Libr-critique

10 avril 2019

[News] Libr-News

Vos Libr-événements jusque fin avril : découvrez le nouveau site d’actualité de la recherche sur les pratiques poétiques, POEMATA ; RV divers à la Maison de la poésie Paris ; Rachet, Espitallier/K-Roll, Aymé/Pazottu, autour de la revue Bébé…C

â–º Vous en aviez rêvé, il vient de naître : POEMATA, le site d’actualité de la recherche sur les pratiques poétiques ! (Pour tous les passionnés, qu’ils soient chercheurs, étudiants, poètes, professionnels de la lecture, curieux les plus divers…).

► Vendredi 12 avril, 19H à La Petite Lumière :

â–º Vendredi 12 avril, 20H : « World is blues » au Théâtre Antoine Vitez d’Ivry-sur-Seine (94 / tél. : 01 46 70 21 55).
Une création originale textes/musique/sons à partir de paroles de réfugiés et de migrants, dans l’esprit du blues mais aussi de la création électroacousmatique et de la poésie contemoraine. Avec le duo Kistoff K-Roll et Jean-Michel Espitallier.

► RV à la Maison de la poésie Paris :

â–º Une exposition à ne pas manquer, par un duo de choc, c’est à Forcalquier :

â–º Mercredi 17 avril à 19H, Librairie L’Hydre aux mille têtes (96, rue Saint Savournin 13001 Marseille) : Soirée Spécial BEBE – Poésie et Performance
BLAD&NAD, accompagné d’auteurs et performeurs marseillais, présente BEBE, la revue nombriliste.
Avec Julien Blaine, Liliane Giraudon, Pierre Guéry-Auteur Performeur, Frédérique Guétat-Liviani, Véronique Vassiliou, François Bladier, Nadine Agostini.

â–º Jeudi 18 avril à 19H30, Texture Librairie (94, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris) : Les Liens d’écriture #6 – Manon reçoit Beurard-Valdoye pour son dernier volume du cycle des exils, Flache d’Europe aimants garde-fous./

â–º Vendredi 19 avril à 18H30 : Conférence de Valère Novarina à la Philharmonie de Paris : « La Musique ouvre l’espace où se joue la pensée ».

► Du 25 avril au 8 mai : Les TXTessitures de Christian Prigent et ses invités sur WebSYNradio

18 février 2018

[News] News du dimanche

En cet avant-dernier dimanche de février, à vos agendas : RV avec le nouveau site des éditions Rencontres, Chaos de M. Brosseau… au Lieu unique à Nantes pour un concert-lecture, à Tourcoing pour un Hommage à P.O.L, à Villerbanne pour une soirée poétique… à Paris avec B. Fern et L. Fourcaut, à La Colonie autour de Lectures de prison

â–º Réapparition du site des éditions RENCONTRES, où l’on trouvera des joyaux : coffret DVD Aymé/Pey, livres de Blaine, Gleize, Pazzottu, etc.

â–º Avant que la chronique d’Alain Jugnon ne soit publiée cette semaine, voici les dates à retenir autour du roman de Mathieu Brosseau, Chaos :

– une rencontre à la librairie Charybde avec Hugues Robert le jeudi 8 mars à 19h30 ;

– lecture performance avec Jean-marc Bourg : le 14 mars au Trempolino à Nantes ; le 15 mars à la médiathèque de Herbignac ; le 16 mars au Dôme de Saumur ; et le 30 mars
à la Maison de la Poésie de Paris, une lecture musicale avec Olivier Mellano.

â–º Mercredi 21 février à 19H30, Le Lieu unique à Nantes :

Concert-lecture avec Éric Arlix (poète), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Christian Vialard (synthés). Présentation : Yves Arcaix.

Golden Hello est le terme utilisé en anglais pour « prime de bienvenue », cette dernière concerne uniquement les managers de très haut niveau. Les textes, aux sujets très différents, dressent un portrait du monde contemporain et d’individus qui luttent, chacun à leur manière, pour leur survie.

â–º Jeudi 22 février au Fresnoy de Tourcoing (59) : Hommage à P.O.L !

En hommage à Paul Otchakovsky-Laurens, une projection de "Editeur", son dernier film sorti fin novembre 2017, aura lieu dans la grande salle de cinéma du Fresnoy à Tourcoing. Celle-ci sera suivie d’un échange avec Jean-Paul Hirsch, proche collaborateur de Paul Otchakovsky-Laurens, et les auteurs P.O.L Kiko Herrero, Patrice Robin et Patrick Varetz.
Il s’agit ici d’honorer la mémoire d’un grand éditeur, mais aussi d’un homme de cinéma : Paul Otchakovsky-Laurens a été pendant plusieurs années président de la commission d’avance sur recettes du CNC, et la maison P.O.L publie depuis 1992 la revue de cinéma Trafic, créée par Serge Daney.
Après "Sablé-sur-Sarthe, Sarthe", "Editeur" est son second film.

â–º Dimanche 25 Février 18h, à Bubble Art (28 rue Anatole France 69100 – Villeurbanne) : soirée poétique avec Guillonne Balaguer, Alice Calm, Georges Chich, Patrick Dubost, Isabelle Pinçon, Brigitte Baumié, Claude Yvroud, Laure Viel, Béatrice Brérot, Pierre-Alain Gourion.

Prix d’entrée : 10€ – tarif réduit : 5€

â–º Jeudi 1er mars à 19H, Bruno Fern / Laurent Fourcaut : lectures croisées (Café de la Mairie : 8, place Saint-Sulpice 75006 Paris).

Bruno Fern lira des extraits de "L’air de rin" (Louise Bottu, 2016) et de son prochain livre à paraître aux mêmes éditions, "Suites". Laurent Fourcaut lira des extraits de "Joyeuses Parques" (Tarabuste, 2017) et de "Or le réel est là…" (Le Temps des cerises, 2017).

â–º Mercredi 14 mars, rencontre à La Colonie de 19h à 21h (128, rue Lafayette 75010 Paris) autour de Lectures de prison (éditions Le Lampadaire), ouvrage consacré à l’histoire des bibliothèques de prison et à l’accès (ou au non-accès) des personnes détenues à la lecture. Au cours de cette rencontre, il sera question des problématiques liées à la lecture en prison, mais aussi des choix éditoriaux qui ont présidé à la conception du livre ‒ archives, documents bruts, inventaires, listes – et de leur effet sur la réception de l’ouvrage.

Programme du 14 mars

Lectures de prison. De la recherche documentaire à la poétique du document

Intervenants
. Jean-Lucien Sanchez, historien : La pratique de la lecture en prison, XIX-XXe siècle
. Séverine Vincent, comédienne et collaboratrice d’Olivier Brunhes : Théâtre en prison, documenter le vivant
. Muriel Pic, écrivain : Le démon fugitif des minutes heureuses. Poésie (et) documentaire
. Philippine Chaumont et Thomas Bellegarde, graphistes : Design des Lectures de prison

Lectures de prison
Contributeurs
Préface : Philippe Claudel. Postface : Jean-Lucien Sanchez. Ouverture des chapitres : Philippe Artières, Jean-Louis Fabiani, Guillaume de la Taille, Marianne Terrusse, Claude Poissenot.

7 janvier 2018

[News] News du dimanche

Actualité dense pour cette reprise de janvier : les RV à venir de la Maison de la poésie Paris ; Anne Savelli chez Charybde ; "Du travail" à Marseille (avec notamment Giney Aymé) ; Jean-Charles Massera à Pantin ; soirée TRACE LABEL à Pantin.
Pour le reste, rien ne change en 2018 : "Nous en avons assez vu, malgré tout, pour conclure que c’est la bêtise qui prédomine[ra]" (Pessoa)… Raison de plus pour être libr&critique !
 

â–º Agenda de Lucien Suel :

ROUBAIX, 20 janvier, à la Médiathèque La Grand Plage, dans le cadre de la Nuit de la lecture, à 20h30, lecture d’extraits du roman « Angèle ou le syndrome de la wassingue » et de « Ni bruit ni fureur », signature avec la librairie Les Lisières

LILLE, 27 janvier, de 10h à 19h, salle du Gymnase de Lille, Place Sébastopol, Salon du livre Afficher le Nord (avec l’AMOPA). Présence sur le stand des éditions Cours toujours. Lectures à 16h30 en compagnie de Ludovic Degroote et Dominique Quélen (lecture : Mer du Nord, extrait de « Ni bruit ni fureur »)

LILLE, 2 février, de 10h à 12h, au Lycée Faidherbe, à l’invitation de Dominique Quélen et avec lui, lectures en compagnie de Charles Pennequin

NEUVILLE EN FERRAIN, 3 février, de 14h à 18h pour une signature de mes ouvrages au Centre Cultura

LA COUTURE, 17-18 février, présence au Salon du Livre

à confirmer : HOUDAIN, 14 ou 16 mars, avec ELEA, à la bibliothèque municipale, lecture extraite de D’azur et d’acier et projection du film de Jean-Philippe Jacquemin « Le Jardin et le poète »

à confirmer : ARRAS, mars, lecture à la médiathèque de l’abbaye Saint Vaast

à confirmer : SAINT-OMER, mars, lecture à la librairie Alpha B

COLLINE DE SION-VAUDEMONT (Meurthe et Moselle), 21 avril, dans le cadre du festival POEMA, avec La Cité des Paysages, déambulation poétique et musicale sur La Colline (précisions à suivre)

Ouvrages à paraître : aux éditions Henry : « Sur ma route » (poésie) ; au Dernier Télégramme : « Les Versets de la Terre » (journal 2012-2017).

â–º Les prochains RV à la Maison de la poésie Paris que LC vous recommande :

â–º Jeudi 11 janvier 2018 à 19H30, Librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) : rencontre avec Anne Savelli pour Décor Daguerre.

â–º Du travail, temps 2 au Cinéma Le Gyptis : dimanche 14 et vendredi 19 janvier 2018

En parallèle avec l’exposition Harun Farocki-Empathie qui se tient à La Friche jusqu’au 18 mars, exploration de la notion de travail au travers de fictions, documentaires, ou des deux à la fois, qui racontent les nouveaux modes d’organisation économiques et sociales, les crises personnelles qu’ils génèrent.

♦ Premier rendez-vous, le 14 janvier à 17h : textes de Constance Malva, Victor Serge, Marcel Martinet
♦ Second rendez-vous, le 19 janvier à 19h et à 21h : réflexion en mots et en images sur le travail et l’art. On y retrouvera Giney Ayme présentant une vidéo de ses performances réalisées depuis 2010 : Les gestes du travail.
Cinéma Le Gyptis : 136 rue Loubon 13003 Marseille / 04 95 04 95 95

â–º Mardi 16 janvier à 20H15, Ciné 104 (104, av. Jean Lolive à Pantin) : Ecran Libre #4 consacré aux créations vidéos de Jean-Charles Massera

PROGRAMME : 

• France guide de l’utilisateur (Remix) – 2008 – 6’10 / Pièce sonore – France Inter 

• Tunnel of Mondialisation (le clip) – 2010 – 6’32

• Tu sais j’crois que j’vais pas pouvoir (le clip) – 2011 – 5’22

• Les mecs qui réalisent qu’y a un truc qui va pas (extrait) – 2011 – 12’30 / Avec Emmanuel Vérité, Pascal Sangla et Pierric Plathier

• T’as mis où les oranges ? – 2012 – 6’59 / Pièce sonore – Coréalisation Arnaud Forest, Avec Christophe Brault

• La femme de la papeterie – 2012 – 1’21 / Avec Christophe Brault et Emmanuel Vérité

• La rameuse qui se demande si ça existe un parc avec un nom de grande femme – 2015 – 10’58 / Avec Marion Lubat

• La petite fille qui voit clairement qu’on n’entre pas dans la journée de la même manière – 2015 – 1’41 / Avec Albane Paupardin

• La femme qui avait un ministère de meuf – 2016 – 2’31 / Avec Élisabeth Hölzle et Emmanuelle Lafon

• Le jogger qui vient aborder les nanas dans leur voiturette de golf – 2015 – 15’02 / Avec Pierric Plathier

• L’homme qui pense que c’était en 2001 – 2001 – 2015 – 5’54 / Avec Emmanuel Vérité et Pablo Diserens

• C’était pas après la véranda ? 2016 – 5’28 / Avec Emmanuelle Lafon, Emmanuel Vérité, Leah Ladoux, Jonas Pirotte et Kéÿna Anton-Labonne

• La fille qui va y aller comme ça – 2016 – 2’29 / Avec Hanna Laoufir, Leah Ladoux, Jonas Pirotte, Anissa Pasques-Faraday et Kéÿna Anton-Labonne

â–º Jeudi 25 janvier à 20H30 aux Instants chavirés (7, rue Richard-Lenoir à Montreuil – 93) : soirée TRACE LABEL

15 janvier 2017

[News] News du dimanche

En ce troisième dimanche de l’année, trois rubriques pour vos découvertes et RV : LC vous recommande ; Libr-brèves ; Libr-événements

Libr-critique a reçu et vous recommande… /FT/

â–º RIP, revue critique et clinique de poésie, 1.1 "Poésie va pas tous mourir", Paris, automne 2016, 15 €, ISBN : 978-2-9557237-0-8.

Antoine Dufeu et Frank Smith lancent cet objet littéraire bien conçu dont le support est mixte (parution annuelle en papier, puis sur le site), avec la volonté de riper poétique et politique. La fragmentation des textes – dans lesquels on navigue grâce à une architectonique subtile – est expliquée dans l’édito : "la littérature a valeur d’expérimentation, d’acte de création • pliage d’un texte sur l’autre"… Car "c’est à plusieurs que s’écrit le moindre poème"… En ces temps tragiques, voici une revue qui donne à penser – avec Deleuze en toile de fond, mais pas seulement.

â–º Corinne Lovera Vitali, Ce qu’il faut, Publie.net, novembre 2016, 184 pages, 17 €, ISBN : 978-2-37177-465-0.

Après les 39 fragments adressés au père dans 78 moins 39, avec Ce qu’il faut, nous entrons dans l’œil de ce cyclone ravageur qu’est la vie : de poésie lente, cet Agencement Répétitif Névralgique (ARN) se développe sans pathos autour de cette tache aveugle qu’est le deuil – celui d’un homme et d’un enfant aimés. On en sort bouleversé.

â–º Christophe Stolowicki, Rhizome, Passage d’encres, "Trait court", décembre 2016, 32 pages, 5 €, ISBN : 978-2-35855-127-4.

Voici des "brèves sans humour, à l’encontre du genre" (p. 17). Autant de lignes de fuite dans le paysage littéraire et artistique moderne. Avec la volonté de dépasser l’alternative entre poésie et prose : "La poésie, le roman tombés en inégale désuétude. Contractant le prosimètre, un genre mixte qui les relève ?" (p. 17). On terminera cette courte présentation destinée à vous mettre l’eau à la bouche par une citation qui rend compte du titre : "Affleure une neuve dramaturgie de longue patience étirant son rhizome, en quelques phrases contractant les années – celle qui a déserté le roman" (p. 21).

Libr-brèves

â–º Pour bien commencer une année, il faut bien se justifier… On écoutera donc "De la justification", que nous propose Sylvain Courtoux en cette première quinzaine de janvier 2017.

â–º Un événement que la réédition de Nous d’Antoine DUFEU : à ne pas manquer !

â–º Avant de codiriger le Colloque international de Cerisy en août prochain ("Jacques Prévert, détonations poétiques"), Carole Aurouet nous présente une bio-bibliographie synthétique du braconnier des Lettres : un parcours très vivant tout en poésie ("La poésie parlée", "La poésie filmée", "La poésie écrite", "La poésie chantée", "La poésie imagée"). Dès vendredi prochain 20 janvier, les passionnés – qu’ils ressortissent à un public large ou spécialisé – pourront se faire plaisir : Jacques Prévert. Une vie, Les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place, en librairie le 20 janvier 2017, 224 pages, 10 €.

Libr-événements

â–º Vendredi 20 janvier à partir de 18h30, soirée de lectures, performances, concerts pour fêter un double lancement :

• Le lancement du 1er numéro papier de la revue Frappa, créée par A.C. Hello
• La publication du nouveau livre d’Antoine Boute, Inspectant, reculer, publié aux éditions Onlit

Le Monte-en-l’air
71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare, 75020 Paris

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Lectures, performances, concerts de :
• Julien Blaine
• Laura Boullic
• Antoine Boute
• Virginie Grahovac
• A.c. Hello – accompagnée de Thierry Müller (basse/guitare/électrosonic), Laurent Saïet (basse/guitare), Quentin Rollet (saxophone)
• Manuel Joseph, accompagné par motif_r
• Sébastien Lespinasse
• Igor Myrtille
• Elodie Petit
• Chloé Schuiten

+ exposition d’originaux ou reproduction des textes/dessins/photographies des auteur.e.s : Amandine André, François Audemar, Nikola Akileus, Stéphane Batsal, Véronique Bergen, Jérôme Bertin, Julien Blaine, Baptiste Brunello, Laura Boullic, Antoine Boute, Jean-Philippe Cazier, Ivar Ch’Vavar, Christophe Claro, Valentine Crémier-Garce, Robert David Elwood, Cédric Demangeot, Billy Dranty, Jean-Michel Espitallier, Sarah Fisthole, Liliane Giraudon, Virginie Grahovac, Martin Gosset, Benoit Grimalt, Marion Guillet, A.C. Hello, Hugo Hengl, Manuel Joseph, Charlotte Jankowski, Manuel Joseph, Éléonore Lebidois, Élinora Léger, Sébastien Lespinasse, Fabienne Letang, Laurent Cauwet, Bryan Lewis Saunders, Igor Myrtille, Charles Pennequin, Emmanuelle Pidoux, Élodie Petit, Popier Popol (Nathalie), Konrad Schmitt, Chloé Schuiten, Thomas Sidoli, Lucien Suel, Fanny Torres, Cécile Wautelet.

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REVUE FRAPPA

"Frappa a été conçu – rédaction, graphisme, maquette – par A. C. Hello , dont le Clavier cannibale a, il y a un peu moins d’un an, exploré le précédent livre, Naissance de la gueule. Frappa existait déjà en ligne, la voici donc sur papier, riche de 246 pages, pensée mais non préconçue, nullement attifée d’un thème mais parcourue de mille motifs. Comme l’expliquait A.C. Hello dans un entretien, quelque chose de l’ordre de la "bascule", paradoxalement, tient et relie ces textes:
"Ce qui – et encore une fois, c’est quelque chose dont je me suis aperçue bien après – manifestement les rassemble tous, c’est leur travail, peut-être inconscient, sur le basculement. Le mot est instable, la phrase est instable, ou même la pensée est instable, et c’est toujours à deux doigts de se casser la gueule. C’est un équilibre ténu, qu’ils aiment mettre en danger. Et si certains le font sérieusement, je veux dire sur un ton sérieux, la majorité produit ce basculement dans un joyeux désordre branque, même si bien sûr on sent une fêlure qui ébrèche, parfois, cette douce ironie" (entretien donné à Diacritik).
Pensée instable, phrase instable: rien à voir avec une fragilité feinte, bien sûr. Et force est de constater que les textes publiés dans cet impressionnant Frappa (ce fracas frappé?) brillent par l’intelligence instinctive de leur violence. Qu’ils soient signés par A.C. Hello, Martin Gosset, Amandine André, Antoine Boute, Lucien Suel, Charles Pennequin, Baptiste Brunello, Manuel Joseph, pour n’en citer que quelques-uns sur la multitude de participants à cette revue, tous les textes de la revue montent à l’assaut, tranchent, déplacent, résistent. Poésie sonore, mais surtout prise de poésie, prise de heurts, tensions. Une centrale surchauffée. Un état des lieux des affres, de l’égarement, de la résistance." — Christophe Claro.

Liens vers les 2 premiers numéros numériques de Frappa :

http://www.poesie-frappa.com/frappa-1.1/
http://www.poesie-frappa.com/frappa-1.2/

Entretien sur Diacritik :
https://diacritik.com/2015/12/07/la-poesie-frappa-entretien-avec-a-c-hello/

Spot publicitaire :
https://www.youtube.com/watch?v=6vPPD4XjncM&index=9&list=UUoNuEUi7DZ3Dt8y6IVzALig

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INSPECTANT RECULER d’Antoine Boute (Éditions Onlit)

Synopsis : Au lendemain de son mariage avec l’inénarrable Valéria, Freddo se retrouve seul et désemparé. Ça lui pèse tellement qu’il décide d’aller chez les flics: « Bonjour pardon de vous déranger mais ma femme a disparu le jour de notre mariage. ». Avec l’aide de l’inspectrice Karolien, il tente de résoudre cette inquiétante disparition. Or L’enquête, plutôt que d’avancer ou même de piétiner, recule au contraire jusqu’à prendre des dimensions cosmiques.

"Boute est un magicien décomplexé qui préfère extraire des chapeaux du lapin. Avec lui, on est embarqué, cahoté, aucune intimidation, ça marche à cent à l’heure, c’est salutaire, le texte bat la campagne, défriche, et surtout on rit, le texte rit, la syntaxe se marre, c’est un rire cosmique, un rire chamanique et contagieux. (…) C’est ce qui manque à la littérature française." — Christophe Claro.

Présentation du sommaire d’Inspectant reculer par Antoine Boute :
https://www.youtube.com/watch?v=Y_QDgqI_Ic0

â–º Vendredi 20 janvier à 18H30, Librairie L’Échappée Belle à Sète, rencontre-lecture avec Juliette Mézenc pour son dernier livre Laissez-passer (éditions de l’Attente).

â–º Dimanche 22 janvier 2017 à partir de 14h, American Gallery, visite exceptionnelle de l’exposition F. comme faille et Chevrotines : Ayme/ Blaine/Pazzottu
 
Lecture avec ponctuation sonore et déclar’action à 15h
F. comme faille et Chevrotines, deux livres d’artistes aux éditions Rencontres parus en 2016 dans la collection Tête à texte. Exposition du 4 décembre 2016 au 19 février 2017.
œuvres originales de Julien Blaine, de Giney Ayme, et (œuvres à quatre mains) de Florence Pazzottu et Giney Ayme.
AMERICAN GALLERY
54 RUE DES FLOTS-BLEUS 13007 MARSEILLE
bus 83 arrêt anse de la Fausse Monnaie
visites sur rendez-vous : 06 27 28 28 60

 

â–º Mardi 24 janvier 2017 à 19h30 Ivy Writers vous invite à une soirée de LECTURES BILINGUES avec les poètes :

MANUEL DAULL (France)
KATE NOAKES (UK)
et LAURENT GRISEL (France)

24th JANUARY from 19h30: Ivy Writers Paris welcomes French poets Manuel Daull and Laurent Grisel alongside Welsh poet Kate Noakes with translations in French and English by Mary Reilly among others—let us know you are coming!

MARDI 24 janvier 2017 à 19h30
Au bar / 1er étage :
Delaville Café, 34 bvd Bonne Nouvelle 75010 Paris
M° Bonne Nouvelle (ligne 8 ou 9)

 

â–º La cie Stelisto de Tempo présente le vendredi 27 janvier à 20h au Théâtre Massenet (rue Massenet à Lille) // SANS FRONTIERES FIXES //

Réserver : https://goo.gl/forms/FIwAIninSSvba0cj1
Tarifs : 9/6/3 €
Mangez ou buvez un verre en bonne compagnie dès 19h30 !

“Sans Frontières Fixes” est un spectacle à plusieurs voix où nos colères et nos incompréhensions sonnent, où nos peines résonnent, où la poésie et la musique se mêlent et nous lavent, nous enlacent et nous livrent une lueur d’espoir et de Beauté. Les comédiennes Coline Marescaux et Céline Hilbich portent une furieuse envie de refuser les limites absurdes, ses frontières qui nous séparent et nous éloignent de l’autre. Accompagnées du multi-instrumentiste Dorian Baste, elles vous invitent à un concert poétique à la frontière du théâtre inspiré du recueil de Siméon.

"Parce que justement ça sert à ça la poésie, à mettre les pieds du poème dans le plat de l’existence." J-P. Siméon

19 juin 2016

[News] News du dimanche

On commencera par quelques "épiphalypses" de CUHEL ; Libr-événements ensuite : Hubaut, soirée Al dante, ciné-psychanalyse à Marseille ; enfin, "À venir sur LC"…

CUHEL, Épiphalypses

Elle attend le Grand-Amour
Elle lui a déjà préparé toute sa place
Un tiroir de commode.

Jamais il ne buvait fumait draguait
En tout il assurait gérant sa vie comme ses affaires
Il avait oublié de prévoir le chauffard d’en face.

Elle avait tout pour être heureuse
le chic le chèque le choc
Elle eut un bel enterrement.

Libr-événements

â–º Jusqu’au 31 août 2016, Exposition personnelle Galerie Barnoud Entrepôt 9 (2 rue Champeau, 21800 QUETIGNY) : COMPIL’ EPIDEMIK PEST MODERNE Joël HUBAUT. (Cf. image d’arrière-plan).

â–º Mardi 21 juin, 19H-22H, soirée Lectures & performances, Librairie de L’Autre livre (13, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris) : soirée Al dante, avec Anne Kawala, Amandine André & Anne-Claire Hello. Rien de moins : on croit rêver ! (On pourra (re)lire sur le site les recensions de leurs derniers livres pour se conforter dans l’idée que cette soirée est immanquable pour ceux qui seront sur Paris : Le Déficit indispensable ; De la destruction ; Naissance de la gueule).

â–º Mardi 21 juin 2016, de 19H à 20H, cinéma Les Variétés à Marseille (37, rue Vincent Scotto) : soirée Cinéma-Psychanalyse.
18 h : Michael LONSDALE dédicacera son livre :"Regards croisés".
19 h : un hommage à Margerite DURAS, "L’espace blanc" par le duo-altra-voce (Florence PAZZOTTU texte et Giney AYME musique)
19 h 30 : Conversation : Michael LONSDALE /Hervé CASTANET.
20 h 30 : Projection du film de Marguerite DURAS, INDIA SONG.
Une soirée organisée par Benoît Kasolter (en complicité avec Linda Mekboul). http://www.duo-altra-voce.com/
Réservations à la caisse du cinéma les Variétés.

À venir sur Libr-critique

â–º Libr-vacance : actualité, lectures, publications d’un certain nombre d’auteurs LC…

â–º Créations : Mathieu Gosztola, Mathias Richard, Yannick Torlini…

â–º Chroniques sur : Jean-Pierre Bobillot, Julien d’Abrigeon, Jean-Michel Espitallier, Annie Ernaux, Jean-Louis Fabiani (Pierre Bourdieu), Bernard Lahire, Florence Pazzottu, Charles Pennequin, Ana Tot, Laura Vazquez…

18 avril 2010

[News] News du dimanche

  Dans ces news de Libr-printemps : Soirée autour de Giney Ayme à Databaz [centre d’art expérimental que l’association Trame-Ouest qui dirige libr-critique a créé à Angoulême depuis novembre 2009], une humeur de Philippe Boisnard en forme de manifeste pour une approche ontologique de la poésie, le colloque "Politiques de la littérature" (Bourdieu, Sartre, Foucault) et les livres reçus : Françoise Khoury, Échafaudage ; Franck Smith, Guantanamo ; François Collet, Bernard Heidsieck plastique ; revue CCP et Cahier de l’observatoire de l’espace du CNES.

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8 octobre 2008

[DVD] [petites annonces] de Philippe Boisnard

   Philippe Boisnard [Petites annonces],  ed. Incidences, #16, ISBN 978-2-916382-16-6, prix 20 €. Vous retrouverez les éditions Incidences au salon des revues Stand Incidences, à L’Espace des Blancs-Manteaux.

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7 octobre 2008

[DVD-présentation] Je rougis de Julien Blaine et Richard Leandre

Filed under: chroniques,Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , , — Philippe Boisnard @ 7:39

  Julien Blaine et Richard Léandre, Je rougis, ed. Invidences vidéopoésie, col. Le point sur le i #15. ISBN : 978-2-916382-15-9. 20 €.

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17 juin 2008

[DVD] Les unités perdues de Henri Lefebvre

Henri Lefebvre, Les unités perdues, (réalisation H. Lefebvre, voix David Christoffel, image et montage Frédéric Dumond, avec la participation de Johan Tramer-Morael), ed. Incidences, col. "Le point sur le i". ISSN : 1950-7690, 20 €.

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24 novembre 2007

[Entretien écrit] Giney Ayme, à propos de la vidéopoésie

  Alors que la collection Le point sur le i, sort ses cinq nouveaux DVD[+] L’EXP. TOT. de Dominiq Jenvrey
[+] Inside Dance de Roselyne Frick
[+] Des unis vers de Franck Laroze
[+] L’A-Venue de Louis-Michel de Vaulchier
[+] Ceci n’est pas une légende ipe pe ce de Jérôme Game
, nous vous proposons un entretien avec Giney Ayme, qui est l’un des seuls en France à se préoccuper de la diffusion de la création de la vidéo-poésie sous la forme de DVD, avec les éditions son@rt de Jacques Donguy et la revue Doc(K)s de Philippe Castellin.

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17 février 2007

[Chroniques] Des vidéo-poésies au Point sur le i – Frédéric Dumond et Olivier Gallon

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — Hortense Gauthier @ 19:09

Il faut tout d’abord saluer le travail de Giney Ayme, conducteur d’Incidences, qui a monté une collection multimédia « le point sur le i« , un des seuls labels en France — avec son@rt de Jacques Donguy — de vidéo-poésie, qui publie des travaux croisant l’écriture et la vidéo, l’écriture et l’art numérique. Actuellement sort le 9ème DVD, « Portrait de Richard« , excellent portrait de l’écrivain Richard Morgiève réalisé par Nicolas Barrié. Mais nous allons d’abord présenté ici les n°7 et 8, sortis fin 2006.

Le n°7 est une oeuvre de Frédéric Dumond (texte) et de Mathieu Foulet (animation), ce travail de poésie cinétique, qui utilise les potentialités de l’animation numérique, prend la forme d’une galaxie de lettres en suspension qui, telles des atomes, se regroupent pour former un fragment de phrase puis se dispersent en éclatement, pour former peu à peu dans ce mouvement de contractation/dispersion tout en fourmillement un texte en mouvement perpétuel. Des descriptions de processus, d’événements, de transformations de choses du monde, à moins que ce soit des traces clignotantes et mobiles de phénomènes mentaux, sensoriels, ou physiques, sont ici donnés à voir dans leur apparition même au creux du langage, dans l’immanence de « l’inframince » pour reprendre ce que dit Ph. Boisnard sur la quatrième de couverture. Se tisse alors toute une architecture fluide et en perpétuel reconfiguration qui tente de montrer, de rendre visible au sein de la matérialité du langage ce que pourrait être une dynamique poétique de pensée et d’apparition des choses au monde dans une temporalité ouverte … Mais on regrettera peut-être que ce travail, qui contient de nombreuses potentialités poétiques et plastiques non exploitées, n’aille pas plus loin, autant dans sa durée que dans sa forme …
Le DVD n°8, celui d’Olivier Gallon, écrivain et réalisateur, est plutôt décevant. « Pensée ajoutée à l’air » alterne la captation d’une jeune femme dans un cimetière en contre champ de la pierre tombale de Joseph Brodsky, quelques phrases d’aprés ce poète apparaissent de temps en temps sur les images. C’est « une digression sur l’air », ou tentative de saisissement de l’insaisissable, à savoir l’absence, la mort, l’autre incarné dans une jeune femme ; un jardin, une femme, un poète mort, cela fait beaucoup de clichés, qui, même finement agencés et transposés en vidéo, n’en sont pas moins des poncifs de la poésie qui renouvellent en rien l’expérience poétique que l’on pourrait attendre dans une vidéo-poésie.
Sur la deuxième vidéo, en plan fixe, une fenêtre ouverte sur la mer, de jour, puis d’un seul coup le noir, entre les portes de la fenêtre, le gouffre noir de la nuit, puis à nouveau le jour, alternance qui pourrait nous faire basculer dans une dimension irréelle, la fenêtre comme espace mental de rêverie, ouverture onirique… mais la « vision » (comme il est dit sur la présentation du DVD) qui survient, sorte de flamme qui traverse la fenêtre, puis halo vert d’une lumière, ne parvient pas à nous emmener plus loin que le cliché de la fenêtre comme interface bi-dimensionnel entre l’extérieur et l’intérieur. De plus, se rajoute à ce lyrisme de l’image deux phrases en transparence sur la mer (« on dirait que c’est toi à l’intérieur que tu filmes », ce qui nous donne tout de suite la clé de la vidéo) et dans le ciel (« pas là pour la pluie », là on comprend moins), procédé qui décidément ne fonctionne vraiment pas, la vidéo-poésie ce n’est pas des phrases qui surtitrent des images.
On se dit alors qu’Olivier Gallon est un vidéaste qui cherche à travailler sur la durée des images, à explorer la question du temps, mais la question du temps n’est justement pas seulement une question de durée et de fixité du plan, ni encore moins un plan de la mer. Le temps, ce n’est pas une simple étendue de durée, mais plutôt stratification, labyrinthe, circonvolutions, mouvements, dimensions qu’explorent des cinéastes comme Kiarostami, ou des vidéastes, ou des artistes numériques qui travaillent sur l’aléatoire (cf. Chatonsky, ou le DVD aléatoire de Ph. Boisnard, Data History.X). Chez Olivier Gallon, point d’épaisseur du temps, mais plutôt flottement, et esthétisation du vide, en effet, ça s’appelle « une vidéo pour rien » …

Ainsi, s’il y a vidéo-poésie, c’est bien plus chez Frédéric Dumond et son travail dans la matière visuelle et dynamique du langage, face auquel, malgré sa lenteur et sa dimension minimale, on ne s’ennuit pas une seconde, car le déroulement du temps apparait dans ses circonvolutions pleines de phénomènes et d’événements. Tandis que chez Olivier Gallon, le temps suspendu n’ouvre sur rien d’autre que sur lui-même, nous plongeant trés rapidement dans l’ennui …

29 janvier 2006

[DVD] 361° de BONHEUR, coll. dirigé par Sabine Massenet

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , — rédaction @ 10:04

361° de BONHEUR, DVD collectif dirigé par Sabine Massenet, Collection Le point sur le i dirigé par Giney Ayme, ed. Incidences.
« Le POINT sur le i » dir. par Giney Ayme
Editions incidences
commande : Association incid 90, 1 rue St Mathieu, 13002 Marseille
DVD , ISBN : 2-9520388-3-X, 25€ + 3 € de port
4ème de couverture :
Cette oeuvre collective a été dirigée par Sabine Massenet. Les artistes de ce DVD-rom ont reçu une liste de slogans publicitaires. À eux de s’en emparer et en parlant de ces « messages » qui parient sur le subliminal pour susciter de banales envies de consommations, de transformer cette matière formelle en véritable création. De re-tisser le sens des mots, si mal utilisés qu’ils perdent toute signification, de les malaxer, de les re-aimer. Où on s’aperçoit que pour désenclaver des rêves à bon marché, des injonctions au bonheur préprogrampmé, il faut redevenir simple, aimer le froid, le silencee, l’ironie, ne pas rechercher à plaire à tout le monde. Quand la matière pauvree, fausse de la communication devient matériau artistique, elle donne cette oeuvre poétique, drôle, cruelle, qui nous pousse à fermer les yeux dans le métro, ne plus lire de magazine, zapper les trois quart des émissions télévisuelles, ne regarder que la composition des produits. Pratiquer l’écran noir pour devenir imperméable, mais ouvrir ses écrans aux oeuvres de l’esprit pour vivre son époque dans la conscience de ce que recouvrent ses signes. / Anne-Marie Morice /

Emmanuel Adely, Patrick André, Christian Barani, Nicolas Barrié, Patrick Bouvet, Sophie Coiffier, Frédéric Dumond, Sabine Massenet, Marc Mercier, Nicolas tardy, Brigitte Zieger.

Premières impressions : Il est évident que j’apprécie ce type de travail, et que pour une part, je ne peux que le défendre, en tant que proposition. Car, il est certain que le travail videopoétique, ou de poésiecinétique, opère certaines transformations par rapport aux textualités paginées, et peut de même poser des questions au poétique. Toutefois, derrière, cette initiative qu’il faut saluer : certaines questions se posent : quel est le statut du texte dans une videopoésie ? En quel sens faisons-nous face soit à de la vidéo, soit à une simple textualité dynamique ? Quelle relation s’initie du point de vue critique entre ce qui est créé et ce qui est interrogé ? Ces questions ne sont pas anodines, car je suis déçu du résultat pour certains travaux . Décu aussi bien du travail de vidéo-composition, que du rapport à la textualité. C’est ainsi que le travail de Sophie Coiffier n’est autre qu’un hyper-texte sans grande originalité. Que celui de Nicolas Tardy, ressemble beaucoup à un flash, ainsi que celui de Frédéric Dumond (même si chez Dumond, il y a une certaine recherche formelle de la dynamique textuelle)… Déception, au sens où, ce qui fait la teneur de la publicitéé, du slogan, de sa force de coercition, n’est jamais pratiquement interrogé. Il n’y a pas de mise en question de la logique esthétique, cognitive et technologique des processus publicitaires. Ainsi, ce DVD, de bonne qualité, me semble passer à côté de certaines questions sur la spectacularisation commerciale, et me paraît pour une part renvoyer à un certain nombre de présupposés pour le voir : 1/ accord a priori sur la question de la critique; 2/ supposition que l’on peut questionner la publicité et ses stratégies sans questionner ses structures et ses dynamiques. En ce sens nous sommes loin, des tentatives critiques et esthétiques qu’on initiait en leur époque les situationnistes, et qui est poursuivie à leur façon par les poètes qui réfléchissent objectivement sur la composition (poésie compositionnelle) ou la remédiation (poésie remédiée). Cf. le dernier numéro de Talkie-Walkie (La Rédaction, Franck Leibovici, A_K_S, Laurence Denimal, Yves Buraud, etc…)

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