Libr-critique

17 septembre 2017

[News] News du dimanche

En ce dernier dimanche d’été, et avant de présenter d’autres œuvres phares de ces dernières semaines (la tonitruante domestication de l’art signée Laurent CAUWET… d’Abrigeon, Bergen, Rongier, Sivan, Smith, Vargas…), RV avec Sandra MOUSSEMPÈS ; la soirée DADA à la Maison de la poésie Paris ; Daniel Cabanis à Ivry-sur-Seine ; Jérôme Game et les 25 ans des éditions de l’Attente…

â–º Agenda de Sandra MOUSSEMPÈS : avant de rendre compte de son curieux Colloque des télépathes, voici quelques dates :

– le 30 septembre : festival Actoral 17 à Marseille

– le 5 octobre, librairie Texture à Paris, lecture signature

– le 20 octobre : lecture croisée en compagnie d’Antoine Boute à la Maison de la Poésie, Paris

– le 26 octobre : lecture au centre Pompidou dans le cadre de la rétrospective Harmony Korine

â–º Jeudi 21 septembre à 20H : les Instants chavirés à Montreuil

â–º Samedi 23 septembre 2017 à 19H, Maison de la poésie Paris : soirée DADA !

O bouches l’homme est à la recherche d’un nouveau langage
Auquel le grammairien d’aucune langue n’aura rien à dire (Tzara)

On y entendra la voix profonde de Kurt Schwitters, une lecture pneumatique de manifestes DADA, des extraits d’une sonate de sons primitifs, un vidéofilm atypique sur un mode non narratif, des respirations et des ponctuations sonores, de la pensée dans la bouche, des problèmes d’élocution (mais pas plus que les oiseaux).

Avec Isabelle Ewig, Patrick Beurard-Valdoye, Sébastien Lespinasse, Jean-Baptiste Para & Isabelle Vorle.

5 euros / 0 euros (Adhérents)
Réservation conseillée : 01 44 54 53 00

â–º Samedi 23 et dimanche 24 septembre, de 14H à 20H : retrouvez Daniel CABANIS à la Manufacture des œillets (Ivry-sur-Seine) !

â–º Mardi 26 septembre à 19H, Maison de la poésie Paris : Jérôme Game, Salle d’embarquement

Lecture
Jérôme Game – Salle d’embarquement

C’est l’histoire d’un déroutage inopiné dans les interstices de la globalisation, smartphone en main. Pour son travail, Benjamin C. parcourt la planète en avion, chaînes d’hôtels et voitures de location. Témoin en immersion, il absorbe tout ce qu’il voit. Le regard qu’il porte sur le monde d’aujourd’hui, saturé d’images, lui enseigne que le réel est affaire de recadrages comme de contrechamps. Répondre à cet appel, c’est commencer d’agir, ici et maintenant.
Jérôme Game est poète, auteur d’une quinzaine de livres, de plusieurs CD de poésie sonore et a réalisé des installations visuelles et sonores. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues et font l’objet d’adaptations scéniques et plastiques. Il vit actuellement entre Paris et New York, où il enseigne le cinéma. Salle d’embarquement est son premier roman.

À lire – Jérôme Game, Salle d’embarquement, éd. de l’Attente, 2017.

tarif : 5 € / adhérent : 0 €

â–º Mardi 26 septembre à 20H : les 25 ans des éditions de l’Attente !

Rencontre & lecture
« Les 25 ans des éditions de l’Attente »
Cycle Édition alternative #15
Avec les auteurs Anne Savelli, Philippe Annocque, Marie Borel & les éditeurs Franck Pruja, Françoise Valéry

Soirée animée par Jean-Luc D’Asciano

Créées en 1992 à Bordeaux par Franck Pruja et Françoise Valéry, artistes-éditeurs, les éditions de l’Attente publient une littérature poétique contemporaine (récits poétiques, critiques, philosophiques, œuvres oulipiennes, dessins accompagnés d’écrits d’artistes, etc.), des textes où l’écriture est irriguée de pratiques parallèles : musique, cinéma, arts plastiques ou numériques, architecture… Leurs publications sont souvent supports de performances scéniques par leurs auteurs. Le catalogue de l’Attente compte aujourd’hui près de 170 titres et représente une centaine d’auteurs.
Ce soir, après la lecture de Jérôme Game en préambule, ils invitent quelques auteurs pour des lectures et performances…

tarif : 5 € / adhérent : 0 €

29 mai 2014

[News] SPÉCIALE Libr-événements

Pour terminer mai en beauté, plusieurs Libr-événements vous attendent demain à Marseille (Little Big Books Artist ; Nowak Papantoniou), Paris (autour d’Antoine Boute : Azam, Hubaut, Montessuis…) et Angoulême (Espitallier, Jallon, Pireyre…) : des manifestations et des écrivains de premier plan !

 

â–º Vendredi 30 mai – 17h00 / Présentation des Little Big Books Artist, Le Monde des Villes – Marseille

André Jolivet, Nadine Agostini, François Bladier, Julien Blaine, Frédérique Guetat-Liviani, Laura Vazquez.

Atelier Vis-à-vis
41 rue Clovis Hugues
13003 Marseille

â–º Vendredi 30 mai à 19H, MANIFESTEN (59, rue Thiers à Marseille) : lecture-performance de Stéphane NOWAK PAPANTONIOU, qui vient de publier GLÔÔSSE aux éditions Al dante (88 pages, 13 €), suivie d’une discussion avec Katerina Zisimou qui témoignera de la situation en Grèce.

Quand les puissances d’argent viennent ruiner plus qu’un pays, une civilisation,
quand l’hostilité vient remplacer l’hospitalité,
quand le discours dominant vient contaminer la langue maternelle,
tout est-il perdu ? Que reste-t-il au poète ? La poésie comme puissance de déconditionnement, libération de la langue… Contre la glose économo-politico-médiatique, "la glossolalie langue coupante", une "langue dégelant la gelée", le coup de glotte de la résistance…

Mêlant narratif et discursif, visualité et oralité, document objectif et inventivité verbale, cette glôôsse qui cligne aussi bien du côté de Prigent que de Rabelais est une hurmouvante descente dans le labyrinthe grec et mondial qu’il faut découvrir de toute nécessité. /FT/

â–º Vendredi 30 mai, GRANDE FÊTE DU POTENTIEL RIGOLO DE LA MORT pour la sortie du livre, LES MORTS RIGOLOS par Antoine, Victor & Lucas Boute (éd. Les Petits Matins) au MONTE-EN-L’AIR (2, rue de la mare, 75020 Paris) à partir de 18h30

avec

– ATELIER SUICIDE AU TRAMPOLINE, par Victor & Lucas Boute

– CONNEXION-TRANSE AVEC NOS AMIS LES MORTS, par Joachim Montessuis

– ALLO LES MARTIENS ? ICI L’INSPECTEUR PENNEQUIN, par Charles Pennequin

– ANDY FIERENS AIME LES ENFANTS, par Andy Fierens

– CONNANSKI CONNEXION, par Loïc Connanski

– EDITH AZAM VOUS PARLE, par Edith Azam

– COURTE PERFORMANCE POST-MORTEM, par Joël Hubaut

– EXAMEN DE PÂQUES, par Martine Doyen & Antoine Boute

– POTAGER EXPERIMENTAL VERSUS FECONDATION IN VITRO, par Ann De Gheest

– IL FAUT FAIRE DES ENFANTS !, par Ariane Bart

– EN AVANT POUR LA REVOLUTION DES ENTERREMENTS, par Antoine Boute

Dans Les Morts rigolos, on ne doute de rien : un type y raconte sa vie à partir d’une blague tout en révolutionnant les enterrements, tout en écrivant un thriller familial avec ses enfants (Victor, 7 ans, et Lucas, 5 ans), tout en se faisant plein de copines et copains clochards, pornolettristes, kamikazes, grossistes en pétrole, éco-féministes, cavaliers anarcho-autonomes, aviatrices, tout en théorisant l’écriture qui tue et en re-fécondant les rapports entre vie, farce, mort et enfance…

â–º SUPERSONIQUE LITTERATURE, performances littéraires et musique : Hughes Jallon & Frédéric D. Oberland / Jean-Michel Espitallier & Kasper T. Toeplitz / Emmanuelle Pireyre & Toog
Vendredi 30 MAI – 20h30 – au Conservatoire Gabriel FAURÉ d’Angoulême

Une soirée organisée par DATABAZ, à l’invitation de la classe d’électro-acoustique du Conservatoire d’Angoulême.

Participation libre mais nécessaire

Venez découvrir trois duos écrivain-musicien qui travaillent dans l’oralité , dans les jeux de langue, les jeux de sonorités en questionnant les conflits contemporains, la mémoire, la violence ou encore les enjeux écologiques selon une approche engagée, mais dans laquelle résonne le rire. Ils feront résonner texte et musique dans une énergie performative, sonique et galopante.
Des écrivains singuliers et des musiciens expérimentaux qui vous feront entendre une parole poétique selon de nouvelles dimensions.

– Kasper T. Toeplitz / Au delà des frontières des musiques contemporaines ou non académiques, Kasper T. Toeplitz compose et interprète une musique électronique puissante faites de drones intenses. Durant son parcours atypique, il est passé du rock-punk à des opéras et des pièces contemporaines ancrées dans le vingtième siècle. Ses références sont alors Scelsi, Ligeti, Penderecki puis Nono, Stockhausen et Xenakis. Il a gagné de nombreux prix et collabore avec des artistes inclassables, les musiciens Eliane Radigue, Zbigniew Karkowski, Phil Niblock, et des chorégraphes, des vidéastes, des photographes.

– Jean-Michel Espitallier est représentatif d’une génération qui opte pour des pratiques poétiques variées, construites, accumulatives et, souvent, drôles, au croisement du texte, du son et de l’image. Poète inclassable, il joue avec des listes, détournements, boucles rythmiques, proses désaxées, faux théorèmes, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie, en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites.

– Hugues Jallon est directeur des éditions la Découverte depuis 2013. Il est l’auteur de trois fictions politiques originales dont la dernière, Le Début de quelque chose (2012), a été monté par Myriam Marzouki au festival d’Avignon en 2013.

– Frédéric D. Oberland est un artiste de l’image et du son (études de cinéma à la Fémis et de sciences politiques). Il manie la guitare électrique avec intensité autant que la caméra pour des films expérimentaux sélectionnés dans de nombreux festivals. Multi-instrumentiste et expérimentateur dans l’âme, il développe à un projet intitulé FareWell poésie, un collectif composé de musiciens parisiens et du poète / cinéaste Jayne Amara Ross.

– Emmanuelle Pireyre alterne écriture de livres et diverses formes mixtes présentées dans des lectures publiques (textes incorporant des vidéos, schémas, conférence Powerpoint …). Elle donne des cours d’écriture à des danseurs, participe comme comédienne aux films d’Olivier Bosson, aime collaborer à des projets collectifs qui décalent l’écriture vers d’autres domaines, musique, théorie, radio. Elle a reçu le prix Médicis en 2012 pour son livre Féerie générale aux éditions de l’Olivier.

– Gilles Weinzaepflen a publié une demi-douzaine de disques sous le pseudonyme Toog sur des labels américains, japonais, allemand, anglais et français Il a beaucoup tourné aux Etats-Unis principalement et au Japon. Il a mis en musique des textes poétiques pour le théâtre et a réalisé un film sur le champ poétique intitulé La Poésie s’appelle reviens. Son travail de poésie est publié dans des revues comme Nioques, et il fait des lecture avec le musicien David Fenech.

15 décembre 2013

[News] News du dimanche

Une semaine avant la trêve relative de fin d’année, voici votre programme chargé : nos Livres reçus (Liliane Giraudon et Jérôme Leroy) ; nos Libr-rendez-vous, avec la Maison de la poésie Paris (Fiat, Jallon, Oberland ; Lucot ; Delaume, Menauge et Montessuis), le 118e Mille-Feuilles, Pierre Jourde et Annie Ernaux.

Livres reçus (FT)

â–º Liliane Giraudon, La Sphinge mange cru, Al dante, 4e trimestre 2013, 48 pages, 7 €, ISBN : 978-2-84761-781-8.

Celle qui mange cru ("Un simple steak tartare sans condiments" !) "n’est qu’une horrible chanteuse posant l’énigme au fond d’un bar". Voilà pour la démythification.

Ce qui n’empêche pas Liliane Giraudon d’aborder la question de la tragédie, qui "est à la fois un ordre et un désordre". Car, "dans ce féroce moment historique que nous traversons", "parce que les monstres se rapprochent", le tragique nous guette. Nul optimisme, donc, ici, nul lendemain-qui-chante : "organiser le pessimisme est un acte révolutionnaire". Quant à la parole révolutionnaire : "la bourgeoisie n’est pas une classe sociale mais une maladie"…

Ce texte singulier délivre lui-même son principe scriptural : c’est bel et bien un jeu de phrases éparses que nous devons déchiffrer… "Corps restreint ou étendu le poème scintille parmi les choses rencontrées"…

â–º Jérôme Leroy, Le Bloc (2011), rééd. Folio policier, automne 2013, 336 pages, 7,20 €, ISBN : 978-2-07-045309-2.

Saluons la réédition en poche de ce polar noir qui a obtenu le prix Michel Lebrun 2012. Sexe, violence et politique dans ce scénario catastrophe : pensez donc, "la trouille honteuse de tout un pays" pousse au pouvoir Agnès Dorgelles, du Bloc patriotique… (Préfiguration de 2017 ?). Alternant présent dramatisé et retours en arrière, première et deuxième personne du singulier, ce récit centré sur le duo fraternel Maynard réussit à dévoiler de l’intérieur le fonctionnement d’un parti facho comme la culture et la vision du monde d’extrême-droite.

De l’intérieur… on ne saurait mieux dire : Antoine Maynard n’est-il pas devenu "fasciste à cause d’un sexe de fille" ?

Libr-rendez-vous

â–ºMaison de la poésie Paris, Mardi 17 décembre – 20H

Christophe Fiat, Hugues Jallon
& Frédéric D. Oberland  (Farewell Poetry)
WAR
Performance musicale
 
Le Cri de Godzilla – Christophe Fiat
En avril 2011, un mois après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, Christophe Fiat se rend au Japon. Il en revient avec une performance artistique qui met en scène le monstre le plus célèbre du cinéma japonais. Né en 1952 des essais atomiques américains dans le Pacifique, Godzilla est la jonction entre la fin de la seconde guerre mondiale et le début de la guerre froide. Dans cette performance artistique mêlant musique low-fi, transe psychédélique et poésie sonore,
Christophe Fiat dénonce, via une fable ironique, la terreur de l’ère atomique.
Cette performance artistique a été créée au Frac île de France / Le Plateau en juillet 2012 dans le cadre de l’exposition « Le mont Fuji n’existe pas ».

Reluctant Hero – Hugues Jallon & Frédéric D. Oberland
Reluctant Hero, c’est un nom sans visage, le nom le plus glorieux, le héros de tous les temps, sous le regard de tous, un soir de juillet, jeté au coeur d’une guerre qu’il faut gagner, au coeur de la guerre froide. Écoutez, c’est la plus grande semaine de l’histoire du monde depuis la création, a dit le Président, et si, pour vos discours à venir, vous vouliez utiliser les mots « beaux » et « fantastiques », ce serait parfait, n’essayez pas d’inventer. Poème sonore et musical, Reluctant Hero est le récit d’une vie, celle d’un héros mutique et absent à sa propre histoire.
En savoir plus :  http://bit.ly/1b568gf

â–º Mardi 17 décembre 2013, de 19H30 à 23H30, 118e Mille-Feuilles, restaurant « LE TRUMILOU » → 84, quai de l’Hôtel de Ville – 75004 Paris (métros: Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville).

« Un auteur qu’on aime fait autant partie d’une vie qu’un ami, qu’une femme aimée. Les rapports qu’on tisse avec lui, au fil des ans, font partie du tissu intime. »

C’est par cette citation de Serge Doubrovsky qu’Isabelle Grell introduit l’enjeu littéraire que représente « Le Livre / La Vie », la collection qu’elle a créée et dirige depuis trois ans aux Éditions Cécile Defaut. Elle se propose de « relever avec quelques écrivains connus le défi de Roland Barthes dans son Roland Barthes par Roland Barthes : "Le livre / la vie (prendre un livre classique et tout y rapporter de la vie pendant un an)". Il s’agit donc pour l’auteur de choisir une œuvre ou un écrivain, un philosophe, un peintre qui l’a marqué et qui reste ancré d’une manière constante dans son travail, ses pensées, son quotidien. Le pacte est que l’auteur dispose d’exactement 365 jours pour noter dans son propre style d’écriture en quoi cette œuvre choisie existe, LÀ, dans sa vie. L’écrivain date ses inscriptions et rend le texte 365 jours après avoir commencé. »

Huit titres ont paru à ce jour. Deux ans après une première présentation, nous avons souhaité, pour notre 118ème Mille-Feuilles, réinviter ISABELLE GRELL, qui sera cette fois-ci accompagnée de SARAH CHICHE, ÉRIC PESSAN et JEAN-LUC STEINMETZ, les trois plus récents "contributeurs" à sa belle et originale collection.

Ce soir-là, nous pourrons donc rencontrer et entendre :

• Isabelle GRELL, écrivain et éditrice,
directrice de la collection « Le Livre / La Vie » aux Éditions Cécile Defaut,
co-organisatrice et animatrice de plusieurs colloques sur l’autofiction,

• Sarah CHICHE, écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste, pour :
"Personne(s) – d’après Le Livre de l’intranquillité, de Fernando Pessoa",
« Le Livre / La Vie », 2013,

• Éric PESSAN, écrivain, auteur de romans, de fictions radiophoniques,
de pièces de théâtre, ainsi que de textes en compagnie de plasticiens, pour :
"Ôter les masques – d’après Shining, de Stephen King", « Le Livre / La Vie », 2012,

• Jean-Luc STEINMETZ, poète, essayiste, biographe, pour :
"L’Autre saison – d’après Une saison en enfer, d’Arthur Rimbaud",
« Le Livre / La Vie », 2013.

Ces trois livres seront disponibles sur place
grâce à la librairie « LA BELLE LURETTE »,
sise 26 rue Saint-Antoine – 75004 Paris.

La présentation et l’échange, formalisés, seront suivis d’un second temps, plus informel, autour d’un repas, le tout, INDISSOCIABLE, pour le prix de 25 €
(hors boissons).

IL EST ABSOLUMENT NÉCESSAIRE DE RÉSERVER

Réservations : contact@mille-feuilles.fr ou 06.08.43.50.53
Renseignements : http://mille-feuilles.fr

â–º Maison de la poésie Paris, Jeudi 19 décembre – 19H

Hubert Lucot
Je vais, je vis 
Lecture-rencontre animée par Alain Frontier
 
Pendant plus d’un demi-siècle, un homme et une femme ont vécu un roman d’amour, parfois tumultueux. Il a 75 ans. Elle a 76 ans. Une équipe médicale détecte chez elle un cancer redoutable. Il l’accompagne, de sa personne et de toute son écriture. Souvent celle-ci s’attarde sur les beautés et les malheurs de notre planète, sur les mystères de l’être et du temps, captant la sensation brève et le sentiment long. Je vais, je vis est un nouveau volume de cette autobiographie qu’Hubert Lucot mène inlassablement, passant le monde, son entourage et lui-même au tamis d’une écriture qui s’efforce d’envisager toutes les faces et tous les angles de la réalité à la fois. La réalité étant aussi bien l’air du temps que l’Histoire, l’intime que le collectif, le trivial que le sublime. On est saisi par l’ampleur de cette écriture qui assemble l’émotion sensuelle, l’impression fugace, la spéculation intellectuelle ou l’intangible. Je vais, je vis est un très grand livre, bouleversant et unique, impitoyable et infiniment tendre, amoureux au sens le plus fort et profond.
En savoir plus : http://bit.ly/1b573gM

â–º Maison de la poésie Paris, Samedi 21 décembre – 20H

Chloé Delaume, Cyril Menauge & Joachim Montessuis
De l’usage du solstice d’hiver
Performance

« La nuit la plus longue de l’année, calendrier païen, un sabbat parmi d’autres. Avant le christianisme, des entrailles d’une déesse sortait le dieu cornu. Le soleil renaissait, du passé les sorcières savaient quoi faire des cendres. Nous sommes en 2013, et si « la politique ce n’est pas de la magie », le seul espoir réside pourtant dans sa pratique ».
Pour enrayer la machine à fabriquer des fictions dominantes,Chloé Delaume propose ce soir une narration alternative. Une fiction collective où la magie devient un geste politique. Si vous voulez sauver le monde, vous pouvez y participer. Joachim Montessuis présentera Regen, une exploration musicale et poétique du principe de régénération. Chloé Delaume tentera ensuite d’invoquer certaines forces occultes, accompagnée des instruments et machines de Cyril Menauge.
â–º Pierre Jourde, qui vient de recevoir le prix Jean Giono pour sa Première pierre, est à l’honneur dans le dernier numéro du Matricule des anges.

â–º C’est avec impatience que nous attendons le prochain écrit d’Annie ERNAUX en 2014 : un texte fin mars dans une nouvelle collection lancée au Seuil par Pierre Rosanvallon, "Raconter la vie" : un "Journal d’hypermarché", Regarde les lumières mon amour.

10 novembre 2013

[News] News du dimanche

Vont défiler nos livres reçus (Valère Novarina, L’Organe du langage, c’est la main ; Éric Toussaint, Procès d’un homme exemplaire) et nos nombreux Libr-événements (n° 7 de la revue Ligne 13, Joachim Montessuis à Paris, soirée Manifesten, lecture de Cendrars à Paris, lecture de Suzanne Doppelt et Daniel Loayza, Serge Pey à Mont de Marsan, Double Change, Festival des livres en tête, colloque Tiers-livre/François Bon).

Livres reçus (FT)

â–º Valère Novarina, L’Organe du langage, c’est la main, dialogue avec Marion Chénetier-AlevArgol éditions, automne 2013, 272 pages, 29 €, ISBN : 978-2-915978-93-3.

"Il est stimulant de ne pas être digéré tout à fait, normalisé, absorbé et correctement étiqueté par l’industrie culturello-communicationnelle" (p. 45).

Voici la quintessence d’une œuvre monumentale, dans une architecture de paroles réparties en cinq journées inégales – et accompagnées de documents divers (dont de magnifiques photos en couleur). Destiné à un public plus large que le cercle restreint des novariniens, ce volume d’entretiens – qui fait suite, dans la somptueuse collection d’Argol intelligemment appelée "Les Singuliers", à ceux de Prigent et de Vila-Matas – retrace la trajectoire du poète, dramaturge et peintre, en mêlant les fils chronologique et thématique : les origines, les patois, la montagne ("l’instantané d’un drame" !), le sang, TXT, 68 et la politique ; la chair de la langue, les textes principaux ; Paul Otchakovsky-Laurens, le "vivier des noms", l’antinomie comique/tragique, Michel Baudinat et Daniel Znyk ; la musique, la peinture, la danse et le cirque… Dans ce kaléilogoscope novarinien, on retiendra surtout l’évolution de sa conception du metteur en scène et les révélations/modèles qui l’ont marqué : Mallarmé, Wagner, Appia, Artaud, Grotowski, le Brecht du Berliner Ensemble, Beckett, Dort, Dubuffet, Bob Wilson… le Nô, le cirque, le guignol, le théâtre yiddish…

â–º Éric Toussaint, Procès d’un homme exemplaire. Jacques Degroote, directeur exécutif au FMI et à la Banque Mondiale pendant 20 ans, Al dante, en librairie ce vendredi 15 novembre 2013, 96 pages, 9 €, ISBN : 978-2-84761-782-5.

Exemplaire Jacques de Groote ? Au sens de figure emblématique de l’establishment mondialisé : "Au-delà des péripéties de son parcours personnel, J. de Groote symbolise les aspects profondément néfastes des politiques appliquées de manière méthodique par la Banque mondiale, le FMI et l’élite qui gouverne le monde à la recherche du profit privé maximum. La cupidité se mêle, de manière révoltante, à la violation des droits humains fondamentaux" (p. 54). Concernant la BM et le FMI, le premier des trente points que comporte le réquisitoire est des plus éloquents : "Depuis leur création en 1944, la Banque mondiale et le FMI ont soutenu activement toutes les dictatures et tous les régimes corrompus du camp allié des États-Unis" (p. 75).

Pour tous ceux qui rêvent d’un Nuremberg ciblant le banditisme financier, cette enquête documentée est des plus salutaires. Dommage qu’elle soit tout de même par trop journalistique.

Libr-événements

â–º Parution du numéro 7 de la revue semestrielle Ligne 13, dirigée par Francis Cohen et Sébastien Smirou : automne-hiver 2013-2014, 140 pages, 13 € [présentation].

â–º Mardi 12 novembre 2013 à 19H, Palais de Tokyo (avenue Wilson 75008 Paris), Niveau 1 – Le Point Perché by The Absolut Company.

Joachim Montessuis proposera en exclusivité au point Perché le 12 novembre, jour de fermeture du Palais, deux versions de son approche plastique du son, complémentaires et indissociables : deux performances-sculptures soniques spatialisées sur 12 enceintes et 4 caissons-basses.

VOCAL CODES – performance vocale bruitiste : voix+wiimote+ordinateur

"LA VOIX EST UN CODE PSYCHOTROPIQUE POTENTIEL REPROGRAMMANT LA CONSCIENCE ET LA REALITE – UNE SYNTHESE QUANTIQUE REGENERATIVE A TRAVERS UNE RESONANCE VIBRATOIRE INTERSUBJECTIVE"

LE VRAY REMEDE D’AMOUR – boîte à bourdon/guitare/max-msp.

Projet qui canalise – à l’aide d’une boîte à bourdon (vielle mécanique à 4 sons modulables), d’une stratocaster, de pédales d’effets et du logiciel max-msp – une très ancienne passion dévorante pour les musiques médiévales et les musiques modales à sons continus, ici développée en transe microtonale hypnotique, à écouter les yeux fermés et sans champignons.

Joachim Montessuis développe une pratique ouverte et contextuelle autour notamment de la voix, du son continu, du bruit et de la résonance depuis plus de 20 ans. Son travail se focalise aussi sur des processus conceptuels expérimentaux de mise en abîme de la question de l’observation et de la perception de la réalité à travers une approche non-duelle. Ses performances vocales explorent différents états de transes, à travers les potentialités extrêmes de l’amplification et des transformations électroniques du cri, du chant guttural et bruital, et plus récemment du texte lu. Il conçoit ses actions comme des poèmes-codes, processus dialogiques fertilisants.

â–º “UN ETE EN RETRAIT”, installation / exposition de Laurence Denimal, vernissage le 13 novembre à partir de 19h.

Le 30 novembre à partir de 19h, Art Action avec :

• "Performance sonore" de Laurence Denimal et Franck Barriac (son)
• "Asphyxies" avec Didika Koeurspurs, Françoise Lonquety & Laurence de Lataillade

Manifesten • 59 rue Adolphe Thiers – Marseille 1er

â–º Mercredi 13 novembre 2013, 13H-14H30 : Les écrivains lisent La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars.

« En ce temps-là, j’étais en mon adolescence / J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance / J’étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance… »
Ainsi commence la mythique prose transsibérienne de Blaise Cendrars, voyage poétique et chaotique de Moscou à Kharbine en 446 vers libres et hypnotiques, couchés sur un accordéon de papier coloré. Au directeur de France soir qui mettait en doute la véracité de cet itinéraire, Cendrars fit cette savoureuse réponse: «Qu’est-ce que ça peut te faire, puisque je vous l’ai fait prendre à tous?». Et comment mieux vérifier la puissance évocatrice de ce texte qu’en écouter sa lecture intégrale?
À l’occasion du centenaire de sa parution, Yves Boudier, Bernard Chambaz, Alain Jaubert et Jean-Hugues Malineau se relaieront pour vous souffler le « Froissis de femmes », le «sifflement de la vapeur» et «le bruit éternel des roues en folie dans les ornières du ciel.»

à l’auditorium du Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de
la Ville de Paris
Entrée libre et gratuite
(métro Champs-Elysées Clemenceau)

â–º Jeudi 14 novembre 2013 à 18H, Médiathèque du Museum d’Histoire Naturelle (38, rue Jeoffrey Saint-Hilaire 75005 Paris) : Suzanne Doppelt et Daniel Loayza lisent Mouche, anthologie littéraire (Bayard, 283 pages, 18 €).

Présentation éditoriale. Elle est partout, et partout chez soi, dans nos maisons comme dans nos pensées. Un nombre impressionnant d’écrivains, d’artistes, de scientifiques lui ont consacré des textes, des images, des expériences. Dans tous les siècles : elle a déjà pris son essor quand commence la littérature, et trois mille ans plus tard elle agonise encore chez Jean Echenoz au fond d’un sucrier ou collée sur un mur chez Marguerite Duras.
Dans tous les genres : fables, poèmes, nouvelles, romans, tenace et obsédante, volatile et fugitive, échappant presque toujours au piège et à la perception, la voilà qui surgit soudain des replis d’une phrase pour peu qu’on la remarque, seule ou en bande, imprévisible, chaotique. On peut dès lors s’amuser à en collectionner quelques-unes ; cela change des papillons.

â–º Rencontre-dédicace avec SERGE PEY vendredi 15 novembre 2013, à 19h à la librairie Caractères (34 rue Frédéric Bastiat, Mont de Marsan) : Serge Pey présentera son nouveau livre, Tombeau pour un miaulement.
http://www.revuegruppen.com/gruppen/tombeau-pour-un-miaulement-serge-pey/
https://www.facebook.com/TombeauPourUnMiaulement
publié cette année aux éditions GRUPPEN.

â–º Samedi 16 novembre à la Médiathèque de Mont de Marsan, 15H : "Le Temps des assassins", performance poétique de Serge Pey, avec élastique et barricade de poèmes.

â–º Double Change vous invite à une lecture de Marie BOREL et Martin RICHET et Donna STONECIPHER le mardi 19 novembre 2013 à 19h30 à la galerie éof, 15 rue Saint Fiacre, 75002 Paris
(http://eof5.free.fr/, métro grands boulevards ou bonne nouvelle). Entrée libre.

â–º Du 25 au 29 novembre 2013, Festival des livres en tête : programme.

â–º "tierslivre.net : François Bon à l’œuvre", Colloque de Montpellier 29-30 novembre 2013, site Saint-Charles de l’université Paul-Valéry, salle des colloques 2. Comité d’organisation : Pierre-Marie Héron et Florence Thérond.

Vendredi 29 novembre

9h15 Accueil des participants. Ouverture des travaux

Séance 1 animée par : Gilles Bonnet (Lyon 3)

* 9h30 François Bon
« Le web comme doute pratique »

1997-2013 : plus de 15 ans de site sur Internet, à voir apparaître tous les 2 ou 4 mois, de nouveaux outils, de nouveaux usages. Parfois en profiter, parfois laisser se sédimenter dans le fond du site des pages fossiles. Puis accélération : et si le site devenait le travail principal, mangeait les livres autrefois publiés, en prenait le rôle ? Et qu’est-ce que ça change pour soi ?

10h15 Discussion

* 10h30 Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)
« Tiers Livre : “le théâtre c’est dedans” »

Hypothèse : et si le tiers du livre n’était pas l’altérité d’un texte web, mais un théâtre ? Et si le site n’avait été que le prolongement radical d’une expérience théâtrale totale, de langue et de voix et d’images ? Laboratoire du Tiers Livre  : un théâtre dans la mesure précise où, s’il excède l’espace d’un théâtre, l’exercice de corps sur un plateau, il travaille à en prolonger toutes ses forces, et l’expérience même de sa traversée.

* 11h Stéphane Bikialo & Martin Rass (Poitiers)
« Les espaces du site : fbon et le réseau »

Bernard Noël caractérise « l’espace du poème » (POL, 1998) comme « forme vide », « qui a des bords mais pas de limites ». Nous partirons de là pour analyser l’espace du Tiers Livre comme tiers-espace et hyperespace, afin de démêler ce qui du réseau contribue à créer la figure d’un sujet de l’écriture, « fbon », à ne pas confondre avec François Bon.

* 11h30 Florence Thérond (Montpellier 3)
« Figure(s) d’auteur »

Dans et autour de Tiers Livre, François Bon construit une figure auctoriale de type nouveau, avec sa mythologie, son territoire, son système… Une aventure du web qui comporte un risque : celui de l’émiettement, d’une dilution de la figure de l’auteur dans un collectif qui pourrait finir par devenir anonyme.

12h Discussion

Séance 2 animée par : Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)

* 14h15 Marie-Eve Thérenty (Montpellier 3)
« Tiers Livre et œuvre-monde »

D’où vient la fascination de François Bon pour les œuvres-monde d’un Rabelais, d’un Balzac, d’un Proust ? Peut-être, entre autres, de leur caractère déjà quasiment hypertextuel, annonçant un type d’écriture hyperliée qu’il met lui-même en place dans Tiers Livre. Il y a un lien à explorer entre le travail critique de François Bon, sa fascination pour ces corpus hypertextuels avant la lettre et sa propre réalisation sur le web.

* 14h45 Aurélie Adler (Université d’Amiens)
« Tiers Livre : une cartographie “des mondes parallèles” »

Depuis 1997, l’écrivain ne cesse de donner forme, par le biais des outils numériques, à des mondes juxtaposés, superposés, communicants. Attentif aux jonctions entre monde ancien (« pays dit réel ») et « nouveau monde », dit virtuel, il fait de l’écriture-web l’outil et le motif privilégié d’une exploration de la ville contemporaine. Pensé « comme une ville », Tiers Livre renvoie par ses arborescences, ses hyperliens, à l’architecture et aux voies de circulation de la ville d’aujourd’hui. Il s’agira d’étudier les procédés par lesquels François Bon entend élaborer une image de la ville contemporaine.

15h15 Discussion et pause

Séance 3 animée par : Arnaud Maïsetti (Aix-en-Provence)

* 15h45 Sébastien Rongier (Paris)
« Tiers Livre, une structure en constellation. Lecture d’un site »
Quelle lecture implique le Tiers Livre de François Bon ? Le site déjoue les logiques habituelles de lecture numérique. Véritable « écosystème de l’écriture », en même temps qu’espace d’expérimentation, il impose au lecteur une double dynamique d’infini et de profondeur.

* 16h15 Oriane Deseilligny (IUT de Villetaneuse, Paris Nord)
« Sur les traces de François Bon : le Tiers Livre, dispositif d’écritures et d’énonciations multiples »

Comment le site s’adresse-t-il aux lecteurs, comment organise-t-il différents niveaux d’accessibilité, etc. ? Consacrée aux formes d’éditorialisation du site conçu comme un dispositif total et contrôlé, l’analyse sera centrée sur l’outillage du dispositif, abordé à la lumière des notions d’énonciation éditoriale (E. Souchier), d’architexte et de trace.

16h45 Discussion

* 17h Emmanuel Delabranche (Rouen)
« c’est de l’autre soi » (vidéo-projection)

À la reprise numérique de Limite sur Tiers Livre, François Bon retouche, corrige, annote et complète le texte paru en 1985 aux éditions de Minuit. À la manière de ses écritures hebdomadaires et classées Limite devient une suite d’articles du Tiers Livre constituant un tout complexe dont chaque partie peut être lue indépendamment des autres. Autobiographie des objets comme très récemment Proust est une fiction ont suivi un processus d’écriture contraire : publiés article après article sur Tiers Livre avant de trouver place sur le papier. Tumulte était déjà de ceux-là. À la lecture des re-publications partielles de Limite sur Tiers Livre, j’ai engagé un travail en résonance en ajoutant à certaines phrases propositions ou mots sélectionnés des images comme François Bon aurait lui-même pu le faire si la parution avait d’abord été web avant d’être papier. Au-delà de ce qui est dit c’est de l’autre soi.

Samedi 30 novembre

 

Séance 4 animée par : Florence Thérond (Montpellier 3)

* 9h30 Michel Collomb (Montpellier 3)
« L’ouverture sans fin : l’usage de la photographie dans Tiers-Livre »

Sur l’écran de l’ordinateur, la page est une image que je peux explorer sous tous les angles, à volonté. Agrafées ‒ ou agraphées ‒ à cette image, des photographies que j’ouvre d’un clic. Quel est leur statut ? Elles sont sans doute reliées au texte, le suscitent ou l’illustrent, mais certaines passent à travers la maille du filet et gagnent directement l’ouverture sans fin, vers laquelle les textes s’efforcent.

* 10h Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF)
« Tiers Livre à l’oreille : la part de l’écriture audio »

Le disque, la radio, la télévision, le web : les inventions du dernier siècle ont formidablement amplifié et augmenté la présence sonore du monde. Elles ont aussi incité les écrivains, environnés de machines parlantes, traversés comme leurs contemporains, de voix, musiques, rythmes, bruits et rumeurs, à devenir des surauditifs. François Bon est de ceux-là, et pourtant, la part de l’écriture audio peut sembler restreinte dans Tiers Livre

10h30 Discussion et pause

Séance 5 animée par : Stéphane Bikialo (Poitiers)

* 10h45 Anaïs Guilet (Poitiers)
« Les web-livres de François Bon, une écriture transmédiatique »

Ma communication s’intéressera au travail d’écriture de François Bon dans ce qu’il implique de va-et-vient médiatique entre le site web et le livre (papier et numérique), et au discours de l’écrivain sur sa pratique. Nous nous concentrerons pour cela à un de ses Web-livre en particulier Prous est une fiction. Le mot web-livre recouvre chez lui des œuvres aux trajets médiatiques différents, mais qui dans tous les cas témoignent d’une virtuosité à l’égard des médias et de leur technicité que l’on trouve rarement chez les écrivains contemporains.

* 11h15 Gilles Bonnet (Lyon 3)
« On relit toujours avec de soi »

La rubrique « web-livres » de Tiers Livre regroupe des textes aux statuts divers : des œuvres nativement numériques côtoient des textes déjà publiés en version papier, puis repris, relus, parfois réécrits. Une nécessaire typologie m’amènera, dans un second temps, à accorder une attention particulière au cas de Limite, publié en feuilleton, augmenté d’un paratexte inédit, puis repris par Publie.net. Ces chantiers rouverts sont l’occasion d’une autobibliographie étroitement liée aux spécificités du Web et du « numérique comme recréation » (F. Bon).
11h45 Discussion

12 octobre 2013

[Agenda] Electronic©#01

C’est demain que débute au Théâtre Confluence de Paris (75020) un événement important de cet automne.

 

Électronique©#01

[fin d’une première journée d’automne]

Teatime / Concerts / Fooding / Pop-up_Store / Chill-out / Exposition / Dj / Bar / Meeting / Surprises.

@ Confluence_théâtre de Paris – [190 Boulevard de Charonne 75020].


13/10/13 _ 16h00> 14/10/13 02h00 _ 12€


SUJET :
Une présentation de travaux électroniques & acoustiques singuliers, immersifs, poétiques, subversifs, concrets.
.

DETAILS :
Un endroit unique de qualité et audacieux vous est enfin proposé au sein de Paris. Il vous sera possible – entre autre – d’y déguster de la cuisine "fait-maison" japonaise sucré/salé, d’écouter de la musique "différente", d’acheter un peu de tout mais de grande qualité, de danser à l’aide d’alcool (?) là aussi de qualité, d’y entrevoir l’exposition "?" et enfin d’y rencontrer de nouvelles personnes, choses, susceptibles de vous convenir tout à fait, car venues ici pour les précisément mêmes raisons. Le tout dans un cadre exemplaire unique (extérieur & intérieur) pour ce genre de manifestation.

N.B =
Les concerts, eux, commenceront exactement au début durant le Tea-Time (collations sucrées faites maison bien sûr) musical et se continueront tout au long de la nuit auprès des plats raffinés/salés japonais élaborés sur place.


CONCERTS :

Henri Chopin
Œuvre revisitée par Joachim Montessuis sur une proposition d’électronique©.
(Instrument : quadriphonie augmentée)
Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Chopin
Extrait : http://youtu.be/mg3NrR7_jYk
http://www.autopoiese.org/
http://www.soundcloud.com/joachim_montessuis


Vidéophage
(Instrument : Vhs préparée)
Extrait : https://vimeo.com/75763896


Frédéric Nogray
(Instrument : silicium)
Extrait : http://www.youtube.com/watch?v=2U_x-EDwOiA&feature=youtu.be


Thomas Tilly
(Instrument : Insecte)
Site : thomas.tilly.free.fr/

Kassel Jaeger & Discipline
(Instrument : bande magnétique)
Site : www.kasseljaeger.com/
Site : josephghosn.wordpress.com/
Extrait :
http://youtu.be/oWc0U-zFj-k
http://www.youtube.com/watch?v=KraN5afMSbw

Strom Varx
(Instrument : Électronique)
Site : https://soundcloud.com/stromvarx-news/a-cogent-heavy-high-technology
Extrait : http://youtu.be/Z7Ilxsu-JlY

Stephan Mathieu
(Instrument : Electronique)
Site : http://www.bitsteam.de/
Extrait : https://soundcloud.com/schwebung/recto-verso/s-yskB1

CHILL-OUT :

Dj.Satok : Ambiance : http://www.youtube.com/watch?v=QljmViz0W5E

Dj.Joseph Ghosn : ambiance : http://www.mixcloud.com/YGR_RADIO/joseph-ghosn-mixtape/

Dj.imagenumerique : ambiance : http://youtu.be/s2EYjL3zaC8

FOODING :

Atsunobu kohira (chef) : Salé = atsunobukohira.wordpress.com/
Misato (chef) : Sucré = from Laduré.

POP_UP_STORE :

Bimbotower : Cool Stuff : http://bimbo.tower.free.fr/
Prêle record : Musique : www.prelerecords.net/
Erratum : Musique : http://www.erratum.org/
And More…
en cours de booking…

INFORMATIONS :
site : http://electroniquesfestival.blogspot.fr/
event : https://www.facebook.com/events/1417112958502172/©©

8 juin 2012

[News] SANS TITRE (MAIS POÉTIQUE)

Performances phonétiques, proférations amplifiées, installations, meta-concerts, action collective et table ronde s’enchaineront au Hall des Chars de Strasbourg du dimanche 10 au samedi 16 juin 2012 à l’occasion de la seconde édition de SANS TITRE (MAIS POETIQUE).

Cette année encore, la programmation poursuit son exploration des territoires artistiques les plus contemporains en multipliant les hommages aux grandes figures tutélaires (William Burroughs, John Cage, Bernard Heidsieck…). Parmi les invités, des poètes que Libr-critique a suivis depuis sa création : Antoine Boute, Anne-James Chaton, Joachim Montessuis, Sandra Moussempès…

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20 mars 2012

[News] Un printemps polyphonique…

En ce jour du printemps, notons les premiers RV incontournables, de ce soir à Rennes avec Sandra MOUSSEMPÈS  jusqu’au week-end prochain, avec le festival POLYPHONIX, le festival Sidération, Christophe Manon & Patrick Chatelier (St Jean-des-Monts)…

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8 mai 2011

[News] News du dimanche

En ce mois de mai chargé, voici d’autres informations en bref, concernant la "planète PRIGENT" et divers RV à ne pas manquer…

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19 novembre 2009

[Soirées] Inauguration de Databaz (centre de littératures et d’art numérique)

   L’association trame ouest, qui est à l’origine de libr-critique, reprend ses activités, après deux années de pause, suite à son déménagement du Nord de la France à la région Poitou-Charentes et à la rénovation/construction d’un espace de création et de résidence à Angoulême. Cet espace prendra comme nom DATABAZ et sera inauguré le 21 novembre 2009 par une soirée de performances poétiques, sonores et numériques. L’ensemble de la programmation sera édité sur Libr-critique.com.

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12 juin 2007

[NEWS] Lectures pour la sortie de Raison basse, le 16 juin

raison_basse.jpgSamedi 16 juin 2007, à 19h30, Galerie Mycroft, lectures pour la sortie de Raison basse aux éditions Cameras Animales, avec :
Nikola Akileus,  Philippe Boisnard, Elie Delamare-Deboutteville, Pierre Escot, HC Jones, Gilles Maté, Joachim Montessuis, Ner, Didier Ober, Tristan Ranx, François Richard, Mathias Richard, Christophe Siébert, Charles Simon, Denis Soubieux, Thierry Théolier.
[lire l’entretien avec François et Mathias Richard]
[lire la présentation du livre]

26 avril 2007

[Livre] Raison basse, anthologie coor. par François et Mathias Richard

raison_basse.jpgRaison basse, coll., éditions Caméras Animales, 254 p. ISBN : 2-9520493-5-1, 16 €.
[site des éditions]
[commander le livre]
avec : Nikola Akileus, Manuel Aubert, Ariane Bart, Philippe Boisnard, Khalil Boughali, Lucille Calmel, Pierre Charbonneau, Raphaël Charpentié, Sylvain Courtoux, Elie Delamare-Deboutteville, Pierre Escot, Fapeyla, Guillaume Fayard, Daniel Giraud, H.C. Jones, Ly Thanh Tiên, Gilles Maté, Joachim Montessuis, neR, Didier Ober, Charles Pennequin, Tristan Ranx, Maurice Regnaut, François Richard, Mathias Richard, S/U/N, Stéphanie Sautenet, Christophe Siébert, Charles Simon, Denis Soubieux, Thierry Théolier

4ème de couverture :
Anthologie déviante
Raison basse est un syntexte*, une compilation de shoots de pensée soigneusement sélectionnés, et assemblés en un vortexte filmique protéiforme.
Amoncellement, jonction, grouillement de Déviants, anthologie ultra-subjective (incomplète), Raison basse est un plan ne correspondant pas aux chapelles existantes de la littérature. Il réunit 30 auteurs très différents (net-écriture, lettrisme, hyperlittéralité, beat generation, « classiques », et surtout : inclassables), dans un effort de cristallisation du meilleur des écritures contemporaines, de rassemblement des forces éparses de la poésie, de la littérature, d’en accorder les singularités ; dans un effort de recomposer une avant-garde, ou, du moins, de recomposer, de proposer, ce qui peut-être aujourd’hui manque le plus : un nous.

Mort, ou dissolution et évolution, des genres connus
Issu d’une passion et d’un rejet absolus, Raison basse participe d’un terreau pour une création et pensée libres, dégagées du formatage de genres littéraires périmés depuis longtemps.
Aux racines des courts-circuits, l’écriture rampe. Caméras Animales privilégie la notion d’écriture à la notion de genre, et par Raison basse souhaite définitivement entériner la mort de genres littéraires périmés depuis longtemps.

Pour une littérature mutantiste
Caméras Animales est une cellule de recherche sur les devenirs-multiples de l’écriture.
Raison basse explore la lycanthropie, le mutantisme à l’Å“uvre dans l’écriture, sa reptation-alien, sa capacité à évoluer dans tous les sens par torsions et bonds psychiques. Chacune des pages de ce livre est issue d’une singularité à vif qui s’engouffre dans la brèche d’une forme, d’une pensée, d’une perspective, d’une ligne de traversée, dont elle pousse et exploite les possibilités au maximum. Nous militons pour les émotions étranges, la psychodiversité. Pas d’esthétique uniformisée mais des singularités qui plongent au fond de leurs logiques dissemblables (dont l’aventure, la prise de risque, elle, est commune). La révolte, le saut, ne se trouvent pas dans une Révolution momentanément impossible, reportée sine die par l’hostilité du monde, mais dans des faisceaux de mutations audacieuses, désespérées et fécondes.

Bref, pour qui sait dé-lire, ceci est à vocation explose-tête ultime.

Cam_An 2007

[* ou syn-t.ext, ou syn-t.exp, ou syn-t.exe, ou syntex]

Premières impressions :
Les éditions Cameras Animales ont montré depuis leur création, à quel point, loin de toute littérature facile, de fast-reading, ou de publication d’easy-writing, ils s’attachaient à chercher, publier et défendre des littératures minoritaires, littératures parallèles. Cette exigence ne provenant aucunement d’une lubie, mais étant liée au parcours des deux éditeurs, car en effet avant de devenir éditeurs, Mathias Richard et François Richard sont d’abord écrivains, oeuvrant en liaison avec les expériences littéraires qui s’échappent de l’édition conventionnelle. On peut ici rappeler l’exigence du travail de Français Richard, exigence qu’il m’a été offert d’apercevoir dès les années 2000-2001, à partir de manuscrits qu’il m’a permis de lire, exigence qui a abouti à la publication chez Voixéditions de Vie sans mort, texte portant en lui la prolifération d’une pensée en crise tétanique d’existence.
Avec Raison basse, ils poursuivent en un certain sens le travail commencé avec la publication de Crevard baise Sollers de Thierry Théolier, livre auquel j’avais consacré une chronique vidéo [ici]. Avec le livre de Thth, ils indiquaient comment à partir d’un flux de listes de diffusion, de textes écrits sur blog ou sites, pouvait se créer un univers littéraire particulier proposant de nouvelles problématiques tant au niveau de l’écriture que de la lecture. Avec Raison basse, d’emblée, ils l’expriment, nous faisons face à un syntexte « compilation de shoots de pensée » qu’ils saisissent dans des flux de productions divers : aussi bien à partir de listes de diffusions [cu_cu_clan, compost] que de manuscrits non publiés, que d’expériences littéraires publiées sur site.
Le but d’un tel ouvrage, s’il est bien de créer une forme dynamique évolutive qui traverse l’ensemble du livre, toutefois, il tend aussi, et surtout à montrer les possibles mutations de la pensée/écriture en contact du monde, en contact d’autrui, en contact avec elle-même. Au lieu de tendre vers la réduction des possibles selon les normes de la communication et de ses principes historico-culturelles et économiques, cette anthologie propose des gestes de pensée qui, s’ils ne prétendent pour eux-mêmes à aucune authenticité, cependant se proposent comme des expériences possibles de la pensée, bien souvent évacuées d’emblée des milieux éditoriaux, et donc de la visibilité.
[Cette présentation générale sera suivie d’une chronique et d’un entretien avec les deux éditeurs.]

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