Libr-critique

8 septembre 2019

[News] News du dimanche

Ça y est, la fameuse « Rentrée » bat son plein… On pourra s’amuser à (re)découvrir nos façons libr&critiques de traiter l’événement : « Ã§a existe, ça ?…« , « Rentrée littéraire ?… »… Et aussi on pourra lire ci-dessous notre nouvelle pierre à l’édifice libr&critique : une très spéciale « Rentrée-littéraire »… Suivie de nos rubriques En lisant, en zigzaguant et Libr-événements (Eduardo KAC, « Ã‰crire l’art », NOVARINA)…

Spéciale « Rentrée-littéraire » /FT/

« ABOLITION DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE »
(TXT, éditions Nous, Caen, n° 33, août 2019, p. 6).

Si l’on veut avoir « une idée de ce qui benoîtement ou cyniquement s’écrit, se publie, se lit et triomphe aujourd’hui » (p. 95), il suffit de lire Éric Chevillard, Défense de Prosper Brouillon, paru à la rentrée 2017 aux éditions Noir sur Blanc, qui condense les clichés du roman-made-in-France à partir d’une sélection de vingt best-sellers. Auteur à succès qui fait des envieux, le bien nommé Prosper Brouillon connaît sur le bout des doigts les ficelles du métier : « Dans chacun de ses romans, Prosper Brouillon glisse un double de lui-même, un modeste alter ego ordinairement en charge d’un rôle secondaire mais à qui il revient de distribuer les sentences bien frappées d’une riche expérience de la vie et d’une morale rigoureuse » (40). Un moment de grâce dans son roman primé Les Gondoliers : « »Le visage de la jeune femme se précisa et lui empoigna l’âme« . Et d’un coup, le fameux « Ce fut comme une apparition » de L’Éducation sentimentale se trouve relégué au rayon vieilleries de notre littérature » (53)…

La rentrée-littéraire est assurément un temps fort de notre vie-littéraire. Mais à quoi bon les interviews ? « Cela ne servirait à rien d’interroger l’auteur, hagard sur le banc. D’essayer de savoir ce qu’il a voulu dire. Il est déjà ailleurs, dans l’irremplaçable esclavage d’un nouveau livre » (Marcel Moreau, À dos de Dieu, Quidam, 2018, p. 129).

♦♦♦♦♦

Le mot « Ã©crivain »  est prétentieux, souvent ridicule,
comme une revendication  désespérée ou une déclaration honteuse.

« Critique littéraire » fait anachronique, arbitre des élégances
perdu dans une soirée électronique de la Nouvelle Athènes, Paris IXe.

[…] J’aime de plus en plus le mot « booktubeuse », imagé, agrégatif,
mutant, neuf, numérique, en phase avec le temps, attaché à Bettie » (p. 87).

À l’âge du posthumanisme dystopique, des punchlines, de la postcritique et de la narrative non-fiction ;
en un temps où triomphe le Marché, et donc où règnent le V.I.C.E (« vénalité, idéologie, compromission, ego ») et, dans le champ artistique, les fondations ;
il faut renoncer à la critique pour être booktubeur/beuse ou « startuper dans le domaine de la génération automatisée de contenu textuel » (42).

Stéphane Sorge, hélas pour lui, est « l’agent mondain du tri sélectif des déchets culturels, le futur expulsé du territoire des livres » (106). Contrairement à celle qu’il va s’efforcer de séduire malgré l’écart d’âge : « Plus on la voit, plus elle vit. Plus on s’abonne à sa chaîne, plus elle existe. Elle est un média, l’actualisation sans fin d’un corps et d’un discours. Elle est BettieBook » (40). Ses activités : vidéo training, bookshelf tour (« visite commentée de sa bibliothèque-décor »), unboxing (« déballage public des livres reçus »), swap (« Ã©change de colis-cadeaux »), book haul (butin de livres au fil des occasions), bookcrossing (vidéo des livres appréciés qu’on souhaite partager en les abandonnant dans des endroits publics)…

On vous épargne la revenge porn qui dynamise ce récit caustique pour en venir à l’essentiel : has been la Rentrée-littéraire, non ?

Frédéric Ciriez, BettieBook, Verticales, 2018, 192 pages, 18,50 €.

En lisant, en zigzaguant… [Livres reçus cette semaine : lus et recommandés]

♦ « Tu sais, avant de venir, on se disait – OH LA FRANCE ! – ce si grand pays LA FRANCE ! mais c’était pas vrai du tout LA FRANCE c’était un pays comme les autres un petit pays un tout petit pays comme les autres avec des petits immeubles des petites voitures des petits feux rouges et des gens petits. Quand on est arrivés au début les Français ils nous prenaient dans leurs bras ils nous faisaient des bisous bonjour bisous merci bisous au revoir bisous et puis à la première occasion dès qu’ils voyaient un problème approcher ils se collaient au sol et ils rampaient comme des cafards ils foutaient le camp en faisant de grands sourires, désolé, oh vraiment désolé monsieur. Derrière la politesse des Français, il n’y avait rien, rien du tout, que de la PETITESSE »

(Marina SKALOVA, La Chute des comètes et des cosmonautes [Théâtre : trajet Berlin-Moscou entre une jeune astrophysicienne et son père], L’Arche Editeur, septembre 2019, p. 37).

♦ « Le travail de Mathilde Roux et Virginie Gauthier est un départ en forme d’écart. Écart tout d’abord avec la cartographie conventionnelle. Tournant les pages de ce livre, on ne peut qu’être frappés par les échos multiples d’une littérature qui a rompu les amarres avec les rivages d’un monde trop connu, trop cartographié […].
Écart ensuite avec la cartographie qui nous est soi-disant promise, numérique, « smart » au dire de certains, capable de cartographier les déplacements de chacune et chacun en « temps réel » ; temps qui n’a rien d’humain, temps qui file aux deux -tiers de la vitesse de la lumière, se défile, pour ne plus parler qu’aux machines et aux algorithmes »

(Alexandre Chollier à propos de Mathilde Roux et Virginie Gautier, Paysage augmenté #1, postface d’Alexandre Chollier, à découvrir et précommander sur Publie.net, septembre 2019, 12 €).

Libr-événements

► Jeudi 19 septembre à 19H, centre Pompidou à Paris :

â–º Vendredi 20 septembre 2019 à 19H, Kunsthalle de Mulhouse : Soirée « Ã‰crire l’art »

Pendant 10 années, répondant à l’invitation de Jennifer K Dick et Sandrine Wymann, 21 poètes se sont succédé à La Kunsthalle. Exposition après exposition, en immersion au cœur des œuvres, Jérôme Mauche, Virginie Poitrasson, Frédéric Forté, Véronique Pittolo, Jean-Michel Espitallier, Daniel Gustav Cramer, Michaël Batalla, Stéphane Bouquet, Cécile Mainardi, Martin Richet, Eric Suchère, Hyam Yared, Anne Portugal, Andrea Inglese, Christophe Fiat, Dominique Quélen, Frank Smith, Christophe Manon, Sandra Moussempès, Deborah Heissler, Luc Bénazet se sont emparés de l’invitation et ont composé une œuvre inédite. Elles sont à présent rassemblées dans un DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS. Véritable mémoire de dix années d’expositions, ce livre reflète la créativité et la diversité d’un lieu ouvert à de multiples pratiques artistiques.

À l’occasion du lancement de l’édition, Frédéric Forté, Frank Smith et Eric Suchère, auteurs de la Résidence Ecrire l’art reviennent à Mulhouse pour lire leurs textes. D’autres seront présents par l’image et d’autres encore prêteront leurs mots à des lecteurs.

DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS a été conçu par l’artiste graphiste Jérôme Saint-Loubert Bié, également présent pour l’événement.

Cette soirée exceptionnelle sera aussi l’occasion de rencontrer et d’écouter Laura Vazquez, l’auteur-poète qui accompagnera La Kunsthalle tout au long de la saison 2019-2020.

â–º Du 20 septembre au 10 octobre 2019, RV avec Valère NOVARINA, L’Animal imaginaire (parution chez P.O.L d’ici trois semaines environ) au Théâtre de la Colline : il est temps de réserver.

20 mars 2017

[Chronique] Lisa Robertson, Le Temps, par Tristan Hordé

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 21:41

Lisa Robertson, Le Temps, traduction de l’anglais (Canada) par Éric Suchère, NOUS, 2016, 80 pages, 14 €, ISBN : 978-2-370840-31-8.

 

Deux ensembles alternent dans le livre, l’un formé de proses sur les jours de la semaine (dimanche, lundi, etc.), chacun caractérisé par une météo particulière. L’autre, constitué de vers libres, est plutôt lié aux faits et gestes du "je" présent ; chaque pièce est titrée "Résidence à C [Cambridge]", sauf la dernière, "Porchevers" (après "samedi"), et le livre s’achève par une "Introduction au Temps". En exergue, une citation de Walter Benjamin oriente la lecture : le temps, la mode et l’architecture « se tiennent dans le cycle du même éternellement, jusqu’à ce que le collectif s’en saisisse dans la vie politique et que l’histoire émerge. » Parler du temps qu’il fait est en effet souvent un moyen d’engager la conversation avec quelqu’un que l’on ne connaît pas, et les conversations entre familiers débutent régulièrement par des considérations sur la couleur du ciel, le froid, etc. Ce caractère social du temps est abordé de manière complexe par Robertson.

   Est d’abord défini un lieu, « ici », qui peut être n’importe où, « Ici il y a des dermes et des manoirs et des mines et des bois et des forêts et des maisons et des rues [etc.] », et s’y installe un "je". Il faut entendre que les ciels et leurs transformations (vocabulaire abondant et précis concernant les nuages), point de départ du discours de la météorologie, sont aussi figure du temps comme durée, support des fictions. Donc, quoi qui puisse être dit la variabilité du ciel (weather) s’appliquera autant à la succession des jours (time), « Les jours s’amoncellent sur nous » : la phrase est reprise plusieurs fois. Le caractère à peu près imprévisible de l’état du ciel et de ce qui se produira au cours des mois accompagne les mouvements du sujet parlant. La description du ciel en tant que telle n’est pas ce qui importe, mais la relation entre les changements observés par celle qui regarde et ce qu’elle vit, ressent.

   L’intrication du temps météorologique et du temps compté est restituée dans la dynamique, fort complexe, du livre.  À la succession des deux ensembles en alternance fait écho constamment la construction, à plusieurs niveaux, d’oppositions de forme A vs B, ou A incompatible avec B ; ainsi, deux noms, ou deux adjectifs : « frais et brillants », « crêté et trouble », etc. Aussi souvent, deux domaines hétérogènes sont en même temps liés et séparés : « Un vent vif ; nous sommes du papier projeté contre la barrière » ; il s’agit le plus souvent de formulations renvoyant à la nature et à la culture, associées et opposées, comme weather et time. La répétition (A puis B) est également fréquente, tout comme l’accumulation ou la syntaxe brisée, manières également d’exprimer à la fois la diversité du temps météorologique et la complexité du vécu, le réel et l’imaginé. Le choix de la semaine signifie elle-même la possibilité de la répétition, de la reproduction indéfinie — parallèlement, le compte rendu d’une résidence se termine par une virgule : l’inachèvement et l’inachevable.

   L’ensemble des séquences titrées « Résidence à C. », construit autour du "je", n’est pas seulement parallèle aux développements autour du temps, ciel et jour. Outre la présence de la narratrice dans les deux ensembles, d’autres éléments les lient. Quand est relatée la lecture de La bâtarde (de Violette Leduc), lui sont associés des termes relatifs à la météorologie (vent, air) ; par ailleurs la bâtardise, c’est-à-dire l’image d’un temps sans origine, peut être rapprochée d’un passage du premier ensemble constitué d’une interrogation sur des femmes absentes suivie d’une série de prénoms féminins (sans patronyme).

   Il faut louer le travail du traducteur qui restitue la vigueur du texte de Lisa Robertson : c’est le poète Éric Suchère qui est ici à l’œuvre, avec le même bonheur que dans sa traduction de Jack Spicer.

2 mars 2014

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de mars, pleins feux sur une actualité dense, avec Libr-Net (blog Prigent ; C. Pomparat sur  Matton, Remue.net) et nos Libr-événements (Les écrits numériques #2, festival Concordan(s)e, Déjeammes/Kraums Notho).

Libr-Net /FT/

â–º Blog Autour de Christian Prigent : dans la première dizaine de posts déjà en ligne, deux Carnets inédits permettant une réflexion sur son travail précis d’écriture, la relation prose/poésie, ou encore son rapport au contexte (Carnets de Grand-mère Quéquette et de Demain je meurs), des infos sur le proche colloque de Cerisy, un hommage de Thierry Rat, les premières Traversées (situation actuelle de l’écrivain, étude sur ses archives, le réelisme prigentien) ; dans la deuxième dizaine, sont prévus : des documents inédits, le Carnet de La Météo des plages, une mise au point sur les entretiens (mise en ligne de celui paru dans Les Temps Modernes sur Bataille), deux articles de recherche (de Bénédicte Gorrillot et de Typhaine Garnier)…

Autres infos prigentiennes :

— Montreuil, mercredi 19 mars 2014, 19 h. Soirée d’inauguration du festival Hors limites. Lecture de Christian Prigent (Les Enfances Chino), suivie de Peep-show, performance de Vanda Benes. A la Bibliothèque de Montreuil, 14 Bd Rouget-de-l’Isle, Montreuil (93). Contacts : 06 08 55 89 83  /  01 48 45 95 52.

— Vandœuvre-les-Nancy, samedi 29 mars 2014, 20 h 30. Festival Poema. Lecture à deux voix (Vanda Benes & Christian Prigent). Au CCAM, Scène Nationale, rue de Parme, 59500-Vandœuvre. Contact : S. Gironde  06 63 14 52 70.

 

â–º Les pratiques de François Matton, dessin et écriture, invitent à la "ballade". Catherine Pomparat a accueilli l’invitation : "Une suite de 4 dessins en suspension et de 4 ressorts d’écriture balade dans leurs traces la charrette-théâtre de mes sensations. L’ornière creusée par les mots est plus ou moins profonde mais le dessin toujours devant guide ce petit théâtre en roue libre."
À la faveur allègre et grave de cette œuvre dessinée et écrite, voici le quatrième moment d’une "ballade énamourée" http://remue.net/spip.php?article6537 qui mène vers la rencontre avec François Matton du 4 avril prochain au Centre Cerise (46 rue Montorgueil, Paris 2eme).

 

Libr-événements

Les écrits du numérique #2, jeudi 6 mars 2014, 14H30-20H,

Friche La Belle de Mai (41, rue Jobin Marseille)
Création, écriture, édition numériques

 

A l’Espace éphémère de 14h30 à 17h30

> Nanodrames par Jean-François Magre

(JPG) En empruntant plusieurs types de langages (écriture, photographie, découpage cinématographique…) et en les combinant à la manière des techniques utilisées par les médias et Internet pour asséner leurs messages (multimédialité, médialité mixte), les nanodrames proposent une narration plus mystérieuse et lacunaire. Ils se lisent comme un paysage mental ou géographique au gré d’une dérive où chaque lecteur/regardeur remarquera, tel un flâneur, des détails sans pour autant que l’histoire (ou le programme comme on dirait en architecture) n’impose sa domination. Hiéroglyphes ou arrêts sur image, les photos-textes qui composent les nanodrames sont des images à deux foyers comme l’ellipse est une courbe à deux foyers (et la figure emblématique du Baroque selon Eugenio d’ors) ainsi qu’une figure de rhétorique de l’omission de mot, du raccourci, du sous-entendu.

Jean-François Magre est né à Toulouse en 1972.
Artiste, il associe activité d’écriture et réalisations graphiques, sonores, audiovisuelles. Citant Jacques Derrida : « L’écriture est tout ce qui peut donner lieu à une inscription en général, qu’elle soit ou non littérale et même si ce qu’elle distribue dans l’espace est étranger à l’ordre de la voix : cinématographie, chorégraphie, certes, mais aussi « écriture » picturale, musicale, sculpturale, etc… ». Parmi ses productions, quelques publications papier et en ligne sur des sites pluridisciplinaires. Jean-François Magre a été le lauréat de la première résidence d’écriture numérique à La Marelle en mai 2013.
Plus d’informations sur la résidence : http://villa-lamarelle.fr/ ?p=2752
Pour consulter des nanodrames : http://legrandos.blogspot.fr/search/label/Nanodrames

> Fenêtre augmentée et Flatland par Thierry Fournier

(JPG) Conçu et dirigé par Thierry Fournier, le projet Fenêtre augmentée propose une fenêtre interactive sur un paysage comme protocole d’exposition collective. Sa 3e édition a été coproduite et présentée par Zinc à la Friche dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. L’édition interactive de Fenêtre augmentée sur iPad rend désormais cette expérience mobile et accessible autour du globe. Co-dirigé par l’artiste et le critique J. Emil Sennewald, le catalogue sur iPad Flatland rend compte de cette création innovante à travers une forme éditoriale spécifiquement conçue pour tablette. Les publications simultanées de Fenêtre augmentée et Flatland permettent ainsi un dialogue entre l’expérience directe des œuvres et une approche critique, sur le même support. Publiées par Pandore, jeune éditeur numérique en art contemporain qui invente de nouvelles propositions sur tablettes, elles présentent une des premières publications en art intègrant démarche critique, design spécifique aux tablettes et navigation interactive.

Artiste et curateur, Thierry Fournier a développé une pratique qui englobe à la fois l’installation, les médias numériques, la vidéo, le son et la performance et aborde la manière dont le corps et la perception qualifient notre relation au monde, dans un sens aussi bien poétique que social ou politique.
En relation étroite avec ce travail, il poursuit une démarche de curatoriat en invitant régulièrement des artistes et auteurs dans le cadre de protocoles et dispositifs qu’il met en œuvre. Après avoir débuté comme musicien, compositeur et architecte et collaboré à plusieurs galeries et projets curatoriaux, il donne une forme autonome à son travail à partir de 2000. Il enseigne et mène des recherches à l’École nationale supérieure d’art de Nancy, à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et à Sciences Po Paris.
Site web : www.thierryfournier.net
Site Pandore édition : www.pandore-edition.fr

> Additional documents par Documents d’artistes

Revue web de création et de réflexion, additionaldocument.org, est une édition web développée par Documents d’artistes. A l’occasion de New Orders, la programmation art contemporain du Cartel à la Friche Belle de Mai Marseille, elle est née de l’invitation faite à l’artiste Atelier Van Lieshout d’éditorialiser une programmation 6 mois durant, en lien avec son exposition « The butcher ». Il a en dessiné l’interface et son travail a par ailleurs déterminé la ligne éditoriale de cette revue. additionaldocument.org tire donc le fil de la réflexion générée par la proposition artistique et invite des artistes et des auteurs à porter un regard, une analyse, à raconter une histoire…En mettant côte à côte artistes, philosophes, sociologues, critiques, additionaldocument.org se présente comme un objet hybride ouvrant les champs de savoir et les pratiques artistiques autour d’un thème et de ses variations, pour les inscrire chacun dans le concret d’un réel qu’il conviendrait sans doute de ré-inventer.
Une conception technologique développée par Silex taille numérique

Documents d’artistes, un site internet dédié à l’art contemporain.
Documents d’artistes a pour but de rendre visible la densité et la diversité de l’activité des artistes de la région PACA à travers l’édition en ligne de dossiers d’artistes contemporains et leur diffusion auprès de publics professionnels et amateurs d’art. Les dossiers sont réalisés en collaboration avec les artistes et actualisés régulièrement pour suivre l’évolution de leurs productions. Relais entre la création, le milieu professionnel et les publics, cette entreprise vise plus directement à inciter les opérateurs de l’art à la prospection pour concourir à une meilleure circulation du travail des artistes à un niveau local et international. documentsdartistes.org travaille en réseau avec les associations documents d’artistes en Bretagne, Rhône-Alpes, Aquitaine et Piemont (Italie).
Site web : www.documentsdartistes.org

Au Transistor à 18h30

> Reading Club par Annie Abrahams et Emmanuel Guez

Lire en réseau, sur le web, c’est aussi écrire. Que se passe-t-il lorsqu’on lit et on écrit en commun, sur la même "page" et simultanément ? Quels sont les effets de cette lecture/écriture sur les lecteurs/écrivains, sur leur manière d’être ensemble à ce moment-là ? Comment matérialiser une pensée commune en train de se faire ? Quel type de textes construit-on ? Comment le public perçoit-il une telle performance de lecture et d’écriture ?
Le Reading Club est un site web destiné à des performances de lectures en commun impliquant des performances d’écritures. Pour cette édition des « Ecrits du numérique » et dans le cadre de « Nice to meet you#37 », le Reading Club propose trois sessions de lecture / écriture de 10 minutes chacune sur un texte de Luc Dall’Armellina, "Ce pas qui nous élève – pour des écritures numériques créatives, un manifeste". Pour chaque session, nous inviterons quatre personnes, parmi le public, à venir lire et écrire ce texte, au sein même du texte d’origine. Le public, qui assiste à ce processus, sera également invité à commenter la session sur le tchat du Reading Club. Site web : http://readingclub.fr/

â–º Festival Concordan(s)e, du 6 mars au 6 avril 2014

Jeudi 6 mars à 20H, Maison de la poésie (Passage Molière, 157 rue St Martin 75003 Paris) : SOIREE D’OUVERTURE festival Concordan(s)e
avec Arno Bertina, Fabienne Yvert, Béatrice Massin, Fabrice Ramalingom, Emmanuelle Bayamack-Tam

lancement du LIVRE CONCORDAN(S)E 3
qui retrace les éditions 2012 et 2013 du festival

LECTURES par ARNO BERTINA, FABIENNE YVERT et BEATRICE MASSIN des textes inédits écrits pour le festival

PERFORMANCE avec FABRICE RAMALINGOM chorégraphe & EMMANUELLE BAYAMACK-TAM écrivain, présentation du Duo
« EN AMOUR, IL FAUT TOUJOURS UN PERDANT »
En amour, il faut toujours un perdant , mais chacun préfèrerait que ce soit l’autre. Ce que notre création interroge, c’est précisément le sens de la défaite et la nature de la perte. Cela prend entre autres formes spectaculaires, celle de la passe, échange dont on sait bien que tout le monde sort perdant. On pourra réécouter avec profit la chanson de Julio Enrique Melanie Iglesias

Le festival continue du 6 mars au 8 avril
4 créations dans 18 lieux d’île de France
www.concordanse.com

♦ vendredi 7 mars 20:00 Librairie L’Atelier – Paris, lecture/performance
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

mardi 11 mars 20:00 Librairie Le comptoir des mots, lecture/performance
Myriam Gourfink / Eric Suchère

mercredi 12 mars 18:30 Librairie de Paris, lecture/performance
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

vendredi 14 mars 19:30 Médiathèque Marguerite Duras – Paris
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

samedi 15 mars 20:30 Maison populaire – Montreuil
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
(programme partagée avec le duo Violaine Schwartz, texte et Hélène Labarrière, contrebassiste)
Réservations 01 42 87 08 68 www.maisonpop.fr

mercredi 19 et jeudi 20 mars 20:30 Centre National de la Danse – Pantin
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Myriam Gourfink / Eric Suchère
Réservations 01 41 83 98 98 www.cnd.fr

vendredi 21 et samedi 22 mars 20:30 Théâtre Le Colombier – Bagnolet
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Réservations 01 43 60 72 81 www.lecolombier-langaja.com

samedi 22 mars 16:00 Médiathèque Hermeland – Saint-Herblain
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 25 mars 19:00 Médiathèque du Pôle culturel – Alfortville
Myriam Gourfink / Eric Suchère

samedi 29 mars 18:30 Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 1er avril 12:00 Université Paris 13, La Chaufferie – Villetaneuse

Hélène Iratchet / Pauline Klein
(en partenariat avec le festival Hors limites)
Réservations 01 49 40 38 27 www.univ-paris13.fr

mercredi 2 avril 16:00 Bibliothèque André Malraux – Les Lilas
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
(en partenariat avec le festival Hors limites)

jeudi 3 avril 19:30 la maison rouge – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 40 01 08 81 www.lamaisonrouge.org

samedi 5 avril 18:30 La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Dans le cadre de la journée de l’édition en danse
01 46 86 17 61 www.alabriqueterie.com

dimanche 6 avril 15:00 CNEAI – Chatou
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 39 52 45 35 www.cneai.com

â–º Après quelques semaines de résidence à Eclats, Thomas Déjeammes et Kraums Notho vous invitent à la sortie de résidence de Liaisons.

Liaisons est une performo(t)sonance de 45 minutes. A la croisée de la poésie contemporaine, du rock alternatif, de la musique électronique et de la projection vidéo cette œuvre ouverte explore la relation souffle/son/sens dans un dispositf sonore hexagonal conçu spécifiquement pour l’occasion.

RV le 13 et 14 Mars 2014 à 20h à Eclats (18 rue Vergnaud à Bordeaux) pour la sortie de résidence.

S’en suivra une dégustation de vin (sans insecticides ni désherbants !) par le château Couteau (Château Couteau 33550 Capian France) : la réservation pour les deux soirs est vivement conseillée, les places étant limitées à 35.

Réservation à Eclats au 05 56 52 52 64 ou par mail à thomasdejeammes@yahoo.fr / tarif : 5 euros ; 3 euros pour les adhérents d’Eclats ; 10 euros pour soutenir le projet Kraums Notho.

Powered by WordPress