Libr-critique

6 avril 2007

[Livre] Chloé Delaume, La Dernière Fille avant la guerre

Filed under: Livres reçus,UNE — Étiquettes : , , , , — Fabrice Thumerel @ 12:17

delaume2.jpgChloé Delaume, La Dernière Fille avant la guerre, éditions naïve, coll. « sessions », 2007, 117 pages, 12 € ISBN : 978-2-35021-099-5
Quatrième de couverture
Août 1983 j’entends, je me lève et je marche. C’est l’appel de l’Aventurier. Je suis si désolée, Chloé. Vraiment si désolée que ce soit la vérité. Mon corps avant ma tête, le corps avant la tête, pour moi ça c’est passé comme ça, le réveil. J’ai compris que j’étais vivante puisque j’éprouvais du désir. Moi aussi j’aurais préféré que ce soit la faute à Wagner, manque de pot, c’est tombé sur Nicola Sirkis.

Chloé Delaume redonne vie à Anne, l’ancien moi du dedans, celui d’avant la destruction du dossier Indochine (1995), celui qui fut fan du groupe dans les années 80 et même après, quand il passa au purgatoire. Oscillant entre je et elle, barbotant dans le jus de mémoire, Chloé Delaume restitue cette folie obsessionnelle qui lui a fait traverser l’adolescence un casque vissé sur les oreilles.
Sans se départir de la puissance poétique qui caractérise son écriture, poursuivant ses interrogations sur le personnage de fiction, elle raconte avec humour ce que c’est qu’être une fan revendiquée, puis cachée (forcément) d’Indochine.

Premières impressions

Depuis la toute fin du siècle dernier, dans ses récits comme sur son site www.chloedelaume.net, Chloé Delaume (née en 1973) ne cesse de faire d’elle-même la matière de son écriture. « Déjections égotiques » ? Certainement pas ici. Plutôt une écriture du dédoublement, qui oscille entre « je », « tu » et « elle », pour explorer le syndrome du fan. Une écriture ludique et métaphorique, toujours inventive, qui ne peut manquer de séduire, voire de fasciner le lecteur. /FT/

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