Libr-critique

8 mai 2008

[Livre] Lindsay Waters, L’Éclipse du savoir

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Fabrice Thumerel @ 7:33
 

  Lindsay Waters, L’Éclipse du savoir, traduit de l’anglais par Jean-Jacques Courtine, éditions Allia, 2008, 139 pages, 6,10 € ISBN : 978-2-84485-270-0

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1 octobre 2007

[Interview] rencontre avec Christophe Bruneel

christophe-bruneel.jpg Petit entretien dans l’atelier de Christophe Bruneel, à Courtrai en Belgique, une des deux oreilles des éditions l’Ane qui butine, qu’il dirige avec Anne Letoré. Faiseur d’objets étranges qui réinventent l’idée et les formes du livre, tailleur de cuirs, sculpteur de pages, poète, il nous parle de son travail d’éditeur, mais aussi de créateur. Nous vous conseillons particulièrement leur dernière collection, Pamphlets, petits livres cousus à la main, à 8 euros, dont la couverture est une linogravure originale de Christoph Bruneel, on retrouve des textes étonnants, de la poésie au manifeste, d’auteurs comme Charles Pennequin, Thierry Rat, Yann Kerninon, Lucien Buel, Jérôme Bertin, Antoine Boute …

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1 avril 2007

[Pois(s)on d’avril] Les éditions POL rachetées par AUCHAN

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 6:17

pol.jpgLa nouvelle était attendue depuis la semaine dernière, les rumeurs allaient bon train, dans le monde germanogratin, la maison d’éditions POL a été revendue à AUCHAN qui veut devenir la première enseigne de grande distribution a vendre des livres contemporains. Le PDG d’AUCHAN, Vianney Mulliez, a indiqué, lors de la conférence de presse du samedi 31 mars, que ce qui a motivé son choix, ce n’est pas tant les écrivains, qui lui semblent grandement illisibles, que le logo de POL, qu’il a toujours apprécié. Il compte même réutilisé ce logo pour la grande enseigne, ce logo étant pour lui l’un des meilleurs conçus depuis fort longtemps.

15 novembre 2006

[News] Zones numériques – 8e Symposium des arts sonores et multimédias

Zones numériques – 8e Symposium des arts sonores et multimédias
le 17 et 18 novembre 2006 à Bordeaux
dans le cadre de « NOVART bordeaux 2006 »

Présenté par Présence Capitale, avec la collaboration active du CAPC musee d’art contemporain de Bordeaux.

VENDREDI 17 NOVEMBRE – PREMIER SALON DES EDITIONS NUMERIQUES
ESPACE 29 – 29, rue Fernand Marin – Bordeaux – 18h30

Jacques DONGUY – revue « SONART »

François LAGARDE – éditeur des Editions électronique « Hors d’œil »

Joachim MONTESSUIS – directeur de la revue sonore internationale « ERRATUM »

Michel GIROUD – directeur de la collection « L’écart absolu » aux Presses du réel

Tibor PAPP – directeur de la revue littéraire d’Ecrits de source électronique « ALIRE ».

Hortense GAUTHIER – directrice de la revue « Talkie-Walkie »

SAMEDI 18 NOVEMBRE _ Actions performances

de 16h à 22h – au CAPC Musée d’Art Contemporain de BORDEAUX Rue Ferrère – Salle de conférences Entrée libre sur réservations (places limitées)

Joachim MONTESSUIS : Poésie sonore, son bruitiste, images électroniques (Paris) – EROS

Tibor PAPP : Poète, écrivain, traducteur. Poésie visuelle et poésie numérique. Directeur de la revue littéraire d’Ecrits de source électronique « ALIRE ». Poésie cybernétique (Hongrie)

Agence_Konflict_SysTM : [petites-annonces]

Gilles GRAND : Compositeur et enseignant à l’école Nationale des Beaux-arts de Lyon. Rédacteur au Cahier du Cinéma et plasticien sonore. (Lyon)

Jacques DONGUY / Etienne BRUNET : Poésie sur support numérique, écriture verbi-voco-visuelle. (Paris-Nice).

HP Process (Philippe BOISNARD & Hortense GAUTHIER) : Ecrivain, vidéaste, performer. (Arras) / Performeuse sonore et co-directrice de la revue Talkie-Walkie.

Yvan ETIENNE & Brice JEANNIN : Artiste sonore, directeur du centre d’Art multimédia Gantner de Bourogne (Territoire de Belfort), fondateur du festival des Arts sonores « Oh Cetecho ».

Anne-James CHATON : Co-dirige le festival d’Arts sonores « Sonorités » à Montpellier. Il a reçu en 2005 la bourse « Encouragement » du Centre National du Livre et bénéficie pour l’année 2006 du soutien de la mission « Stendhal » du Ministère des Affaires Etrangères pour son projet d’écriture autour de la ville de Naples.

Valérie GERARDIN : (Beaux-Arts de Bordeaux) Action sonore (Carnet de voyages en paysage sonore)

Action – introduction de André LOMBARDO « Progrès lent en société », sur une idée de Jean-Charles Rigaud.

12 novembre 2006

[vlog] Interview d’Antoine Dufeu et de Christophe Manon, responsables des éditions IKKO

Filed under: entretiens,UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 12:16

[en quasi-direct du salon Light#3 organisé par le CNEAI, un premier interview fait le 11 novembre au soir avec Antoine Dufeu et Christophe Manon. Cet interview permet de revenir sur la création de IKKO et les particularités de ces éditions, qui pubient aussi bien de la poésie que des petits textes politiques ou bien d’épistémologie. Cet interview présente aussi la future revue de ces éditions. durée 11 mn]

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23 septembre 2006

[chronique] Et on se demande pourquoi on quitte un pays, Fabrice Bothereau (Lettre)

Filed under: chroniques — Étiquettes : , , , — rédaction @ 15:21

[Nous publions ici une ici une lettre que nous a envoyée Fabrice Bothereau, car au-delà de ce qu’il énonce vis-à-vis de Pan Europa, ce qui est dit nous semble traduire un certain rapport à la poésie qui apparaît problématique quant à sa réception]



Et on se demande pourquoi on quitte un pays

Je m’appelle Fabrice Bothereau, j’ai 39 ans, je suis poète. J’écris de la poésie contemporaine. L’an dernier a paru mon troisième livre, Pan Europa. Personne n’en a parlé, à part Philippe Boisnard, sur son site.
Je m’appelle Fabrice Bothereau, je suis poète, mais je ne suis pas poète. J’écris de la poésie. De temps en temps. J’ai publié mon troisième livre, que j’ai mis six ans à écrire. Mais qui cela intéresse ?
Je m’appelle Fabrice Bothereau, je suis poète, pas VRP ; vendeur régulier de poésie. Pour être poète, ici, en France, il faut être VRP. Je ne suis pas VRP.
Pour être poète, il faut savoir se vendre. Je ne sais pas me vendre.
Pour être poète, il faut tout le temps téléphoner, rencontrer des gens, faire des lectures. Je ne fais pas tout ça.
Mais alors je me retrouve tout seul. Bien fait pour moi.
Mais j’aimerais comprendre pourquoi personne n’a parlé de mon livre.
Peut-être parce que tout le monde s’en fout.
Peut-être parce que c’est un livre de Bothereau, et Bothereau, c’est un con, un sale caractère, pas un VRP, un véritable représentant de la poésie ?
Mais je demande qu’on lise mon livre, et qu’on oublie le nom.
Je n’ai jamais écrit pour mon nom.
A contrario de beaucoup, qui n’écrivent que depuis leur nom, et pour leur nom.
Je demande qu’on lise mon livre, que personne ne lira.
Baudelaire disait que la France n’avait de grands hommes que malgré elle.
Je ne suis pas un grand homme. Je ne suis pas un grand poète. Mais je suis un poète. Pourquoi personne n’a parlé de mon livre à part une personne à qui je l’avais envoyé ?
Pourquoi certain site éminemment VRP n’a même jamais mentionné la parution de mon livre ?
Parce que j’ai une sale réputation ? Moi qui suis si peu mondain, mais qui a eu le mauvais goût de me chicorer un peu avec quelques personnes influentes dans le milieu de Lilipute ?
Je suis un poète contemporain, et personne ne me lit.
Je ne me prends pas pour un poète maudit, mais je ne comprends pas que personne n’ait parlé de mon livre.
Et personne n’en parlera plus.
Le milieu poétique est devenu un média comme un autre, une nouvelle chasse l’autre. Sauf que moi, je n’ai même pas eu droit à quelques lignes.
Qu’on n’aille pas dire que je veux qu’on parle de moi. Ce n’est pas à moi qu’il faut faire ce reproche. Si on me le fait, que faudra-t-il dire de ceux dont on parle tout le temps ? Qui sont tout le temps ici, et là, qui veulent toujours entendre parler d’eux ?
Non, je pose la question de la manière la plus littéraire qui soit.
Siegfried Plümper-Hüttenbrink m’avait dit une fois, dans une lettre, que mon écriture tendait à l’impersonnel, à se débarrasser du je, de l’auteur.
C’est bien cela.
C’est pourquoi cette lettre n’émane pas de Fabrice Bothereau tel que certains le connaissent ; mais de quelqu’un qui a produit un livre.
J’espère que tu publieras cette lettre, Philippe ; parce que j’ai le droit de demander ce que je demande. On pourrait préférer m’oublier, ou qu’on crève en silence. Mais avant de crever en silence j’aimerais comprendre pourquoi personne n’a pris la peine de publier quoi que ce soit sur mon livre.
Mon livre est un livre important, certains amis poètes me l’ont dit.
Alors, si mon livre est important, pourquoi personne n’a signalé sa parution ?
Je trouve ça injuste. Je fais mon Caliméro.
Mais pourquoi récriminé-je ? Ne pourrais-je pas juste la fermer ?
Ce serait plus simple. Mais ça ne l’est pas.
Si tu me lis, Sylvain, dis-moi quelque chose.

F..B

Fabrice Bothereau a publié aussi un très intéressant Rebond dans Libération en août 2006 [lire +]

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