Libr-critique

26 mai 2017

[News] Libr-news

En ce dernier mois de printemps, deux RV importants à la Maison de la poésie Paris : États généraux de la poésie et l’Hommage à Serge Doubrovsky. À Paris toujours, lectures de Suzanne Doppelt et Jim Dine, d’Amandine André – juste avant la performance de Mylène Benoît et de Frank Smith… Et en prime, on découvrira le dernier livre de Suzanne DOPPELT, Vak spectra : un régal, comme toujours !

â–º Lundi 29 mai 2017 à 19H30, Maison de la poésie Paris (Passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003 Paris) :

États Généraux de la Poésie #01 : 2017, Ouvertures

« De nouvelles écritures »
Avec Michaël Batalla, Sereine Berlottier, Sophie Loizeau, François Matton, Sandra Moussempès & Cécile Portier
Rencontre animée par Éric Dussert

Soirée thématique des États Généraux de la Poésie sur les nouvelles écritures, invités d’honneur de la 35e édition du Marché de la Poésie.

« La poésie se manifeste… La poésie hausse le ton. Elle sort du silence où elle est tenue. Réclame droit de cité. S’insurge contre le manque de visibilité et de moyens qui la relègue dans l’ombre et l’oubli. […] La poésie se manifeste aujourd’hui. Les éditeurs répondent présents. Les enseignants répondent présents. La presse, les revues, les libraires, les bibliothécaires, les maisons des écrivains et de la poésie, les internautes et les festivals répondent présents. Les poètes répondent présents. Le public répond présent. Nous convoquons les États Généraux de la Poésie. Nous déclarons la poésie ouverte. »
Le Comité des États Généraux de la Poésie
Dans le cadre de la Périphérie du 35e Marché de la Poésie.

â–º Mercredi 31 mai à 19H : Lectures de Suzanne Doppelt et Jim Dine
Galerie éof (15, rue Saint Fiacre, 75002 Paris). Entrée libre

Jim Dine écrit, publie et lit en public de la poésie depuis aussi longtemps qu’il réalise des œuvres d’art. L’utilisation du texte dans la peinture de ce pionnier du Pop Art est une extension de sa pratique d’écriture. Ses poèmes ont été recueillis sous le titre de Poems to Work On (Cuneiform Press, 2015). Parmi les textes de Jim Dine, on trouvera Âne dans la mer, face à nous : Pinocchio et poèmes (traduction : Elsa Boyer, Steidl, 2013). Une édition de ses poèmes sera publiée en français par Joca Seria. Nantes est un concentré de la poésie tout entière de Jim Dine, il est traduit par Vincent Broqua et vient d’être publié dans la collection américaine des éditions Joca Seria.

♦ Suzanne Doppelt, Vak spectra, P.O.L, mai 2017, 80 pages non numérotées, 13 €, ISBN : 978-2-8180-4198-7.

La Boîte d’optique avec des vues intérieures d’une maison néerlandaise (vers 1655-1660), ingénieusement créée par Samuel Van Hoogstraten (1627-1678), est pour Suzanne Doppelt l’occasion de nous emmener dans son domaine des spectres : "Pareille au trouble produit dans la chambre où s’ébauche une belle décomposition, les murs disparaissent, le plafond se retourne et la mouche avec, le sol offre à peine un chemin, de jolis miroirs si habilement placés et des lignes qui vont, elle est un vrai mirage, tout se défait et se refait. Pour mieux revenir entre deux étages dans l’escalier profond, dans cette boîte à ancêtres où on dort, au pied de la table, sur le tapis feutré comme une toile et en sautillant près des armoires, l’esprit des lieux remue la matière, rien ne s’élance autant qu’une maison"…

Dans la mesure où c’est la perspective qui crée le monde, pour que le monde devienne vertigineux il suffit de choisir des points de vue privilégiés et de mettre en branle la machinerie optique. Des perspektiven au perpetuum mobile… Dans l’univers cosmopoétique de Suzanne Doppelt – de Lazy Suzie à Vak spectra, en passant par La Plus Grande Aberration et Amusements de mécanique -, poétique et optique vont de pair, animées par "une mécanique admirable" : "tout bouge autant que le décor d’un théâtre bien équipé, une belle féerie optique, les yeux levés vers le monde là où s’exerce de gauche à droite et l’inverse la ruse d’un regard oblique"… /Fabrice Thumerel/

â–º Mercredi 31 mai à 19H, Maisons de Victor Hugo (6, place des Vosges 75004 Paris) : soirée à ne pas manquer…

Lecture de Amandine André (20′)

suivie de

COALITION
Une performance dansée (30′)
par Mylène Benoit et Frank Smith

Que peut un corps ? Que peut le monde dans les corps ?
Comment dire les mouvements du monde dans les articulations des corps ?
Comment entrer entre le corps et le monde, entre les corps du monde et les pensées du corps ?
Qu’est-ce qu’une combinaison danse / écriture ?
Qu’est-ce qu’une combinaison matières de corps / mouvements ?
Mylène Benoit et Frank Smith se rencontrent, croisent leurs pratiques et relient leurs préoccupations.
Cet essai chorégraphique, textuel et musical soulève une série de questionnements afin de concilier le corps de la danse et le corps de l’écriture.

Soirée présentée dans le cadre des Périphériques du Marché de la poésie et du festival Concordan(s)e

Entrée libre
http://www.concordanse.com/Mylene-Benoit-choregraphe-Frank-Smith-ecrivain

â–º Samedi 10 juin à 19H, Maison de la poésie Paris (Passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003 Paris) :

Hommage à Serge Doubrovsky (1928-2017)

Avec Camille Laurens, Tom Bishop, Dominique Emmanuel Blanchard, Yves Charnet, Yannick Kujawa, Laurent Herrou, Olivier Steiner, Mathieu Simonet, Christine de Camy & Isabelle Grell

1 mai 2017

[News] Libr-News

En ce 1er Mai, accordons-nous un temps de Libr-réflexion… Et notons des RV stimulants : à Bruxelles autour de la pop culture ; à Paris, avec P. Bouvet et S. Bourmeau ; à Apt, avec J.-M. Gleize ; à la Maison de la poésie Paris, avec F. Matton ; à Caen pour le festival Ici poésie…

Libr-carnet critique /Fabrice Thumerel/

♦ En ce 1er mai, on méditera l’article de Nicolas Roméas, "Bref résumé de la situation (contagion de la maladie psychosociale)".

♦ Larmes des Marie en ce jour de Muguet
                Demos gratos
Fi des grigris républicains
des flonflons et des clochettes
fini de conter fleurette à Marianne
À bas bandeaux et bandits !

♦ En ces temps d’eaux troubles, l’avenir est aux malins ! (1) Rien d’étonnant, donc, à ce que tous les candidats à la présidentielle s’autoproclament anti-système

♦ Que penser d’une République dans laquelle les journalistes qualifient de "battles" aussi bien les matchs de foot que les débats politiques ? D’une République dans laquelle des escrocs peuvent être plébiscités par des citoyens qui confondent cécité et nécessité ? D’une République dans laquelle ces citoyens ont le choix entre la dictature économique et la dictature totale (autoritariste, moraliste… et économique !) ? Car le lepénisme père & fille est à la fois un capitalisme et un nationalisme extrêmes et réactionnaires.
Comme souvent, le désarroi peut pousser un troupeau à se jeter dans la gueule du loup…

♦ Le moralisme anti-FN n’est pas de mise : seules la réflexion et l’action d’un NOUS à refonder sont de nature à endiguer les racines du mal social.

♦ La violence anti-FN n’est pas de mise : elle ne fait que renforcer la violence de l’ordre dominant.

♦ Si le choix du candidat le moins extrême s’impose, il ne permet pas pour autant de faire l’économie d’une réflexion et d’une action cruciales.

♦ Le capitalisme étant entré dans la phase critique de la crise systémique, il ne faut pas compter sur la classe politique pour y remédier. Soit les peuples pèsent de tout leur poids et inventent d’ingénieux moyens d’action, soit l’Ordre néolibéral – celui de la Goldman Sachs et consorts – trouvera comme issue un pouvoir extrême-droitiste.
Sans vertu, il n’y a pas de démocratie, affirmait déjà Montesquieu.

(1) Clin d’œil à Bel-Ami de Maupassant.

Libr-événements

â–º  SYNC! Part 2
➨ HANNAH HOFFMAN par Clovis XV
Du 2.05 au 22.05
Activation Vendredi 5.05 / 18h30-21h
+ Performance Clément Delhomme

➨ Pour la deuxième partie de SYNC!, Clovis XV propose un univers lié au monde de la pop culture. Fiction Pop est à l’origine une édition réalisée par Anastasia Bay et Clément Delhomme. Ces deux artistes ont invité des plasticiens, écrivains ou performeurs à imaginer un univers de papier commun mais purement fictif autour de la figure d’Hannah Hoffman. Un moyen de montrer ce qu’incarne pour le collectif, la notion d’idole. Concept où chacun projette ses envies comme ses névroses. Cette invitation à un imaginaire collectif fera surgir des thèmes qui gravitent autour de la culture pop : la musique, le fanatisme, le féminisme ou encore les psychotropes,…

➨ Cette édition servira de point de départ à la mise en espace d’une exposition activée lors de 3 soirées performatives prenant corps hors de la publication. De plus, une invitation sera faite à d’autres types de communautés rassemblées autour d’une passion commune (archers, joueurs,…) d’amener des indices de leur présence, voire de leur effervescence, au sein des espaces de l’ISELP transformés pour l’occasion en lendemain de meeting ou de messe évangéliste…. à suivre donc !

➨ Clovis XV est un espace dédié à l’art contemporain, ouvert en novembre 2014 à Bruxelles par Anastasia Bay et Julien Saudubray, issus du collectif IDIOM, sur un modèle de galerie non-profit. Ce lieu donne carte blanche à des artistes et commissaires d’expositions afin de découvrir la jeune création actuelle dans des expositions individuelles ou collectives.

➨ Vendredi 12 mai / 18h30: Performance 这是中国 de aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

➨Vendredi 19 mai / 18h30: Performances Antoine Boute et Benoît Toqué

Plus d’infos:
➨ http://bit.ly/2qimmPE
➨ iselp.be
➨ clovisXV.com

â–º Vendredi 5 mai à 19H, Maison de la poésie Paris : Archéologie des médias, Patrick Bouvet & Sylvain Bourmeau ; musique : Térence Meunier.

Avec sa Petite histoire du spectacle industriel, Patrick Bouvet immerge le lecteur au cœur d’une expérience sensorielle singulière : emprunter un roller coaster littéraire pour vivre à vive allure l’implacable avancée des techniques médiatico-politiques, de l’invention de la guillotine aux expositions de Jeff Koons, en passant par la rencontre entre Disney et l’inventeur des V2.

Avec son Bâtonnage, Sylvain Bourmeau tente de faire advenir la poésie à travers ce que Mallarmé considérait comme son envers : « l’universel reportage ». Geste littéraire mais aussi regard critique porté sur l’évolution d’un l’espace public désormais saturé d’informations. L’un comme l’autre procèdent d’une forme poétique d’archéologie des médias.

À lire – Patrick Bouvet, Petite histoire du spectacle industriel, éd. de l’Olivier, 2017 – Sylvain Bourmeau, Bâtonnage, Stock, 2017.

 

â–º Ve 5 mai, de 20H à 23H, Apt : Soirée Cris poétiques, avec Sacha Steurer & Jean-Marie Gleize.

Lectures de Sacha Steurer et de Jean-Marie Gleize, avec une video-projection conçue et réalisée par Giney Ayme. Soirée présentée par Jean de Breyne et Florence Pazzottu. Un partenariat Vélo-Théâtre, l’Ollave et Alt(r)a Voce. Tarif unique 5 euros. Restauration sur place. Réservations au 04 90 04 85 25 ou velos@velotheatre.com. Le Vélo Théâtre Pépinière d’entreprises Route de Buoux 84400 Apt

Ci-dessous le visuel de Giney Aymé, extrait de L’Histoire de la poussière, livre d’artiste constitué uniquement d’originaux et de manuscrits. Ce vendredi, Giney Aymé va projeter une vidéo à l’aveugle, découvrant en même temps que le public la voix de Jean-Marie Gleize.

 â–º Jeudi 18 mai à 19H, François Matton à la Maison de la poésie Paris
François Matton – Exercices de poésie pratique
Rencontre avec l’auteur & lecture par Pierre Baux

« Votre existence manque cruellement de poésie. Ce n’est plus tenable, il est urgent de vous ressaisir. Pour cela, suivez le guide. » Avec ses délicieux Exercices de poésie pratique, François Matton déconcerte en proposant au lecteur de se prêter à de véritables expériences, minimes mais bouleversantes : par exemple retourner le sens ordinaire de la perception, se désidentifier de son corps, disparaître un instant, ronronner d’aise sans plus penser à rien, revenir à notre béatitude première, prendre un bain de présence et devenir l’océan. Avec la même distance amusée que dans ses précédents livres dessinés, il nous invite à « devenir le maître du monde, sa source enchantée, le poète des poètes ».
Le comédien Pierre Baux se fera pour l’occasion professeur-gourou et lira plusieurs de ces exercices de poésie pratique, que François Matton commentera en les reliant à sa pratique si singulière de l’observation et du dessin. Ne vous laissez pas faire : « il est plus que temps de reprendre place dans une vie poétique digne de votre excellence » !

À lire – François Matton, Exercices de poésie pratique, Editions POL, 2017.
À voir – Des aquarelles de François Matton réalisées durant une résidence à Québec seront exposées pendant le mois de mai à la Maison de la Poésie – Scène littéraire.

tarif : 5 € / adhérent : 0 €

â–º Les samedi 13 et dimanche 14 mai, Festival Ici poésie à Caen

 

13 avril 2017

[Chronique] François Matton, Exercices de poésie pratique, par Jean-Paul Gavard-Perret

François Matton, Exercices de poésie pratique, P.O.L, mars 2017, 128 pages, 12 €, ISBN : 978-2-8180-4244-1.

Dans son avant-propos à son livre, François Matton semble caresser le lecteur dans le sens du poil : « Chaque jour vous faites ce qui doit être fait, et dans l’ensemble vous le faites plutôt bien »… Néanmoins, en dépit de nos bons offices  il se permet un bémol : « Quelque chose d’essentiel semble manquer pour faire de votre vie au devoir accompli une vie heureuse. Ce quelque chose, vous le pressentez comme un supplément d’âme, un luxe, une dépense d’un ordre supérieur ». Ce vide à combler s’appelle l’« aspiration à l’expérience poétique ». Mais l’auteur de préciser qu’après cette dénomination heureuse demeure l’essentiel : « régler la question des moyens ». D’autant que dans notre quotidien il reste peu de place à une telle fantaisie, fût-elle existentielle. Existe toujours quelque chose de plus « utile » à faire. La notion de « Dépense » chère à Bataille est remplacée par d’autres gaspillages. La voix sourde qui appelle est donc remplacée par celle plus lancinante de la honte et de la peur qui le plus souvent ne se quittent pas.

L’auteur nous rappelle que nous ne sommes pas forcément roi nu ou mendiant réclamant à lui-même son droit de vivre. Il nous rappelle à nous tendre non une sébile mais les bras avec autant de drôlerie que de sagesse. Manière de  rappeler non seulement « qu’il y a des poètes partout » selon la vieille formule post-68, mais qu’il n’appartient qu’à nous de le devenir. Pas besoin pour cela d’aller aux ateliers d’écriture que l’auteur anime près de l’Océan ou ailleurs. Pas besoin d’écrire forcément des poèmes qui manquent à notre cœur ou notre corps. La poésie passe certes par les mots, mais autant par un savoir-être et le sentiment de se sentir – dit l’auteur – « cool et léger » partout avec les autres comme devant ces vignettes de B.D. qui « forment un délectable coq-à-l’âne plein d’ellipses. »

Au besoin l’auteur décline son alphabet personnel, non seulement par des mots mais aussi par un fourmillement de petits dessins accumulés de manière semi-aléatoire. Ce qui ne l’empêche pas lui-même et dans sa vie d’être pris, voire épris des vicissitudes coutumières, mais tout autant de remercier la providence même lorsqu’elle est peu amène. L’auteur apprend à travers son exemple de ne pas en faire une choucroute. « Plutôt que de perdre du temps à ressasser le pour et le contre » de certains refus, il préfère méditer plutôt que médire. En prenant bien sûr la posture adéquate, ce qui lui permet d’effacer la spéculation spécieuse qu’entretiennent certains écrivains entre vivre, être et exister – entre immanence, métaphysique et sortie de soi.  Pour sa part il préfère : voir, entendre, ressentir « sans la nécessité d’un sujet voyant, écoutant, ressentant ».

Tout le livre file ce qui est moins métaphore que chemin. Histoire d’éviter la transe hypnotique que la saturation des informations produit. Il n’existe donc pas entre soi et soi un « moi » qui embarrasse. Manière de devenir sinon un pur esprit du moins l’être chez qui la « pensée moi » se lâche d’elle-même. Loin des cocorigito, l’auteur nous donne donc la marche son ;  un livre qui devient Bible, Talmud, Capital d’un new-age ni mystique ni matérialiste.

2 mars 2014

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de mars, pleins feux sur une actualité dense, avec Libr-Net (blog Prigent ; C. Pomparat sur  Matton, Remue.net) et nos Libr-événements (Les écrits numériques #2, festival Concordan(s)e, Déjeammes/Kraums Notho).

Libr-Net /FT/

â–º Blog Autour de Christian Prigent : dans la première dizaine de posts déjà en ligne, deux Carnets inédits permettant une réflexion sur son travail précis d’écriture, la relation prose/poésie, ou encore son rapport au contexte (Carnets de Grand-mère Quéquette et de Demain je meurs), des infos sur le proche colloque de Cerisy, un hommage de Thierry Rat, les premières Traversées (situation actuelle de l’écrivain, étude sur ses archives, le réelisme prigentien) ; dans la deuxième dizaine, sont prévus : des documents inédits, le Carnet de La Météo des plages, une mise au point sur les entretiens (mise en ligne de celui paru dans Les Temps Modernes sur Bataille), deux articles de recherche (de Bénédicte Gorrillot et de Typhaine Garnier)…

Autres infos prigentiennes :

— Montreuil, mercredi 19 mars 2014, 19 h. Soirée d’inauguration du festival Hors limites. Lecture de Christian Prigent (Les Enfances Chino), suivie de Peep-show, performance de Vanda Benes. A la Bibliothèque de Montreuil, 14 Bd Rouget-de-l’Isle, Montreuil (93). Contacts : 06 08 55 89 83  /  01 48 45 95 52.

— Vandœuvre-les-Nancy, samedi 29 mars 2014, 20 h 30. Festival Poema. Lecture à deux voix (Vanda Benes & Christian Prigent). Au CCAM, Scène Nationale, rue de Parme, 59500-Vandœuvre. Contact : S. Gironde  06 63 14 52 70.

 

â–º Les pratiques de François Matton, dessin et écriture, invitent à la "ballade". Catherine Pomparat a accueilli l’invitation : "Une suite de 4 dessins en suspension et de 4 ressorts d’écriture balade dans leurs traces la charrette-théâtre de mes sensations. L’ornière creusée par les mots est plus ou moins profonde mais le dessin toujours devant guide ce petit théâtre en roue libre."
À la faveur allègre et grave de cette œuvre dessinée et écrite, voici le quatrième moment d’une "ballade énamourée" http://remue.net/spip.php?article6537 qui mène vers la rencontre avec François Matton du 4 avril prochain au Centre Cerise (46 rue Montorgueil, Paris 2eme).

 

Libr-événements

Les écrits du numérique #2, jeudi 6 mars 2014, 14H30-20H,

Friche La Belle de Mai (41, rue Jobin Marseille)
Création, écriture, édition numériques

 

A l’Espace éphémère de 14h30 à 17h30

> Nanodrames par Jean-François Magre

(JPG) En empruntant plusieurs types de langages (écriture, photographie, découpage cinématographique…) et en les combinant à la manière des techniques utilisées par les médias et Internet pour asséner leurs messages (multimédialité, médialité mixte), les nanodrames proposent une narration plus mystérieuse et lacunaire. Ils se lisent comme un paysage mental ou géographique au gré d’une dérive où chaque lecteur/regardeur remarquera, tel un flâneur, des détails sans pour autant que l’histoire (ou le programme comme on dirait en architecture) n’impose sa domination. Hiéroglyphes ou arrêts sur image, les photos-textes qui composent les nanodrames sont des images à deux foyers comme l’ellipse est une courbe à deux foyers (et la figure emblématique du Baroque selon Eugenio d’ors) ainsi qu’une figure de rhétorique de l’omission de mot, du raccourci, du sous-entendu.

Jean-François Magre est né à Toulouse en 1972.
Artiste, il associe activité d’écriture et réalisations graphiques, sonores, audiovisuelles. Citant Jacques Derrida : « L’écriture est tout ce qui peut donner lieu à une inscription en général, qu’elle soit ou non littérale et même si ce qu’elle distribue dans l’espace est étranger à l’ordre de la voix : cinématographie, chorégraphie, certes, mais aussi « écriture » picturale, musicale, sculpturale, etc… ». Parmi ses productions, quelques publications papier et en ligne sur des sites pluridisciplinaires. Jean-François Magre a été le lauréat de la première résidence d’écriture numérique à La Marelle en mai 2013.
Plus d’informations sur la résidence : http://villa-lamarelle.fr/ ?p=2752
Pour consulter des nanodrames : http://legrandos.blogspot.fr/search/label/Nanodrames

> Fenêtre augmentée et Flatland par Thierry Fournier

(JPG) Conçu et dirigé par Thierry Fournier, le projet Fenêtre augmentée propose une fenêtre interactive sur un paysage comme protocole d’exposition collective. Sa 3e édition a été coproduite et présentée par Zinc à la Friche dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. L’édition interactive de Fenêtre augmentée sur iPad rend désormais cette expérience mobile et accessible autour du globe. Co-dirigé par l’artiste et le critique J. Emil Sennewald, le catalogue sur iPad Flatland rend compte de cette création innovante à travers une forme éditoriale spécifiquement conçue pour tablette. Les publications simultanées de Fenêtre augmentée et Flatland permettent ainsi un dialogue entre l’expérience directe des œuvres et une approche critique, sur le même support. Publiées par Pandore, jeune éditeur numérique en art contemporain qui invente de nouvelles propositions sur tablettes, elles présentent une des premières publications en art intègrant démarche critique, design spécifique aux tablettes et navigation interactive.

Artiste et curateur, Thierry Fournier a développé une pratique qui englobe à la fois l’installation, les médias numériques, la vidéo, le son et la performance et aborde la manière dont le corps et la perception qualifient notre relation au monde, dans un sens aussi bien poétique que social ou politique.
En relation étroite avec ce travail, il poursuit une démarche de curatoriat en invitant régulièrement des artistes et auteurs dans le cadre de protocoles et dispositifs qu’il met en œuvre. Après avoir débuté comme musicien, compositeur et architecte et collaboré à plusieurs galeries et projets curatoriaux, il donne une forme autonome à son travail à partir de 2000. Il enseigne et mène des recherches à l’École nationale supérieure d’art de Nancy, à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et à Sciences Po Paris.
Site web : www.thierryfournier.net
Site Pandore édition : www.pandore-edition.fr

> Additional documents par Documents d’artistes

Revue web de création et de réflexion, additionaldocument.org, est une édition web développée par Documents d’artistes. A l’occasion de New Orders, la programmation art contemporain du Cartel à la Friche Belle de Mai Marseille, elle est née de l’invitation faite à l’artiste Atelier Van Lieshout d’éditorialiser une programmation 6 mois durant, en lien avec son exposition « The butcher ». Il a en dessiné l’interface et son travail a par ailleurs déterminé la ligne éditoriale de cette revue. additionaldocument.org tire donc le fil de la réflexion générée par la proposition artistique et invite des artistes et des auteurs à porter un regard, une analyse, à raconter une histoire…En mettant côte à côte artistes, philosophes, sociologues, critiques, additionaldocument.org se présente comme un objet hybride ouvrant les champs de savoir et les pratiques artistiques autour d’un thème et de ses variations, pour les inscrire chacun dans le concret d’un réel qu’il conviendrait sans doute de ré-inventer.
Une conception technologique développée par Silex taille numérique

Documents d’artistes, un site internet dédié à l’art contemporain.
Documents d’artistes a pour but de rendre visible la densité et la diversité de l’activité des artistes de la région PACA à travers l’édition en ligne de dossiers d’artistes contemporains et leur diffusion auprès de publics professionnels et amateurs d’art. Les dossiers sont réalisés en collaboration avec les artistes et actualisés régulièrement pour suivre l’évolution de leurs productions. Relais entre la création, le milieu professionnel et les publics, cette entreprise vise plus directement à inciter les opérateurs de l’art à la prospection pour concourir à une meilleure circulation du travail des artistes à un niveau local et international. documentsdartistes.org travaille en réseau avec les associations documents d’artistes en Bretagne, Rhône-Alpes, Aquitaine et Piemont (Italie).
Site web : www.documentsdartistes.org

Au Transistor à 18h30

> Reading Club par Annie Abrahams et Emmanuel Guez

Lire en réseau, sur le web, c’est aussi écrire. Que se passe-t-il lorsqu’on lit et on écrit en commun, sur la même "page" et simultanément ? Quels sont les effets de cette lecture/écriture sur les lecteurs/écrivains, sur leur manière d’être ensemble à ce moment-là ? Comment matérialiser une pensée commune en train de se faire ? Quel type de textes construit-on ? Comment le public perçoit-il une telle performance de lecture et d’écriture ?
Le Reading Club est un site web destiné à des performances de lectures en commun impliquant des performances d’écritures. Pour cette édition des « Ecrits du numérique » et dans le cadre de « Nice to meet you#37 », le Reading Club propose trois sessions de lecture / écriture de 10 minutes chacune sur un texte de Luc Dall’Armellina, "Ce pas qui nous élève – pour des écritures numériques créatives, un manifeste". Pour chaque session, nous inviterons quatre personnes, parmi le public, à venir lire et écrire ce texte, au sein même du texte d’origine. Le public, qui assiste à ce processus, sera également invité à commenter la session sur le tchat du Reading Club. Site web : http://readingclub.fr/

â–º Festival Concordan(s)e, du 6 mars au 6 avril 2014

Jeudi 6 mars à 20H, Maison de la poésie (Passage Molière, 157 rue St Martin 75003 Paris) : SOIREE D’OUVERTURE festival Concordan(s)e
avec Arno Bertina, Fabienne Yvert, Béatrice Massin, Fabrice Ramalingom, Emmanuelle Bayamack-Tam

lancement du LIVRE CONCORDAN(S)E 3
qui retrace les éditions 2012 et 2013 du festival

LECTURES par ARNO BERTINA, FABIENNE YVERT et BEATRICE MASSIN des textes inédits écrits pour le festival

PERFORMANCE avec FABRICE RAMALINGOM chorégraphe & EMMANUELLE BAYAMACK-TAM écrivain, présentation du Duo
« EN AMOUR, IL FAUT TOUJOURS UN PERDANT »
En amour, il faut toujours un perdant , mais chacun préfèrerait que ce soit l’autre. Ce que notre création interroge, c’est précisément le sens de la défaite et la nature de la perte. Cela prend entre autres formes spectaculaires, celle de la passe, échange dont on sait bien que tout le monde sort perdant. On pourra réécouter avec profit la chanson de Julio Enrique Melanie Iglesias

Le festival continue du 6 mars au 8 avril
4 créations dans 18 lieux d’île de France
www.concordanse.com

♦ vendredi 7 mars 20:00 Librairie L’Atelier – Paris, lecture/performance
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

mardi 11 mars 20:00 Librairie Le comptoir des mots, lecture/performance
Myriam Gourfink / Eric Suchère

mercredi 12 mars 18:30 Librairie de Paris, lecture/performance
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

vendredi 14 mars 19:30 Médiathèque Marguerite Duras – Paris
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

samedi 15 mars 20:30 Maison populaire – Montreuil
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
(programme partagée avec le duo Violaine Schwartz, texte et Hélène Labarrière, contrebassiste)
Réservations 01 42 87 08 68 www.maisonpop.fr

mercredi 19 et jeudi 20 mars 20:30 Centre National de la Danse – Pantin
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Myriam Gourfink / Eric Suchère
Réservations 01 41 83 98 98 www.cnd.fr

vendredi 21 et samedi 22 mars 20:30 Théâtre Le Colombier – Bagnolet
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Réservations 01 43 60 72 81 www.lecolombier-langaja.com

samedi 22 mars 16:00 Médiathèque Hermeland – Saint-Herblain
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 25 mars 19:00 Médiathèque du Pôle culturel – Alfortville
Myriam Gourfink / Eric Suchère

samedi 29 mars 18:30 Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 1er avril 12:00 Université Paris 13, La Chaufferie – Villetaneuse

Hélène Iratchet / Pauline Klein
(en partenariat avec le festival Hors limites)
Réservations 01 49 40 38 27 www.univ-paris13.fr

mercredi 2 avril 16:00 Bibliothèque André Malraux – Les Lilas
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
(en partenariat avec le festival Hors limites)

jeudi 3 avril 19:30 la maison rouge – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 40 01 08 81 www.lamaisonrouge.org

samedi 5 avril 18:30 La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Dans le cadre de la journée de l’édition en danse
01 46 86 17 61 www.alabriqueterie.com

dimanche 6 avril 15:00 CNEAI – Chatou
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 39 52 45 35 www.cneai.com

â–º Après quelques semaines de résidence à Eclats, Thomas Déjeammes et Kraums Notho vous invitent à la sortie de résidence de Liaisons.

Liaisons est une performo(t)sonance de 45 minutes. A la croisée de la poésie contemporaine, du rock alternatif, de la musique électronique et de la projection vidéo cette œuvre ouverte explore la relation souffle/son/sens dans un dispositf sonore hexagonal conçu spécifiquement pour l’occasion.

RV le 13 et 14 Mars 2014 à 20h à Eclats (18 rue Vergnaud à Bordeaux) pour la sortie de résidence.

S’en suivra une dégustation de vin (sans insecticides ni désherbants !) par le château Couteau (Château Couteau 33550 Capian France) : la réservation pour les deux soirs est vivement conseillée, les places étant limitées à 35.

Réservation à Eclats au 05 56 52 52 64 ou par mail à thomasdejeammes@yahoo.fr / tarif : 5 euros ; 3 euros pour les adhérents d’Eclats ; 10 euros pour soutenir le projet Kraums Notho.

3 mars 2013

[News] News du dimanche

Pour commencer un mois ordinairement riche en événements : Spécial PRIGENT ; Libr-événements (rencontres avec Bruno Fern, Patrick Bouvet, Daniel Foucard, Cécile Mainardi, Stéphane Korvin… Carte blanche au Bleu du ciel).

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3 février 2013

[News] News du dimanche

" Nous ne serons jamais assez sévères avec ce qui est, nous aurons toujours trop de pitié, d’indulgence, pour ce qui est, chaque élément d’une époque insignifiante et médiocre doit être combattu point par point, pied à pied […]. "

"Il est bon d’écrire à une époque où la littérature a disparu : ainsi, il n’y a aucune ambiguïté sur les motivations de cet acte" (Mathias Richard, Machine dans tête, 2013, éd. Vermifuge).

Ces phrases extraites du dernier livre de Mathias Richard méritent d’être mises en exergue, puisque emblématiques de la position même de LIBR-CRITIQUE.

En ce premier dimanche de février, après la présentation des livres de la semaine (Mathias Richard, Machine dans tête, et François Matton, 220 satoris mortels), on notera les rendez-vous avec Christophe Fiat (POETRY) et on découvrira le projet en cours de Didier Calléja ("Puberté-Liberté-Sécable").

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23 décembre 2012

[Livres] Libr-kaléidoscope hiver 2012

Voici le premier volet de notre Libr-kaléidoscope hiver 2012, consacré à des livres qui ont marqué le second semestre et dont nous n’avons pu encore parler : François Bon, Autobiographie des objets ; Suzanne Doppelt & François Matton, Magic Tour ; Mathieu Potte-Bonneville & F. Matton, Dictionnerfs.

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30 septembre 2012

[News] News du dimanche

Avant même que de découvrir notre 2e sélection de Libr-événements d’octobre (RV avec le vidéaste Jacques Perconte, lancement de la revue Rouge Déclic) et notre spéciale sur les éditions de l’Attente, merci de bien vouloir lire, relayer et signer l’Appel en faveur de la liberté intellectuelle et pédagogique dans les universités tunisiennes.

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