Libr-critique

6 décembre 2012

[News] Hivernales littéraires…

Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer en cette première quinzaine de décembre : Lectures de Julien Blaine à Marseille, de Laurent Grisel et L.L. de Mars à Suresnes ; rendez-vous avec Fluxus à Paris ; rencontres sur John Cage à Marseille (Alphabetville), autour de "Ce que la littérature sait de l’autre" à la Sorbonne et de la revue Action poétique à Databaz (Angoulême).

(more…)

27 mai 2012

[News] News du dimanche

Fin mai-début juin, l’actualité est toujours des plus riches : après une UNE consacrée au dernier numéro de la doyenne ACTION POÉTIQUE, des Libr-événements à ne pas manquer : colloque V1RUS, rencontre avec Doppelt et Swensen, soirée Al dante, Vision’R à DATABAZ, soirée poético-érotique et 5e petit salon du livre politique.

(more…)

16 décembre 2006

[Livre] En tous lieux nulle part ici [une anthologie], Henri Deluy

En tous lieux nulle part ici [une anthologie], de Henri Deluy, éditions Le bleu du ciel, collection biennale internationake des Poètes en Val-de-Marne, 270 p. ISBN: 2-915232-32-6. 22 €.

biennale148.jpg4ème de couverture :
La huitième Biennale des poètes en Val-de-Marne s’est déroulée du 16 au 27 novembre dans de nombreuses villes de ce département de la région parisienne, mais aussi à Paris, à Marseille, à Nantes, à Strasbourg, à Bagnolet (en Seine-Saint Denis).
Nous présentons, dans cette anthologie, des poèmes pour la plupart inédits, de tous les poètes, d’ici et d’ailleurs, de la Russie, à l’Iran, de l’Angleterre à l’Islande, de la Palestine au Pérou, de la Pologne au Vietnam… dans la diversité des personnalités et des écritures, dans la différence des générations et des pratiques de la traduction.
Pour aimer et comprendre.
H.D

Premières Impressions :
C’était la dernière Biennale des Poètes en Val-de-Marne qu’Henri Deluy dirigeait. Il a laissé la main, comme il l’a lui-même dit à Jean-Pierre Balpe, qui a par ailleurs présenté la dernière soirée de lectures, qui étaient consacrée aux nouvelles formes poétiques émergeantes, avec entre autres Laure Limongi, Philippe Boisnard, Emmanuel Rabu, Mathilde Ribaut et Patrick Dubost. Cette biennale comme il ‘explique parfaitement, plus que de seulement montrer et donner à entendre des poètes, réunis pendant quelques jours des poètes du monde entier, et permet entre eux des échanges féconds.
Avec cette publication, il permet aux lecteurs, et à ceux qui n’étaient pas présents pendant cet événement de découvrir, certes sans la voix, les textes de chacun des intervenants.
C’est en ce sens que l’on pourra lire l’étrange texte d’Emmanuel Rabu, extrait de +/-, où s’interpénètre bio-technologie et culture cyberpunk,
ou encore le Bic & Bouc de Charles Pennequin, qui nous plonge immédiatement dans sa langue en apnée à travers la question de notre devenir, de notre devenu, de notre devenir en revenu, de notre devenir sans revenu,
ou bien aussi le texte de Jean-Michel Espitallier, 58 propositions sur la vie et sur la mort, qui travaille comme ce fut le cas avec Logo-mecanicus, l’absurdité rhétorique de séquences logiques en ligne de fuite,
ou bien encore, la surréalité de Tango-Nuit de Patrick Dubost, si imagée, nous tirant dans les dédales temporelles de contes absurdes : « Ce que je va je vais vous dire / maintenant / a été enregistré / demain. / Demain je vous parle / d’une ville dont j’ignore tout. »

6 août 2006

[chronique] Festival de Lodève par Philippe Boisnard

De retour du Festival de Lodève. Semaine passionnante, animée, faite de découvertes et de redécouvertes avec plaisir. Le Festival de Lodève, cette année voyait se côtoyer deux sortes de lectures : tout d’abord ce que nous pourrions appeler le in, à l’instar de festival comme Avignon, avec les lectures officielles qui accueillaient outre les poètes lyriques français et de la Méditerranée, Edith Azam, Julien Blaine, Philippe Boisnard, Jacqueline Cahen, Claude Chambard, Henri Deluy, Patrick Dubost, Jérôme Game, Joël Hubaut, Vannina Maestri, Jacques Sivan, Pierre Tilman. Ensuite un off, qui avait lieu tous les soirs dans la galerie l’Art en cours de Sophia Burns et Karim Blanc [tous les deux extrêmement sympathiques et dynamiques], off dont la programmation était faite par Franck Doyen : se sont succédés aussi bien des auteurs du in, que Sébastien Lespinasse [invité l’an passé au festival], Christian Malaurie, Marie Delvigne, Claude Favre, Claude Yvroud, Rachelle Defay-Liautard, Franck Doyen, Sylvie Nève ou Hortense Gauthier, pour ne citer qu’eux.

Pour le in : la grande découverte que j’ai faite : Edith Azam. Poète fragile, aux textes qui — bien qu’ils soient parfois sont un peu travaillés de métaphores qui pourraient être évitées car elles font baisser la tension des textes — dégagent une énergie psychotique terrible pour les nerfs et l’intellect. Ses lectures, comme cela sera possible de le voir sur le videopodcast, sont très rythmées, ses poèmes touchent souvent au rapport que nous avons à l’autre, à l’amour, au sentiment, tout en renouvelant la manière dont on en témoigne. C’est avec joie que nous avons suivi chacune de ses interventions. L’autre découverte, c’est celle de Pierre Tilman : certes je connaissais déjà son Tout comme unique, magnifique livre publié à Voixéditions, et nous nous étions rencontrés il y a de cela quelques années au CNEAI, mais jamais je n’avais entendu ses textes, sa poésie du quotidien : sorte de petits aphorismes, de petits dictons, de remarques anecdotiques qui tout à la fois peuvent faire rire ou bien amuser mais qui par leurs traits retournent les représentations, décollent les détails de la réalité. Ceux que j’ai retrouvés : Julien Blaine et Joël Hubaut, étaient très en forme. Même si pour Joël Hubaut, les moyens techniques étaient peu adaptés (trop de scènes avec seulement du son en mono), ses lectures dynamiques, critiques, éructées, ont été de véritables moments de plaisir et de trépidations. Julien Blaine quant à lui, omni-présent, tout à la fois présentateur, animateur, et déclamateur, nous a gratifié lors de la soirée Déclar-action qu’il a organisée, d’une magnifique lecture de La langue ! Encore un grand merci à lui pour cette programmation et son énergie si essentielle actuellement en France pour les poésies dîtes expérimentales ou modernes. À noter aussi que dans ce in, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir Patrick Dubost et sa lecture de l’Archéologue, Antoine Simon que je n’ai pu entendre que lors de la soirée de clôture et Claude Chambard dont j’aurais beaucoup aimé entendre une lecture de La vie de famille (ed. Le bleu du ciel).

Pour le off : Il y aurait beaucoup à dire. Tout d’abord merci à Franck Doyen et à la revue 22 MdP, car sans lui aucune soirée n’aurait eu cette dynamique et cette stature. En effet, les lectures officielles s’arrêtaient exception faite de la soirée Déclar-action et de la soirée de clôture, à 21 H. C’est pourquoi tous les soirs vers 21H30, commençaient les lectures off, consacrées exclusivement aux poésies contemporaines, quoi que… Car, s’il y avait de de très bonnes lectures, telles celles de Sébastien Lespinasse, de Christian Malaurie et Marie Delvigne, de Claude Favre ou de Claude Yvroud, pour ne citer qu’eux, il y en a eu aussi de très décevantes, mixtes pour certaines entre textes pompeux et pompant et théâtre mal assumé. Ce off en fait, s’est construit comme une revue live, qui aurait eu un numéro tous les soirs, avec certains lecteurs intervenant tous les jours (comme Rachel Defay-Liautard ou Claude Yvroud) et d’autres ne venant qu’une fois, telle Sylvie Nève. Le regret : aucun enregistrement n’a été fait : c’est en ce sens qu’il est fort dommage d’avoir manqué la lecture de Lespinasse : à l’orée des bois, que l’on peut retrouver dans une version très différente dans son CD. Ces soirées ont permis aussi bien de découvrir des lectures assurées et maîtrisées que le surgissement de nouvelles voix, parfois fragiles, ne parvenant que très difficilement à se faire entendre. Si le festival se poursuit l’an prochain, il est à espérer que ces lectures se reproduisent.

Powered by WordPress