Nos NEWS tombent le jour même du 10e anniversaire de. Jour mémorable de commémonation mondiale. Jour grave qui a gavé/gravé nos mémoires et notre Histoire par décret. Victime d’un attentat lâche-et-sanguinaire, l’Amérique se recueille. Silence.
Désormais, il y a un avant et un après. Avant, c’était l’Âge d’or, la Chute du Mur ayant permis l’avènement du capitalisme, c’est-à-dire l’accomplissement/dépassement de l’Histoire : enfin le Progrès n’avait plus d’obstacle. Après l’apocalypse, commence le règne du terrorisme, fléau des civilisations "humanistes".
Le Mal accouchant parfois d’un bien, la célébration de cette date rendue historique a au moins l’avantage de redonner aux frivoles Occidentaux un épouvantail/bouc-émissaire.
Le 11 septembre 2001, le fanatique Orient frappe avec les moyens du bord : l’Amérique et le monde entier se recueillent. L’Amérique frappe les 6 et 9 août 1945 : l’Occident se recueille-t-il ? Le 11 septembre 1973, les États-Unis aident Augusto Pinochet à installer sa dictature : l’Occident commémore-t-il ? Et pour les innombrables victimes du colonialisme, du post-colonialisme et du néo-colonialisme, bref, du capitalisme tous azimuts (victimes des guerres "tribales", économiques ou stratégiques ; des ruines, des famines, de l’exploitation économique, de la misère la plus noire, etc.), que fait-on ? [On se reportera au dessin de Joël Heirman sur son blog]
Pour cette sixième saison, plus que jamais il nous faut être libr&critiques : les entrées récentes et à venir (pendant six semaines au moins, au rythme soutenu d’une environ tous les deux jours) tendent à l’être de quelque manière que ce soit.
Pour le moment, Pleins feux sur Joël HUBAUT et Libr-événements (Al dante, arts numériques, colloque sur la mémoire du moyen-âge dans la poésie contemporaine, Imaginaires du dehors (rencontres performatives), soirée lilloise autour de Patrice Robin, revues Tête-à-tête et Ce qui secret). /FT/