Libr-critique

26 janvier 2019

[Chronique] Jean-Luc Parant, La Découverte du vide, par Christophe Stolowicki

Jean-Luc Parant, La découverte du vide, dessins de l’auteur, Dernier télégramme, Limoges, 2018, 80 pages, 12 €, ISBN : 979-10-97146-10-8.

Une Genèse, une extinction. Un Sermon sur la Montagne du vide en nous, du trop plein d’infini. Pascalienne, cartésienne, une apothéose des contraires, Pascal transfigurant Descartes, Descartes de ses animaux-machines appesantissant Pascal, un vanité des vanités retourné comme un gant, un onguent qui s’épand. En trois essais-poèmes Bossuet d’aporie en aporie fait rebondir la parole divine. De l’aigle de Meaux le regard jadis affrontant le soleil fleurdelisé converti en regard intérieur. Sa redoutable éloquence de prédicateur ad majorem Dei gloriam tout en Que si de (dé)liaison infinie et de reprise inlassable – ici sous-jacente. De style coulant, écoulant leur jeu d’antinomies, des litanies plus versets que vers secs nous suspendent de big bang en long crunch au fil d’arantèle des siècles. La Bible imprégnée dans la langue, les cosmologies contemporaines se déploient d’expansion infinie en rétraction latente.

« L’infini ne finit pas, l’infime ne commence pas. » « Nous marchons, nous nous déplaçons, mais nous ne pouvons faire le tour d’aucun monde, car tout espace est sans limites dans l’infini, et le parcourir ne fait que l’agrandir encore, jusqu’à en reculer sans cesse l’horizon. » Ou les prolégomènes du vide, de l’angoisse existentielle lissée. « L’infini prend fin sans cesse pour renaître sans fin sans cesse. […] Le vide monte sur le vide pour engrosser le vide et faire naître encore le vide. » Et pourtant « Il faudrait délimiter l’infini pour que l’infime qui contient tout puisse grossir et augmenter de volume jusqu’à ce que tout devienne visible et touchable, pour que tout nous revienne en mémoire. »

Des volumes de controverses théologiques en un nominalisme nouveau rédimés, feutré leur cliquetis dialectique. Opposés le toucher et le voir comme l’immatière de tout et la matrice de tout et rien, de tout terrien. Opposés l’homme et l’animal, l’homme et les hommes, le toucher et le voir, mis en balance la terre et le soleil, disjoints la tête et le corps jusqu’à appeler « la guillotine » comme métaphore de la preuve de Dieu et instrument spirituel. « L’homme s’est mis debout et il s’est séparé de la terre comme il s’est séparé de son corps. » « L’homme voit son corps pour ne plus sentir que sa vue intouchable sur sa peau voyante. » « Les hommes ont coupé la tête de l’homme quand ils ont pris conscience que l’homme n’est pas un animal. » « Si les animaux n’ont pas de visage, c’est que leur visage a pris la forme de leur corps. » Postulat premier que l’homme voit et ne se voit pas – comme le chien et le chat et déjà plus le singe.

« Si les animaux sont sans tête, l’homme est sans corps ». À croire qu’insatiable railleur Isidore Ducasse s’est plu à contrefaire Descartes. « L’homme n’a pas besoin d’être découpé tout entier pour être un animal mort que les hommes ne reconnaissent plus. Seule sa tête coupée suffit pour qu’il soit découpé tout entier et que les hommes ne voient plus quel homme il est, comme en découpant un animal ils ne voient plus quel animal il est. » Passés à la trappe les rites funéraires des éléphants. Aux réversibles lueurs d’une dialectique apophatique point Dieu l’innommé. Deus absconditus joue à cache-cache mieux qu’à casse-noisette.

De cette rhétorique coulant de source de sourcier, dont la modernité déguise l’anachronisme, monte un plain-chant. Y répondent les dessins de l’auteur sur fond de notes d’agenda : d’animaux aux contours indécis voués à la seule reproduction ; celui de couverture de deux mains s’attouchant, de grain plus et moins serré, évoque La Création d’Adam de Michel-Ange à fresque sur la voûte de la Sixtine et les empreintes en positif / négatif sur les parois des grottes du Paléolithique ; on distingue des séries d’entailles suivies de chiffres, celles des premiers nombres.

10 juin 2018

[News] News du dimanche

En ce dernier jour du 36e Marché de la poésie, tout d’abord le Libr-20 des volumes (dont une revue) de/sur la poésie ; suivent quatre Libr-événements : RV autour de Bernard Noël et de Laurent Grisel à Paris, avec Griot/Manon dans la région parisienne, sans oublier Poésie civile #15…

Poésie : en ce dernier semestre, LC a reçu, a lu et recommande

♦ Olivier Penot-Lacassagne dir., Beat Generation. L’Inservitude volontaire, CNRS éditions, 2018, 392 pages, 25 €.

REV(u)E : 17, Un thé chez les fous, 2018, 230 pages, 30 €. [Un superbe collectif, avec pour exergue : "Tous ceux qui manquent d’imagination se réfugient dans la réalité"]

♦ Nikola Akileus, Éreintique, éditions Vermifuge, hiver 2017-2018, 140 pages, 15 €.

♦ Édith Azam, Le Temps si long, éditions Atelier de l’Agneau, Limoges, printemps 2018, 78 pages, 15 €.

♦ Gilles Bonnet, Pour une poétique numérique, Hermann, hiver 2017, 376 pages,  €. [Essai très stimulant !]

♦ Didier Bourda, Galerie montagnaise, Lanskine, 2018, 152 pages, 14 €.

♦ Patrick Bouvet, Trip machine, éditions de l’Attente, automne 2017, 132 pages,14 €.

♦ Sophie Coiffier, Paysage zéro, éditions de l’Attente, automne 2017, 144 pages, 14 €.

♦ Bernard Desportes, Le Cri muet, Al Manar, printemps 2018, 96 pages, 18 €.

♦ Dominique Fourcade, Improvisations et arrangements, P.O.L, mai 2018, 464 pages, 24 €.

♦ Emmanuel Hocquard, Le Cours de Pise, édition établie par David Lespiau, P.O.L, mars 2018, 624 pages, 23,90 €.

♦ Christine Jeanney, Yono Oko dans le texte, Publie.net, 2018, 176 pages, 16 €.

♦ Christophe Manon (avec Frédéric D. Oberland), Jours redoutables , Les Inaperçus, 2017, 72 pages, 14 €.

♦ Christophe Manon, Vie & opinions de Gottfried Gröll, Dernier Télégramme, hiver 2017-2018, 120 pages, 13 €.

♦ Véronique Pittolo, Monomère & maxiplace, éditions de l’Attente, automne 2017, 104 pages, 11 €.

♦ Daniel Pozner, À Lurelure, PROPOS2 éditions, 2017, 114 pages, 13 €.

♦ Dominique Quélen, Revers, Flammarion, 2018, 124 pages, 16 €.

♦ Olivier Quintyn, Implémentations/implantations : pragmatisme et théorie critique, Questions théoriques, 2018, 320 pages, 18 €. [Essentiel pour qui veut comprendre la poésie contemporaine]

♦ François Rannou, La Pierre à 3 visages (d’Irlande), Lanskine, printemps 2018, 48 pages, 12 €.

♦ Pierre Vinclair, Terre inculte. Penser dans l’illisible : The Waste Land, Hermann, 2018, 204 pages, 22 €. [Une réflexion fondamentale sur l’illisibilité poétique à partir du célèbre poème de T. S. Eliot]

Libr-événements

â–º Lundi 11 juin 2018, Maison de la poésie Paris, 20H : Carte blanche à Bernard Noël. Avec Bernard Noël, Jean-Luc Bayard, Léonard Novarina-Parant, Jean-Luc Parant, Laurine Rousselet & Esther Tellermann.

Né en 1930, Bernard Noël signe son premier livre Les Yeux chimères, en 1953 et en 1958, Extraits du corps. Ce n’est que dix ans plus tard qu’il publie son troisième ouvrage, La Face de silenc. La publication de ces poèmes lui ouvre alors les portes de l’édition où il travaille comme lecteur, correcteur et traducteur.  À partir de 1971, Bernard Noël prend la décision de se consacrer entièrement à l’écriture. Il compose ainsi une œuvre majeure, (…)

â–º Climats de Laurent Grisel a été écrit sur une proposition de Cécile Wajsbrot, de janvier 2014, bien avant que la future « COP21 » de novembre-décembre fasse parler d’elle, à octobre 2015, et ses lecteurs eurent et ont de quoi déchiffrer le théâtre de cet accord international. Mais ce poème, cette épopée, vient de plus loin et va au-delà, ses  héros sont des ouragans, des peuples en lutte, des arbres, des scientifiques qui brisent les conventions de la décence académique, des montagnes et leurs glaciers, des galaxies, des paysans et des semences libres… 

La comédienne, diseuse, musicienne et chanteuse Anna Desreaux en donne son interprétation, qui est forte et belle, au café-théâtre de La Vieille Grille lundi prochain : le lundi 11 juin à 20h30, 1, rue du Puits de l’ermite 75005 PARIS / Métro Monge [Il est important de réserver au 01 47 07 22 11. Vous trouverez toutes sortes d’informations pratiques sur le site du lieu : https://www.vieillegrille.fr/tiki-view_articles.php?topic=13]

â–º Lundi 18 juin à 19H30, DOC (26, rue du docteur Potain 75019 Paris), Poésie civile #15 : où ça avance…

â–º Vendredi 22 juin à 20H, Parc de Rentilly (1 rue de l’étang 77600 Bussy-Saint-Martin) : Griot/Manon.

11 mars 2018

[News] L’Autre salon du Livre

En fin de semaine, on ne manquera pas de se rendre à ce RV alternatif où l’on retrouvera des éditeurs/lieux de publication que nous apprécions/défendons : entre autres, Atelier de l’Agneau, éditions de l’Attente, CIPM, MaelstrÖm, Tinbad, Tituli…

UN NOUVEAU SALON DU LIVRE, salon « off Versailles », de l’autre LIVRE

Fondée en 2002, l’association l’autre LIVRE donne depuis 2008, un rendez-vous incontournable d’échanges entre et avec les éditeurs indépendants – plus de 200 en 2018 – : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels, le salon de l’autre LIVRE d’automne. Il s’installe pour 3 jours aux Blancs Manteaux en plein cœur du Marais, à Paris. C’est un lieu stratégique pour défendre toutes ces maisons indépendantes et une réelle possibilité de rencontrer de nouveaux lecteurs et alerter les citoyens sur la situation du livre et son rôle dans le débat d’idée et le lien social.

Il devenait urgent, afin de satisfaire un plus grand nombre d’adhérents, de proposer un second salon dans l’année. Ce sera l’autre salon, dont la toute première édition se déroulera sur trois jours, les 16, 17 et 18 mars 2018 au sein d’un autre haut lieu parisien, le mythique palais de la Femme, 94 rue Charonne, 11°, qui appartient à l’Armée du Salut.

Il tombe par hasard en même temps que le salon du livre de la porte de Versailles LIVREPARIS et fait figure de « off » avec entrée gratuite. Il n’a pas pour but d’alimenter par ses recettes les fonds de pensions américains… Son intention est bien de lier les auteurs, les éditeurs et leur public sans passer par une ringarde foire aux best-sellers alimentée par des coups de promotion exorbitants, où se bouscule un public anesthésié, inconscient des difficultés de l’édition indépendante, poussé à faire des queues de plusieurs heures pour un autographe du Prix Machin — l’un de ces Prix qu’entre Vrais Pros de l’édition on se repasse d’année en année, en bons copains qui savent se partager « le gâteau » et tous ses avantages.

A l’autre LIVRE, les lecteurs viendront parler directement avec éditeurs (dont belges et suisses) et auteurs, découvriront des genres souvent abandonnés par médias et librairies comme la poésie, les livres d’artistes, la véritable édition de création. Ouverture : vendredi 16 de 14h à 20h Samedi 17 de 11h à 20h Dimanche de 11h à 20h entrée gratuite   SITE www.lautrelivre.fr.

Une librairie est ouverte depuis plus de deux ans au 13 rue de l’école polytechnique 5° (sauf w.end)

12 novembre 2017

[News] News du dimanche

Vos RV à venir : agenda de Jean-Michel Espitallier ; rencontres à la Maison de la poésie Paris (Allonneau/Vazquez ; Anne Savelli) ; 15e salon des éditeurs indépendants à Paris ; Elsa Dorlin à Manifesten (Marseille)…

â–º Agenda de Jean-Michel Espitallier :
SHE WAS DANCING (avec Valeria Giuga, Lise Daynac, Aniol Busquets, Roméo Agid)
– 4-9 novembre. Résidence de création, CCN Belfort.
– 16 novembre, Nantes (musée d’art)
– 21 novembre, Nantes (Théâtre universitaire)
– 7 décembre, Paris (Carreau du Temple)
♦ En écoute : deux pièces sonores (« Comptes africains » et «l’ibiscus n’est pas un animal ». Festival Feuilles d’automne, Institut français, Tokyo (avec Anne-Laure Chamboissier).

â–º Vendredi 17 novembre à 19H, Maison de la poésie Paris

â–º L’Autre Livre, 15e salon des éditeurs indépendants : du vendredi 17 au dimanche 19 novembre 2017
Espace des Blancs Manteaux
48 rue Vieille du Temple
Paris 4e — Métro Hôtel de ville

400 auteurs pour 170 éditeurs, parmi lesquels :
– Atelier de l’Agneau (B 04) ;
– Le Cadran ligné (B 07) ;
– Dernier Télégramme (C 16) ;
– Le Grand Os (B 07) ;
– Le Lampadaire (A 01-03) ;
– Lanskine (B 15) ;
– Maelström (B 01) ;
– Nous (A 14) ;
– éditions de l’Ogre (D 22) ;
– Publie.net (stand B 25), avec Anne Savelli, Joachim Séné, G Franck et Lou Sarabadzic.
– Tinbad (A 25)…

 

â–º Jeudi 23 novembre à 20H, Manifesten (59 rue Thiers – 13001 Marseille) : discussion avec Elsa Dorlin, Se défendre.

Se défendre. Une philosophie de la violence est un livre publié chez Zones éditions. Un livre d’Elsa Dorlin. Un livre pour penser et la violence et les techniques d’autodéfense.
Avec cet ouvrage Elsa Dorlin met au jour un dispositif de pouvoir qui légitime la défense pour certain-es et l’interdit pour d’autres. C’est tout une généalogie de ce dispositif qui se déplie dans le livre à partir des thèses de Jon Locke et qui trouve son expression concrète dans la violence raciste des suprémacistes blancs et dans la pratique des justiciers vigilants.
Mais ce livre c’est aussi une histoire des tactiques défensives des corps tenus dans la violence. Une histoire de l’autodéfense. Une histoire de celles et ceux qui n’ont pas légitimité à se défendre. Techniques d’autodéfense des suffragistes anglaises, techniques d’autodéfense du Black Panther Party For Self-Defense, techniques d’autodéfense en Europe de l’Est par les organisations juives contre les pogroms, autodéfense dans le ghetto de Varsovie, patrouilles d’autodéfense queer…
En s’appuyant sur les analyse de Franz Fanon, Elsa Dorlin, s’intéresse à la manière dont le sujet politique fait irruption dans le fait de retourner la violence et de ne plus la subir. Ce livre est donc aussi une histoire politique du déploiement d’un muscle. Ou comment la proie devient sujet.
A écouter sur le site laviemanifeste.com un entretien avec Elsa Dorlin > http://laviemanifeste.com/archives/11584
Elsa Dorlin est professeure de philosophie politique et sociale au département de Science politique de l’université Paris VIII. Elle a notamment publiée en 2006, La Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française.

â–º Vendredi 24 novembre à 20H, Maison de la poésie Paris : rencontre avec Anne Savelli animée par Sébastien Rongier

Depuis « Fenêtres open space » Anne Savelli arpente les espaces urbains et sa mémoire, liant son intimité aux lieux de la ville. Avec « Décor Daguerre » et « À même la peau » parus en 2017, l’œuvre d’Anne Savelli se poursuit et s’intensifie. Nous parlerons donc de ses livres, de ses projets, de ses collaborations d’écriture et de ses vies numériques qui tissent un vrai monde littéraire contemporain.

Soirée proposée par remue.net

À lire – Anne Savelli, « Décor Daguerre », éd. de l’Attente, 2017 – « À même la peau », publie.net, 2017.

tarif : 5 € / adhérent : 0 €



26 mars 2017

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche de mars, hommage à Serge DOUBROVSKY (1928-2017), puis Libr-brèves : revues Ouste et Babel heureuse, C. Aurouet sur Prévert, A. Dhée et A. Mouton, 12e Festival de Poésie et de Performance…

 

Hommage : Serge DOUBROVSKY, un homme de passage (1928-2017), par Fabrice Thumerel

"Serge Doubrovsky, dans un enregistrement récent, disait ne pas vouloir mourir mais être mort. Son souhait s’est réalisé jeudi 23 mars à 4 heures" (Isabelle Grell). Les obsèques se déroulent mardi 28 mars 2017 à 15 h 00 au cimetière de BAGNEUX Parisien (il y a deux cimetières à Bagneux : le sien c’est BAGNEUX Parisien), 45 avenue Marx Dormoy, 92220 BAGNEUX.

On pourra (re)lire le plus long article qui lui est consacré sur LIBR-CRITIQUE : "Sujet SD". Voici ma présentation de son dernier livre : 

â–º Serge DOUBROVSKY, Le Monstre, tapuscrit originel inédit, introduction et entretien par Isabelle Grell, Grasset, automne 2014, 1696 pages, 36 €, ISBN : 978-2-246-85168-4.

C’est le genre de livre dont on ne peut parler tout de suite, du moins si l’on veut souscrire à la déontologie critique : pensez donc, la Recherche de Serge Doubrovsky, le livre d’une vie, un tapuscrit originel qui comptait 2599 feuillets avant de devenir Fils (1977) par la force des choses, Gallimard ayant refusé ce monstre-là. Écrit entre 1969 et 1976, ce flux de conscience dédié à celle qui est sa substance – sa mère – est régi par le martèlement de la machine – dactylométré, en somme.

Cette somme monstrueuse est en fait la première autofiction : "Fiction d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau". Ce qui intéresse les chercheurs de l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM), Isabelle Grell en tête : "un autofictionneur rédige-t-il ses textes autrement qu’un autobiographe ?" Mais surtout, allons à la question essentielle : pourquoi lire Le Monstre en plus de Fils ? Laissons la généticienne conclure : "Relu à la lumière des avant-textes, Fils refuse encore plus qu’avant d’être institué en une configuration de sens fini". /FT/

Libr-brèves

â–º On découvrira le dernier numéro de la revue OUSTE (Le Dernier Télégramme).

â–º Demain lundi 27 mars, de 15h à 16h, Carole Aurouet vous parlera passionnément de Jacques Prévert sur la Scène littéraire (M15) du Salon du Livre.

â–º Jeudi 30 mars, 18H30 à Ent’revues (André Chabin / 4, avenue Marceau, 75008 Paris) : présentation du numéro 1 de la revue Babel heureuse, dirigée par François Rannou, qui sera éditée par Gwen Catalá.


â–º Jeudi 30 mars, Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012) : pour fêter la parution de La Femme brouillon d’Amandine Dhée et de Chômage monstre d’Antoine Mouton, aux excellentes éditions de la Contre-allée, rencontre avec les deux auteurs, dans le cadre du Parcours des Libraires du Festival Raccords 2017.



Cette soirée sera animée par Julien Delorme, éditeur et organisateur passionné de soirées littéraires mettant en valeur des maisons d’édition alternatives.

â–º Du 29 au 31 mars, il y aura du beau monde au XIIe Festival de Poésie et de Performance à Marseille :

 

23 janvier 2011

[News] News du dimanche

Avant que ne se poursuive le work in progress sur la subversion, que nous ne terminions la série LIBR-KALÉIDOSCOPE 2010-2011, ne lancions un dossier sur la situation et la littérature au Maghreb et ne rendions hommage à Pierre COURTAUD : le clin d’œil du caricaturiste Joël Heirman sur les artistes-engagés/subversifs… le RV avec AVOIR LIEU de Marc Perrin ; quelques libr-événements (le Maghreb des Livres, les RV d’Alphabetville, DATABAZ) ; deux libr-liens

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