Libr-critique

25 mars 2021

[Création] Joël Hubaut, Épidémik (28)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 8:52

Pour mai 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-septième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

..… Carbone d’urine se collant à la paroi les membranes déchiquetées par la touffe des tuyaux du projecteur dans la poche cancérigène du stimulateur de réalité filtrée par coïncidence avec le laser romantique instable l’épidémie appliquant la topographie du cinéma à la lettre fond négatif hurlement des morpions torturés dans la touffe vidange grappe déviation flottement des étoiles dans la crème peinture mélangée dans le sang avec les poils de lapin lettres phosphorescentes dans la cervelle avec gélules particules pilules molécules crachant les signaux épidémiques dans la transe des cris animaux du clapier invasion des lapins sauvages révolutionnaires anti-lapins domestiques serviles contaminant aussi les vaches pour traire les déesses avec fromage coulant dans biberons……

Répulsion des lapins stupides domestiques à la moutarde civet étron populo respirant dans les bouteilles avec les tubes de plastique fixés aux tablettes de commandes fixées à l’ordre nouveau militaire morale des lapins/ moutons esclaves volontaires dans le confort du foin gratuit des zones de sécurité du travail garanti avec la soupe dans les taudis de merde avec les bagnoles de merde et la télé de merde et les progénitures de merde pour les allocations de merde avec la retraite de merde et les vacances de merde dans les taupettes de merde de pavillons hideux avec le foot de merde pour une armée de lapins collabos apprivoisés soumis couchés et totalement anti-lapin d’Alice sautillant dans la luzerne imaginaire renouvelée par les rêves et les désirs vigoureux contre-lapins à clapier pour décoller dans les réseaux des machines à rêves anti-peigne-cul……

« Bee-Bee » (série artsecticide épidémik), dessin/collage, 50 cm x 65 cm. Joël Hubaut, 1975.

14 mars 2021

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (27)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 21:27

Pour le printemps 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-sizième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

….. Bactéries broyées dans les couilles du metteur en scène de la vie filmée en permanence dans l’espace invisible greffé aux bobines électriques du tableau de bord fragments collés à la mue du film métamorphose du film précipité avec les déchets contagieux vieillissement des péloches grasses de film dans la matrice cinématographique viscérale astrale tropicale dévorée par les insectes gloutons robotisés grouillement des micros-bestiaux mécaniques sur l’écran pullulement dans le hors champ mixte des films mélangés dans le film invisible mixte…………………………

Abeilles collées comme des actrices de cinéma dans le circuit imprimé pré-digestion des tickets musique broyée concassée avec le hurlement de quelques poètes en combinaison de centrale nucléaire bruit des poèmes projetés à la bombe étranglement du souffle éclaté dans la bouche concentrée par la muselière la langue perforée par les lacets de caoutchouc bouche fourrée de mousse et d’écume les dents fracassées dans l’enclume avec les batteries invasion des microbes dans la sculpture de jambon vaporisation du parfum gazeux liquide avec débris de corps morcelés dans le boîtier électrique comme une panse flottant dans le paradis envahi d’extra-terrestres gris clair luisant avec l’enregistrement des défécations quotidiennes comme opé-rat futur entre diarrhée et constipation piano fortissimo allégro rythmé rigoureusement par une chasse d’eau comme tempo d’évacuation concrète avec le transit émotionnel des flux de la vie comme musique cool de déchet vital qui coule de source …………………………………………………………………….

Expulsant les signaux croix croix croix gonflant le tube imprimé dans la peau arrachant le slip des stars avec le dé-serre-joint enfonçant les triangles dans l’espace visuel avec les cartouches bourrées de fourmis magnétiques téléguidées dans les rainures des ongles les tuyaux s’enfonçant dans la moquette avec les vers grouillants dans l’infinitude la pâte coulant dans les yeux iris noyés dans la buée universelle convulsions des champignons vampires en cercle le cœur crachant du sang vachement vert fluorescent nacré les triangles de la peau se détachant laissant apparaître des boudins d’inox creux reluisants comme des sardines fraîches volantes dans une nappe sonore de Tangerine dream avec l’overdose d’images que tu crois crois crois voir en expulsant les signaux sons…..

(Suite du poème « envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique »), Volcanville – Joël Hubaut, 1976

Visuel (EPIDEMIA Radio-Activity ) Central épidémik, Joël Hubaut, 1977.

6 mars 2021

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (26)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 19:30

Pour le printemps 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-cinquième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

….. Manger les noyaux du film de la vie suçant les atomes mouillant dans l’anus de l’orbite de tes larmes cinématographiques spectre supérieur dans le musée avec les animaux vivants installés sur les socles comme des sculptures avec la série des mâles et des femelles mélangées sur les grands socles avec les gamelles moulées dans les képis pour faire laper les bêtes sur les socles avec les chaînes et l’abreuvoir programmé dans la centrale téléphonique du zoo de l’art vivant avec le caca dégoulinant autour des socles l’odeur de l’art vivant dans la galerie avec la pisse bestiale exposée dans la lumière rose pour tous les marsupiaux bagués sur les socles pleins de pâtée et de théorie de contamination attaquant les crabes au marteau piqueur avec un sommeil hyper calculé au médoc…………………………………

Émission stimulée par l’invasion des projecteurs planant les barres émises aux niveaux 47 émettant l’information pourrie dans la cuvette avec le dégueulis de vinasse coulant sur l’écran dans la fente explose percute le caisson épidémik augmente l’intensité de chaleur du film spontané avec les bobines embobinées aux neurones contigus bec fouillant le fond de l’orifice branché sur les batteries de tissus réticulé décharge l’écriture vernaculaire sur l’écran avec la lumière calquant les signaux parasites comme une onde dans le rayonnement des mouches pissant avec le jus qui dégouline nouilles holographiques encore molles dans le fond du trou avec les insectes qui avancent dans le tube fluorescent écran détruit par l’explosion du tourbillon invasion des virus violets envahisseurs pellicule infra rouge avec croix cercles flèches carrés gravés sur la monnaie blanchie ……………………………

Les gaz des branchies avec la graisse et la mémoire attaquée par les cellules infectées épidémie des plantes roses du cinéma spécial bouche à bouche par répétition des répétitions des films en temps réel avalant le poisson-chat aspirant la pisse par le trou de bite avalant les algues épidémiques accrochées au drapeau bleu blanc rouge couvert de pustules envahissantes avec les têtards qui jaillissent des camemberts du gouvernement anti-synthétiseur avec les renseignements généraux et les fantômes d’indiens reproduisant la démangeaison sur les étiquettes …………………………… (suite du poème « envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique »)

Joël Hubaut, 1976 …..

Amulettes épidémik de protection. Joël Hubaut, 1976

28 février 2021

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (25)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 13:42

Pour le printemps 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-quatrième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

….. les bactéries grouillant dans la cave avec la morve du film de réalité comme un jet scriptural projeté dans la moule factice de la factrice qui ne porte jamais de petite culotte et les hélices giclant dans la masse hyper réelle peau écaillée sur-réelle avec les vergetures des lettres fourrées dans la lumière des néons plantés dans le ventre du projecteur les poils électriques claquant le rythme tempo po po po clignotant comme une enseigne dans le ventre du rythme des poils ail ail ail avec la lumière noire de la viande qui se répand han han han dans les flaques des timbres par avion en léchant les enveloppes hop hop hop pour la factrice qui pédale dans la campagne avec le vélo bandant auto-vibreur dans les côtes pour l’écologie de l’amour horripilateur des martiens qui jaillissent des yaourts en pleine nuit illuminée de pores d’où jaillissent les gros vers luisants extensibles ……………………………………………

Des bobines de mots tamponnés reluisant par saccades crachats éparpillés dans poussière de rêve tumeur d’image de neige éblouissante dans le blanc du lait écran vierge sacrifiée sur l’écran souillé écran blanc sur fond d’écran blanc sale convulsion des illusions au travers des lunettes rock n’ roll spirale poupée en cuir avec grosse moto plastique vroum vroum dans l’armoire à glace faux symptôme de liberté artificielle entre les housses en écoutant chanter les hippocampes électriques bande-image crachant sur la pyramide de fiole bourrée de fœtus……………………..

L’uranium qui s’échappe de l’organe la lèvre ouverte queue enflée dans trou trou écarté bave panse sperme radio actif couilles de neurones vésicules fistules tentacules testicules mandibules visuelles désintégrées dans le faisceau avec ton amour dans la répulsion électrique des robots en mutation dans la peinture des actionnistes avec pinceaux de reproduction poils-haschich automatique directement injectés dans les tubes acryliques pour calquer les images décollées dans la masse du réseau des artistes créateurs de cicatrices esthétiques au cutter avec cette image d’anglais descendant du car ferry avec des cheveux-balayette raides comme une torche vive sur le crâne avec épingles nourrices plantées dans la joue et vieille odeur de thé rose amoniaqué du cowboy sale ……………………. (suite du poème « envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique »)

Joël Hubaut 1976…..

Visuel = CROIX  de sable avec Colette de Lacroix. Joël Hubaut, 1976.

20 février 2021

[Création] Joël Hubaut, Épidémik (24)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 12:55

Pour le printemps 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-troisième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

….. la vision toujours plus enfoncée vers le fond sans fond avec les vibrations de l’écho des images miroitantes hors de l’écran avec le bruit des effets hors-vue claquant les tempes à l’extrémité des tubes d’illusion comme-si les images invisibles étaient plus bruyantes dans la non-visibilité avec le rugissement des stérilets du studio coinçant les vulves d’illusions dans la sous-couche des plans mobiles plongeant dans le champ des caméras vidées dans la gélatine avec les transistors harnachés aux tétons flash-back avalant la bouillie de merde grise mécanique dans le cadrage contre plongée bourré d’épissures et de microscopes parlant le langage des molécules ivres…

Images panoramiques éclatées au-dessus des bidons explosifs plan-séquence épidémique avec la mousse visuelle dans le travelling bobine buccale dégoulinée dans le hasard des séquences-cul pellicule épidémique entre les jambes dans les viscères boulonnées avec les anneaux écartant la chair dans les images écartées rongeant la langue sexe révoltée dans les raccords provocation du metteur en scène dans le ventre de la star révolutionnaire qui se fait enculer par un cheval du parti communiste sur le bureau du ministre attaché culturel se branlant à vif dans un torchon support surface travaillé à la rondelle de concombre tamponnée en monotype bleu espadrille pétanque béret français enregistrement des hurlements de la gonzesse qui se fourre avec le téléphone….. (suite du poème « envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique »)…

Joël Hubaut, 1976

Visuel « Portrait-mutation en lapin » (photo de P. Victor, rehaussée à la gouache par Joël Hubaut)

30 janvier 2021

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (23)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 14:51

Pour le printemps 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire/voir le vingt-deuxième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

Avalement de la projection avalant l’air par les poches des hernies blessant la moelle des nuages d’ADN géo-imprimés en aplat cinématographique avec des taches géométriques noires et des contre-reliefs raplatis sur l’écran avalé dans les nuages d’ADN entre les taches noires du cinéma avec l’ombre blouson noir des grilles sous-cutanées tordues comme du Mondrian ramolli par la bio-chaleur des micros entortillant l’écran avec les couleurs méningées des décibels qui explosent débordant des cloisons de l’hypophyse du cadrage du film épidémique orange vert rose doré dans la vitesse supersonique des méthodes de prolifération artificielle de l’or… La peau greffée au ventilo téléguidé attaquant les rebords de l’écran avec le couteau à cran d’arrêt des hommes noirs automatiques qui traversent l’écran avec les super gonzesses pupilles rimmel vulve mouillante épilation absolue grandes lèvres imberbes gros bébé fille chatte géante enfouie entre les cuisses odeur de réséda chewing gum pisse clito jusqu’au bas des jambes translucides avec bottines en skaï rose argenté envahissant les surfaces lisses anémiées du cinéma pour sucer loin comme la crème fraiche de Normandie dans la bouche en inoculant le brouillage avec la musique de Varèse et de Nino Rota dans le four électrique blanc… Le grouillement polluant des signes grafo-cytoplasmiques tatouant les ventricules du cervelet vacillant frottant glissant fracassant la marge pariétale pour se répandre sur les photographies radiographiées en mordant les images / ovaires dans l’épaisseur de la vision radiographique jusqu’à entamer les sous-couches en rognant les strates glissant dans le vide du fond des images au rayon x sans fond à perte de vue dans la non-vue plus lumineuse que la vue-vue ultra violette hors-écran où le renoncement des images induit des images absentes décalottées dans la vision cinématographique plus profonde encore vers le non-fond total absolu de l’espace sans fond à perte de vue de l’imaginaire mycosé sans limite dans les bas fonds du fond sans fond radiographié en copulant dans la vaisselle avec les furoncles qui coulent dans l’embrayage avec les 47 scarabées …………. (suite du poème « Envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique » )…

Joël Hubaut, 1976

« Brindilles épidémik sur neige » : Photo, Jean-Pierre Chambon. /Joël Hubaut, 1976/

    « Brindilles épidémik sur neige » : Photo, Jean-Pierre Chambon. /Joël Hubaut, 1976/

31 décembre 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (22)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 16:33

Après avoir franchi le cap de 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le vingt et unième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

… Envahissement des pellicules de réalité dans la brèche souterraine épidémique……………………………..
A travers les lunettes noires qui se déportent vers la lumière future le chaos des images tisse une paupière artificielle transparente qui irise la vue intégralement dans les croisements en glissant entre les faisceaux de la réalité déchiquetée dans l’angoisse des réalités artificiellement hyper réelles et croisées….
L’obscurité crucifiant les images falsifiées dans l’angoisse allume le fond sans fond du monde angoissant d’une lueur parodique merveilleusement enchantée glaçant la monotonie du quotidien dans le noir entre les faisceaux artificiels du cauchemar dans une flaque saignante ignoble puis la pâleur du fond sans fond s’illumine sur un trou mixte béant jaune électrifié avec des vitesses inouïes de super chaos lumineux et joyeux éclatant en lambeaux jaunes dans l’artifice de la lumière réelle arrondie par le miroitement larvaire des os de poussins jaunes nivelés dans la bouillie de nicotine jaunie des pertes blanches des nymphes en chaleur….
Eclatement du rideau du jour et de la nuit sordide morose étouffante convenue en giclant par tous les spots de la pensée frénétiquement récalcitrante et furieuse loin du cloaque terminal noir suicide monotone fade banal amère tiède mou insipide de l’angoisse déportée expulsée de la paupière pour étaler la vue à plat avec les flashs dans l’écho des galaxies gonflées de néons lasers et injectées de rêve de lumière flash éclaboussant les étoiles du crâne allumé avec les bonbons du rire en décollant à fond hors du fond nyctalope………………………………………………………………………..
Vision à fond d’une épidémie broyant la normalité comme une écume polynucléaire du langage contaminé par des virus envahissant le ciel propulsé dans l’abîme avec les becs des voyelles et les griffes de toutes les lettres mutilées concassées recollées découpées recousues ébréchées combinées avec les alvéoles progressives de l’alphabet et les pinces graphiques et les tétines d’enzymes s’enfonçant lentement dans les gouffres pour faire jaillir des mots nouveaux comme des masou toïvôcche pruri claire hràüttùtes bübrhquaê jô bô ùbô näaàcjjeytù dehgà kkevâ bsùût cfjô ahsgè ettërdfs jûfùt avec d’autres mots encore plus recollés comme jegsûe büb bdgaàts hdfj guëerin jkïskà bô ü üzeïnskldsd lé lé suïè zuzôoù siéhïfn bô siéhïfn bô jnvèuû lélédaâ aqskl bô bô iëtttè kxi kxk-kqôpz jà ôoifgs lélé ùxvbcrè jsuûè jjxôîsyàô zyäfm fopo jjàénï ràtjbtùf zbô bôchre àî ght ght équïètt bvdh ôù bcù àjduebdô bnaé jjfureùlfh duènléûgf enbe hùùlf jaos gxx fqsgwwb xhsh ê xxùeô nckdh zôbbb ffsfk aga aga ……….
alors l’épidémie est une guerre de la pensée bio-chimique qu’il faut étendre à l’infini en s’infiltrant atomiquement dans tous les blocs nucléaires de l’ordre établi pour une action vive bariolée imprévisible et épidémique…..

Joël Hubaut 1976 …………………………………

Visuel  « Feux épidémik » ( photos-tranchées épidémik de fioul, dessin crayon sur papier, écriture) : Joël Hubaut, 1976.

24 décembre 2020

[Création] Joël Hubaut, Epidémik (21 : « infiltration d’épidémie », suite et fin)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 13:03

Après avoir franchi le cap de 2021, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le vingtième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]


… contre les électrons amoureux-bariolés martyrs dans le remplissage orbital infectieux hyper rock’ n’ roll hyper bariolage couleur d’indiens couleur de fête couleur de désir couleur de vie non-prévisible anti-coco anti droite pourrie défoncé à la guitare électrique avec la bonne herbe rebelle hyper subjective entre les couilles-télévision / messe / loterie nationale et dans la chatte moto-cross pour fumer avec le groin hyper libéré branché à la ligne haute tension directement sur le téléphone international des caméléons contre toute la mafia spectacle-marchandise / patrimoine / nation / territoire fête des mères mono-culture ligne droite obligatoire du théâtre de théâtreux monuments aux morts anti-dérive anti-happening légion d’honneur du foot alors l’épidémie s’étend lentement dans la gangrène télévision post-France occupée sous Vichy avec fric politico-friqué théâtre-verrou d’Avignon de merde et l’épidémie plante ses volutes de résistance dans la rate normale sport marron collabo-populo pour décharger ces cellules vivantes anti-théâtre en libérant la semence folle qui s’égare sans aucune retenue en giclant à travers les clochers-miradors de la connerie insupportable normale télévisuelle théâtreuse scout M.J.C. cultureuse marron de la peinture abstraite marron friquée caricature de créativité et la décharge épidémique bariolée anti-épidémie marron se répand dans les H.L.M. cantine de la pensée marron Léo Lagrange avec l’optimisme et le plaisir de la différence incalculable et imprévisible et dans le bonheur de l’absurde et de la dérive la plus totalement épidémiquement dérivante et contaminante et parodique et incontrôlable et glissante et brouillée et hyper mélangée contre tous les assassins de spontanéité et d’imagination sans cohérence de marché et de rentabilité de fric de télévision politique de peinture convenue de théâtre-verrou insupportable pour un public catéchisme faussement dispo pseudo ouvert mais tellement intolérant marron-verrou dans la cervelle et si anti-contemporain alors l’épidémie est une guerre de la pensée bio-chimique qu’il faut étendre à l’infini en s’infiltrant atomiquement dans tous les blocs nucléaires de l’ordre établi pour une action vive bariolée imprévisible et épidémique…..

Joël Hubaut 1976

Valcanville – Volcanville : visuel  » ARCHEO – EPIDEMIK- BOX  » (co-production Michel Sohier / Joël hubaut, 1976)

21 novembre 2020

[Création] Joël Hubaut, Epidemik (20)

Filed under: Non classé — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 21:01

Pour votre Noël 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le dix-neuvième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

………………………………… et le mur de la télévision épidémique est sans rock sans art moderne sans imagination avec les grosses vaches patriotiques papa maman des bibliothèques conservatrices anti-rock-and-roll dans Vatican-Guy Lux avec peste purulente de langue-Dieu-verrou musée messe normale du dimanche du tiercé normal dans la langue-verrou sous-hommes torturés avec les motards Pape-Pape de la censure normale arrachant la langue technologique / sauvage / sauvage croisée des poètes émancipés dans les pneus compulsifs de la morale police-musée-verrou chien-loup hyper gonflée par les gros flics sénateurs préfets normaux loterie nationale du mariage normal verrou et les professeurs-verrous tiercé-musée conseil général de merde inspecteurs du travail- verrou normal mairie commissariat pustules colonels sergent-chefs magma fatma branle-bas cardinaux pasteurs brigade de curés conservateurs vierges marie-salopes contre l’avortement chefs adjudants abbés pédophiles rabbins bonnes sÅ“urs sado-gouines anti-homo moines-verrous sado-pédés anti-homo sado-travelos anti-travelos beefsteacks avariés sacerdotaux taxes inspecteurs juges critiques d’art branchés au goutte à goutte d’impôts sur la cathédrale de la mafia mosquées des temps sectaires ultra intolérants de la soumission/ fascination / superstition / du fanatisme maladif borné aux Dieux-fétiches-verrous caleçons de tous les orthodoxes normaux marrons communistes-chrétiens-islamiques – sionnistes doctrinaires moralisateurs totalitaires social-régionalistes corses basques bretons MLF-syndicalistes-corporatistes supra-verrouillés avec l’épidémie normale des billets de banques normaux classiques des putes du contrôle-culture anti-prostituées crachant les censures paraboliques dans les virages des langues technologiques mondiales des guerres nationalistes normales des mairies normales-censures kommandantur invariablement intoxiquées mélangées aux globules idéologiques politico-virus infectés de la parole contaminée du fond du magma peinture normale verrouillée censure molle chimique marché de l’art normal censure blanchiment d’argent normal avec l’épidémie académique censure extra-humaine mafia normale pro-patriotique fasciste accidentée par la cohésion normale censure des noyaux instables en activité intra utérine morale dans la cervelle épidémique occupée par les cocos butés de l’oeillère normale des recteurs-censeurs avec les orvées du dogme moral travail-patrie -verrou de corvée insupportable coinçant violant cognant enfilant les jeunes filles libérées dans les chiottes universitaires pour nettoyer le service contrôle-morale lavage de cerveau lavement d’anus en branlant les minettes avec les Staline-godes scouts-maoïstes d’extrême-droite poujadistes cathos puritains Gaullistes d’Europe pour les amadouer et les plier et les téléguider avec la sodomie des ambulances de l’école normale corporatiste fonctionnaire-verrou de l’ordre-censure pour jouir dans le fric-fric de la censure en jouissant avec les lingots-flic dans l’cul friqué de la censure morale avec l’addition successive des angoisses de la guerre-télévision normale marron…..
Joël Hubaut, 1976

Visuel : fragment de  » Chirurgie épidémie », de la série peinture cut-up grise exposée galerie noire à Paris en 1975 (acrylique sur toile), Joël Hubaut, 1975

13 novembre 2020

[Création] Joël Hubaut, EpidemiK (19)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:55

Pour votre Noël 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le dix-huitième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

… (infiltration d’épidémie, suite ) ……………………………………….… collabo marron de la guerre d’Algérie du tiercé avec cuisine intégrée frigo-verrou camouflé derrière fausse porte de commode verrou grosse bagnole de merde marron de merde coupes de championnat de pétanque de belote de foot de papa du trou autoritaire musée-verrou de la langue-verrou mensonge-accélérateur bière et pinard collège-verrou papa peureux-musée-chiotte de visa citroën crachant l’alpha-merde papa gamma sur le plateau télévision en sous-couche du plateau-musée supérieur bourré à mort de merde enrichie de sur-merde de langage télévision-maman-langue-babouin rayon x prof auto-chenille marron déflagrant les mots-rafales gachette dans la trachée pour tasser la vomissure de lycée des rayons électriques par plateaux successifs dans la trachée administrative du langage télévision accéléré par la matrice-musée enfoncée au manche de pioche matraque para-militaire du chargeur fonctionnaire-syndicaliste gris obtus spécial-vacances normales avec la crosse enfoncée dans le cul-télévision l’animateur normal se sodomisant avec l’antenne du pouvoir normal anti-érotique la langue des structures destructurées ensanglantée arrachée à la langue contre-structure et l’esclave chantant les mots dispersés multi-color dans le canapé-télévision-cercueil-musée marron verrou contre-désir avec la salive raciste normale grise en chantant des chansons normales gala-galeuses-top eurovision réactionnaire contre les chansons polychromées d’une grande conceptualité extrêmement impure et improvisée dans la langue onomatopée multi-palette neuve magique extra-bruitiste nouvelle audacieuse expérimentée mixée critiquée repensée déconstruite décalée déchargée en dégueuligraphik par la centrale dictature-lettres modernes verrou de veau télévisé dans le tombeau Léon Zitrone comme gros rat vache Gaulliste pur porc interville avec le mur de Berlin
…….. Joël Hubaut 1976 ………………………………………………….

Portrait épidémik de W.S. Burroughs, série peinture grise exposé en 1975 à la galerie noire Paris (acrylique sur toile ), Joël Hubaut, 1975.

27 octobre 2020

[Création] Joël Hubaut, EpidémiK (18)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 21:24

Pour votre Noël 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le dix-septième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

(infiltration d’épidémie, suite ) … et les mégalithes et les robots avec les ovules de parole chiant les étrons-télévision marron de mots modèle matraque-pâtée-bouillon de culture télévision matraque vermine grises astiquant les asticots véreux avec grouillement des gênes infectés dans la bassine émotive télévision marron-musée chagrin-nostalgie avec la truelle-truie baffrant l’apprentissage hallucinogène dans la boue du journal télévisé marron ocre poutre au plafond couleur merde rustique scout pierre grise apparente de maison de merde de bourges de matraque de ploucs pantoufles verrous cadenas racistes fausse information électroniquée bouse marron de campagne de maison à retaper avec poutre apparente hideuse avec torchis de merde avec verrou-toit de chaume rustico-légal conservateur-pouvoir gerbant le fond de cuvette télévision marron meuble de merde verrou contaminant en chêne gros pouf marron pouffiasse d’armoire normande de merde marron affreuse à vomir dans le salon marron merde avec tapis marron verrou papier peint à fleurs marron verrou avec peinture marron paysage infecté portrait de merde verrou à se suicider avec routine-patin sur plancher ciré marron et chiasse marron vomissement purée de marron dans la cuvette verrou de bibelots-souvenirs proliférants de saloperies kitschs de merde de Lourdes de Rocamadour du Mont Saint-Michel de Montmartre de Lisieux de merde de chien loup chasseur français anti-arabe de verrou pancarte attention chien méchant marron molosse patriotique de merde de drapeau-verrou de merde avec crucifix-verrou dans les chiottes marron et la vierge-verrou vérolée phosphorescente suçant le nain de jardin-verrou dans la salle à manger verrou-marron avec la télévision-verrou de merde du juste milieu de la messe de merde du dimanche…
… Joël Hubaut, 1976 …

Visuel « EPIDEMIK – SPRECHSTUNDE » multiple à 47 ex. co-production Michel Sohier / Joël Hubaut 1977

17 octobre 2020

[Création] Joël Hubaut, EpidémiK (17)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 21:03

Pour votre Noël 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le seizième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

Infiltration d’épidémie caméléon camouflée en marron dans zone morale d’épidémie marron…
La peau de la langue enfle et gonfle sous la peau empotée avec les pupilles romantiques dilatées dans les gouttes au ralenti bourrant les amas à la pelle dans les fosses…..
et la queue de la langue est comme une queue coulant sous la langue perforée par les boulons marron de l’université de la police judiciaire le trou qui révèle la poche de ganglions ornés de scarifications orange dans la viande de la langue les croix arrachées comprimant le sternum la pression violente plaquant les spirales bleues dans les embouts qui agissent sur le moteur avec les courroies hypertrophiées en attraction dans l’image rouge de la peau de la langue retournée dans la patte transportée dans les cuves de la maladie bleue où agissent les diaphragmes électriques qui découpent les peaux de langues arrachées en lamelles courbes nouées dans l’orbite rose tendresse éternelle excitée par des cônes de bois qui s’enfoncent dans la chair de la langue-fac-administration éclatant les tissus police-secours démembrés bloquant les conduits excréteurs de tous virus alphabétiques extra-terrestres verts jaillissant du trou de la bouche pourrie avec le mix de la douleur extrême de la parole post-ultra lettriste argentée contaminée par la langue pieuvre cosmique infra-rouge en gelée dans la langue baveuse du langage épidémique ultra-violet des croupions universitaires gris malaxés aux mollusques intoxiqués de syntaxe-cafard coulant dans l’épiglotte du claquement psychanalytique blanc des portières la plaie-langue bouchant la cavité-parole atrophiée par les tentacules glosso-pharingiennes orange comme des psycho-huîtres/moules/vagins/ rouges crevant la pseudo-cramouille rose bornée de morale-sanitaire la langue saucisse mixée aux plaquettes-infirmerie croix-rouge avec la langue greffée rose proliférant dans les canalisations glossolaliques du jus d’hygiène sémio-juge fasciste gris marron noir dans les toilettes catholiques grises marrons-moines comme une langue gestapo noir imposant la langue plate grise marron ségrégation soumise aux injections dans les pare-brises célestes transparents encastrés dans le nerf lingual du bulbe de soumission des masses marron engloutis dans la routine grise des vulves contaminées par une normalité marron-maman-langue-bite CRS capo gris bleu noir-assurance maladie marron banque de France perforant le nombril télévision gris marron dans la langue baveuse fouinant les pores dans les crevasses de la peau pastille crème de peau morte de pus dégoulinant marron dans les languettes du langage matraque de l’écran borné gris du crédit agricole…
Joël Hubaut 1976 …………………………………………………………………………

Visuel Action épidémik dans les rues de Sarlat avec Alain Suel ( frère de Lucien Suel ) Joël Hubaut 77

18 septembre 2020

[Création] Joël Hubaut, EpidémiK (16)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:48

Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le quinzième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

Les signaux se répandent par un jeu/geste/travail récitatif, germes inondés qui frappent le blindage horaire, ses parois enduites d’images raisonnables que les signaux vont ensevelir, étouffer – Epidémie de signes – empreintes proliférant par le dessin, le son, l’odeur, etc… petits chromosomes en grains ou en bâtonnets – les plus longs en forme de filaments et fléchettes, croix et cercles marqués sur tous les supports puis redessinés – certaines espèces de mouches ont dans leurs glandes salivaires des cellules à chromosomes géants, ces chromosomes résultent d’un clivage longitudinal répété un grand nombre de fois donnant 4, 8, 16… 256 etc… filaments associés en un faisceau épais dont je reprends le principe d’une façon sonore en utilisant le clairon, la guitare électrique où le tube de caoutchouc et graphique sur tous les supports traditionnels tels que carton – papier – toile – peau – terre – végétaux – minéraux – eau – ciel – etc… les sons où les traces ainsi agglomérés prolifèrent dans l’espace créant une épidémie émotionnelle que favorise l’angoisse et l’obsession. Angoisse de l’uniformité pollutive et de tout le processus envahissant qui chaque jour obscurcit nos possibilités d’individualité. L’épidémie graphique ou sonore peut résulter d’un exorcisme (maladie – mode – pollution – religion – politique) qui strangule par son progrès nos initiatives de connaissances et de créativité – Epidémie picturale par l’ accident – les mouches – la culture, par l’eczéma et par la poésie – pestilence répétitive dont le cerveau vomisseur active le geste perpétuel – les cils vibratiles de notre fontanelle en sont les moteurs essentiels, peindre les teignes sur les toiles déjà couvertes de cellulite puis modeler les menhirs incubés de notre futur jusqu’à l’implosion (épidémie de sens et épidermie)…..
Joël Hubaut 1977… texte paru en 1977 dans la plaquette-catalogue « galerie le fil – Cherbourg »
à l’occasion d’une exposition de groupe ( Audouard- Gwezenneg- Hubaut- Louveau )

Visuel = « EPIDEMIK-BOX » (mission spatiale épidémik) co-production Michel Sohier / Joël Hubaut 1977

5 septembre 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (15)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 13:04

Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le quatorzième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

… La moisissure grise se propage par tous les outils moussant, gonflant le long des stylos et des porte-plumes qui crachent les ovules, piquant chaque matière nouvelle, les bulles s’ordonnent par flaque cancérigène altérant les images de l’histoire de l’art par tous les orifices du papier, la langue du pinceau qui lape aussi la toile pleine de membranes grises culturelles tranchées par des flocons épidémiques, ces signes qui vont encore grêler, crépiter à la limite des paupières du cadre, infecter le lobe, s’accoître par toute la mémoire contractant la tumeur qui va exploser comme un blockhaus intérieur répandant les champignons croix, triangles, cercles, flèches, etc… au-delà de l’image, ces signes jaillissent par la lave acrylique, enterrant les clichés d’école, de style, de mouvement, linge en naufrage contenu dans la crampe de l’humanité, l’épidémie à flot éjacule vers l’horizon, ses dents épluchées fixant dans son parcours expansif des traces de syncope, graines, virgules, ongles, signaux languissant dans l’oppressante étendue du temps et du vide, germes valsant au-delà des stations-horaires avec la force de l’obsession puis par tout l’engrenage du besoin de faire, de fabriquer, de vivre, le foutre graphique entre en collision avec d’autres hormones venues des enclos de la tête, des balles ou des tétons mutants qui vont rayer la sciure du cerveau, chaque gouttelette de passion collant aux tentacules, toutes les traces d’épidémie, tous les grumeaux faits à la main dans l’attente de nouveaux symptômes libérateurs qui vont déborder vers la banquise, suinter, fermenter entre les rats et les anges d’un dessin à crever les yeux – dessin d’essaim par la crème d’une écriture-spirite – black and white spirite …
Poème paru dans la plaquette du musée des Beaux arts de Coutances en 1977.

Visuel de la plaquette du Musée des Beaux arts de Coutances dans le cadre de l’expo collective « Audouard, Hubaut, Janladrou, l’Hermitte», Joël Hubaut, 1977.

27 août 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (14)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 20:56

Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le treizième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

… l’épidémie expulse les graines par le chargeur glissant le long du porte-bagages les bactéries sursautent proliférant entre les fesses dans le foin dans les barbelés collant les épluchures sur la toile avec les traces épidémikes fixées dans le gras recouvrant les mailles du soutien-gorge avec la bite qui décharge l’épidémie mord la bite dans le bonnet avec les tétons qui se répandent les grains de beauté en forme de croix cercle flèche triangle etc. bloqués dans la peau avec la prolifération l’épidémie écorchant les mamelles claquant la portière puis se faufile dans le moteur s’échappe par les gaz stabilisés s’effritant dans l’herbe recrache les signes dans les tiges les orties se tordant qui font éclater aussitôt le germe qui se répand par les orifices entre les mottes les paquets agglutinés dans les terriers le gargouillis d’entre les fleurs les pétales mordus par flocons signaux comme des copeaux une pluie de formes multicolores flottant dans l’air neige épidémike fouillant les sillons s’injecte dans les pommes de terre la purée épidémike atteinte les chancres qui vont éclore aussi dans la bouillie par les globules aspirent les signaux toutes les sortes de formes comme des insectes accrochés à la peinture la boue en rondelles dessinées toutes les notes les bulles épidémikes assaisonnent l’espace à fiel ouvert les prières en alvéoles lâchées du cerveau jusqu’aux allumettes des cheveux qui s’enflamment enfumant l’égout mental puis se bloquent dans le siphon qui distribue l’épidémie dans le réseau universel par tous les pipelines avec la rosée et lèche la toile en longeant les burins du crâne même la flaque grise grouillante de vermine qui s’enroule indéfiniment l’épidémie en rotation permanente qui prolifère dans le lavabo terrestre stratifie les caillots de sang en forme de triangle cercles flèches croix bâtons etc.
Grande maladie d’épidémie de mémoire pour s’éclater dans les cristaux des yeux les tubercules rougeâtres gorge vague haletant comme le pinceau cahote les reflets le bourgeonnement répandu fouette et toute la jungle épidémike par l’écriture-méduse s’imbibant dans les pores de la toile l’ongle du crayon griffant aussi le papier par signes épidémiks la lumière entre les formes goutte à goutte toutes les couleurs comme des baisers sur fond gris poussière en lave dessinée sur l’écran des minutes de gouffres la cendre au niveau des lignes chair – signes de ride des traces quotidiennes sur le corps des étoiles qui flottent dans la piscine en grumeaux boue maladie de crotale dans la pâte la houle noire des doigts à brosse en lame absorption des plantes le ciel dans sa fuite aussi par le vent de mouche jeter les épines dans l’espace pleuvant les hoquets marqués avec les gélules gaze-frange dévorant le cervelet par les hublots la crème à la gaine du fusil par grappe crâne citerne d’épidémie les cônes des signes comme des becs mêler les convulsions les araignées acryliques avec la bouche qui crache mon épidémie qui explore la lumière par éjection d’ovules des jets de signes comme des algues qui pourrissent le cadre s’étendent dans l’aube noyée sur fond négatif des milliers de miettes d’épidémie par le trou du souffleur dérivant vers les extra-terrestres empilant les gerbes de formes les molécules colorées qui dégoulinent dans le vagin du sablier s’écoulent comme des poissons vidant la mémoire une végétation de pistil sous la peau émeutes de têtards par la galaxie la toile couverte de perles torturant la raison l’épidémie alors pulvérise l’espace avec les étiquettes de l’électrocardiogramme l’épidémie se répand avec encore plus de passion entre les feuilles bulles sanglantes se précipite dans la brèche le sang qui afflue à l’extrémité du tube les globules dans l’orifice du toboggan hurlement avec l’haleine entre les sondes en forme de fourchettes à escargots le coeur par rafale collant au papier avec le hache-oignon anti-larmes les signes crevant la lumière en spirale l’épidémie comme des morpions jusqu’au fond de la plaque chauffante les sirènes tue-tête insectes et globules dévorant le papier les formes augmentent dans la matière du cerveau compressé par la densité du jet alternatif avec l’albumine épidémike pinceau-caméra prostré sur l’infini allume éteint le pare-brise à tendresse des traces de respiration collées par fureur forment une super-mosaïque sur la toile universelle l’odeur du piétinement continuel qui donne l’orgasme permanent fait vibrer les intestins sur le tamis des origines secoué sans relâche le corps en vibration constante s’enfonce par devant puis par derrière glissant au ralenti dans la cervelle qui s’épure presque immobile comme une huître avec ce moteur à fond qu’on dirait au point mort ou qui sommeille exécutant le dénouement intemporel puis pompe les torsions raclant les images dans le pot jusqu’à les rendre visqueuses avec des équerres des règles des compas dont la rigueur reste en relation immédiate avec le pouls qui bat dans le congélateur gèle les signes et les moignons épidémiks avec la langue l’éruption de déchet tous les signaux la rage d’empreinte sur la bande de liane vidéo jusque dans la soudure de l’éternité collant les pièces de la fourmilière au-dessus du sol les signes d’oiseaux-nuages à zéro pépites accumulées par la main emplir les bidons d’épidémie avec une couche de pellicule noire tache de rousseur jusqu’au volcan qui crache la peinture dans les pattes de scarabées les chewing-gums enregistrés avec le séisme des nerfs étendus sur le papier empli de traces brosses au rythme des tempes rongeant l’image détecteur de quotidien l’épidémie de lentes panne secrète du temps des larmes comme des quenelles au bord de l’âme la poche de rêve brune les crocs longeant la couture jusqu’au corset lèche la pelle les gencives sous les draps lueur de lavis opaque sous les os la pulpe et le beurre nu collant à la tenture des boutons-prépuces éjectés du goulot l’épidémie entre les jambes le silence des sigles bègues qui mouille l’océan du coma le nerf respiratoire rempli de pollen épidémik avec le blues des formes triangles croix cercle flèche carré appel céleste – Dessin d’astre ébloui – avec les couleurs de détresse l’ombre en position de drame par inflammation des traces saupoudrées la peinture enceinte qui se coagule et les bêtes timides qui hurlent échappées des prototypes avec les crinières barrant le crâne empli de vers de furoncles sous les plumes l’épidémie en débris sur l’ordure avec les ciseaux vaporisés dans l’horizon l’espace épidémique comme un flot proliférant une saga obstinée qui décape le cosmos puis pose les tessons d’écriture dans les vitres de l’eau-de-là corrigeant les reliquaires poncés dans les météorites des peaux mortes collées dans le vide confettis moisis englués dans les cahiers de l’art ornés du temps obscur en répétition le plein noir inextricable d’un voyage permanent de voltige balançoire épidémique entre les ronces avec les bourdons les guêpes les puces contagieuses et les tensions qui restent en survie dans les mousses poreuses des pluies du coeur par où s’échappe le fracas de tendresse éclaté par concentration lumineuse échouant dans le silence mutant l’épidémie verbale branchée sur l’univers d’où jaillissent mille formes projetées magiques vaporisées dans les transes jusqu’à la cassette avec l’épidémie mentale à thermostat récitatif qui cogne dans les murs éclate dans l’éponge qui étrangle le miroir avec les caillots rouges en charpie qui dansent dans la page où se noie un désir d’expansion permanente en polaroïd plein feu puis s’écoule dans les larmes comme une potion gonflée de paroles gémissantes qui reflète l’insomnie éternelle puis s’agrippe à la chair mord. etc. etc. etc…

« Epidémie d’infection émotive », poème paru dans la revue L’oeil lisant
(à côté de ce que vous êtes en train de lire), mars 1977, édition B & J. Froidefond.

Visuel et poème paru dans la revue L’oeil Lisant en 1977. Joël Hubaut

15 août 2020

[Création] Joël Hubaut, ÉpidémiK (13 : 1e partie)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 11:23

Pour cet automne 2020, chers Libr-Lecteurs, vous disposerez d’un objet littéraire déconcertant et bouillonnant, d’une rare vie singulière : la somme épidémike de Joël HUBAUT, écrite dans les années 70 – et introuvable. [Lire le douzième texte]

Dans INTER-ACTION C.L.O.M. (Joël Hubaut) (Le Clou dans le fer, 2007), Philippe Boisnard rappelle que, pour lui, « le terme d’épidémiK, loin de s’entendre au sens viral, doit s’entendre selon le principe d’une cancérisation » (homogénéité vs hétérogénéité). [Lire sur LC : « Lissez les couleurs »]
Fabrice Thumerel : « Étrangère au style comme appropriation idiolectale de la langue, la cancérisation épidémik fait sortir la langue de ses gonds. Dans lissez les couleurs ! à ras l’fanion (Al dante, livre + CD, 2003), à la mollesse de la « langue pure moulée à la louche », le poète excentrique oppose « une langue libre démoulée » » [cf. « Poésie, musique et chanson dans le champ poétique contemporain »]

 

L’épidémie répand lentement sa pellicule les balles ricochant par séquence avec les hannetons d’encre de chine dévore aussi la poussière en agitant le sous-sol gonfle comme une ampoule le meurtre des signes mêlant l’intérieur des culasses graphiques puis s’empare de la brume des blancs d’oeil accumulant les dessins aux crochets de couleur salle d’attente monochrome triturant l’espace gris que des insectes messianiques pétrifient avec les épissures purulentes et la musique des traces systématiques qui grouillent dans la cuvette engorgeant aussi la trajectoire de la ponte par où les graines provoquent l’orgasme de coïncidence sombre qui modifie l’intervalle du temps calque aussi l’embolie de l’air et les betteraves du sang d’où se forment les granulés épidémiques maintenus par une bretelle mentale mûrit aussi dans les zones émotives parmi les grêlons claquant les millions d’orteils indépendants qui se faufilent sur la surface magnétique électrocutant les rangées de dents cariées d’entre les fleurs mauves qui s’échappent des lèvres et des mottes creuse les organes en répétition avec les signaux qui s’ouvrent dans la moelle des mannequins brutes l’intense odeur de leucocytes horaires détachée du purin par fragment qui colle aux carreaux la viande hachée en lambeaux s’éclatant sur la toile serrant les pores formant des ornements qui prolifèrent explose aussi dans l’excrément bouchant les trous et les seaux avec les signes mêlés au duvet les hameçons aussi dessinés à la sueur bouclant le fouillis dardé de trace se répand sur le mur grimpant aussi les colonnes doriques s’échappe par les meurtrières envahissant l’herbe le foin les pierres régurgite par les fissures contamine le paysage en rubéole acrylique fixée à la tête qui convulse et les griffes optiques subsistent dans les célébrations d’épidémie par éblouissement mental des papiers marqués qui se crèvent les traces léchant la lumière des soleils qui creusent lentement le globe oculaire avant de s’endormir dans les formes spécialisées des ventouses palpite dans l’espace pétant les verges qui s’expulsent comme des guêpes se mélange à la poudre à la sueur au sable comme du liquide battant la couche avec les tétons éclabousse toutes les parties d’étron en tapissant les supports avec les sigles épidémiques de l’eau-de-là des âges respiratoires et l’épidémie d’OVNI équipée en glissière de dépression provoque une tempête des sens criblant la planète de pustules brodées rampe avec les crachats par-dessus les racines se heurtant aux champignons aux serpents aux sabots du bétail également contaminé jusqu’au lait dont la peau dérive comme une iguane se cramponne avec les pattes du pinceau jusqu’à peindre l’angine du corps par respiration à distance les fils reliés à l’amplificateur acrylique la vanne d’épidémie ouverte les branchies vibrant avec la végétation les taches qui se propagent les alvéoles dilatées sur la chair l’écume qui se répand avec les copeaux épidémiques enflamme la viande brisant les stries qui rayent l’enveloppe avec les kystes qui se multiplient dans la paroi les tranchées imprimées en profondeur de la membrane bulbes fibres veines ouate de caoutchouc giclant dans le trou avec l’hémorragie épidémique par transparence le duvet collé à la bouche les triangles et les croix qui gonflent se fourrent dans les cercles remontent avec la vapeur qui croupit dans la brume l’épidémie reprend aussitôt son invasion lave molle géométrike traînant dans la tête avec les pétales récitatifs qui trempent dans la lumière folie d’épidémie avec réverbération dans le ciel décharge le sperme-graphique par le canal de sortie originel les pédalos fibreux glissant à contre-courant dans les sardines les organes rayés par les écailles et le bancs de mots échoués dans la vase horaire l’épidémie dissolvée oscillant dans la nuque et la bave méningée qui bouillonne dans l’autre dimension par soubresauts rituels répétitifs les sentiments moulés dans les sigles proliférant dans les langues des trous aussi pour injecter les traces la pression des gélules de l’épidémie son orgasme sa douleur la vulve pleine de boutons qui explosent se dispersant dans l’espace avec les hormones épidémiques le cerveau bandant comme gonflé par les microbes avec le prépuce encéphalique projetant les rafales vers l’infini universel l’horizon aussi qui ne laisse plus qu’un câble impalpable d’où jaillissent de nouveaux signes volcaniques inoculant le vide et toute la brèche de la vie les traces filantes dilatées dans les nuages la buée se bouclant avec les virus l’épidémie saignant percute la canette divine les formes incrustées qui gonflent la ceinture qui se révèle avec le noir lumineux la fourrure de poux cachant les spectres puis se plante dans l’anus des anges avec la peinture électrochoc fixant les images d’embruns par les tuyaux épidémiques entartrage du support jusqu’à perforation visuelle des signes sacrés fourrant dans la crasse l’alphabet céleste épidémik mâche plissant les signaux avec la respiration puis éclate en ondulant hors de l’horaire se répand dans les boyaux avec les tentacules obsessionnels abdomen marqué au fer rouge épidémik tressaillant avec les empreintes de l’épidémie lèpre mentale issue des muscles du cerveau qui remontent vers le balai des oreilles tétant la chevelure tondue en épidémie d’où s’échappent les baobabs dilatés glissant dans la gouttière avec les boutons qui explosent entre les vis roule dans le couloir l’écume qui se retire vers le lit forgé en épidémie avec les taches de l’alphabet céleste urine et menstrues répandues en forme de croix triangle cercle marquant les draps par touffes puis se déploient sur le plancher clapotant entre les rainures puis sécrètent les fourmis vautrées entre les aisselles les boules dans les poils dégoulinant dans les moules épidémiks puis autour des reins avec la serpillère imprimée en épidémie gonflant la cuisse le pubis et les couilles avec les cicatrices à l’aine en croix triangle bâtonnet etc…
« Ã‰pidémie d’infection émotive », 1ère partie du poème paru dans la revue L’oeil Lisant,
mars 1977, édition B & J. Froidefond.

Couverture de L’OEIL LISANT, « Lapin épidémik ». Joël Hubaut, 1976.

Older Posts »

Powered by WordPress