Libr-critique

28 octobre 2018

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche d’octobre, voici de quoi animer vos prochaines semaines : Ecrits/studio à Lyon ; La Parole errante à Montreuil ; Laurent Fourcaut en Sorbonne pour présenter son passionnant Simenon ; la 9e édition de Paris en toutes Lettres ; le 28e salon de la revue à Paris…

â–º Mercredi 31 octobre à 20H, Friche artistique Lamartine de Lyon (28-30 rue Lamartine 69003 Lyon) : Poésie & création sonore : Restitution de la session n° 15 avec Béatrice Brérot – Patrick Dubost – Estelle Dumortier – Georges Chich – Judith Lesur – Béatrice Machet – Blandine Scelles.

► Lundi 5 novembre, La parole errante (9, rue François Debergue 93100 Montreuil) : Lecture des lettres de la plaine en soutien à la lutte de la plaine contre les aménageurs. Pour une plaine populaire et vivante.

Depuis le 11 octobre, le quartier de la plaine à Marseille est engagé dans une séquence décisive de sa bataille pour un quartier vivant et populaire. Une bataille contre la soleam (société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine) qui veut s’approprier la place. La plus grande place de la ville. Dans le projet de la soleam la place sera tissée de caméras de vidéosurveillance et de commerces pour une autre population que celle du quartier. Déjà des immeubles ont été rachetés en vue de la nouvelle place. A Marseille, la soleam est la machine par laquelle se réalise la dépossession des vies et l’accumulation du capital. Elle est ce par quoi le capitalisme se relance. À Marseille un capitalisme du tourisme. La requalification de cette place s’inscrit dans la reconquête du centre ville voulue par la mairie à coup de millions d’euros et en coordination avec Euroméditerranée qui à déjà démontré sa capacité à s’approprier des quartiers entiers. La bataille de la plaine est faite pour tous·tes celles·eux qui la vivent. Déjà la plaine a perdu son marché, le plus grand marché de la ville, qui faisait venir au quartier une population des quatre coins de la ville. Déjà la plaine a perdu des arbres. Certains abattus par erreur, tous abattus par bêtise. Pour être remplacés. De même que les gens. Abattus alors que sains ou malades. Mais là, existants. Existants avant le projet, n’entrant pas dans la dite requalification de la place. Existant bien plus que la maquette d’une place nouvelle et en cela certainement, intolérables pour les Jean-Louis et les Gérard. Intolérables pour tout ceux qui refusent de voir ce qui est, ne veulent voir que ce qu’ils planifient. Et broient et détruisent selon leur volonté. Mais depuis le 17 octobre le chantier peine à avancer et la place a été reprise aux forces d’occupation. Ce temps gagné on le doit à la capacité de résistance déployée par celles·eux qui vivent cette place.L’enjeu de cette bataille est double : L’arrêt définitif des travaux voulu par la soleam et la mise en place d’un processus réellement collectif avec tou·te·s celles·eux qui vivent cette place, pour imaginer une autre rénovation. Ce n’est pas impossible bien au contraire. C’est le chantier lui qui est impossible. Il n’aura pas lieu.

► Mercredi 7 novembre à 18H, Maison de la Recherche de Sorbonne Université (28 rue Serpente, 75006 Paris ; amphithéâtre D035) : Laurent Fourcaut présentera son dernier livre, Georges Simenon. La Rédemption du faussaire. Les romans des années trente, Sorbonne Université Presses, octobre 2018, 310 pages, 9,90 € (format poche).

« S’il est sans aucun doute un des plus grands écrivains du XXe siècle, c’est que Simenon est à la fois le plus puissant des réalistes, ayant entrepris de rendre compte du réel sur tous les plans, géographique, social, psychologique, voire psychique, avec un appétit et une exigence d’authenticité incomparables, et, ce qui est infiniment moins connu et que cet ouvrage s’attache à mettre en évidence, un écrivain qui n’aura cessé d’interroger sa création, non pas certes d’une façon théorique, mais en quelque sorte instinctivement ».
Afin de mener à bien son projet, Laurent Fourcaut choisit 10 des 192 romans et 155 nouvelles : ça se lit comme un roman érudit, avec moult analyses psychanalytiques croustillantes. Passionnant ! /FT/

► Du 8 au 19 novembre, 9e édition de Paris en toutes Lettres :

â–º Du 9 au 11 novembre, 28e Salon de la revue (Halle des Blancs Manteaux 48, rue Vieille-du-Temple 75004 Paris) : Vendredi 9 novembre 20h-22h ; Samedi 10 novembre, 10h-20h ; Dimanche 11 novembre, 10h-19h30.

Vous attendent plus de 180 stands et 30 rencontres ! Le programme définitif est consultable ICI. Liste des exposants (éditeurs, associations…) ; liste des revues (par titre).

Le salon est organisé en partenariat avec Diacritik et En attendant Nadeau. Le numéro 60 de la La Revue des revues paraîtra à cette occasion.

3 septembre 2017

[News] News du dimanche

Au programme des premières NEWS de reprise : agendas de Jean-Michel Espitallier et de Lucien Suel ; "Penser l’émancipation" à Paris-VIII ; "Écrits/studio" ; le film de Frank Smith, Le Film de l’impossible

 

â–º Mardi 5 septembre, Christian PRIGENT sur FRANCE CULTURE pour Chino aime le sport :

Jacques Bonnaffé lit la poésie par Jacques Bonnaffé

FRANCE-CULTURE, du lundi au jeudi

Chino aime le sport  :  le  05/09/2017  de  15h55  à  16h

Au deuxième jour, deuxième entrée. Nous parlons sport ! C’est une matière qui ne manque pas d’éloquence, on peut la laisser parler par ses souvenirs et ses grandes heures, ou ses champions. On peut aussi collecter les chroniqueurs, après Blondin et tant d’autres, Christian Prigent.

Avec Chino aime le sport, Christian Prigent s’impose comme portraitiste ès gradins  et bords de route, accompagné de rumeurs et d’ambiances. Il choisit des champions anciens et d’aujourd’hui, superpose les temps, titille les mythes. Dans la continuité de ses derniers livres, sa langue sonore avance à coups de burins et par éclats vifs. Il sculpte sans vergogne, utilisant tous les matériaux, visages et détails physiques, traits caractéristiques, marques publicitaires, public et cris, spectacles, anecdotes. Chaque portrait est un concentré, dans le cahier de Chino, son héros quasi éponyme.

Lecture d’un extrait de : Chino aime le sport (P.O.L).

â–º RV avec Jean-Michel ESPITALLIER :
• 14 septembre 19h30, « She Was Dancing » (avec Valeria Giuga, Roméo Agid), Théâtre Saragosse, Pau (Festival "Poésie dans les chais").
• 17 septembre, Mac/Val (Vitry/Seine), Journées du Patrimoine, performance avec Aniol Busquets dans le cadre de l’exposition de Jean-Christophe Norman.

â–º L’Agenda de Lucien SUEL :

Voici les nouvelles dates de l’agenda de septembre à décembre 2017 :

MONTREUIL (93), le 21 septembre à 20 h, lecture-performance aux Instants Chavirés, 7 rue Richard Lenoir (métro Robespierre), entrée libre pour la soirée « The French Ticket That Exploded ».

MERLIEUX (02), le dimanche 24 septembre pour La Fête du Livre avec mon roman « Angèle ou le syndrome de la wassingue » aux éditions Cours-Toujours.

PUCHEVILLERS (80), le samedi 7 octobre, à 18h, rencontre-lecture-entretien-apéro en compagnie d’ Alexandra Oury, Dominique Brisson et Philippe Moreau-Sainz, autour de la collection « La vie rêvée des choses » à l’estaminet du village à l’invitation de la Bibliothèque d’Albert.

ALBERT, le samedi 14 octobre, de 10h à 18h, Salon du Livre avec les éditions Cours-Toujours.

LAMBERSART, le dimanche 15 octobre de 13h30 à 18h, au Castel Saint-Gérard, pour les 20 ans du Café Littéraire animé par Annie-France Belaval.

Tournée en Picardie dans le cadre des Rendez-Vous Lecture du CR2L, du 16 au 19 novembre

CHÂTEAU-THIERRY, le 16 novembre, le matin, à l’Adothèque, lecture-rencontre avec des élèves du Lycée Hôtelier.

AMIENS, le 16 novembre, en soirée, à la Librairie Pages d’encre, lecture musicale sur le thème de la gourmandise en compagnie du tubiste François Thuillier.

CORBIE, le 17 novembre, à la Médiathèque, lecture musicale sur le thème de la gourmandise en compagnie du tubiste François Thuillier.

CREIL, le samedi 18 et le dimanche 19 novembre, « La Ville aux Livres », de 9h à 19h sur le stand des éditions Cours-Toujours. Le dimanche après-midi, entretien en compagnie d’Alexandra Oury, Dominique Brisson et Philippe Moreau-Sainz, et à 17h30, lecture-performance sur le thème de la gourmandise.

LILLE, 1er et 2 décembre, Gare Saint-Sauveur, participation aux Escales Hivernales. Le vendredi 1er, de 20h à 21h30, scène partagée avec les écrivains du Nord ; le samedi 2, entre 15h et 17h, rencontre avec les éditions Invenit (collection Ekphrasis) et les éditions Cours-toujours (collection La vie rêvée des choses).

En prévision pour 2018, lectures à Arras et Saint-Omer.

A paraître en 2018, aux éditions Henry : « Sur ma route » (poésie)

L’ agenda est mis à jour sur ses blogs Silo-Académie23 et Lucien Suel’s Desk 

â–º Du 13 au 16 septembre 2017, Université Paris VIII-Vincennes : Penser l’émancipation (Appel à contribution)

Le réseau international Penser l’émancipation prévoit une nouvelle édition en automne 2017 à l’Université Paris 8. Ce réseau, qui regroupe chercheurs et chercheuses, militants et militantes, s’inscrit dans le long héritage de la politique d’émancipation, de la critique de la modernité, de l’anticapitalisme et de la transformation de l’ordre existant. Il propose un espace pluraliste, ouvrant à chacun et chacune la possibilité d’émettre des hypothèses théoriques, de les éprouver au contact des pratiques politiques, de soumettre les résultats d’une enquête (militante ou académique), pour affronter les problèmes du présent. La pratique émancipatrice a besoin de moments, de lieux, pour réfléchir sur elle-même, sur son sens et sa portée, à l’abri du rythme effréné des séquences politiques, des clivages entre traditions idéologiques ou des exigences du travail universitaire.

Ce besoin se fait particulièrement sentir en cette année 2017, qui marque l’anniversaire de l’un des événements majeurs de la politique d’émancipation. Il y a un siècle, les exploités de l’Empire russe ont en quelques jours changé la face du monde, renversé un État ; ils et elles ont demandé le pouvoir dans les usines, que l’on partage les terres, que cesse la boucherie impérialiste de 14-18. Les subalternes ont tenté l’inouï, tenté de s’approprier leur monde, d’interrompre le cours inéluctable de la modernisation capitaliste, de révolutionner la culture, les rapports de genre, de briser l’oppression nationale et le joug colonial. Les révolutions sont des phases d’accélération historique, mais aussi des séquences où tout ce qui semblait naturel, allant de soi ou inévitable, peut être changé, infléchi, au bénéfice des opprimés. En d’autres termes, les révolutions sont par excellence des moments de totalisation, des séquences où l’action collective peut espérer atteindre et bouleverser l’ensemble de la vie sociale, culturelle et politique d’un pays, d’une région, et même du monde.

Pour être à la hauteur du défi révolutionnaire aujourd’hui, des rébellions vaincues, des révoltes écrasées, des défaites les plus amères, la théorie doit pouvoir se hisser à son plus haut niveau et mener « la critique impitoyable de tout ce qui existe » (Marx). C’est pourquoi le réseau Penser l’émancipation sollicite des contributions sur l’ensemble des questions qui travaillent la pensée engagée dans la transformation de l’ordre existant.

Nous invitons militants et militantes, chercheurs et chercheuses, à soumettre des propositions de communications (un résumé de 3000 signes) sur l’un des thèmes suivants, ou tout autre ayant trait à la théorie sociale et à la pensée émancipatrice, avant le 5 mars 2017 au plus tard : penserlemancipation2017@gmail.com

Droit, oppression, émancipation ; pouvoir politique, stratégie, organisation ; écosocialisme, anthropocène, capitalisme fossile ; féminisme, travail reproductif, intersectionnalité ; théorie queer et révolution sexuelle ; Gramsci, hégémonie, philosophie de la praxis ; relations internationales, développement inégal et combiné ; racialisation et capitalisme postcolonial ; histoires du mouvement ouvrier et révolutionnaire ; précariat, travail immatériel, nouveaux salariats ; syndicalisme, grève générale, contrôle ouvrier ; autonomie, opéraïsme et nouvelles radicalités ; monnaie, marchandises, forme-valeur ; théologie et critique de la modernité ; colonialité du pouvoir et décolonialité ; marxisme culturel et structures de sensibilité ; impérialisme, guerres et libération nationale ; cinéma, théâtre, spectateur émancipé ; théorie critique, École de Francfort, réification ; hégélianismes et jeune-hégélianisme ; économie politique, dynamiques d’accumulation, crises ; Althusser, antihumanisme, lutte de classes dans la théorie ; éducation populaire, système scolaire, pédagogies révolutionnaires ; allocation universelle, salaire à vie, refus du travail ; occupation des places, émeutes, sabotage ; logistique et blocage des flux; immigration, réfugiés, populations excédentaires ; Europe, dette, souveraineté ; Lukács, totalité et subjectivité ; Henri Lefebvre, ville et espace ; urbanisme, architecture et droit à la ville ; géopolitique critique ; littérature, poésie et politique ; histoire globale et système monde ; corps exploités, corps révoltés et enclosures des corps ; internet, travail digital et réseaux sociaux ; néolibéralisme, financiarisation et nouvelles aliénations ; État d’urgence, antiterrorisme, violences policières et ennemis intérieurs ; lutte armée, guérilla urbaine et guerre populaire ; révolution culturelle et transition au socialisme ; mouvements sociaux, formations de classe, identités politiques ; masses, plèbes, multitudes ; communisation et restructuration capitaliste ; coopérative, autogestion, expropriation ; action antifasciste et état d’exception ; mobilisations lycéennes et luttes étudiantes ; critique des médias.

â–º Jeudi 14 septembre à 20H, Bibliothèque 2e arrt de Lyon : Écrits/Studio (poésie et nouvelles technologies du son).

Ecrits/Studio réunit des poètes qui travaillent avec les outils numériques du son. Neuf de ces poètes présenteront des poèmes sonores réalisés lors d’une session de création. Ils livreront là des formes poétiques nouvelles, à la fois polyphoniques et performatives.

Parmi ces poètes : Béatrice Machet, Alice Calm, Guillonne Balaguer, Jean-Baptiste Happe, Estelle Dumortier, Patrick Sapin, Patrick Dubost, Béatrice Brérot.

Bibliothèque municipale
13 rue de Condé
69002 Lyon

â–º Dimanche 17 septembre à 15H, Centre Pompidou (75004 Paris) :
Première de Frank Smith, LE FILM DE L’IMPOSSIBLE
Présenté dans le cadre du Festival Hors Pistes production et prolongement

Sur la bande-image du Film de l’impossible alternent deux séries. Tout d’abord, une lecture dialoguée entre François Bonenfant et Frank Smith se tient dans le cadre de la pièce-dispositif Un lieu-comme-œuvre., « un lieu d’art » conçu par François Laroche-Valière au Théâtre L’Échangeur, Bagnolet. Cet échange tente de cerner ce que serait un film qui s’intitule Le Film de l’impossible. Il est question du statut de l’image au cinéma, de celui de la représentation, de la politique actuelle — irréconciliable — et de la nécessité de recomposer aujourd’hui une nouvelle pensée de l’image — toujours impossible. En contrepoint, il y a des images prises dans le désert blanc du Chott-El-Jérid (Tunisie), faites d’éléments uniformes — ciel, terre, mirages — à travers des plans, constamment identiques à eux-mêmes, où la caméra tourne sur elle-même à 360 degrés.
Le film se fait en même temps qu’il se filme.

*
Le Film de l’impossible est aussi un livre, publié aux éditions Plaine page.



Un film écrit et réalisé par Frank Smith
Avec François Bonenfant et Frank Smith
Situations — Un lieu-comme-œuvre. François Laroche-Valière
Image et montage Arnold Pasquier
Son Marc Parazon
Mixage Ivan Gariel
Musique Philippe Langlois

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