En cette seconde partie de semaine, "en toutes lettres" à la fois renvoie au Festival parisien (Ernaux / Eribon ; hommage à Federman) et peut qualifier le projet de Michelle Grangaud dans Les Temps traversés (P.O.L), qui paraissent aujourd’hui même en librairie.
10 juin 2010
[News] En toutes lettres…
8 avril 2010
[Entretien] Portrait de Sylvain Courtoux en poète de merde (2/3)
Voici la deuxième partie de l’entretien, intitulée "Généalogies". [Lire la première].
5 janvier 2010
[Manières de critiquer] Le roman contemporain : trajectoires et territoires
Après avoir obtenu l’accord de plusieurs auteurs, et en espérant susciter l’adhésion de nombreux critiques – qu’ils soient chercheurs, professeurs, écrivains ou autres –, Libr-critique poursuit en 2010 un work in progress sur le roman contemporain lancé en janvier dernier.
D’ores et déjà sont programmés dans les semaines à venir les articles d’Aurélien MARION ("Le Nihilisme au travail dans Nihil, inc. de Sylvain Courtoux, et son anéantissement"), Francis MARCOIN (sur La Patience de Mauricette, de Lucien SUEL – qui sera ce samedi 9 janvier, de 18H à 19H30, à la Bibliothèque Marguerite Audoux : 10, rue Portefoin 75003 Paris) et Fabrice THUMEREL ("Raymond Federman : La Fourrure de ma tante Rachel, ou l’autofiction parlée-dansée").
Ci-dessous, le projet tel que le présentent Francis Marcoin et Fabrice Thumerel.
1 janvier 2010
[News-livres] LIBR-FÊTES : retour sur livres remarquables insuffisamment remarqués…
Certains livres, pour des raisons diverses (choc esthétique, densité érudite et/ou intellectuelle, voluminosité…), demandent une décantation certaine… (et parfois, pris par d’autres contraintes, on les range dans un à-côté). C’est sur ces livres remarquables insuffisamment remarqués que porte ce dernier volet de Libr-fêtes – avant que Libr-critique ne tourne la page et n’entame 2010 tambour battant.
Comme c’est précisément dans les premières semaines de cette nouvelle année que nous publierons des articles sur NOVARINA (L’Envers de l’esprit, La Loterie Pierrot) et FEDERMAN ("La Fourrure de ma tante Rachel, ou l’autofiction parlée-dansée"), il n’en sera pas question ci-après. De même, nous attendrons le printemps pour ouvrir un dossier sur Christophe TARKOS (Écrits poétiques, POL, nov. 2008 ; Le Baroque, Al dante, automne 2009) et revenir sur Demain je meurs (POL, 2007) de Christian PRIGENT, à l’occasion du second numéro spécial que va lui consacrer la revue Il particolare.
On trouvera donc ci-dessous un trio critique sur le livr-événement de 2008, Nihil, inc. de Sylvain COURTOUX ; un retour sur la réédition en un volume de trois fictions fondamentales dans l’itinéraire de Claude LOUIS-COMBET, La Sphère des mères (Corti, 2009) ; les présentations de deux ouvrages de recherche, une somme de Christophe Charle sur la "naissance de la société du spectacle" entre 1860 et 1914 dans quatre capitales européennes (Paris, Berlin, Londres et Vienne), et une autre de Fabien Danesi sur le mythe brisé de l’internationale situationniste (1945-2008).
9 septembre 2009
[Livre-chronique] Raymond Federman, Les Carcasses
Raymond Federman, Les Carcasses, Léo Scheer, coll. "Laureli", en librairie ce 9 septembre 2009, 72 pages, 12 €, ISBN : 978-2-7561-0202-3.
À 81 ans, aux prises avec la maladie, avec cette fable carcassienne et circassienne – "fable relue et amplifiée par Stéphane Rouzé" -, Raymond Federman adresse un pied de nez à la Camarde, ne voulant pour rien au monde "tomber dans la grande connerie méta-pata-physique" (p. 6).
8 septembre 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous (6 et fin)
Voici la sixième et dernière livraison (lire la cinquième) de l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne soient (ré)édités chez Léo Scheer, le 9 septembre exactement, Les Carcasses et La Fourrure de ma tante Rachel, celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal", dans lequel on retrouve les caractéristiques formelles (oralité, désinvolture narrative, art de la digression, phrasé syncopé) et thématiques (blagues, histoires de nouilles, de mouches, de culs) de l’incomparable écrivain…
4 septembre 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous (5)
Voici la cinquième livraison (lire la quatrième) de l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne soient (ré)édités chez Léo Scheer, le 9 septembre exactement, Les Carcasses et La Fourrure de ma tante Rachel, celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal", dans lequel on retrouve les caractéristiques formelles (oralité, désinvolture narrative, art de la digression, phrasé syncopé) et thématiques (blagues, histoires de nouilles, de mouches, de culs) de l’incomparable écrivain…
27 août 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous (4)
Voici la quatrième livraison (lire la troisième) de l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne soient (ré)édités chez Léo Scheer, le 9 septembre exactement, Les Carcasses et La Fourrure de ma tante Rachel, celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal", dans lequel on retrouve les caractéristiques formelles (oralité, désinvolture narrative, art de la digression, phrasé syncopé) et thématiques (blagues, histoires de nouilles, de mouches, de culs) de l’incomparable écrivain…
21 août 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous (3)
Voici la troisième livraison (lire la deuxième) de l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne soient (ré)édités chez Léo Scheer, le 9 septembre exactement, Les Carcasses et La Fourrure de ma tante Rachel, celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal", dans lequel on retrouve les caractéristiques formelles (oralité, désinvolture narrative, art de la digression, phrasé syncopé) et thématiques (blagues, histoires de nouilles, de mouches, de culs) de l’incomparable écrivain…
11 août 2009
[News] News de vacances
Après un mois de vacances, et avant la rentrée de Libr-critique – dont vous trouverez ci-dessous un aperçu -, voici une sélection de livres reçus/lus et de Libr-brèves pour vous permettre de terminer passionnément ce mois d’août…
OPÉRATION LIBR-VACANCES : Dans les trois semaines à venir, comme promis, nous vous proposons de laisser en commentaires vos conseils de lectures, voire de nous envoyer vos notes de lecture plus élaborées [libr.critik@yahoo.fr]. Pour les SP de rentrée, pas de changement d’adresses (cf. rubrique adéquate). /FT/
2 juillet 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous (2)
Voici la deuxième livraison (lire la première) de l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne paraisse chez Léo Scheer, le 6 septembre exactement, le prochain livre de cet incomparable écrivain (Les Carcasses), celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal"…
26 juin 2009
[Texte] Stéphane Rouzé, L’Arche de Moinous
Voici en six livraisons l’hommage que Stéphane Rouzé a souhaité rendre à son ami Raymond Federman pour ses 81 ans. Avant que ne paraisse chez Léo Scheer, le 6 septembre exactement, le prochain livre de cet incomparable écrivain (Les Carcasses), celui qui a traduit À la queue leu leu et anime le site Lelem nous offre ce "récit qui avance tant bien que mal"…
5 avril 2009
[News] News du dimanche
Cette semaine nous avons reçu le livre collectif : Pourquoi nous ne sommes pas chrétiens (Max Milo éditeur). Très à propos, après les sentences contreversées de Benoît XVI, c’est le livre à ne pas manquer, pour sûr, auquel de très bons penseurs et écrivains (Bernard Andrieu, Eric Arlix, Julien Blaine, Philippe Di Folco, Michel Surya, …) ont participé. Ayant été contacté pour y participer, et ne l’ayant pas fait pour diverses raisons, étrangères à cette initiative et à Alain Jugnon que j’apprécie particulièrement, je profite de cet éditorial des News du dimanche, pour brièvement indiquer ce qui se joue ici, dans cette non-appartenance selon moi au christianisme, en tant que dimension de la révélation par le verbe.
Avec Hegel, et son Esprit du Christianisme et son destin, se nouait avant même La Phénoménologie de l’esprit, en quel sens la figure du Christ serait la représentation à travers laquelle se réconcilient l’en soi de la vérité et l’histoire humaine, histoire philosophique, en tant que pour soi de cette vérité. Le Christ est une colle superglue comme je l’ai dit souvent, colle superglue assurant par avance la réconciliation avec le sens. Le christianisme ne pose pas la question de l’éthique, mais tout au contraire, il est en sa donation de sens, ce qui forclos la question du sens, en détermine par avance les termes. Le christianisme n’est pas du côté de l’éthique, de Spinoza, de la connaissance adéquate des causes singulières, mais du côté de la morale, de l’universel abstrait, impliquant, qu’il faudrait faire comme si, chacune de nos actions correspondait à une loi universelle de tout comportement humain (Kant). Le Christ est la figure qui répond par avance à la question de Dieu, qui en biffe l’énigme par la parole révélée, qui efface le fait que cela, Dieu, le nom de cette absolue transcendance, est la limite de tout énoncé rationnel. C’est là le problème du christianisme, sa moraline historiquement constituée, son discours de vérité révélée. Ce christianisme-là, bien évidemment est celui de la théologie positive, de la parole révélée, du prêche humain qui prétend avoir connaissance des desseins ouverts par Dieu pour les hommes. Il n’est pas celui des mystiques, s’affrontant à l’impossible de la transcendance du sens. Ce christianisme-là, il est le symptôme, qui est aussi en-dehors du christianisme, qui peut apparaître aussi chez des athées, chez des musulmans ou des juifs, d’une pensée humaine qui croit détenir le vrai, qui croit que dans l’individualité singulière d’une existence (le prêtre, le chef, le leader, celui qui a prétention d’une Führung), il est possible d’énoncer une vérité de sens pour tous. Ce christianisme-là il est dans le discours moral aussi bien d’un Bush que d’un Sarkozy. Ce christianisme-là est celui qui permet d’imposer des lois, non pas liées à la co-existence des hommes et à leur variation historique et géographique, donc situationnelle, mais à prétention trans-historique, catégorique, qui ferait de ceux qui les observent : des hommes bons.
Cette maladie de la vérité universelle, elle n’est pas que dans le christianisme, elle peut être aussi dans l’anti-christianisme, dans tout autre mouvement, ou appartenance qui prétend à la révélation du vrai. Car cette prétention est la maladie de la pensée humaine en quête de sens. Si la philosophie ou la littérature ouvre une suspension, c’est bien d’abord et avant tout la suspension de la cloture du sens, la mise à distance de toute fin révélée. L’éthique, comme l’énonçait Lévinas, n’est pas d’abord et avant tout, règle, pescription, mais un face à, ouvert infiniment à la distance qui caractérise la présence d’autrui. Le chrétien, selon ce que j’entends, est celui qui a dépassé la question qui s’impose par l’être-ouvert, par l’énigme du visage (il faudrait cependant s’interroger sur la question de l’icône comme l’a fait Jean-Luc Marion notamment à partir de Pascal, comme croisée du visible). Autrui appartient à une communauté de sens définie en vérité. L’éthique se tient en retrait de cette communauté déterminée. L’éthique est suspension de toute communauté, ou encore le sens d’une communauté en devenir, mais jamais advenue.
Ce symptome chrétien, malheureusement, en temps de crise, se retrouve partout, car la crise est propice aux grands discours. Cet esprit chrétien de même se retrouve par trop chez un grand nombre qui prétend lutter contre celui-ci. Et ici, ne nous laissons pas leurrer, il y a autant de fanatisme dans certaines attaques des détarcteurs du pape, que chez le pape lui-même. Il n’est que de voir la surdité hallucinatoire qui a fait suite aux déclarations du pape. Surdité provoquant un flot de discours aussi absurdes que la moralité du pape, flot ne tentant pas de comprendre aussi, en quel sens ce que dit le pape pourrait entrer en écho avec certaines modalités d’existence. Le pape — et il faut lire le texte de son allocution — ne dit pas que le préservatif serait inefficace contre le SIDA, mais qu’en tant qu’il est lié à une certaine idée de la sexualité et du plaisir, selon lui, il ne permet pas d’entrer dans une autre voie, plus spirituelle : la fidélité, la relation d’amour. Certes, c’est à chacun de savoir ce qu’il vit, ce qu’il désire, si sa satisfaction passe par des relations éphémères, par des orgies sexuelles avec de nombreux partenaires, des ébats multipes avec des personnes de même sexe. Mais on ne peut nier, que selon leur modalité, une partie des hommes aspire bien plutôt à la fidélité, à un souci de soi, passant par une relation plus spirituelle que corporellen, ou encore incarnant la relation sexuelle à partir de l’exclusivité d’un affect. S’opposer, horizontalement, ainsi au pape, c’est reproduire à la négative, sa propre logique morale. Ce que le pape ne peut entendre : la différence. Ce que ses pourfendeurs ne peuvent admettre de même : la différence. Il y a toute sorte de morale, et de prêcheurs, ne nous trompons pas, les anti-chrétiens peuvent l’être tout autant que les chrétiens. Les uns et les autres, quelque soit leur principe, nient la singularité du devenir existentiel de chaque homme.
Notre époque a besoin d’éthique et non pas de morale, de partage de la différence et non pas de crispation identitaire, d’écoute de ce qui nous est étranger et non pas seulement de l’auto-satisfaction de la communauté des familiers. À trop vouloir s’assurer de la vérité, nous voyons à quel point les dérives sont possibles./PB/
Cette semaine, à vos dashboards : de nombreux événements en perspective ! Livres reçus : Onuma Nemon, Louis Pinto, Jean-Rebé Lassalle, Franck Salmon, et deux livres collectifs grève et pourquoi nous ne sommes pas chrétiens.
9 novembre 2008
[News] News du dimanche
Cette semaine : les news du web, livres reçus et "Pleins feux sur les Singuliers d’Argol".
27 mai 2008
[Livre] Raymond Federman, À la queue leu leu / The line
Raymond Federman, À la queue leu leu / The line, adapté et traduit par Stéphane Rouzé, éditions Cadex, 2008, 18 € ISBN : 978-2-913388-66-6. Voir le site de l’éditeur : http://www.cadex-editions.net
17 janvier 2007
[News de la blogosphère#4] Labyrinthe de secrets ? à propos d’un mail de François Bon
Il y a de cela quelques jours, j’ai reçu le mail « jeu des 5 choses » de la part de François Bon. D’emblée, je me suis dit que de toute façon je ne pouvais pas répondre du fait que je n’ai pas réellement de blog personnel. Puis, recevant un second mail de sa part, évoquant une idée de retraçage des généalogies d’envoi, j’ai trouvé l’idée que proposait François Bon était assez séduisante :
« Ce serait intéressant de tenter une cartographie de la dispersion!
FÇa continue donc :
http://www.vefblog.net/charlespennequin/
http://blog.liminaire.fr/post/2007/01/10/Cinq-choses-peu-connues-a-mon-sujet
http://academie23.blogspot.com/2007/01/cinq-choses-peu-connues-mon-sujet.html
http://journaldoc.canalblog.com/archives/2007/01/07/3617566.html
http://290364.canalblog.com/archives/2007/01/09/3645012.html
http://ruinescirculaires.free.fr/
http://foireatout.canalblog.com/archives/2007/01/08/3637128.html
http://constantincopronyme.hautetfort.com/archive/2007/01/07/five-little-known-things-about-myself.html
http://ornithorynque.hautetfort.com/Autre lignée :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/01/5_choses_que_vo.html
http://blog.ronez.net/?p=509
http://ecosphere.wordpress.com/2007/01/02/liste-pyramidale-viral-moi/
http://media-tech.blogspot.com/2006/12/5-choses-que-vous-ne-savez-pas-sur-moi.html#links
http://webnews.blogspirit.com/archive/2007/01/02/piegee-par-julien.html »
En effet, par ces 5 petites choses que disent la plupart, se constitue une forme de labyrinthe, une forme de tumulte en quelque sorte pour reprendre le titre du dernier livre de François Bon. Car qu’est-ce qui se trame dans ces traces, comment doit-on ou peut-on passer de l’une à l’autre ? Y a-t-il un sens à penser tenir une carte de ces empreintes personnelles ou impersonnelles ….
Cette propagation est d’abord celle de l’écriture avant d’être celles des individualités qui s’expriment. Propagation du lieu de l’écriture car en invitant l’autre à marquer ces 5 choses cachées, un peu voilées, parfois secrètes, il s’agit de l’ouvrir à une certaine forme d’écriture de soi, ou encore de le penser comme possible lieu d’écriture. La propagation est ainsi dans l’ouverture toujours possible de l’expression. Elle est dans l’instabilité de la réaction de chacun.
Cette multiplicité pourtant quand on la considère selon cette unité de l’écriture est alors celle synthétique d’une seule humanité qui se décline, selon chaque singularité. Cela recoupe ce que peut expliquer Carvalho dans W-psyché, lorsqu’il parle de la schizophrénie : à travers les différents délires se révèle le fond caché de notre humanité en général. De même, à travers cette multiplicité d’empreintes singulières, personnelles, ou bien de circonstance ou de façade, c’est la variation d’une même humanité qui est posée face à la demande de l’écriture de soi.
Au-delà des pratiques egotistes, d’auto-promotion, nous le savons Internet, n’est pas seulement un lieu de présentation analogiquement déterminé par les supports matériels, mais il est le lieu d’autres formes de pratiques de l’écriture et de la lecture. Lire autrement. Comprendre autrement le rapport de chacun à l’écriture et à la lecture.
Ce qui est donné à lire alors, loin d’être réductible aux détails croustillants ou décevants qui concernent quelqu’un, mais se révèle d’un coup selon le principe synthétique d’une représentation possible de l’humanité en général. Par ces 5 petites choses, on ne croise pas des individus mais des traits qui constituent, qui potentiellement sont accordables à notre être : que cela soit dans l’acceptation de répondre ou dans le refus, la dénégation ou bien l’affirmation de soi.
Il est bien évident que si François Bon a été intéressé par cette forme, c’est qu’elle croise toute sa logique d’écriture des fragments du réel et de la représentation qu’il en donne par l’image de la ville comme architecture qui se déplie dans l’infini pli de son intériorité, comme je l’ai énoncé dans ma première chronique.
— Et vous alors ? N’avez-vous rien à nous dire ?
— Vous connaissez mon caractère, je ne suis pas facile. Mais je vais quand même vous en dire des choses, j’en ai déjà dites des choses, je n’arrête pas d’en dire des choses qui ne sont pas connues de moi. Oui, qui ne sont que très peu connues de moi, car à chaque fois que je parle ou écris, je me découvre, je découvre ce qui n’était pas très connu de moi, ce qui m’était voilé…
>> pour voir ce qu’a écrit François Bon [lire +] (attention passage du côté obscur de son site)
Quelques autres nouvelles :
Une nouvelle fois François Bon, qui vient de lancer sa petite librairie en ligne. L’idée est sympathique et à découvrir [voir +].
Stéphane Rouzé, dit Lelem lance un projet participatif assez amusant en relation avec Raymond Federman : [lire le projet]. Il s’agit de la construction d’une vidéo de micro-fragments de lecture d’un texte de Raymond Federman et ceci par une diversité de lecteurs envoyant leur propre vidéo à Stéphane Rouzé.