-37069-006-7.

Avec ces mouvements de pensée-à-toi qui nécessitent le vide, la vie n’est pas tant dans les plis individuants ou les déplis objectivants que dans les surplis : les courts-circuits de l’intentionalité, les agencements spatio-temporels d’éléments sensibles, les compositions de rapports, les télescopages d’affects et de percepts, les superpositions de matériaux en devenir…

Au lecteur de composer avec ce "livre-plateau portatif", qui doit sa réussite à l’inventivité de l’auteur et, pour la mise en page, à la virtuosité de Julie Palat.

 

Libr-brèves

â–º Spécial Alphabetville
 
* Ressources en ligne

– Jean-Christophe Bailly

Dans le cadre des micro-résidences d’Alphabetville en collaboration avec le cipM, la Friche Belle de Mai et les Bancs publics (octobre 2014)
Entretien avec Emmanuel Moreira sur Radio Grenouille
Ecouter le podcast

 
– Bernard Stiegler

Dans le cadre du programme « Vers un art de l’hypercontrôle »
Conférence organisée par Alphabetville et l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence (décembre 2014)
Voir la vidéo
 
Dans le cadre du programme « Creative disturbance » développé par Leonardo
Entretien entre Bernard Stiegler, Roger Malina, Colette Tron
Ecouter les podcasts 
 
 
* A paraître
 
Textes inédits dans le prochain numéro de la revue MCD, « Art et politique », mars 2015
. Ars et inventions organologiques dans les sociétés de l’hypercontrôle, par Bernard Stiegler
. Armes et arts de la révolution, de l’électronique au numérique, par Colette Tron
. #OSJUBA, l’urbanisme ouvert dans la transformation post-conflit, par Stephen Kovats
 
 
Adhésion
 
Les activités et ressources d’Alphabetville sont en accès libre.
Pour soutenir l’association, vous pouvez adhérer grâce au formulaire à télécharger sur le site.
 
Alphabetville, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille 0495049623 ; alphabetville@orange.fr / www.alphabetville.org

 

â–º "Principe d’incertitude" : Improvisation Benoist BOUVOT (guitare) Didier CALLEJA /Didika Koeurspurs( texts objets sons) à la Machinante de Montreuil/ Re-mastering : Black SIFICHI + Improvisation avec les spect-acteurs et poète du festival poésie "gratte Monde" avec Carlos LAFORET.

â–º Vendredi 20 février 2015 à 20H00, La Lucarne des écrivains (115, rue de l’Ourcq 75019 Paris) : poésie et traduction, avec Isabelle Macor et François Rannou.

11 décembre 2014

[Revue – chronique] Fuites, n° 3, par Bruno Fern

Vous attendent dans cet inventif numéro de revue-objet : Maxime Actis, l’inhabitable Didier Calléja, Patrick Hospital, Quentin Léric, Mr Nayf, Louise Skira, Frédéric Soumagne, Géraldine Trubert.

 

Revue fuites, n° 3, octobre 2014, 16 €, ISBN : 979-10-91612-03-6. Pour commander :

Bêta: Obtenir une ou plusieurs revues.

 

Faite à la main par un collectif nommé Bêta, cette publication témoigne d’abord d’un souci porté à l’objet lui-même ou plutôt aux différents objets que contient la pochette-surprise (une chemise en carton de couleur caramel) : dessins à déplier ou dans un carnet, série de photos, texte et photos ou dessins, textes seuls. Par ailleurs, il faut souligner que le point commun aux huit participants, désigné par le mot friche, ne constitue pas qu’un prétexte et que la plupart des contributions méritent qu’on leur prête attention.

Cela dit, je recommande tout particulièrement les photos fuyantes en noir et blanc de la Chambre intérieure de Louise Skira, dont on pourra trouver d’autres traces ici – Chambre Intérieure – Louise Skira – ainsi que trois textes : le récit de Patrick Hospital, Si besoin, qui relate les tribulations d’un individu mal identifié, de ses tentatives artistiques plutôt drolatiques (« Si bien qu’à un moment, après clôture de l’épisode du 5RDP1, il songea à empailler une chèvre. L’idée même lui était venue de reprendre contact avec une ancienne connaissance, un dentiste, afin de parfaire le tableau par ajout d’un implant à la mâchoire de la dite chèvre. ») jusqu’à son bref séjour en HP, l’auteur faisant souvent preuve d’un humour suffisamment noirci : « Le diamètre de la buse fabrique les premières interros surprises : sera-t-il consenti qu’il puisse y marcher debout ? Cela dépend de l’âge qu’il a. L’âge qu’on a diffère d’une année à l’autre. Cela se dit peu, est peu dit, ce qui tend à prouver qu’à prendre systématiquement le parti d’éviter une proposition orale ou écrite des évidences, on se confond tristement les uns les autres. » ; les Notes de poche de Quentin Léric, aux tonalités diverses puisque cherchant à capter tous azimuts : « Mes parents pensent que je traîne. Ils ont sans doute raison. Mais je voudrais qu’on revalorise un peu cette activité. Pas regarder la télé ou aller au centre commercial. Non, non, traîner, vraiment. S’ennuyer. Au point d’être prêt à prendre tout ce qui nous passe devant. Sans faire le difficile. Sans s’affoler du différent. » ; enfin, la longue suite de Maxime Actis, intitulée qui peut casser le sable & la pierre et subtilement composée de 25 parties numérotées, comme autant d’angles d’attaque très variés de ce qui peut s’entendre par friche, texte qui est à prendre au sérieux d’une lecture dans les détails sans que son auteur, heureusement, se drape dans la pose du Sérieux :

 

4

à force de monter des morceaux de textes (on dit « énoncés ») les uns sur les autres, on va peut-être être perdu à la fin et donc déçu

 

dans ce texte, il y a beaucoup de choses, j’ai fait une petite liste pour ne pas les oublier : le mot « friche » est un mot qui travaille ; récit mythologique en trois phrases et glose ; de l’occupation de l’espace délaissé (récit et recopiage) ; images de la friche (variations) ; documentation (dont j’ai extrait un relevé fait à la Caserne Niel à Bordeaux en 2012) ; plantes coincées entre des briques ; digressions routières ; notes ; etc.

 

l’ensemble procédant de l’accumulation, il s’arrêtera de manière tout à fait sèche, instable et sans jointure

1 Vous vous demandez ce que ça signifie ? Eh bien, raison de plus pour aller y voir.

10 novembre 2013

[News] News du dimanche

Vont défiler nos livres reçus (Valère Novarina, L’Organe du langage, c’est la main ; Éric Toussaint, Procès d’un homme exemplaire) et nos nombreux Libr-événements (n° 7 de la revue Ligne 13, Joachim Montessuis à Paris, soirée Manifesten, lecture de Cendrars à Paris, lecture de Suzanne Doppelt et Daniel Loayza, Serge Pey à Mont de Marsan, Double Change, Festival des livres en tête, colloque Tiers-livre/François Bon).

Livres reçus (FT)

â–º Valère Novarina, L’Organe du langage, c’est la main, dialogue avec Marion Chénetier-AlevArgol éditions, automne 2013, 272 pages, 29 €, ISBN : 978-2-915978-93-3.

"Il est stimulant de ne pas être digéré tout à fait, normalisé, absorbé et correctement étiqueté par l’industrie culturello-communicationnelle" (p. 45).

Voici la quintessence d’une œuvre monumentale, dans une architecture de paroles réparties en cinq journées inégales – et accompagnées de documents divers (dont de magnifiques photos en couleur). Destiné à un public plus large que le cercle restreint des novariniens, ce volume d’entretiens – qui fait suite, dans la somptueuse collection d’Argol intelligemment appelée "Les Singuliers", à ceux de Prigent et de Vila-Matas – retrace la trajectoire du poète, dramaturge et peintre, en mêlant les fils chronologique et thématique : les origines, les patois, la montagne ("l’instantané d’un drame" !), le sang, TXT, 68 et la politique ; la chair de la langue, les textes principaux ; Paul Otchakovsky-Laurens, le "vivier des noms", l’antinomie comique/tragique, Michel Baudinat et Daniel Znyk ; la musique, la peinture, la danse et le cirque… Dans ce kaléilogoscope novarinien, on retiendra surtout l’évolution de sa conception du metteur en scène et les révélations/modèles qui l’ont marqué : Mallarmé, Wagner, Appia, Artaud, Grotowski, le Brecht du Berliner Ensemble, Beckett, Dort, Dubuffet, Bob Wilson… le Nô, le cirque, le guignol, le théâtre yiddish…

â–º Éric Toussaint, Procès d’un homme exemplaire. Jacques Degroote, directeur exécutif au FMI et à la Banque Mondiale pendant 20 ans, Al dante, en librairie ce vendredi 15 novembre 2013, 96 pages, 9 €, ISBN : 978-2-84761-782-5.

Exemplaire Jacques de Groote ? Au sens de figure emblématique de l’establishment mondialisé : "Au-delà des péripéties de son parcours personnel, J. de Groote symbolise les aspects profondément néfastes des politiques appliquées de manière méthodique par la Banque mondiale, le FMI et l’élite qui gouverne le monde à la recherche du profit privé maximum. La cupidité se mêle, de manière révoltante, à la violation des droits humains fondamentaux" (p. 54). Concernant la BM et le FMI, le premier des trente points que comporte le réquisitoire est des plus éloquents : "Depuis leur création en 1944, la Banque mondiale et le FMI ont soutenu activement toutes les dictatures et tous les régimes corrompus du camp allié des États-Unis" (p. 75).

Pour tous ceux qui rêvent d’un Nuremberg ciblant le banditisme financier, cette enquête documentée est des plus salutaires. Dommage qu’elle soit tout de même par trop journalistique.

Libr-événements

â–º Parution du numéro 7 de la revue semestrielle Ligne 13, dirigée par Francis Cohen et Sébastien Smirou : automne-hiver 2013-2014, 140 pages, 13 € [présentation].

â–º Mardi 12 novembre 2013 à 19H, Palais de Tokyo (avenue Wilson 75008 Paris), Niveau 1 – Le Point Perché by The Absolut Company.

Joachim Montessuis proposera en exclusivité au point Perché le 12 novembre, jour de fermeture du Palais, deux versions de son approche plastique du son, complémentaires et indissociables : deux performances-sculptures soniques spatialisées sur 12 enceintes et 4 caissons-basses.

VOCAL CODES – performance vocale bruitiste : voix+wiimote+ordinateur

"LA VOIX EST UN CODE PSYCHOTROPIQUE POTENTIEL REPROGRAMMANT LA CONSCIENCE ET LA REALITE – UNE SYNTHESE QUANTIQUE REGENERATIVE A TRAVERS UNE RESONANCE VIBRATOIRE INTERSUBJECTIVE"

LE VRAY REMEDE D’AMOUR – boîte à bourdon/guitare/max-msp.

Projet qui canalise – à l’aide d’une boîte à bourdon (vielle mécanique à 4 sons modulables), d’une stratocaster, de pédales d’effets et du logiciel max-msp – une très ancienne passion dévorante pour les musiques médiévales et les musiques modales à sons continus, ici développée en transe microtonale hypnotique, à écouter les yeux fermés et sans champignons.

Joachim Montessuis développe une pratique ouverte et contextuelle autour notamment de la voix, du son continu, du bruit et de la résonance depuis plus de 20 ans. Son travail se focalise aussi sur des processus conceptuels expérimentaux de mise en abîme de la question de l’observation et de la perception de la réalité à travers une approche non-duelle. Ses performances vocales explorent différents états de transes, à travers les potentialités extrêmes de l’amplification et des transformations électroniques du cri, du chant guttural et bruital, et plus récemment du texte lu. Il conçoit ses actions comme des poèmes-codes, processus dialogiques fertilisants.

â–º “UN ETE EN RETRAIT”, installation / exposition de Laurence Denimal, vernissage le 13 novembre à partir de 19h.

Le 30 novembre à partir de 19h, Art Action avec :

• "Performance sonore" de Laurence Denimal et Franck Barriac (son)
• "Asphyxies" avec Didika Koeurspurs, Françoise Lonquety & Laurence de Lataillade

Manifesten • 59 rue Adolphe Thiers – Marseille 1er

â–º Mercredi 13 novembre 2013, 13H-14H30 : Les écrivains lisent La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars.

« En ce temps-là, j’étais en mon adolescence / J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance / J’étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance… »
Ainsi commence la mythique prose transsibérienne de Blaise Cendrars, voyage poétique et chaotique de Moscou à Kharbine en 446 vers libres et hypnotiques, couchés sur un accordéon de papier coloré. Au directeur de France soir qui mettait en doute la véracité de cet itinéraire, Cendrars fit cette savoureuse réponse: «Qu’est-ce que ça peut te faire, puisque je vous l’ai fait prendre à tous?». Et comment mieux vérifier la puissance évocatrice de ce texte qu’en écouter sa lecture intégrale?
À l’occasion du centenaire de sa parution, Yves Boudier, Bernard Chambaz, Alain Jaubert et Jean-Hugues Malineau se relaieront pour vous souffler le « Froissis de femmes », le «sifflement de la vapeur» et «le bruit éternel des roues en folie dans les ornières du ciel.»

à l’auditorium du Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de
la Ville de Paris
Entrée libre et gratuite
(métro Champs-Elysées Clemenceau)

â–º Jeudi 14 novembre 2013 à 18H, Médiathèque du Museum d’Histoire Naturelle (38, rue Jeoffrey Saint-Hilaire 75005 Paris) : Suzanne Doppelt et Daniel Loayza lisent Mouche, anthologie littéraire (Bayard, 283 pages, 18 €).

Présentation éditoriale. Elle est partout, et partout chez soi, dans nos maisons comme dans nos pensées. Un nombre impressionnant d’écrivains, d’artistes, de scientifiques lui ont consacré des textes, des images, des expériences. Dans tous les siècles : elle a déjà pris son essor quand commence la littérature, et trois mille ans plus tard elle agonise encore chez Jean Echenoz au fond d’un sucrier ou collée sur un mur chez Marguerite Duras.
Dans tous les genres : fables, poèmes, nouvelles, romans, tenace et obsédante, volatile et fugitive, échappant presque toujours au piège et à la perception, la voilà qui surgit soudain des replis d’une phrase pour peu qu’on la remarque, seule ou en bande, imprévisible, chaotique. On peut dès lors s’amuser à en collectionner quelques-unes ; cela change des papillons.

â–º Rencontre-dédicace avec SERGE PEY vendredi 15 novembre 2013, à 19h à la librairie Caractères (34 rue Frédéric Bastiat, Mont de Marsan) : Serge Pey présentera son nouveau livre, Tombeau pour un miaulement.
http://www.revuegruppen.com/gruppen/tombeau-pour-un-miaulement-serge-pey/
https://www.facebook.com/TombeauPourUnMiaulement
publié cette année aux éditions GRUPPEN.

â–º Samedi 16 novembre à la Médiathèque de Mont de Marsan, 15H : "Le Temps des assassins", performance poétique de Serge Pey, avec élastique et barricade de poèmes.

â–º Double Change vous invite à une lecture de Marie BOREL et Martin RICHET et Donna STONECIPHER le mardi 19 novembre 2013 à 19h30 à la galerie éof, 15 rue Saint Fiacre, 75002 Paris
(http://eof5.free.fr/, métro grands boulevards ou bonne nouvelle). Entrée libre.

â–º Du 25 au 29 novembre 2013, Festival des livres en tête : programme.

â–º "tierslivre.net : François Bon à l’œuvre", Colloque de Montpellier 29-30 novembre 2013, site Saint-Charles de l’université Paul-Valéry, salle des colloques 2. Comité d’organisation : Pierre-Marie Héron et Florence Thérond.

Vendredi 29 novembre

9h15 Accueil des participants. Ouverture des travaux

Séance 1 animée par : Gilles Bonnet (Lyon 3)

* 9h30 François Bon
« Le web comme doute pratique »

1997-2013 : plus de 15 ans de site sur Internet, à voir apparaître tous les 2 ou 4 mois, de nouveaux outils, de nouveaux usages. Parfois en profiter, parfois laisser se sédimenter dans le fond du site des pages fossiles. Puis accélération : et si le site devenait le travail principal, mangeait les livres autrefois publiés, en prenait le rôle ? Et qu’est-ce que ça change pour soi ?

10h15 Discussion

* 10h30 Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)
« Tiers Livre : “le théâtre c’est dedans” »

Hypothèse : et si le tiers du livre n’était pas l’altérité d’un texte web, mais un théâtre ? Et si le site n’avait été que le prolongement radical d’une expérience théâtrale totale, de langue et de voix et d’images ? Laboratoire du Tiers Livre  : un théâtre dans la mesure précise où, s’il excède l’espace d’un théâtre, l’exercice de corps sur un plateau, il travaille à en prolonger toutes ses forces, et l’expérience même de sa traversée.

* 11h Stéphane Bikialo & Martin Rass (Poitiers)
« Les espaces du site : fbon et le réseau »

Bernard Noël caractérise « l’espace du poème » (POL, 1998) comme « forme vide », « qui a des bords mais pas de limites ». Nous partirons de là pour analyser l’espace du Tiers Livre comme tiers-espace et hyperespace, afin de démêler ce qui du réseau contribue à créer la figure d’un sujet de l’écriture, « fbon », à ne pas confondre avec François Bon.

* 11h30 Florence Thérond (Montpellier 3)
« Figure(s) d’auteur »

Dans et autour de Tiers Livre, François Bon construit une figure auctoriale de type nouveau, avec sa mythologie, son territoire, son système… Une aventure du web qui comporte un risque : celui de l’émiettement, d’une dilution de la figure de l’auteur dans un collectif qui pourrait finir par devenir anonyme.

12h Discussion

Séance 2 animée par : Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)

* 14h15 Marie-Eve Thérenty (Montpellier 3)
« Tiers Livre et œuvre-monde »

D’où vient la fascination de François Bon pour les œuvres-monde d’un Rabelais, d’un Balzac, d’un Proust ? Peut-être, entre autres, de leur caractère déjà quasiment hypertextuel, annonçant un type d’écriture hyperliée qu’il met lui-même en place dans Tiers Livre. Il y a un lien à explorer entre le travail critique de François Bon, sa fascination pour ces corpus hypertextuels avant la lettre et sa propre réalisation sur le web.

* 14h45 Aurélie Adler (Université d’Amiens)
« Tiers Livre : une cartographie “des mondes parallèles” »

Depuis 1997, l’écrivain ne cesse de donner forme, par le biais des outils numériques, à des mondes juxtaposés, superposés, communicants. Attentif aux jonctions entre monde ancien (« pays dit réel ») et « nouveau monde », dit virtuel, il fait de l’écriture-web l’outil et le motif privilégié d’une exploration de la ville contemporaine. Pensé « comme une ville », Tiers Livre renvoie par ses arborescences, ses hyperliens, à l’architecture et aux voies de circulation de la ville d’aujourd’hui. Il s’agira d’étudier les procédés par lesquels François Bon entend élaborer une image de la ville contemporaine.

15h15 Discussion et pause

Séance 3 animée par : Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)

* 15h45 Sébastien Rongier (Paris)
« Tiers Livre, une structure en constellation. Lecture d’un site »
Quelle lecture implique le Tiers Livre de François Bon ? Le site déjoue les logiques habituelles de lecture numérique. Véritable « écosystème de l’écriture », en même temps qu’espace d’expérimentation, il impose au lecteur une double dynamique d’infini et de profondeur.

* 16h15 Oriane Deseilligny (IUT de Villetaneuse, Paris Nord)
« Sur les traces de François Bon : le Tiers Livre, dispositif d’écritures et d’énonciations multiples »

Comment le site s’adresse-t-il aux lecteurs, comment organise-t-il différents niveaux d’accessibilité, etc. ? Consacrée aux formes d’éditorialisation du site conçu comme un dispositif total et contrôlé, l’analyse sera centrée sur l’outillage du dispositif, abordé à la lumière des notions d’énonciation éditoriale (E. Souchier), d’architexte et de trace.

16h45 Discussion

* 17h Emmanuel Delabranche (Rouen)
« c’est de l’autre soi » (vidéo-projection)

À la reprise numérique de Limite sur Tiers Livre, François Bon retouche, corrige, annote et complète le texte paru en 1985 aux éditions de Minuit. À la manière de ses écritures hebdomadaires et classées Limite devient une suite d’articles du Tiers Livre constituant un tout complexe dont chaque partie peut être lue indépendamment des autres. Autobiographie des objets comme très récemment Proust est une fiction ont suivi un processus d’écriture contraire : publiés article après article sur Tiers Livre avant de trouver place sur le papier. Tumulte était déjà de ceux-là. À la lecture des re-publications partielles de Limite sur Tiers Livre, j’ai engagé un travail en résonance en ajoutant à certaines phrases propositions ou mots sélectionnés des images comme François Bon aurait lui-même pu le faire si la parution avait d’abord été web avant d’être papier. Au-delà de ce qui est dit c’est de l’autre soi.

Samedi 30 novembre

 

Séance 4 animée par : Florence Thérond (Montpellier 3)

* 9h30 Michel Collomb (Montpellier 3)
« L’ouverture sans fin : l’usage de la photographie dans Tiers-Livre »

Sur l’écran de l’ordinateur, la page est une image que je peux explorer sous tous les angles, à volonté. Agrafées ‒ ou agraphées ‒ à cette image, des photographies que j’ouvre d’un clic. Quel est leur statut ? Elles sont sans doute reliées au texte, le suscitent ou l’illustrent, mais certaines passent à travers la maille du filet et gagnent directement l’ouverture sans fin, vers laquelle les textes s’efforcent.

* 10h Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)
« Tiers Livre à l’oreille : la part de l’écriture audio »

Le disque, la radio, la télévision, le web : les inventions du dernier siècle ont formidablement amplifié et augmenté la présence sonore du monde. Elles ont aussi incité les écrivains, environnés de machines parlantes, traversés comme leurs contemporains, de voix, musiques, rythmes, bruits et rumeurs, à devenir des surauditifs. François Bon est de ceux-là, et pourtant, la part de l’écriture audio peut sembler restreinte dans Tiers Livre

10h30 Discussion et pause

Séance 5 animée par : Stéphane Bikialo (Poitiers)

* 10h45 Anaïs Guilet (Poitiers)
« Les web-livres de François Bon, une écriture transmédiatique »

Ma communication s’intéressera au travail d’écriture de François Bon dans ce qu’il implique de va-et-vient médiatique entre le site web et le livre (papier et numérique), et au discours de l’écrivain sur sa pratique. Nous nous concentrerons pour cela à un de ses Web-livre en particulier Prous est une fiction. Le mot web-livre recouvre chez lui des œuvres aux trajets médiatiques différents, mais qui dans tous les cas témoignent d’une virtuosité à l’égard des médias et de leur technicité que l’on trouve rarement chez les écrivains contemporains.

* 11h15 Gilles Bonnet (Lyon 3)
« On relit toujours avec de soi »

La rubrique « web-livres » de Tiers Livre regroupe des textes aux statuts divers : des œuvres nativement numériques côtoient des textes déjà publiés en version papier, puis repris, relus, parfois réécrits. Une nécessaire typologie m’amènera, dans un second temps, à accorder une attention particulière au cas de Limite, publié en feuilleton, augmenté d’un paratexte inédit, puis repris par Publie.net. Ces chantiers rouverts sont l’occasion d’une autobibliographie étroitement liée aux spécificités du Web et du « numérique comme recréation » (F. Bon).
11h45 Discussion

30 août 2013

[Interview-Z] Didier Calleja

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , — rédaction @ 16:02

Reprise des Interview-Z inaugurées en 2003 avec Joël Hubaut.

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16 juillet 2013

[Création] Didier Calléja, Je dors [Libr-@ction – 4]

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 18:08

 

En ce jour où commence la Prise de la Belleville (Libr-@ction – 3), on lira/écoutera (et quelle mise en voix !) ce texte fort de Didier calléja qui, après Georges Perec et à sa manière, nous invite à méditer sur le pouvoir subversif du sommeil : contre la catastrophe de la vie, je dors… et si c’était le meilleur moyen d’être acteur dans ce monde de productivité/efficacité/rentabilité ?

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21 mars 2013

[Création – série] Dreamdrum, Thomas Déjeammes / Didier Calléja

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 19:03

Le projet dreamdrum est une série de photographies réalisée par l’écrivain et photographe Thomas Déjeammes. A l’aide d’un clou il gratte, criture, traiture à même le papier photographique. Il a ensuite proposé à différents écrivains et/ou poètes de faire un texte à partir de chacune de ses images. Le résultat de cette correspondance image/texte sera montré toutes les deux semaines environ sur Libr-critique.com. Le premier texte, signé Didier Calléja, suit la photo grattée de Thomas Déjeammes.

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3 février 2013

[News] News du dimanche

" Nous ne serons jamais assez sévères avec ce qui est, nous aurons toujours trop de pitié, d’indulgence, pour ce qui est, chaque élément d’une époque insignifiante et médiocre doit être combattu point par point, pied à pied […]. "

"Il est bon d’écrire à une époque où la littérature a disparu : ainsi, il n’y a aucune ambiguïté sur les motivations de cet acte" (Mathias Richard, Machine dans tête, 2013, éd. Vermifuge).

Ces phrases extraites du dernier livre de Mathias Richard méritent d’être mises en exergue, puisque emblématiques de la position même de LIBR-CRITIQUE.

En ce premier dimanche de février, après la présentation des livres de la semaine (Mathias Richard, Machine dans tête, et François Matton, 220 satoris mortels), on notera les rendez-vous avec Christophe Fiat (POETRY) et on découvrira le projet en cours de Didier Calléja ("Puberté-Liberté-Sécable").

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7 mars 2012

[News] Trois rendez-vous poétiques…

Trois rendez-vous pré-printaniers à ne pas manquer : Bruno FERN et Oscarine BOSQUET à Caen ce vendredi ; Vannina MAESTRI, Véronique PITTOLO, Nadine AGOSTINI et Michèle MÉTAIL à Angoulême le vendredi 16 ; Jérôme BERTIN, Didier CALLÉJA, Christoph BRUNEEL, Peter Arthur CAESENS, Ian MONK, Liliane GIRAUDON et Ludovic DEGROOTE à Calais les 17 et 18 mars…

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2 février 2012

[Texte] Didier Calléja, Cahier-lier (ou) jour de chômeur (3)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 19:39

Depuis la publication du premier volet de ce Cahier-lier introuvable en "librairires" (sic !), l’auteur a reçu un nombre inattendu de commandes (c’est en effet un cahier fabriqué artisanalement). En voici la troisième partie, tout aussi cascaccidentée. [Lire la deuxième]

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10 janvier 2012

[Texte] Didier Calléja, Cahier-lier (ou) jour de chômeur (2)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , — rédaction @ 18:36

Depuis la publication du premier volet de ce Cahier-lier introuvable sur le marché du livre, l’auteur a reçu un nombre inattendu de commandes (c’est en effet un cahier fabriqué artisanalement). En voici la deuxième partie.

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18 novembre 2011

[Texte] Didier Calléja, Cahier-lier (ou) Jour de chômeur (1)

D’abord il se mérite. On ne le trouve qu’au Monte-en-l’air, il est cher (15€), c’est pas sûr que la colle tienne jusque chez soi et certaines pages ont leurs mots noirs sur fond noir. C’est une écriture qui ne finira peut-être jamais de se chercher. Avec pleine de fautes d’orthographe express et d’autres dont on ne saura jamais rien. C’est un homme qui marche tout le temps et qui parle en marchant et de temps en temps, il s’endort d’un coup sur le trottoir. Et là il faut que tu le réveilles. [Avec des illustrations au stylo bille bleu (me croire sur parole) de Mihran Diallo]. Françoise Lonquety

Introuvable, ce Cahier-lier sera publié en plusieurs livraisons. La première, quelques heures avant que, invité par Philippe Boisnard et Hortense Gautier, Didier Calléja ne se produise lors du festival d’art action & poésie sonore (INTON’ACTION, centre Databaz à Angoulême : cf. les NEWS de dimanche dernier).

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