Libr-critique

8 mars 2020

[News] News du dimanche

Riche mois de mars : UNE sur Julien BLAINE ; notre Libr-sélection de livres reçus ; nos Libr-brèves par monts et par vaux…

UNE : pas de Fin pour un grand artiste… Julien BLAINE

Du 14 mars au 10 mai 2020 à La Tour-Panorama, 3e étage, VERNISSAGE LE 13 MARS 2020 : Le Grand Dépotoir de Julien Blaine.

INFOS PRATIQUES

Bon débarras / Fin d’un artiste. Après toute une carrière passée à contre-courant du marché de l’art, Julien Blaine, poète, performeur et l’un des créateurs de la poésie-action, a décidé de liquider sa vie d’artiste. Tout doit disparaître ! « Le public pourra venir choisir les Å“uvres qu’il désire emporter gratuitement. »

 » Évidemment ce serait plus pertinent, plus exemplaire, si j’étais Christofer Wool, Peter Doig,
Damien Hirst, Richard Prince, Anselm Kiefer, Adrian Ghenie, Marc Grotjhan, Rudolf Stingel, Zeng Fanzhi, Yoshitomo Nara, Jeff Koons, Ai Weiwei…

Si j’étais un artiste issu de l’impérialisme américain made in United State of America ou asiatique made in République Populaire de Chine !

Je ne suis que Blaine, Julien Blaine, et je ne suis pas dans le marché de l’art à part quelques rares collections italiennes, suisses, floridiennes et françaises que je puis compter sur les doigts de mes 2 pieds.

Le but de cette exposition Le Grand Dépotoir est donc le suivant : montrer tout ce qui me reste dans mes ateliers : absolument tout ! Les choses seront déposées dans les pièces et sur les cimaises de l’expo de-ci, de-là à l’emporte-pièce (le mot composé est doublement juste).
L’exposition durera un mois, durant ce mois le public pourra venir choisir les Å“uvres qu’il désire emporter gratuitement. Et à la fin, le mois étant écoulé, ce qui reste de l’expo composera un beau feu de joie à moins que tel musée les récupère dans ses réserves… !
Et je ne produirai plus que du texte dans des livres ou des revues.
Plus aucune toile, dessin, sculpture, installation, plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées. Et pas loin de passer au stade octogénaire, je cesserai aussi de me produire en chair et en os et en public.  » /Julien Blaine/

BON À SAVOIR

Le Grand Dépotoir est un drame en trois actes :
– Acte I • Bon débarras / du 14 mars au 12 avril
– Acte II • Tout doit disparaître / du 17 avril au 9 mai
– Acte III • Liquidation avant fermeture / le 10 mai

Pendant toute la durée de l’exposition, le public est invité à choisir et garder l’Å“uvre de son choix.
> À chaque début de nouvel acte (les 13 mars, 17 avril et 10 mai), possibilité de repartir tout de suite avec !
> Le reste du temps, possibilité de réserver l’Å“uvre de son choix et de venir la récupérer aux dates de retrait :
Réservation d’Å“uvre du 14 mars au 12 avril – retrait les 11 & 12 avril
Réservation d’Å“uvre du 18 avril au 9 mai – retrait les 8 & 9 mai

Trois entractes performés ponctuent l’exposition :
24 avril : Charles Pennequin et Will Guthrie, batteur
3 mai : Edith Azam et Eric Ségovia, guitariste
10 mai : Julien Blaine et Richard Léandre, contrebassiste

HORAIRES

Vernissage le 13 mars à partir de 18h – Performance de Julien Blaine à 19h dans l’espace d’exposition

Exposition ouverte du mercredi au vendredi de 14h à 19h
Samedi et dimanche de 13h à 19h

Attention, fermé les lundis et mardis

Libr-10 (notre sélection de livres reçus en février/mars 2020)

► Pierre ALFERI, Divers chaos, P.O.L, 270 pages, 18 €.

► Julien BLAINE, Le Grand Dépotoir, Al dante/Presses du réel, 224 pages, 25 €.

► Julien BLAINE, 2019. Albumanach bisannuel, ibid., 248 pages, 30 €.

► Jean-Philippe CAZIER, Europe Odyssée, éditions Lanskine, 48 pages, 13 €.

â–º Anne-James CHATON, Vie et mort de l’homme qui tua John F. Kennedy, P.O.L, 248 pages, 18,90 €.

► Éric CLÉMENS, TeXTes 1970-2019, anthologie composée par Dominique Costermans et Christian Prigent, illustrations de Philippe Boutibonnes, Marcinelle (Belgique), éditions du CEP, 144 pages, 15 €.

► Christophe ESNAULT, Ville ou jouir et autres textes navrants, Mugron (Landes), éditions Louise Bottu, 164 pages, 14 €.

â–º Christophe GROSSI, La Ville soûle, Publie.net, coll. « Temps réel », 232 pages, 18 €.

â–º A.C. HELLO, Animal fièvre (2 CD), Trace Label : commander. La Peau de l’eau, Pariah, 16 pages, 5 €.

► Jean-Claude PINSON, Pastoral. De la poésie comme écologie, Ceyzérieu (Ain), Champ Vallon, 180 pages, 18 €.

Libr-brèves

► Découvrez l’envoûtant premier ciné-poème de Christophe Manon, « Ce sont des boutons imbéciles ceux qui commandent aux bombes ».

► Lecture de Michael Heller, Sara Larsen et Sandra Moussempès le jeudi 12 mars à 19h : Atelier Michael Woolworth (2 rue de la Roquette, cour Février 75011 Paris).

► OBLIQUE STRATEGIES / PART 2 Proposé par VOIX OFF : 7 mars-18 avril 2020
Samedi 14 mars 2020 à 18h : Lecture par Pierre Alferi, Jean-Christophe Bailly, Frédéric Boyer, Suzanne Doppelt, Abigail Lang et Dominique Pasqualini. Martine aboucaya : 5 rue sainte anastase 75003 paris (tel +331 4276 9275)

► Jeudi 19 mars à 19H, Le Bal des Ardents (17, rue Neuve 69001 Lyon) : Rencontre avec Philippe Thireau, Gilbert Bourson et Guillaume Basquin (éditions Tinbad).

► À l’occasion de la sortie française de Ce qui n’existe plus, Krishna Monteiro sera présent le 26 mars 2020 de 19 h à 21 h à la Librairie portugaise et brésilienne, 21 rue des Fossés Saint-Jacques 75005 Paris.

30 juillet 2017

[News] Le Banquet du Livre d’été 2017

Du jeudi 3 au samedi 12 août, un événement extraordinaire à ne pas manquer : RV à Lagrasse…

penser rêver agir

Il faut choisir : se reposer ou être libre (Thucydide)

Depuis quelques années, le Banquet d’été s’interroge sur la place de chacun dans la société, sur ce que peut encore signifier aujourd’hui le « commun », l’être-ensemble.
L’édition de l’été dernier a marqué le début d’un cycle : plusieurs interventions ont pointé l’exigence d’une nouvelle pensée de l’action pour notre monde, traversé par des crises et des questions inédites et aiguës. Le Banquet 2017 fera donc un pas plus avant en questionnant les modalités d’articulation entre penser et agir : des utopies à la confrontation au réel, des idéaux moraux aux exigences, éthiques, pour sa propre existence.
Comment la pensée trouve-t-elle un accomplissement dans l’action ? Comment celle-ci peut-elle conserver en elle l’intention qui l’a initiée ? L’action ne fait-elle que mettre en œuvre ce qui a été préalablement conçu ? L’acte une fois accompli ne transforme-t-il pas la volonté ou le désir dont il procède ? Dans son rapport à l’action, la pensée se réduit-elle au concept ? Ne mobilise-t-elle pas aussi des images, des figures, des modèles, des récits qui peuvent prendre la forme de mythes, de fantasmagories ou d’utopie ? Dans son désir de concrétisation ou même plus simplement d’efficacité, la pensée ne rencontre-t-elle pas sa propre limite sous la forme de la croyance qui, certes, pousse à l’action mais dégrade aussi l’effort de penser ?
Au plan collectif, la politique ne peut se contenter d’être une pure pratique du discours déconnecté de tout souci d’action réelle, ni une manière d’agir, un pur pragmatisme, insouciant de la vérité du discours qu’il déploie pour justifier ses actions. Dans l’histoire, les révolutions font partie des moments où – quels soient les errements ultérieurs – la pensée mise en acte, l’exigence d’une action qui corresponde enfin à la parole cherchent à transcender les impasses du discours politique. C’est cette corrélation de l’acte et de la pensée qui nous intéresse, cette pensée pratique – morale ou politique en un autre sens. Pensée qui s’adosse aussi au rêve, à l’utopie prolongeant la réflexion et suscitant des formes d’action censément neuves mais aussi des mythes et des croyances, idoles encombrantes.

Au cours de ce Banquet, nous réfléchirons à l’exigence d’une conduite juste dans un monde qui ne l’est pas.

UN BANQUET DU LIVRE OUVERT ET MULTIPLE

Le Banquet se déroule dans l’abbaye et le village de Lagrasse, au cœur des Corbières, dans le département de l’Aude. L’abbaye médiévale, l’école, la salle des fêtes et les places du village accueillent les ateliers et les rencontres.

DEUX LIBRAIRIES

LE NOM DE L’HOMME, la librairie permanente de La Maison du Banquet et des générations, installée dans l’abbaye, propose sa sélection de livres de littérature et de sciences humaines, fonds et nouveautés ;
LA LIBRAIRIE DU BANQUET, librairie temporaire organisée le temps de la manifestation par notre partenaire Ombres Blanches de Toulouse. Déployée dans le cellier des moines de l’abbaye, cette librairie exceptionnelle présente tous les livres en rapport direct avec les auteurs invités et le thème abordé ; elle offre une sélection d’ouvrages en littérature contemporaine, philosophie, histoire et sciences humaines, en complément de la librairie permanente. Ouverture de 10h à 20h, tous les jours.

ATELIERS ET SÉMINAIRES

Séminaire inaugural de philosophie, avec Gilles Hanus
Jeudi 3 et vendredi 4 août, L’acte et la pensée. À l’abbaye, cour de la librairie
Séminaire de philosophie de Jean-Claude Milner
Mercredi 9 août (14h-16h). À l’abbaye, boulangerie
Marcher dans la garrigue
À 9h de lundi 7 au jeudi 10 août. Partez sur les sentiers autour de Lagrasse pour une promenade insolite avec l’ethnobotaniste Catie Lépagnole. Rendez-vous à l’abbaye
Rebonds
9h, lundi 7 au vendredi 11 août. « Quelques » bâtons rompus avec un des intervenants de la veille. Dans le village. En terrasse à la Porte d’eau
Atelier Cinéma. La Révolution française et le cinéma
9h30, mardi 8 au vendredi 11 août. Projections accompagnées de commentaires-débats avec les cinéastes Jean Narboni et Jacques Comets. À l’abbaye, cellier
Atelier de littérature et civilisation grecque
10h, dimanche 6 au vendredi 11 août. Dominique Larroque-Laborde propose une lecture des chants de L’Iliade, d’Homère. Dans le village, cour de l’école
Atelier de philosophie
11h, mardi 8 au vendredi 11 août. Animé par Françoise Valon, professeur de philosophie. À l’abbaye, cour de la Librairie
Histoire mondiale de Lagrasse
12 h 30, lundi 7 au vendredi 11 août. Par Patrick Boucheron. Dans le village, place de la Mairie, sous la Halle

LES RENCONTRES DE L’ABBAYE

Chaque après-midi, deux rencontres se déroulent avec les auteurs invités.
À 16h et à 18h ; un écrivain, un historien, un scientifique… traite librement de la thématique du Banquet.

LES LECTURES

À la nuit venue, une lecture de textes littéraires, par un des écrivains invités, ou par un comédien.

LES AUTEURS INVITÉS

Emmanuel Adely, écrivain ; La Très Bouleversante Confession de l’Homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Inculte, 2014
Jean-Christophe Bailly, écrivain ; L’Élargissement du poème, Bourgois, 2015
Jean-Baptiste Brenet, écrivain, philosophe ; Je fantasme, Verdier, 2017
Patrick Boucheron, historien ; Machiavel, Équateurs Parallèles, 2017
Pierre Caye, philosophe ; Critique de la destruction créatrice, Les Belles Lettres, 2015
Didier Daeninckx, écrivain ; Novellas 2, Le Cherche Midi, 2016
Victor Del Arbol, romancier ; La Veille de presque tout, Actes Sud, 2017
Jean-François Delfraissy, médecin, directeur de l’ANRS, de l’INSERM et du CCNE
Camille de Toledo, écrivain ; Le Livre de la faim et de la soif, Gallimard, 2017
Gilles Hanus, philosophe ; L’Épreuve du collectif, Verdier, 2016
Thierry Hesse, écrivain ; Le Roman impossible, l’Olivier, 2017
René Lévy, philosophe ; Pièces détachées, L’âge d’homme, 2014
Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe ; Relire la Révolution, Verdier, 2016
Céline Minard, écrivain ; Le Grand Jeu, Rivages, 2016
Marie-José Mondzain, philosophe ; Confiscation des mots, des images et du temps, Les Liens qui Libèrent, 2017
Jean Narboni, cinéaste, critique de cinéma ; … Pourquoi les coiffeurs ? Notes actuelles sur le « dictateur », Capricci, 2010
Mathieu Potte-Bonneville, philosophe ; Game of Thrones, Les Prairies ordinaires, 2015
Yann Potin, historien ; Histoire mondiale de la France, collectif d’auteurs, Le Seuil, 2017
Nathalie Quintane, poète, écrivain ; Que faire des classes moyennes ?, P.O.L, 2016
Martin Rueff, poète, philosophe ; Icare cri dans un ciel de craie, Velin, 2008

LE CALENDRIER

Vendredi 4 août
L’inauguration du Banquet du Livre d’été 2017 aura lieu ce vendredi, à 18h30. 
Elle sera suivie, à 21h30, de la lecture de La Nature exposée, de Erri de Luca, par la comédienne Anne Alvaro.

Samedi 5 août

10h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet.
 Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre.
 Abbaye, boulangerie des moines
16h. Camille de Toledo.
 Accueillir l’Aventure.
 Quelle forme a la « demeure » du Quichotte de Cervantès ? Quelle est la texture des murs de sa maison si ce n’est, justement, une texture fictionnelle ? Que peut nous offrir cette « vie picaresque », aux origines du roman moderne, pour déborder et étonner la désespérante litanie des fins dont notre présent est ivre et las ? Le Quichotte, c’est l’histoire d’une vie rêvée, où le rêve ne cesse de refonder le monde, mais c’est plus encore l’histoire d’un homme qui se relève… Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18h. Yann Potin. Rêver d’archives, faire agir l’Histoire.
 Représentations et sociétés contemporaines seraient, selon Jacques Derrida, atteintes d’un « mal d’archive », dont l’ère numérique assurerait la contamination matérielle, sinon morale. Le rêve rétrospectif sur l’Histoire par les archives, dont Michelet fut un des inventeurs, est-il pour autant condamné à n’être qu’un cauchemar ? Chargées, bien malgré elle d’incarner ce qui n’est plus, les archives se pensent et agissent cependant dans un présent irrésistible, qui n’est autre que le passé du futur.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
21h30. Serge Renko. Nulle autre chose ne m’est plaisir, en dehors de toi. Lecture. Le comédien Serge Renko (Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot, Un Amour de jeunesse, de Mia Hansen-Love…) propose un parcours de lecture, à travers sa bibliothèque, pour y retrouver les échos des utopies, des rêves et de l’engagement…
Chapiteau des jardins de l’abbaye

Dimanche 6 août

10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet.
 Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre. 
Abbaye, boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque. Animé par Dominique Larroque-Laborde. École du village
15 h à 20 h. Découverte-dégustation des vins des terroirs de l’Aude. Avec Laurent Jamois, de la cave lagrassienne Les vins sur le fruit. Parvis de l’abbaye
16 h. Marie-José Mondzain. 
Urgence de la radicalité.
 Comment ne pas réduire la radicalité à la « radicalisation » et à la « déradicalisation », aux gestes les plus meurtriers et fanatiques, mais lui rendre toute sa beauté virulente ?
 Marie-José Mondzain est philosophe. Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. Pierre Caye.
 Pourquoi y a-t-il de l’agir plutôt que rien ?
 Philosophe, spécialiste de la pensée grecque, directeur de recherche au CNRS, ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Pierre Caye développe depuis plus de 30 ans une recherche inédite sur les savoirs de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et, à travers ceux-ci, sur la question de la technique dont il renouvelle en profondeur la généalogie.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
21 h 30.
 Céline Minard.
 Parcours de lecture.
 Entre les blocs, parcours en chausson. « J’ai envie de vous promener dans les bois, en pensée, en montagne au printemps et dans la neige au travers d’une lecture qui sera faite de grandes parois, parfois liquides, et de petits pitons assez durs.
Dans le paysage que j’aimerais lever, la nature et la règle sont des utopies concrètes, l’engagement une pratique physique, l’assentiment un acte, et le travail des représentations, un vrai chantier. » Chapiteau des jardins de l’abbaye

Lundi 7 août

9 h. Marcher dans la garrigue. Promenade insolite avec l’ethnobotaniste Catie Lépagnole. Rendez-vous à l’abbaye
9 h 15. Rebonds. Table ronde avec un des intervenants de la veille. En terrasse, à la Porte d’eau
10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet.
 Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre.
 Abbaye, boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque. Animé par Dominique Larroque-Laborde. À l’école
11 h. Hommage à Armand Gatti. Un portrait de l’immense créateur pour la collection Un siècle d’écrivains (1997). Un film de Stéphane Gatti et Michel Séonnet.
 Abbaye, boulangerie des moines
12 h 30. Histoire mondiale de Lagrasse par Patrick Boucheron. Sous la halle, place de la Mairie
16 h. Jean-François Delfraissy.
 Professeur de médecine, spécialiste du Sida, nouveau président du Comité National d’éthique. Il a inscrit dans la liste des grandes questions qu’il souhaite traiter celle de la santé des migrants. Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. René Lévy.
 Fin d’acte, prémisse d’intention.
 Philosophe, spécialiste du Talmud, de Saint Paul et de Walter Benjamin :
« Penser est facile, agir est difficile. Agir suivant sa pensée est le plus difficile » Goethe. Chapiteau des jardins de l’abbaye
21 h 30. Emmanuel Adely.
 Lecture.
 Emmanuel Adely lit ce soir des extraits de son avant dernier ouvrage, La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Inculte 2014, Babel poche 2017, un récit embarqué dans la tête du soldat américain qui a tué Oussama Ben Laden…
 Chapiteau des jardins de l’abbaye

Mardi 8 août
9 h. Marcher dans la garrigue. Promenade insolite avec l’ethnobotaniste Catie Lépagnole. 
Rendez-vous à l’abbaye
9 h 15. Rebonds. Table ronde avec un des intervenants de la veille. En terrasse à la Porte d’eau
9h30. Atelier Cinéma. La Révolution française.
1788, de Maurice Failevic. Projection suivie d’un débat. Salle des fêtes
10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet.
 Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre.
 Abbaye, boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque. Animé par Dominique Larroque-Laborde. À l’école

11 h. Atelier de philosophie. Animé par Françoise Valon.
 À l’abbaye, cour de la librairie
12 h 30. Histoire mondiale de Lagrasse par Patrick Boucheron. Sous la halle, place de la Mairie
16 h. Jean-Baptiste Brenet.
 Pourquoi des fantasmes politiques ? 
Penser la politique, soit. Mais la fantasmer ? C’est peut-être l’une des grandes idées de la philosophie arabe. Si l’on songe à Dante, et à son « Banquet », on essaiera de concevoir ceci : que l’action politique requiert un festin d’images. Il est professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il enseigne la philosophie médiévale et arabe.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. Jean-Christophe Bailly.
 Vers quoi s’est-on tendu ? Vers quoi se tendre encore ? 
Il y aura bientôt cinquante ans que Mai 68 a eu lieu et pour ceux qui l’ont effectivement traversé la question se pose, non d’une commémoration ou d’un bilan, mais d’une évaluation de ce qui fut réellement tenté, et de ce qui en reste. A quoi avait-on alors vraiment pensé et rêvé ? A quoi s’engage-t-on quand on se soulève et qu’on est porté par une vague ? Et que devient cet engagement, quelles formes peut-il prendre quand la vague retombe et que l’on passe d’un grand
« nous » fictionné à une scène pronominale errante ? Le passage d’une hypothèse collective à une forme de vie retirée (non militante) est-il une fatalité, une trahison – ou une issue : une chance ? Chapiteau des jardins de l’abbaye
21 h 30. Thierry Hesse.
 Lecture.
 Le Roman impossible. Comment faire (un) roman ?
Roman : continuité et cohérence, dit-on. Mais s’il n’y a plus de cohésion possible ? Si le monde se trouve violemment déboîté, divisé, et ne fait plus « roman », quel roman j’écrirai ? Et lequel je lirai ?

Mercredi 9 août
9 h. Marcher dans la garrigue. Promenade insolite avec l’ethnobotaniste Catie Lépagnole. Rendez-vous à l’abbaye
9 h 15. Rebonds. Table ronde avec un des intervenants de la veille. En terrasse, à la Porte d’eau
9h30. Atelier Cinéma. La Révolution française. 
La Marseillaise, de Jean Renoir. Projection suivie d’un débat. Salle des fêtes
10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet. Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre.
 Abbaye, boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque par Dominique Larroque-Laborde. À l’école
11 h. Atelier de philosophie par Françoise Valon. À l’abbaye, cour de la librairie
12 h 30. Histoire mondiale de Lagrasse par Patrick Boucheron. Sous la halle, place de la Mairie
14 h. Le séminaire de Jean-Claude Milner. Jean-Claude Milner reprendra Relire la Révolution et répondra aux questions que soulève son livre. Si nécessaire, il abordera également son dernier ouvrage Considérations sur la France. Entrée libre, mais inscription obligatoire.
 Abbaye, boulangerie des Moines
16 h. Mathieu Potte-Bonneville.
 Recommencer.
 Recommencer n’est, au sens strict, ni commencer, ni répéter, ni poursuivre : on ne se soucie de recommencement qu’après avoir renoncé à la fraîcheur des aubes, cessé de compter sur des élans qu’il suffirait de prolonger, appris à ses dépens combien ornières, compulsions et rengaines reviennent toujours au même. Qu’il faille pourtant commencer de nouveau, une nouvelle fois, est peut-être la tâche de notre temps, dans l’ordre existentiel non moins que politique. Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire – une nouvelle fois ? On partira en quête, dans la philosophie ou les diverses formes de la fiction, de quelques modèles et de quelques maximes pour cette étrange ambition.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. Victor del Arbol. 
Au-delà de l’Histoire, les écrivains de l’expérience.
 La mémoire se construit, mais l’Histoire se manipule. Un petit voyage entre les pages d’Albert Camus, Vassili Grossman, Dostoïevski.
L’auteur de La Tristesse du Samouraï (Actes Sud) traduit en une douzaine de langues et best-seller en France pose l‘engagement et la responsabilité au cœur de chacun de ses livres.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
21 h 30. Nathalie Quintane.
 Lecture en direct de l’espoir.
 « Je m’appelle encore Nathalie Quintane. Je n’ai pas changé de date de naissance. J’habite toujours au même endroit. Je suis peu nombreuse mais je suis décidée. » Cette lecture commencera par un texte intitulé Le suicide des classes moyennes, mais ne s’arrêtera pas là. Chapiteau des jardins de l’abbaye

Jeudi 10 août
9 h. Marcher dans la garrigue. Promenade insolite avec l’ethnobotaniste Catie Lépagnole. Rendez-vous à l’abbaye
9 h 15. Rebonds. Table ronde avec un des intervenants de la veille. En terrasse, à la Porte d’eau
9h30. Atelier Cinéma. La Révolution française.
 L’Anglaise et le Duc, d’Éric Rohmer. Projection suivie d’un débat. Salle des fêtes
10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h. Cycle vidéo du Banquet. Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre.
 Abbaye, boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque. Animé par Dominique Larroque-Laborde. À l’école
11 h. Atelier de philosophie. Animé par Françoise Valon. À l’abbaye, cour de la librairie
12 h 30. Histoire mondiale de Lagrasse par Patrick Boucheron. Sous la halle, place de la Mairie
16 h. Martin Rueff. 
L’impératif présent. 
Pour penser « l’impératif présent », à la conjoncture des trois verbes (penser rêver agir), pour penser, après Adorno les conditions d’une vie juste dans la vie fausse, il faut prendre la mesure de ce que l’impératif nous invite à penser. Ce serait une des conditions d’une politique par provision.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. Jean-Claude Milner. 
Unité nationale et dissimulation de la vérité.
 Notre pays a-t-il besoin de mensonges pour subsister ? Chapiteau des jardins de l’abbaye
21 h 30. Débat.
 Deux maîtres du roman noir européen, Didier Daeninckx et Victor del Arbol, débattent des enjeux de l’histoire dans leur propre œuvre.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye

Vendredi 11 août
9 h 15. Rebonds. Table ronde
avec un des intervenants de la veille. En terrasse, à la Porte d’eau
9h30. Atelier Cinéma. La Révolution française.
 Débat sur la Révolution française au cinéma, avec Jean-Claude Milner et Patrick Boucheron. Salle des fêtes
10 h. Ouverture du café et des librairies
10 h à 16 h.
Cycle vidéo du Banquet. Au début de chaque heure, projection de documentaires littéraires et de conférences d’archives du Banquet du Livre. 
Abbaye, Boulangerie des moines
10 h. Atelier de littérature et civilisation grecque. Animé par Dominique Larroque-Laborde. À l’école
11 h. Atelier de philosophie. Animé par Françoise Valon. À l’abbaye, cour de la librairie
12 h 30. Histoire mondiale de Lagrasse par Patrick Boucheron. Sous la halle, place de la Mairie
16 h. Gilles Hanus. 
Envisager le réel. 
Penser, rêver, agir : trois manières de se rapporter au réel, trois voies par lesquelles notre conscience et notre volonté se confrontent avec ce qui est, pour le comprendre, en nourrir notre imagination ou tâcher d’y graver quelque chose de notre volonté. Il sera question de penser la différence et l’articulation de ces trois modalités.
17 h 45. Le Livre à la criée !
 Un des auteurs invités au Banquet vante et vend le livre d’un autre écrivain, mort ou vif… Librairie du Banquet, cellier des moines
18 h. Didier Daeninckx.
 Quand l’utopie surgit des ténèbres.
 Saint-Alban, Lozère, hiver 1943.
 Au plus froid de l’hiver, au plus noir de la nuit, deux personnages d’exception, Lucien Bonnafé et François Tosquelles, vont faire d’un lieu de relégation le théâtre d’un bouleversement du monde. L’asile psychiatrique de Saint-Alban va devenir le symbole de la résistance à la folie du monde. Sous le regard attentif et complice de Paul et Nush Éluard, de Denise Glaser, de Georges Canguilhem et de quelques dizaines de professeurs, de biologistes qui partagent les dortoirs des déments pour échapper à la solution finale.
 Chapiteau des jardins de l’abbaye
22 h. La nuit de l’Iliade.
 Pour clore ce Banquet, une lecture intégrale du texte d’Homère.
Jusqu’à épuisement du texte (demain un peu avant midi ?). Les habitants de Lagrasse et les habitués du Banquet vont se relayer, toute la nuit, pour porter le texte d’Homère. Jusqu’à son terme.

La nuit de l’Iliade

Vendredi 11 août 
à partir de 22 heures
Lire l’Iliade aujourd’hui, c’est retrouver un texte qui a fécondé toute notre littérature. De l’Énéide, du Romain Virgile, à Une Rançon, de l’Australien David Malouf (Albin Michel, 2013), combien sont-ils à s’être inspirés de l’Iliade ? Combien sont-ils à l’avoir lue, traduite, commentée, reprise ? [Du Bellay, Racine, Giono, Simone Weil, Rachel Bespaloff et avant eux Sophocle et Euripide, et après eux Jean-Pierre Vernant (La traversée des frontières), Jacqueline de Romilly (Hector), Alberto Manguel (L’Iliade et l’Odyssée)… Pour n’en citer que quelques-uns, car ils sont innombrables, à en avoir été marqués pour la vie…]. Lire l’Iliade aujourd’hui, parce que « le poème de la force » (S. Weil), de la quête virile de gloire, de la guerre totale, est aussi le poème du deuil, de la compassion, de l’humanité. « Va, mon ami, meurs à ton tour… » dit Achille à Lycaon, son ennemi (chant 21). Et le poète de noter : « C’est par centaines qu’en ce jour, Troyens et Achéens, le front dans la poussière, côte à côte étaient étendus » (chant 4).
« De tels détails, on a beau s’en souvenir, on est saisi par l’émotion lorsque le poème les détache sur la grande fresque de la guerre et de la mort », écrit Olivier Rolin (« En relisant l’Iliade », Bric et broc, Verdier, 2011).
Citons avec lui Italo Calvino (Pourquoi lire les classiques, Points Seuil, 1989) : « On appelle classique un livre qui, à l’instar des anciens talismans, se présente comme un équivalent de l’univers ».
Lire l’Iliade aujourd’hui, pour que cet été, à Lagrasse, elle soit sinon chantée, comme en Grèce, au moins dite, par une centaine de nos voix.
Dominique Larroque-Laborde et Mélanie Traversier ont préparé cette lecture. Sous le grand chapiteau, dans les jardins de l’abbaye, les lecteurs, amateurs et professionnels, vont se succéder toute la nuit pour porter le texte d’Homère.
Tout le monde peut lire, il suffit de s’inscrire à l’accueil du Banquet ou sur le site : www.lamaisondubanquet.fr, en téléchargeant le bulletin ici. Des litres de café, mais aussi d’ouzo, sont prévus pour accompagner un superbe buffet grec.

 

26 février 2017

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche de février, cap vers le printemps : deux RV à la Maison de la Poésie Paris, un à Marseille pour des lectures à ne pas manquer ; enfin, trois jours à Nantes pour réfléchir sur un monde sans travail…

â–º Vendredi 3 mars à 19H, Maison de la poésie Paris : Revue de(s) génération(s), avec Michaël Batalla, Jean-Christophe Bailly et Stéphane Bouquet – soirée animée par Philippe Roux

« La revue de(s)générations est un affront ouvert à trente ans de crispations réactionnaires. Cet affront n’a pas de légitimité, il est une logique. Nous contribuerons à l’entretenir, en interrogeant le politique, le poétique, l’esthétique : leurs modernités. Aller là où il y a frictions, ambiguïtés, écarts. Dégager, par-delà le cynisme et le nihilisme de cette période qui nous a voulus tristes, des puissances d’agir. »

Voilà l’engagement posé en 2005 lors de la création de la revue par Philippe Roux, historien des idées, enseignant à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne et coordonnateur de recherches au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne. Parmi les auteurs plus ou moins réguliers de la revue, citons Alain Badiou, Alain Brossat, Marie-José Mondzain, Éric Hazan, Giorgio Agamben, Jean-Christophe Bailly, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Georges Didi-Huberman…

À lire – la revue de(s)générations est éditée chez Jean-Pierre Huguet éditions.

â–º Mardi 7 mars à 19H, Maison de la poésie Paris : Colette Fellous & Arthur Dreyfus, soirée animée par Sylvie Tanette

Dans la nuit qui suit l’attentat sur la plage de Sousse le 26 juin 2015, une femme écrit, face à la mer : «Il faut que je raconte avant demain, que je témoigne, très vite, ce livre sera mon nocturne, puis je rendrai les clefs, je partirai.» Par la voix de sa narratrice, Colette Fellous raconte l’histoire de son père et l’histoire de ce village de Tunisie qu’elle va devoir abandonner dans cette terrifiante année 2015, aux couleurs nouvelles du XXIe siècle.

« Plusieurs secondes ont passé, durant lesquelles Bernard s’est efforcé d’ordonner les mots qu’il venait d’entendre, et qui s’enchevêtraient dans son esprit : Sousse, la Tunisie, un attentat, ce matin, Véronique – tout cela n’avait aucun sens, Monsieur, vous m’entendez ? Qu’est-ce qui est arrivé à ma femme ? » Sans Véronique est le troisième de roman d’Arthur Dreyfus.

À partir du drame tunisien, Colette Fellous et Arthur Dreyfus évoquent le temps de “ l’après attentat ”. Comment faire pour continuer ? Que faire de l’absence ?

À lire – Colette Fellous, Pièces détachées, Gallimard, 2017   /   Arthur Dreyfus, Sans Véronique, Gallimard, 2017.

 

â–º Samedi 11 mars à 17H, Transitlibrairie à Marseille (45, Bd de la Libération) : Lectures

Présentation de l’ouvrage La porte rouge coédition Fidel Anthelme x L’Antre Lieux. Préfacé par Julien Blaine et Anne Vuagnoux. Lectures de Liliane Giraudon, Sarah Kéryna et Frédérique Guétat-Liviani. 

â–º Du 24 au 26 mars, Quai Ferdinand Favre à Nantes : La fin du travail ?

Trois journées de philosophie organisées par Philosophia, en partenariat avec le Lieu unique et le soutien de la Ville de Nantes, de la Région Pays de la Loire et du département de Loire atlantique (Entrée libre et gratuite).
http://philosophia.fr/activites-rencontres/rds-les-rencontres-de-sophie/la-fin-du-travail-2017

La fin du travail ?

L’apparition et l’installation, semble-t-il durable, d’un chômage de masse lié à la révolution informatique puis numérique optimisant la productivité, mais aussi les profits d’actionnaires oisifs, a brutalement remis à l’ordre du jour la question de « la fin du travail », en en renversant la signification même. À l’espoir de l’avènement d’une société « post-moderne » des loisirs, censée permettre aux hommes de jouir sans entraves des bienfaits du progrès technique et social, s’est substitué le désespoir de la perte d’un emploi qui demeure encore aujourd’hui, pour le plus grand nombre, le seul moyen de gagner sa vie, voire de lui donner un sens (une fin, un but). Alors même que les nouvelles conditions techniques mais aussi sociales du travail engendrent de nouvelles souffrances qui le font à nouveau considérer comme une aliénation plutôt que l’émancipation promise par les idéologies progressistes modernes.

N’est-il pas urgent, alors, de s’interroger non seulement sur les formes actuelles d’un travail en pleine mutation technique et sociale mais aussi sur son essence et sa fin, c’est-à-dire sa finalité pour l’existence humaine ? Ne peut-on envisager, à la fois, de lui redonner un sens émancipateur et de ne plus en faire dépendre complètement la vie des hommes, de ceux qui ont encore un emploi comme de ceux qui n’en ont plus ? Que penser (parmi bien d’autres mesures possibles) d’une allocation de ressource universelle sans condition d’emploi mais qui pourrait être la condition d’un travail choisi et non plus subi ? Sauf à continuer de produire la déshumanisation du monde du travail (et bien au-delà) et donc à engendrer, à terme, la relégation puis la sécession des classes laborieuses (toujours plus nombreuses malgré leur invisibilisation médiatique), du fait de politiques économiques à court terme toujours plus dangereuses et donc potentiellement ruineuses pour la société, voire l’humanité, tout entières.

PROGRAMME :

Vendredi 24.03
14.30-15.30 Conférence inaugurale, Qu’est-ce que le travail ?, Jean-Luc Nativelle
16.00-17.00 Conférence Philo/Ciné, Le travail du cinéma, Hugo Clémot
16.00-17.00 Cabinet de l’historien, Karl Marx par Franck Fischbach
17.30-18.30 Cabinet de l’historien, Hannah Arendt par Olivier Dekens
17.30-19.30 Deux courtes conférences suivies d’un débat, Quelle fin du travail ?, Emmanuel Renault/ Vincent Valentin
20.30-22.00 Conférence, Le travail nous dépossède-t-il de nous-même ?, Danièle Linhart

Samedi 25.03
14:00-19:30 Abécédaire, série de 13 courtes conférences (A-M), voir programme ci-dessous
14.30-15.30 Conférence, Refaire travail : le pari de l’autonomie, Michel Lallement
15.00-16.30 Atelier enfants, Edwige Chirouter
16.00-17.00 Conférence, Travail et pouvoir d’agir, Yves Clot
18.00-19.00 Conférence, La révolution numérique du travail – aspects technologiques, Olivier Landau
18.30-19.30 Cabinet de l’historien, Simone Weil par Nadia Taïbi
20.30-22.00 Entretien, Écrire le travail aujourd’hui, Corinne Grenouillet

Dimanche 26.03
11.30-12.45 Débat, Deux visions du travail (syndicaliste/ chef d’entreprise) Dominique Goubault/
14:00-19:30 Abécédaire, série de 13 courtes conférences (N-Z), voir programme ci-dessous
15.00-17.30 Deux courtes conférences suivies d’un débat, L’avenir du travail, Raphaël Liogier /Jacques Le Goff
17.00-18.00 Cabinet de l’historien, Max Scheler par Patrick Lang
18.00-19.30 Conférence de clôture, Quel avenir pour le travail ?, Dominique Méda

Programme des conférences de l’Abécédaire :
Samedi 25 mars 2017
14h00 A Aliénation Yvon Quiniou
14h25 B Burn out Armelle Grenouilloux
14h50 C Cure Christophe Meignant
15h15 D Deuil Nathalie Labrousse
15h40 E Entropie Michel Elie Martin
16h05 F Fainéantise Jean-Claude Dumoncel
16h30 G Gouvernementalité Guillaume Fauvel
16h55 H Harcèlement Adrien Bordais
17h20 I Intermittent Julie Cloarec-Michaud
17h45 J Jouir (Peine à …) Dominique Pécaud
18h10 K Khomry Raphaël Edelman
18h35 L Loisir Jacques Ricot
19h00 M Main (Tour de …) Jean-Luc Nativelle

Dimanche 26 mars 2017
14h00 N Numérisation Murielle Durand-Garnier
14h25 P Performance André Guigot
14h50 O Open space François Leroux
15h15 Q Quatrain Franck Robert
15h40 R Retraite Evelyne Guillemeau
16h05 S Social (Lien …) Camille Dreyfus Le Foyer
16h30 T Table de travail Jean-François Crépel
16h55 U Ubérisation Nadia Taïbi
17h20 V Valeur Jean-Marie Frey
17h45 W Walden Gabrielle Marion Ledru
18h10 X Xristos tou agrou Philippe Cormier
18h35 Y Yakafokon Pascal Taranto
19h00 Z ZoGa Sylvain Portier

Télécharger le programme des Rencontres de Sophie 2017 : https://issuu.com/lieuunique/docs/lesrencontresdesophie2017
En savori plus :
http://www.philosophia.fr/

4 décembre 2016

[News] News du dimanche

Avant que de lancer en plusieurs posts un Libr-kaléidoscope de fin d’année des plus riches, voici des RV à ne pas manquer : le duo Jacquet/Jawad (Ivy writers) et Jean-Christophe Bailly.

â–º IVY WRITERS PARIS vous invite à une soirée dédiée à l’écriture française, avec des traductions inédites des poètes français en anglais
A BERKELEY BOOKS OF PARIS (8, rue Casimir Delavigne 75006 Paris)
le 6 décembre 2016 à 19h30 avec les poètes :
Elisabeth Jacquet et Emmanuèle Jawad
Traductions par Barbara Beck et Jennifer K Dick

 

â–º Rencontre avec Jean-Christophe Bailly pour son image mobile de Marseille : Jeudi 8 décembre à 19h00 à la librairie l’Odeur du temps (Marseille).
 
« Le portrait urbain que j’ai tenté puise d’abord sa raison d’être dans le plaisir que j’ai eu à divaguer dans les rues de cette ville à la fois imprévisible et fidèle à ses clichés, qui jamais en tout cas ne m’a déçu, même s’il a pu arriver qu’elle me soit hostile, chaque arrivée à la gare Saint-Charles ayant toujours eu le sens – peut-être parce qu’alors, du haut des escaliers qui rejoignent le boulevard d’Athènes, on domine la ville – d’un atterrissage dans la réalité : comme si à Marseille, la réalité ou l’épaisseur qui s’y attache, via les choses et les êtres, était un peu plus réelle ou plus dense qu’ailleurs. »
                                                                                                                                          
Une image mobile de Marseille est un texte de Jean-Christophe Bailly écrit à l’issue d’une micro-résidence proposée par Alphabetville, en octobre 2014, réalisée en partenariat avec le cipM, la Friche Belle de Mai et les Bancs publics.
 
Aux références littéraires et philosophiques de l’auteur sur la ville (Benjamin, Seghers, Artaud…), antérieures à sa découverte réelle, et arpentée notamment par des promenades, se superposent souvenirs, d’ici et d’ailleurs – Marseille est comparée à d’autres métropoles -, et nouveaux points de vue. Mais aussi, rencontres heureuses, .anecdotes, noms de rue y racontent son Histoire.
Présentation sur le site des éditions Arléa : http://www.arlea.fr/Une-image-mobile-de-Marseille
Cette rencontre sera aussi l’occasion de la présentation du catalogue de l’exposition dont Jean-Christophe Bailly est le commissaire : L’ineffacé, brouillons, fragments, éclats, actuellement présentée à l’Imec (Institut mémoire de l’édition contemporaine) à Caen jusqu’au 2 avril 2017.
Informations :
Le livre : http://www.imec-archives.com/editions/linefface/
L’exposition : http://www.imec-archives.com/agenda/exposition-linefface/
 
A NOTER : dans le cadre des mercredis de montévidéo // Mercredi 7 décembre 2016
20h15 : Lecture de Jean-Christophe Bailly, suivie d’un échange avec Emmanuel Moreira

POUR LA DICTION
Informations : http://www.montevideo-marseille.com/montevideo/LES_MERCREDIS_DE_MONTEVIDEO___7_dec.html

21 décembre 2014

[News] News du dimanche

Avant que de poursuivre notre sélection de livres (Libr-7 en deux livraisons au moins) et de proposer un programme 2015 très riche (dossier J. BLAINE, suite de Libr-Java – spécial Espitallier – ; suite de DREAMDRUM, créations de D. Cabanis, Cuhel, M. Perrin, M. Richard, N. Zurstrassen, etc. ; entretiens avec Philippe Jaffeux, Jean-Michel Espitallier, etc. ; chroniques de J.-P. Gavard-Perret, E. Jawad, P. Pichon, B. Fern, F. Thumerel, etc.), voici un nouvel aperçu des nombreux livres reçus ces derniers mois (Libr-2014) : H. Antoine, J.-C. Bailly, B. Fern, M. de Quatrebarbes, J.-L. Schefer, Solirenne, R. di Stefano, L. Vazquez.

â–º Hubert ANTOINE, Comment je ne suis pas devenu poète, La Lettre volée, Bruxelles, printemps 2014, 160 pages, 20 €, ISBN : 978-2-87317-428-6.

"Un grand style serait de tout comprendre de travers et puis cracher"… Écrivain, ça fait rire aujourd’hui, non ? Pourquoi encore écrire aujourd’hui ? Pour qui ? Qu’écrit-on quand on ne sait pas écrire ? Voici quelques-unes des questions traitées avec humour et intelligence dans cet essai plutôt original.

 

â–º Jean-Christophe BAILLY, Passer définir connecter infinir, dialogue avec Philippe Roux, éditions Argol, coll. "Les Singuliers", automne 2014, 196 pages, 29 €, ISBN : 978-2-37069-001-2.

Cet entretien très intéressant nous livre la quintessence – en cinq parties, donc – de l’univers du polygraphe : itinéraire, Bibliothèque, parcours de l’œuvre (théâtre, peinture, ville, etc.)… Le tout s’appuyant sur une abondante documentation (textuelle et iconographique).

 

â–º Bruno FERN, [Carnet de voyage], … / points de suspension 6 (revue trimestrielle de silence : ettore.labbate@gmail.com), Caen, décembre 2014, 16 pages, 10 € [édition élégante].

À l’heure du tourisme industriel, qu’est-ce que bourlinguer ? Que reste-t-il de l’aventure ? Rien, répond Bruno Fern dans une phrase en vers à ressorts très critiques, qui offre des clins d’œil à Cervantès ou Rimbaud : aujourd’hui, on balise/parcourt un inconnu pas trop méconnu.

 

â–º Marie de QUATREBARBES, La Vie moins une minute, Lanskine, automne 2014, 96 pages, 14 €, ISBN : 979-10-90491-15-1.

L’auteure maîtrise le conte en vers, en verve et tout en humour. Invitation : "Vivez l’amour ! Voyez les fantômes !" Questions : " Comment dois-je faire pour vivre en France ?" "Comment être une femme fontaine ?" Photo-synthétisons à foison et entrons dans cet univers ludique…

 

â–º Jean-Louis SCHEFER, Pour un traité des corps imaginaires, P.O.L, automne 2014, 144 pages, 11,90 €, ISBN : 978-2-8180-2143-9.

À partir de deux tableaux (Berthe Morisot et William Turner), avec un détour par le roman (Balzac), une méditation passionnante sur nos images, remémorées ou construites (mémoire et imagination)…

 

â–º SOLIRENNE, MédéA copyright, suivi de Hallali Guermantes, Rougier V. éditeur, Soligny la Trappe, décembre 2014, 42 pages, 13 €, ISBN : 979-10-93019-07-9.

Pitié pour les filles… dans une écriture au couteau – filles-fardeaux toujours en trop et vite en moins…

 

â–º Rudolf di STEFANO, Vive le cinématographe !, Al dante, 200 pages, 17 €, automne 2014, ISBN : 978-2-84761-756-6.

Le cinématographe ne se réduit pas au cinéma, surtout aujourd’hui qu’il n’est plus que positif… Quinze séquences organisées autour de Bresson, Godard, Straub/Huillet : de lumineux montages critiques !

 

â–º Laura VAZQUEZ, La Main de la main, Cheyne éditeur, Le Chambon-sur-Lignon, automne 2014, 64 pages, 16 €, ISBN : 978-2-84116-209-3. [Prix de la Vocation 2014 ; photo en arrière-plan]

Apparemment plus lyrique que d’habitude… mais toujours : images éclairs, agencements répétitifs et dissonances pour dire le corps-paysage, les choses invisibles

 

 

28 septembre 2014

[News] News du dimanche

Après une UNE consacrée au dernier livre de Jérôme Bertin – qui peut vous donner le vertige -, nos Libr-événements : on y retrouve l’écrivain avec Laura Vazquez à Manifesten ; mais aussi les RV Alphabetville et le Maelström Insurrection Tour.

 

UNE : Jérôme Bertin /FT/

Georges Hyvernaud n’avait plus que la peau et les os… Jérôme Bertin, lui, pour dresser son autoportrait, met la peau sur la table, façon pèse-nerfs. Et il est vrai qu’il est fort énervé, celui qui entend "réaffirmer le lien entre littérature et politique" (p. 37), et qui "a un faible pour les fables par balles" (50) : après avoir confié qu’il "rêve d’un livre arme" (36), il lui faut "écrire avec du sang" (55), une "tempête de mots 16 mm", "mettre le poème à feu et à sang" (57)… Et il est vrai que d’emblée plane l’ombre d’Artaud le Momo : "ARTAUD AVAIT RAISON. C’est le monde qui est devenu un anormal. Le ricanement bébête comme éthique. Le cynisme c’est le rire du fort".

Face à ce monde devenu fou, l’écrivain recycle et détourne lieux communs et clichés, mots cultes et mots cuculs, les grands mots et démons de la littérature : ainsi avons-nous affaire, avec La Peau sur la table et Autoportrait, à "une espèce de cut up d’un monologue intérieur" (44). L’écriture sismographique de Jérôme Bertin propose un phrasé qui multiplie les télescopages et dérapages phoniques/sémantiques : Les chefs de sévices les présidents fromage… L’enfer du cac la sodomie talc… Les trafics d’orgasmes rapportent gros… La polio médite… Un dernier pour la déroute… Silicone balai dans le cul…

Jérôme Bertin, La Peau sur la table, suivi de Autoportrait, Al dante, septembre 2014, 80 pages, 11 €, ISBN : 978-2-84761-762-7.

Libr-événements

â–º Alphabetville est partenaire de What the flok, festival faire et penser, organisé par réso-nance, Zinc et le Lieu de Fabrication Ouverte à la Friche Belle de Mai, Marseille, du 29 septembre au 4 octobre
Informations : http://reso-nance.org/whattheflok/
Participation de Colette Tron à la table ronde « Connaissances libres » le 3 octobre à partir de 20h30, avec réso-nance, Ping, Emmanuel Vergès, Michel Bauwens
Programme complet : http://reso-nance.org/whattheflok/programme
 
 
♦ Résidence :

Micro-résidence de l’écrivain et philosophe Jean-Christophe Bailly, invité par Alphabetville à Marseille
En collaboration avec le cipM, la Friche Belle de Mai, les Bancs Publics et l’ENS photographie d’Arles
Du 1er au 4 octobre
 
Rendez-vous publics :
Lecture de Jean-Christophe Bailly
le mercredi 1er octobre à 18h30 au cipM
Vieille Charité, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille
Renseignements : 04 95 04 96 23 / 04 91 91 26 45
 
Projection de vidéos d’artistes : carte blanche à Jean-Christophe Bailly
le samedi 4 octobre à 17h aux Bancs publics
Les Bancs publics, 10 rue Ricard, 13003 Marseille
Renseignements : 04 95 04 96 23 / 04 91 64 60 00

 

â–º Vendredi 3 octobre à 21H30, Maelström Insurrection Tour, Genève (Bains de Pâquis / 30, quai du Mont-Blanc). Poésie en Ville accueille pour la première fois à Genève les Editions Maelström, basées à Bruxelles, et plusieurs de leurs auteurs :

David Giannoni
Théophile de Giraud
Dominique Massaut
Vincent Tholomé

Improvisation musicale : Benjamin Pottel

L’heure est venue pour vous de parler
Vous tous amants de la liberté
Vous tous amants en quête du bonheur
Vous tous amoureux et dormeurs
Enfoncés dans vos rêves intimes
L’heure est venue de vous prononcer
Ô majorité silencieuse
Avant qu’ils viennent vous chercher !

Lawrence Ferlinghetti
Blind Poet



En regard de la publication de la traduction française du livre de Lawrence Ferlinghetti, "Poésie Art de lʼInsurrection" (maelstrÖm, mai 2012), la Troupe Poétique Nomade vous invite à découvrir une poésie vivante, engagée et festive.Les poètes et musiciens se réunissent pour partager lʼunivers et les mots de Ferlinghetti, lʼun des plus grands auteurs de la Beat Generation (ami et éditeur de Ginsberg et Kerouac).

Lectures de textes de Lawrence Ferlinghetti, largement centrées sur le livre “Poésie Art de lʼInsurrection”.
Lectures dʼautres auteurs en résonance avec ce thème de lʼinsurrection poétique (textes engagés, poésie urbaine, etc.)
Lʼensemble est accompagné par des musiques interprétées live par Benjamin Pottel.

 

â–º Jeudi 9 octobre à 19H, MANIFESTEN/Al dante (rue Thiers à Marseille) : poésie-action avec Jérôme Bertin et Laura Vazquez.
 

 

8 mai 2011

[News] News du dimanche

En ce mois de mai chargé, voici d’autres informations en bref, concernant la "planète PRIGENT" et divers RV à ne pas manquer…

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