Jody Pou, Will, Les Petits matins, collection "Les grands soirs", octobre 2009, non paginé, 12 €
Bruno FERN
Si l’on en croit la présentation figurant en 4ème de couverture, cet ouvrage crée une langue lyrique, affirmation risquée tant la notion de lyrisme, critique ou pas, peut conduire à de multiples malentendus. Cela dit, J. Pou parvient indéniablement à illustrer ces propos d’Henri Deluy : "Il n’y a pas de poésie sans lyrisme, il y a peu de poésie aujourd’hui intéressante sans retenue face au lyrisme (revue Java, 1993) – et, effectivement, si la volonté (will) de lancer le texte est sensible dans toutes les dimensions qu’offrent l’anglais et le français utilisés en alternance, celle d’en mesurer les effets l’est autant, comme si ne pouvait s’effacer la conscience, intégrée à la rythmique de l’écriture elle-même, que chaque mot puisse être le dernier, will pouvant également signifier testament.
Mathieu NUSS, Agio, vignettes de Jean-Marc Scanreigh,