
Profitez de cette vacance pour découvrir trois nouvelles revues de poésie : K.O.S.H.K.O.N.O.N.G (Jean Daive) ; AKA (Stéphane Korvin) ; Larevue* (Mathieu Nuss).

Profitez de cette vacance pour découvrir trois nouvelles revues de poésie : K.O.S.H.K.O.N.O.N.G (Jean Daive) ; AKA (Stéphane Korvin) ; Larevue* (Mathieu Nuss).
Le précédent feuilleton se terminait par la citation de la mystérieuse séquence d’ouverture du premier recueil publié de Roger Giroux : L’arbre le temps. On voudra bien la relire avant de s’engager dans l’étape finale de ce parcours de lecture engagé à partir des dernières œuvres aujourd’hui publiées, comme une déclinaison à rebours d’un mouvement d’écriture incessant – quoiqu’en un sens parfaitement immobile. En effet, dès le départ (qui est un bond définitif vers la mesure pour rien qui précède tout commencement), la poésie de Roger Giroux se rêve comme un espace infini dont le centre serait partout en chacun de ses points, car le temps – par hypothèse – n’y aurait plus cours :
Roger Giroux, Journal d’un poème, préface et édition de Jean Daive, Eric Pesty éditeur, Marseille, 2011, 340 pages, 24 €, ISBN : 978-2-917786-08-6. [Lire le premier feuilleton : long article de présentation de l’œuvre]
C’est d’abord un très joli volume : format discret, beau papier, belle impression et pour la lecture duquel on retrouvera le charme lent du coupe-papier… !
Les éventuels lecteurs de Poème (éditions typographiques, 2007) en retrouveront ici la matière à l’état germinatif. Ce Journal donne à lire le contrepoint de l’expérience en cours, autant comme processus d’invention fragmentée (par éclairs, fusées, élans, blocs errants, semis stellaires…) que comme essais de disposition sur la scène des pages (Giroux cherche une théâtralisation de l’écriture) et tentative de penser ce qui là se joue au lieu de la lettre, « derrière cette toile impalpable où le dessin de mon rire m’apparaît sans visage sans moi ».
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