Libr-critique

13 mars 2016

[News] News du dimanche

Après la UNE consacrée au derneir roman de Christophe Carpentier, vos Libr-événements : RV avec Panero, KRAUMS NOTHO, CIEL OUVERT (rencontres poétiques de Limoges), le Printemps du Virtuel…

 

UNE : Christophe Carpentier, Le Mur de Planck

Présentation éditoriale. L’homme a de tous temps construit des murs pour se protéger des invasions guerrières ou des fléaux naturels. Par-delà ces ouvrages en dur, dont la plupart n’ont pu résister aux vicissitudes de l’histoire, il en existe un qui, parce qu’il n’est pas fait de matière, est demeuré à ce jour infranchissable. Il s’agit du Mur de Planck. Cet édifice théorique qui protège les mystères de la naissance de l’univers, aucun mathématicien, aucun astronome n’est encore parvenu à le franchir.Quoiqu’il en soit, et loin des théories physiques et quantiques, le samedi 2 avril 2016, Marvin Taylor assassine 10 obèses réunis pour un barbecue dans la petite ville de Long Cross au Texas. Lorsque le lendemain, les agents du F.B.I, Tilda Lindgrenet Travis Bogen arrivent sur la scène du crime, ils découvrent, en plus des dix cadavres, Marvin Taylor assis sur une chaise dans un état de prostration aussi totale qu’inexpliquée. La Police Scientifique ayant découvert que Taylor a filmé son massacre grâce à des lunettes-caméra haute définition, les deux agents du F.B.I visionnent le film, et résolvent l’énigme de sa prostration : des entités capables de se métamorphoser en toutes sortes d’êtres vivants sont intervenues pour le châtier en le plongeant dans un état d’hébétude définitive. Parallèlement à l’existence de ces entités qui se font appeler les Particules Baryoniques, les agents Bogen et Lindgren apprennent que l’action menée contre Marvin Taylor n’est qu’une phase d’entraînement avant le déclenchement d’une offensive planétaire de purification de l’humanité qui aura lieu le 4 avril à 16 heures GMT. Le lendemain, le lundi 4 avril 2016, a lieu, pile à l’heure prévue, l’offensive de purification planétaire qui plonge 650 millions d’humains, parmi les plus nocifs que compte l’humanité, dans une hébétude définitive. Et ça n’est pas fini… Quelques années plus tard, après bien des aventures, beaucoup de morts violentes, une invasion de notre planète par des robots chargés d’exterminer l’humanité, et devant la résistance de celle-ci, les particules Baryoniques décident de la dissolution atomique de la terre en une gigantesque caravane éthérée disparaissant dans le Cosmos.

L’humanité sera-t-elle anéantie après avoir passé le Mur de Planck ? Se réinventera-t-elle ?…

Suite au prochain épisode…

Premières impressions. Vous prendrez bien des nouvelles des Terriens, des pauvres humains ? Ces "acteurs du Sordide", qui vivent dans un monde où "Internet est un formidable amplificateur de la bêtise humaine", vont être purifiés grâce/à cause de Particules Baryoniques, atomes dispersés devenus pensants… Nous reviendrons bientôt sur ce roman critique qui ressortit aussi bien à l’apologue plein d’humour qu’au roman SF… /FT/

Libr-événements

â–º Rencontre autour de l’œuvre de Leopoldo María Panero avec les éditions Fissile et Le Grand Os mardi 15 mars à 19h30 à la Cave-Poésie de Toulouse. Animée par Victor Martinez, Cédric Demangeot et Aurelio Diaz Ronda.

Dans le cadre des Rugissants / Cave-Poésie René Gouzenne / Entrée : 5 €
http://www.cave-poesie.com/les-rugissants/
Figure à la fois isolée et majeure des lettres espagnoles, poète autodestructeur à l’humour subversif, qualifié souvent, à tort ou à raison, de maudit, Leopoldo María Panero est à lui seul un phénomène culturel et intellectuel qui fascine plusieurs générations de lecteurs. Son œuvre, abondante, témoigne d’un engagement, d’une intelligence et d’une culture qui expliquent sans doute la place singulière qu’il occupe, hors de toute filiation ou communauté poétiques.

â–º Jeudi 17 mars à Talence, 20H30 : Expériences sonores / Kraums Notho (Krunoslav Pticar/Thomas Déjeammes/Edwin Buger) ouvre les portes de son laboratoire et propose une série d’expérimentations sonores.

"Venez découvrir notre atelier/studio et laissez circuler votre écoute à l’intérieur d’un système de spatialisation sonore multivoie lors d’une improvisation entre poésie/poésie sonore, musique électronique/électroacoustique/rock progressif etc… selon l’humeur.
Les sons du lieu viendront se confondre avec nos diverses triturations !"

Dates à venir :

Jeudi 17 Mars à 20h30
Vendredi 8 Avril 20h30
Dimanche 8 Mai 18h30

Les places étant limitées, la réservation est nécessaire.
Entrée libre/sortie payante.
Talence à 5 minutes à pied de l’arrêt St-Genès tram B

Pour plus d’informations et pour les réservations me contacter par mail : t.dejeammes@gmx.com

https://www.youtube.com/watch?v=Uz3gbQXMr-4
http://kraumsnotho.blogspot.fr/
https://soundcloud.com/kraums-notho

â–º Samedi 19 mars à 18H, Pan point d’exclamation / Ciel ouvert #1, Théâtre Expression 7  (20 rue de la Réforme à Limoges) : rencontre avec Stéphanie Eligert, Emmanuel Rabu et S. Bérard ; film de Stéphane Bérard.
Entrée libre, et même le buffet est gratuit ! www.pan-net.fr

â–º Dimanche 20 mars 2016, de 12H à 19H, KHIASMA (15, rue Chassagnolle Les Lilas) : Le Printemps du virtuel.

PLACES LIMITÉES, RÉSERVATION OBLIGATOIRE !
-> https://www.eventbrite.fr/e/billets-le-printemps-du-virtuel-22176695092

-> suivi de LE LUNDI DES REVUES #7 : Fabbula, le lundi 21 mars à 20h30…

En ce premier jour de printemps, L’Espace Khiasma fête la saison du renouveau à sa manière en se faisant incubateur et proposant, sur toute une après-midi, de « mettre en culture » ce médium tout juste éclos, auquel beaucoup promettent un avenir florissant ! Avec la complicité de Fabien Siouffi, éditeur de la revue Fabbula, et en préparation du « Lundi des revues », cette journée portes ouvertes est l’occasion d’entrevoir les mondes possibles de la Réalité virtuelle ! Encore peu connus du grand public, de nombreux projets portés par une nouvelle génération de créateurs investissent les territoires du récit, du jeu vidéo, des images animées et des expérimentations artistiques.

Démonstrations gratuites d’expériences de réalité virtuelle et parcours de découverte, discussions publiques avec certains de ses acteurs les plus innovants dans leur approche et leur démarche, sélection d’ouvrages de référence et aperçus critiques : le Printemps du virtuel créé les conditions d’une expérience guidée de la réalité virtuelle, ainsi que d’une véritable réflexion sur ce médium qui pose tant de questions !

Plus d’informations : http://fabbula.com/le-printemps-du-virtuel

Places limitées, réservation obligatoire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-le-printemps-du-virtuel-22176695092

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Contenus présentés & créateurs invités :

DRIFT

DRIFT exploite pleinement les possibilités de la réalité virtuelle pour offrir un nouveau paradigme de gameplay stimulant, une expérience unique en son genre : jouer en adoptant la perspective d’une balle de revolver ! Suivez Walter, l’intelligence artificielle qui vous sert de guide, dans une folle aventure en explorant des environnements magnifiques. Volez librement à travers des scènes en suspension hautement immersives, utilisez votre regard et essayez d’éviter les obstacles jusqu’à ce que vous trouviez votre cible…

CRÉDITS :
SharpSense
Art Direction & Development : Ferdinand Dervieux
Level & 3D Design : Aby Batti
Screenplay : Maxime Phedyaeff
Sound Design : Romain Dorey

DMZ

Produit par InnerspaceVR, DMZ nous emmène là où il est interdit d’aller : la zone coréenne démilitarisée (abrégée en DMZ), une bande de terre de 248 kilomètres de long et 4 kilomètres de large qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud. À l’intérieur de cette zone et à travers la mémoire d’un ancien soldat, vous pourrez suivre ses pas et retracer les différents évènements qu’il y a vécus par le biais d’une narration interactive et immersive, avant d’ouvrir sur une surprenante suggestion pour le futur de la DMZ. Cette approche intime et fabulatoire permet de donner une prise toute particulière sur la réalité humaine de la DMZ.

CRÉDITS :
InnerspaceVR
Art Direction & Development : Hayoun Kwon & Balthazar Auxietre
Level & 3D Design : Guillaume Bertinet & Fabrice Gaston
Screenplay : Hayoun Kwon
Sound Design : Sylvain Buffet

+ invités surprises !

 

31 janvier 2016

[News] News du dimanche

Programme très chargé ce soir : Pleins feux sur Julien BLAINE, puis sur Frank SMITH ; Libr-brèves ensuite…

 

Pleins feux sur Julien BLAINE

â–º Exposition au Musée-Muséum de Gap, qui dure jusqu’à fin septembre 2016 : Une girafe dans la neige / Spermato Zoo

L’auteur y sera une fois par mois, et notamment :

• sam. 13/02/2016

• sam. 05/03/2016

â–º Du 20 janvier jusqu’au 31 mars : Body Body, exposition collective à la Plaque Tournante – Sonnevallee 99, Berlin.

En février  

â–º Le 3 à 19h00, à la galerie J.-F. Meyer à Marseille, finissage de l’exposition Daniel Van de Velde accompagné du chant de Julien Blaine dans une souche ombrée.       

â–º Le 6 à 15h00, la halle Saint-Pierre à Paris : un Cabaret Dada.                          

En mars

â–º Le Poema festival, du 11 au 13 mars 2016 au Centre  Culturel A. Malraux, scène nationale de Vandœuvre les Nancy.

â–º Les 18 & 19, autour des revues Invece et Mange-Monde à la Médiathèque de Perpignan, à la galerie 13 à Ille-sur-Têt…

En avril

â–º Du 8 au 13, à Tokyo et à Kamakura pour le 40e anniversaire du Doc(k)s spécial Japon, avec la complicité de la revue Delta

â–º À la galerie Jean-François Meyer à Marseille, du 15 avril à la fin du mois : L’huitre & La pomme de terre / Nous sommes dans la purée de 4 pommes de terre

En mai                                                                                                           

â–º Le 02 mai au foyer du théâtre municipal de Caen, présentation de La Poésie à outrance

â–º Le 03 mai : Café des images, Films et discussions sur La Poésie à outrance

â–º Le 04 mai : La Nouvelle Librairie Guillaume  autour des revues, avec André Chabin, Gilles Suzanne et Yannick Butel.

 

Pleins feux sur Frank Smith

Micro résidence du 4 au 11 février 2016 à Marseille (Alphabetville), en collaboration avec la Friche Belle de Mai, la librairie la Salle des machines, Montevideo, Radio Grenouille, La Marelle

Alphabetville développe depuis l’année 2013 un programme de résidences de courte durée, ou micro-résidences, avec des auteurs, critiques, chercheurs ou artistes invités. Ces micro-résidences développent une implication de l’invité sur le territoire, donnent accès pour le public à une meilleure connaissance de l’œuvre, et génèrent des créations à l’issue de ces expériences.

La première résidence de l’année 2016 s’ouvre avec Frank Smith, écrivain, poète et vidéaste.

Frank Smith a publié une douzaine de livres ainsi que de nombreux textes en revues et réalise des films ou « ciné-poésies ». Dernier ouvrage paru : Katrina, Isle de Jean Charles, Louisiane, éditions de l’Attente, juin 2015. Dernier film réalisé : Le Film des questions, janvier 2015, commande du centre Pompidou.

Il est aussi producteur-radio pour France Culture, où il a coordonné l’émission La poésie n’est pas une solution (2012) et co-dirigé le programme culte L’Atelier de création radiophonique, de 2001 à 2011.

Frank Smith est représenté par la Galerie Analix Forever, à Genève, et son travail a été présenté dans de nombreux festivals et centres d’art à travers le monde.

Avec Guantanamo, publié en 2010 au éditions du Seuil (Coll. « Fiction & Cie ») et en 2014 aux États-Unis (traduction de la poète conceptuelle Vanessa Place), sacré meilleur livre de poésie de l’année par The Huffington Post et nominé pour les PEN America Awards, Frank Smith inaugure, à partir de documents et d’archives, une série d’investigations poétiques en phase avec les conflits majeurs du monde contemporain.

Il mène actuellement l’écriture d’un essai d’investigations poétiques intitulé La table des opérations dans lequel est développée en particulier la notion de « co-errance », et prépare les fondations d’un ‘Bureau d’Investigations Poétiques‘.Ces investigations sont d’ailleurs en grande partie décrites dans son dernier livre Fonctions Bartleby (éditions Le Feu Sacré) par la figure du célèbre personnage de Melville. [Bibliographie, activités, actualités : http://www.franksmith.fr/]

Evénements publics

â–º Jeudi 4 février à 18h30 à la librairie la Salle des machines : Lecture d’extraits et présentation de Fonctions Bartleby de et par Frank Smith

« Je pose la question de la formule et je préférerais ne pas dire « je » mais dire au dehors du dehors. Je préférerais ne pas trancher sur le cas Bartleby car la résolution exclue toute question qui l’aura entrainée. Je préférerais ne pas dire « formule » mais « proposition », la proposition de Bartleby, — de même que je préférerais ne pas dire Bartleby mais « B. »

« Alors comment s’y prendre avec ça, sachant que les modes de circulation, de valorisation, d’appropriation de la formule de B. évoluent à chaque lecture et se modifient à l’intérieur ? Une lecture contemporaine de Bartleby, elle préférerait ne pas faire quoi, ne pas dire quoi ? »

Fonctions Bartleby, bref traité d’investigations poétiques, éditions le Feu sacré, 2015

Suivies d’un échange entre Frank Smith et l’écrivain Liliane Giraudon, animé par Colette Tron [La salle des Machines, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 Marseille / Informations : 04.94.0496.23 / 04.95.04.95.95]

â–º Mercredi 10 février à 20h00 à Montevideo. Lecture de Katrina, Isle de Jean Charles, Louisiane de et par Frank Smith, augmentée d’une création sonore de Gilles Mardirossian (créé à Paris avec Théâtre Ouvert / Centre National des Dramaturgies contemporaines en novembre 2015). Isle de Jean Charles est une langue de terre située aux confins de la Louisiane. Cette île est la première victime d’une érosion côtière qui ronge la région depuis des siècles, décuplée par les effets des tempêtes et des ouragans qui balaient régulièrement le Golfe du Mexique. Avec elle, une communauté d’Indiens issus de trois tribus ― Biloxi, Chitamacha et Choctaw ― coule doucement. Pêcheurs de père en fils, les Indiens d’Isle de Jean Charles ont comme autre particularité de parler partiellement le français des Cajuns, descendants de Français chassés d’Acadie par les Anglais en 1755 et réfugiés en Louisiane.
On y va. On y passe, un jour…

Lecture suivie d’un échange avec Frank Smith animé par Colette Tron

Tarif : 3€ + adhésion / Renseignements et réservations au 04.91.37.97.35 / Montevideo, 3 impasse Montevideo, 13006 Marseille 

Rencontre professionnelle

« Les écrits du numérique »

Alphabetville, laboratoire des écritures multimédia, et La Marelle, villa des auteurs à la Friche Belle de Mai à Marseille, organisent une journée de réflexion et d’échanges dans le cadre du séminaire « Les écrits du numérique », le 8 février 2016 de 10h00 à 17h00. A l‘occasion de la résidence d’écriture numérique de Matthieu Duperrex, lauréat 2016, accueilli par La Marelle, et de celle de Frank Smith, écrivain accueilli par Alphabetville pour une micro-résidence, dont les temps de présence à Marseille s’entrecroisent, se déroulera une journée de présentation et d’échanges collectifs, à partir de leur création en cours.

Programmes radiophoniques

A écouter sur radio Grenouille 88.8 FM ou sur www.radiogrenouille.com. Deux programmes réalisés par Emmanuel Moreira.

Gaza, d’ici-là, entre le plomb et la langue : entretien avec Frank Smith à propos de Gaza, d’ici-là (éditions Al Dante), accompagné d’une lecture par l’auteur.

Jeudi 4 février à 22h30 et samedi 6 février à 12h00

L’atelier du regard – Frank Smith : avec We can make rain but no one came to ask, il porte son regard sur œuvre de Walid Raad issue de la collection du FRAC PACA

Dimanche 7 février à 10h00 et mercredi 10 février à 13h30 

Alphabetville

Friche Belle de Mai

41 rue Jobin

13003 Marseille

0495049623

alphabetville@orange.fr

www.alphabetville.org

Libr-brèves

â–º On découvrira le blog prometteur d’Anne Galzi, vAriaTion, et notamment sa méditation poétique à partir de plusieurs tableaux : "Un ange passe"

â–º Du 1er au 14 février, ne manquez pas la Bébée Princess d’AnnaO : 12,5 x 12,5, 20 p. – 65 € (Numéroté 1 à 7). Livre d’artiste présenté en exclusivité à la galerie Sophie… etc !, 2 rue Gambey Paris 11.

â–º JEUDI 04 FEVRIER 2016 @ Növo Local, Bordeaux : concert autour de l’improvisation avec

 
 – L’OCELLE MARE (Fr.) https://ocellemare.bandcamp.com/
– KRAUMS NOTHO (Bx)  https://soundcloud.com/kraums-notho
– et PONTEVIA/CHIESA/NASTORG (Bx/Tlse) https://soundcloud.com/mpontevia
 
infos sur les groupes :
 

 

  16 rue Jules Guesde (Place des capucins). 20h30. 5 euros.

 

 un concert de "les potagers natures" : 
 

â–º Jeudi 4 février, 18H-22H, à L’Amour (24, rue Molière à Bagnolet) : MESSE³ ROSE. Lectures et performances de Elitza Gueorguieva – Jeanne Bathilde – Chloé Masson – Mélanie Yvon – Jérémie Buldo – Benoît Toqué – Carole Louis – Nathanaël Ruiz de Infante – Sébastien Montéro – Élodie Petit – Jeanne Moulin.
♦ musique live
♦ Évangile : Matthias Puech / Luci1.0 /Lazy Terms
♦ projection de courts métrages : Ludovic Sauvage, Ethan Assouline, Sabrina Ratté, Nuno Patricio, Joe Hamilton, Laura Gozlan, Sybil Montet, Gregory Chatonsky.

Messe³ Rose =
chôSe est un collectif d’artistes basé à Paris – c’est la base, c’est sans prétention. Mais il est mobile, amovible, rétractable. Ils sont plusieurs. Engendré sous la pluie, sa gestation, on peut parler de sa gestation, on peut dire qu’il a écumé des planchers et fissuré des fondations. Les dimanches : chôSe est endimanché. Ils organisent des messes, des messes terribles, de toutes les couleurs : Messe³, + 1 couleur, on appelle ça comme ça. La première, ça a été une messe basse, noire : Messe³ Noire, elle a eu lieu sous terre, dans les catacombes. Une messe³ c’est un événement : il s’y passe des choses : chôSe fait des choses*. À chaque messe³, on invite des gens à venir faire des choses avec nous – chôSe est mobile, amovible, rétractable, et expansible aussi. Ensuite, chôSe [en fait chôSe à la base c’est un petit nom, comme un pseudo, c’est le diminutif de Chômage & Sexualité] travaille à partir des traces de sa messe³ : ça donne autre chose . Pour la première messe, la Messe³ Noire, ça a donné Messe Noire, une publication papier. Messe peut s’écrire sans « e ». Perhaps it’s messy = Peut-être ça fait désordre. He made a mess in the mess = Il a mis le désordre au mess = à la cantine militaire, ou bien, He made a mess in the mess = il a mis la pagaille dans le désordre. En anglais, mess a aussi l’avantage de pouvoir être un verbe, comme par exemple dans la phrase You’ve messed up my beautiful carpe = Vous avez foiré ma belle carpe. Pardon, faute de frappe : my carpet. Mon beau tapis, vous l’avez souillé. Parce que to mess veut aussi dire souiller, que c’est ça que ça veut dire dans You’ve messed my beautiful carpet – puisque « foirer un tapis », dans un contexte type arts décoratifs, ça marche, mais là. Bon. Pour notre prochaine publication publique : notre prochaine messe³, on aimerait que chôSe sorte de terre, des dessous, et qu’il crève L’Amour : ce serait une Messe³ Rose.

* une chose est : une performance, une action, une installation, un poème sonore, un acte, une conférence performance, une lecture publique, un vrai-faux happening, un poème graphique, une action furtive, un poème action, un powerpoint, un event dans l’event, un reenactment, un texte transgenres, une chanson, une lecture performée, un contre event, un texte exposé, une chanson, une projection vidéo, un poème acousmatique, un geste, une installation performance, un geste, une parole en l’air – une chose est une chose est une chose on n’est pas clivés.

 

16 juin 2015

[Création] Kraums Notho, EN( )GRAMME

La présentation de cette nouvelle création précède la bande audio.

Présentation de Thomas Déjeammes : 

Tous les sons issus de ce morceau proviennent de la captation que fait Thomas Déjeammes avec un micro (voix/enregistrements/objets trouvés sur le lieu, etc…) et sont  transformés sur le moment même par Krunoslav Pticar à l’aide de pédales et de samplers, diffusés par un système multivoie.
Engramme : n.m.-1907. Du grec en « dans » et gramma  « trait, caractère, écriture ». Trace organique laissée dans le cerveau par un événement du passé individuel et qui serait le support matériel du souvenir.
Presque rien. Quelques grammes de pensées. Un souvenir. Un amas de souvenirs débris, de souvenirs présents, faisant trace et modelant la matière physique du cerveau. EN( )GRAMME. Des bouts d’essais s’entassant. De l’oubli, du mouvement, du retour, de la survivance, du symptôme, de l’inconscient.
La plupart des textes de cette pièce sonore existent déjà dans d’autres morceaux de Kraums Notho et sont modelés ici  comme souvenirs qui travailleraient incessamment le corps.

2 mars 2014

[News] News du dimanche

En ce premier dimanche de mars, pleins feux sur une actualité dense, avec Libr-Net (blog Prigent ; C. Pomparat sur  Matton, Remue.net) et nos Libr-événements (Les écrits numériques #2, festival Concordan(s)e, Déjeammes/Kraums Notho).

Libr-Net /FT/

â–º Blog Autour de Christian Prigent : dans la première dizaine de posts déjà en ligne, deux Carnets inédits permettant une réflexion sur son travail précis d’écriture, la relation prose/poésie, ou encore son rapport au contexte (Carnets de Grand-mère Quéquette et de Demain je meurs), des infos sur le proche colloque de Cerisy, un hommage de Thierry Rat, les premières Traversées (situation actuelle de l’écrivain, étude sur ses archives, le réelisme prigentien) ; dans la deuxième dizaine, sont prévus : des documents inédits, le Carnet de La Météo des plages, une mise au point sur les entretiens (mise en ligne de celui paru dans Les Temps Modernes sur Bataille), deux articles de recherche (de Bénédicte Gorrillot et de Typhaine Garnier)…

Autres infos prigentiennes :

— Montreuil, mercredi 19 mars 2014, 19 h. Soirée d’inauguration du festival Hors limites. Lecture de Christian Prigent (Les Enfances Chino), suivie de Peep-show, performance de Vanda Benes. A la Bibliothèque de Montreuil, 14 Bd Rouget-de-l’Isle, Montreuil (93). Contacts : 06 08 55 89 83  /  01 48 45 95 52.

— Vandœuvre-les-Nancy, samedi 29 mars 2014, 20 h 30. Festival Poema. Lecture à deux voix (Vanda Benes & Christian Prigent). Au CCAM, Scène Nationale, rue de Parme, 59500-Vandœuvre. Contact : S. Gironde  06 63 14 52 70.

 

â–º Les pratiques de François Matton, dessin et écriture, invitent à la "ballade". Catherine Pomparat a accueilli l’invitation : "Une suite de 4 dessins en suspension et de 4 ressorts d’écriture balade dans leurs traces la charrette-théâtre de mes sensations. L’ornière creusée par les mots est plus ou moins profonde mais le dessin toujours devant guide ce petit théâtre en roue libre."
À la faveur allègre et grave de cette œuvre dessinée et écrite, voici le quatrième moment d’une "ballade énamourée" http://remue.net/spip.php?article6537 qui mène vers la rencontre avec François Matton du 4 avril prochain au Centre Cerise (46 rue Montorgueil, Paris 2eme).

 

Libr-événements

Les écrits du numérique #2, jeudi 6 mars 2014, 14H30-20H,

Friche La Belle de Mai (41, rue Jobin Marseille)
Création, écriture, édition numériques

 

A l’Espace éphémère de 14h30 à 17h30

> Nanodrames par Jean-François Magre

(JPG) En empruntant plusieurs types de langages (écriture, photographie, découpage cinématographique…) et en les combinant à la manière des techniques utilisées par les médias et Internet pour asséner leurs messages (multimédialité, médialité mixte), les nanodrames proposent une narration plus mystérieuse et lacunaire. Ils se lisent comme un paysage mental ou géographique au gré d’une dérive où chaque lecteur/regardeur remarquera, tel un flâneur, des détails sans pour autant que l’histoire (ou le programme comme on dirait en architecture) n’impose sa domination. Hiéroglyphes ou arrêts sur image, les photos-textes qui composent les nanodrames sont des images à deux foyers comme l’ellipse est une courbe à deux foyers (et la figure emblématique du Baroque selon Eugenio d’ors) ainsi qu’une figure de rhétorique de l’omission de mot, du raccourci, du sous-entendu.

Jean-François Magre est né à Toulouse en 1972.
Artiste, il associe activité d’écriture et réalisations graphiques, sonores, audiovisuelles. Citant Jacques Derrida : « L’écriture est tout ce qui peut donner lieu à une inscription en général, qu’elle soit ou non littérale et même si ce qu’elle distribue dans l’espace est étranger à l’ordre de la voix : cinématographie, chorégraphie, certes, mais aussi « écriture » picturale, musicale, sculpturale, etc… ». Parmi ses productions, quelques publications papier et en ligne sur des sites pluridisciplinaires. Jean-François Magre a été le lauréat de la première résidence d’écriture numérique à La Marelle en mai 2013.
Plus d’informations sur la résidence : http://villa-lamarelle.fr/ ?p=2752
Pour consulter des nanodrames : http://legrandos.blogspot.fr/search/label/Nanodrames

> Fenêtre augmentée et Flatland par Thierry Fournier

(JPG) Conçu et dirigé par Thierry Fournier, le projet Fenêtre augmentée propose une fenêtre interactive sur un paysage comme protocole d’exposition collective. Sa 3e édition a été coproduite et présentée par Zinc à la Friche dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. L’édition interactive de Fenêtre augmentée sur iPad rend désormais cette expérience mobile et accessible autour du globe. Co-dirigé par l’artiste et le critique J. Emil Sennewald, le catalogue sur iPad Flatland rend compte de cette création innovante à travers une forme éditoriale spécifiquement conçue pour tablette. Les publications simultanées de Fenêtre augmentée et Flatland permettent ainsi un dialogue entre l’expérience directe des œuvres et une approche critique, sur le même support. Publiées par Pandore, jeune éditeur numérique en art contemporain qui invente de nouvelles propositions sur tablettes, elles présentent une des premières publications en art intègrant démarche critique, design spécifique aux tablettes et navigation interactive.

Artiste et curateur, Thierry Fournier a développé une pratique qui englobe à la fois l’installation, les médias numériques, la vidéo, le son et la performance et aborde la manière dont le corps et la perception qualifient notre relation au monde, dans un sens aussi bien poétique que social ou politique.
En relation étroite avec ce travail, il poursuit une démarche de curatoriat en invitant régulièrement des artistes et auteurs dans le cadre de protocoles et dispositifs qu’il met en œuvre. Après avoir débuté comme musicien, compositeur et architecte et collaboré à plusieurs galeries et projets curatoriaux, il donne une forme autonome à son travail à partir de 2000. Il enseigne et mène des recherches à l’École nationale supérieure d’art de Nancy, à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et à Sciences Po Paris.
Site web : www.thierryfournier.net
Site Pandore édition : www.pandore-edition.fr

> Additional documents par Documents d’artistes

Revue web de création et de réflexion, additionaldocument.org, est une édition web développée par Documents d’artistes. A l’occasion de New Orders, la programmation art contemporain du Cartel à la Friche Belle de Mai Marseille, elle est née de l’invitation faite à l’artiste Atelier Van Lieshout d’éditorialiser une programmation 6 mois durant, en lien avec son exposition « The butcher ». Il a en dessiné l’interface et son travail a par ailleurs déterminé la ligne éditoriale de cette revue. additionaldocument.org tire donc le fil de la réflexion générée par la proposition artistique et invite des artistes et des auteurs à porter un regard, une analyse, à raconter une histoire…En mettant côte à côte artistes, philosophes, sociologues, critiques, additionaldocument.org se présente comme un objet hybride ouvrant les champs de savoir et les pratiques artistiques autour d’un thème et de ses variations, pour les inscrire chacun dans le concret d’un réel qu’il conviendrait sans doute de ré-inventer.
Une conception technologique développée par Silex taille numérique

Documents d’artistes, un site internet dédié à l’art contemporain.
Documents d’artistes a pour but de rendre visible la densité et la diversité de l’activité des artistes de la région PACA à travers l’édition en ligne de dossiers d’artistes contemporains et leur diffusion auprès de publics professionnels et amateurs d’art. Les dossiers sont réalisés en collaboration avec les artistes et actualisés régulièrement pour suivre l’évolution de leurs productions. Relais entre la création, le milieu professionnel et les publics, cette entreprise vise plus directement à inciter les opérateurs de l’art à la prospection pour concourir à une meilleure circulation du travail des artistes à un niveau local et international. documentsdartistes.org travaille en réseau avec les associations documents d’artistes en Bretagne, Rhône-Alpes, Aquitaine et Piemont (Italie).
Site web : www.documentsdartistes.org

Au Transistor à 18h30

> Reading Club par Annie Abrahams et Emmanuel Guez

Lire en réseau, sur le web, c’est aussi écrire. Que se passe-t-il lorsqu’on lit et on écrit en commun, sur la même "page" et simultanément ? Quels sont les effets de cette lecture/écriture sur les lecteurs/écrivains, sur leur manière d’être ensemble à ce moment-là ? Comment matérialiser une pensée commune en train de se faire ? Quel type de textes construit-on ? Comment le public perçoit-il une telle performance de lecture et d’écriture ?
Le Reading Club est un site web destiné à des performances de lectures en commun impliquant des performances d’écritures. Pour cette édition des « Ecrits du numérique » et dans le cadre de « Nice to meet you#37 », le Reading Club propose trois sessions de lecture / écriture de 10 minutes chacune sur un texte de Luc Dall’Armellina, "Ce pas qui nous élève – pour des écritures numériques créatives, un manifeste". Pour chaque session, nous inviterons quatre personnes, parmi le public, à venir lire et écrire ce texte, au sein même du texte d’origine. Le public, qui assiste à ce processus, sera également invité à commenter la session sur le tchat du Reading Club. Site web : http://readingclub.fr/

â–º Festival Concordan(s)e, du 6 mars au 6 avril 2014

Jeudi 6 mars à 20H, Maison de la poésie (Passage Molière, 157 rue St Martin 75003 Paris) : SOIREE D’OUVERTURE festival Concordan(s)e
avec Arno Bertina, Fabienne Yvert, Béatrice Massin, Fabrice Ramalingom, Emmanuelle Bayamack-Tam

lancement du LIVRE CONCORDAN(S)E 3
qui retrace les éditions 2012 et 2013 du festival

LECTURES par ARNO BERTINA, FABIENNE YVERT et BEATRICE MASSIN des textes inédits écrits pour le festival

PERFORMANCE avec FABRICE RAMALINGOM chorégraphe & EMMANUELLE BAYAMACK-TAM écrivain, présentation du Duo
« EN AMOUR, IL FAUT TOUJOURS UN PERDANT »
En amour, il faut toujours un perdant , mais chacun préfèrerait que ce soit l’autre. Ce que notre création interroge, c’est précisément le sens de la défaite et la nature de la perte. Cela prend entre autres formes spectaculaires, celle de la passe, échange dont on sait bien que tout le monde sort perdant. On pourra réécouter avec profit la chanson de Julio Enrique Melanie Iglesias

Le festival continue du 6 mars au 8 avril
4 créations dans 18 lieux d’île de France
www.concordanse.com

♦ vendredi 7 mars 20:00 Librairie L’Atelier – Paris, lecture/performance
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

mardi 11 mars 20:00 Librairie Le comptoir des mots, lecture/performance
Myriam Gourfink / Eric Suchère

mercredi 12 mars 18:30 Librairie de Paris, lecture/performance
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

vendredi 14 mars 19:30 Médiathèque Marguerite Duras – Paris
Cécile Loyer / Violaine Schwartz

samedi 15 mars 20:30 Maison populaire – Montreuil
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
(programme partagée avec le duo Violaine Schwartz, texte et Hélène Labarrière, contrebassiste)
Réservations 01 42 87 08 68 www.maisonpop.fr

mercredi 19 et jeudi 20 mars 20:30 Centre National de la Danse – Pantin
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Myriam Gourfink / Eric Suchère
Réservations 01 41 83 98 98 www.cnd.fr

vendredi 21 et samedi 22 mars 20:30 Théâtre Le Colombier – Bagnolet
Cécile Loyer / Violaine Schwartz
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Réservations 01 43 60 72 81 www.lecolombier-langaja.com

samedi 22 mars 16:00 Médiathèque Hermeland – Saint-Herblain
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 25 mars 19:00 Médiathèque du Pôle culturel – Alfortville
Myriam Gourfink / Eric Suchère

samedi 29 mars 18:30 Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi

mardi 1er avril 12:00 Université Paris 13, La Chaufferie – Villetaneuse

Hélène Iratchet / Pauline Klein
(en partenariat avec le festival Hors limites)
Réservations 01 49 40 38 27 www.univ-paris13.fr

mercredi 2 avril 16:00 Bibliothèque André Malraux – Les Lilas
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
(en partenariat avec le festival Hors limites)

jeudi 3 avril 19:30 la maison rouge – Paris
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 40 01 08 81 www.lamaisonrouge.org

samedi 5 avril 18:30 La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne
Hélène Iratchet / Pauline Klein
Dans le cadre de la journée de l’édition en danse
01 46 86 17 61 www.alabriqueterie.com

dimanche 6 avril 15:00 CNEAI – Chatou
Fanny de Chaillé / Pierre Alferi
Réservations 01 39 52 45 35 www.cneai.com

â–º Après quelques semaines de résidence à Eclats, Thomas Déjeammes et Kraums Notho vous invitent à la sortie de résidence de Liaisons.

Liaisons est une performo(t)sonance de 45 minutes. A la croisée de la poésie contemporaine, du rock alternatif, de la musique électronique et de la projection vidéo cette œuvre ouverte explore la relation souffle/son/sens dans un dispositf sonore hexagonal conçu spécifiquement pour l’occasion.

RV le 13 et 14 Mars 2014 à 20h à Eclats (18 rue Vergnaud à Bordeaux) pour la sortie de résidence.

S’en suivra une dégustation de vin (sans insecticides ni désherbants !) par le château Couteau (Château Couteau 33550 Capian France) : la réservation pour les deux soirs est vivement conseillée, les places étant limitées à 35.

Réservation à Eclats au 05 56 52 52 64 ou par mail à thomasdejeammes@yahoo.fr / tarif : 5 euros ; 3 euros pour les adhérents d’Eclats ; 10 euros pour soutenir le projet Kraums Notho.

19 janvier 2014

[News] News du dimanche

Sur LC, nous ne parlons pas de "rentrée de janvier", tant il est vrai que, comme le rappelle Éric Chevillard dans son dernier livre, Le Désordre Azerty (Minuit, 15 janvier 2014) : aujourd’hui les "écrivains sont rentrés. Dans le rang"…
Nous saluerons simplement les deux derniers livres de Jérôme Bertin, qui viennent de paraître chez Al dante (Livres à la UNE), et vous inviterons à nos Libr-événements (Ultra-volte #3 à DATABAZ, lecture d’Yves di Manno et de Sandra Moussempès, Kraums Notho, revue Syncope).

Livres à la UNE /FT/

â–º Jérôme Bertin, Première ligne. 105 mesures pour une guerre, Al dante, 40 pages, 7 €, ISBN : 978-2-84761-779-5.

Présentation éditoriale. Écrivain de l’extrême, Jérôme Bertin nous emmène dans l’à-vif du présent. Chacun de ses livres est le reflet d’un conflit : de l’impossibilité de mener à bien son métier de vivre parce que trop en but avec la brutalité de ce monde. Il est en cela proche de ce qu’écrit jean Genet, lorsque que ce dernier oppose la violence à la brutalité : la violence étant inhérente à toute pulsion de vie (l’enfantement, le rire, la joie, la révolte, les guerres de libératon…), tandis que la brutalité est dispensée sans compter par ceux qui ont pour but de brider ces pulsions de vie.
Première ligne, dense, court (40 pages), écrit en salves serrées, (105 phrases nées d’une pulsion de vie bridée) est un véritable manifeste poétique, où toutes les propositions sont autant d’éclats lancés contre la brutalité de toutes les formes de pouvoir.

Premières impressions. Voici une singulière suite d’apocalypses, écrite dans une langue-uppercut qui privilégie les télescopages des signifiés comme des signifiants. Deux exemples, avant de passer cette semaine le relais à Sylvain Courtoux : "Festin de terre. Assis sur le lit la tête entre les mains. Cracher le poème et du sang. Du sens interdit. La tête cogne contre le carrelage" (p. 15) ; "Anus, l’origine du monde. Plus de débats mais des combats. Des décombres des cobras. À la place de la langue, uppercut. Un sein vert expression. Tu vois le sang araignée sur le sol" (p. 18).

â–º Jérôme Bertin, Le Projet Wolfli, Al dante, 15 janvier 2014, 64 pages, 10 €, ISBN : 978-2-84761-780-1.

Présentation éditoriale. Le projet Wolfli est le récit sans concession d’un univers qui vit au rythme d’une guérilla extrême, où se confrontent des groupuscules d’horizons différents : des pires milices fascistes aux factions utopistes pour qui la guerre ne peut être gagnée que par la mort. Ici les corps sont des marchandises, chair à canon où chair à plaisir, corps qui se nourrissent et se détruisent par les armes ou dans les partouzes.
Entre Guyotat et Céline, ce roman participe au renouveau de la science-fiction.

Note de lecture

Devant les inanes palabres des popolitiques,
le spitoyable défilé des automates médiatiques,
les crimes capitalistes en bande organisée,
les orgies consuméristes des bouffeurs de pop corn,
la fanfaronne parade des homoncules affairés, des homo-economicus attachés à leur case,
les cris orgasmiques des phynanciers rivés à leurs bibelots d’inanité numérique,
ça ne vous est jamais arrivé de sentir monter en vous un magma rabique, un déluge de feu, un flux nitroglycériné ?

Une "journée à haut risque", entre 2023 et 2033 : "révolte dans Paris intra-muros / Funérailles du premier ministre assassiné / Le temps sera rouge" (p. 20)…

D’Egon, figure apocalyptique, à l’agôn. En cet immonde XXIe siècle, voici l’état des forces antagoniques : d’un côté, l’armée du Louvre, les légions Wolfli et Artaud ; de l’autre, l’infâme boboserie, les démocradingues, le "consommateur en lutte de crasse", le starwriter (l’écrivain spectacularisé) – "l’ennemi [qui] écrit sa prostatite, son divorce, son viol" -, le "démon capitaliste" – "cette blonde pulpeuse au vagin dévoreur de chibres"… Pas de quartiers, nul innocent ("L’innocent est un concept capitaliste réactionnaire") : fuck d’artifice final ! "Massacrez les idoles" ! "Le grand incendie comme œuvre ultime"… Rêvolution : "Debout les damnés de la terre. Ils vivent à ne pas douter leurs derniers instants. La culture d’état pue la mort. Les derniers penseurs sont enfermés dans la misère. Les éditeurs, les producteurs, travaillent par leur censure et leurs choix commerciaux à la désintégration du pensé debout" (p. 49).

De l’esthétisme radical (de Bosch à Artaud, en passant par les expressionnistes) à l’éréthisme de la violence : Jérôme Bertin met littéralement en œuvre"le rêve de Bukowski" et de tous les artistes rebelles. Eros et Thanatos, dans une fascinante écriture spasmée qui s’inscrit en droite ligne de Guyotat et de Desportes – sans toutefois en avoir encore le rythme, la portée et la tension.

 

Libr-événements

â–º ULTRA-VOLTE #3 // CONCERT / musique électronique et bruitiste SUPERNOVA (Belgique) // Oscar Martin (Espagne) // Constanza Piña (Chili) le vendredi 24 janvier à DATABAZ (100, rue du Gond à Angoulême), le centre de Philippe Boisnard et Hortense Gauthier (entrée : 5 / 7 euros).

SUPERNOVA, duo composé de Philippe Franck et Gauthier Keyaerts
Le projet Supernova a été initié depuis Bruxelles fin 2011 par Philippe Franck (alias Paradise Now – chant, guitare, objets) et Gauthier Keyaerts (alias The Aktivist, Very Mash’ta, plusieurs albums sur les labels Sub Rosa et Transonic – traitements électro-organiques, basse, objets). Le combo évolue, au gré des rencontres, dans une galaxie audio libertaire qui fait le grand écart entre post pop/post song, poésie sonore et électro matiériste.

# Philippe Franck

Historien de l’art, concepteur et critique culturel, Philippe Franck (Belgique) est directeur de Transcultures. Il est le fondateur et directeur artistique du festival international des arts sonores City Sonic (depuis 2003) et des Transnumériques, biennale/plate-forme des cultures numériques (depuis 2005). Il a également initié le label Transonic pour les sons autres.

Il a été commissaire artistique de nombreuses autres manifestations d’arts contemporains, audio, hybrides et numériques en Europe, Amérique du Nord et Afrique du Nord. Il enseigne également les arts numériques à l’Ecole National Supérieur des Arts Visuels La Cambre et ESA Saint-Luc (Bruxelles). Depuis 2010, il est aussi responsable des musiques urbaines, des arts sonores et de la création interdisciplinaire au manège.mons.

//// http://transcultures.be/philippe-franck/

# Gauthier Keyaerts

Gauthier Keyaerts est titulaire d’un Master en information et communication de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Après un plus d’une décennie ponctuée de plusieurs sorties musicales sur le label Subrosa / Quatermass, et d’autres… , il devient co-fondateur du label de musique Transonic. Sous de nombreux pseudonymes (Very Mash’ta, la Aktivist, Next Baxter), il compose, joue et réalise de la musique, pour lui-même mais aussi en association à des installations (L’oeil Sampler, an-Art-Key, …) et des œuvres vidéo (notamment avec Thomas Israël) et / des créations radiophoniques (Electroniques Peintures, Composez-vous Bruxelles?) financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il collabore actuellement avec Christian Frisson et l’Institut NUMEDIART de l’UMONS, sur le projets MashtaCycle et Profondo Giallo, un moyen de repenser la relation entre la technologie et l’art (technologie dans l’art ?).

//// http://gauthierkeyaerts.wordpress.com/

# Oscar Martin aka NOISH~ (Espagne)

Programmeur expérimental et musicien, son travail est fondé sur la déconstruction de fields recordings , des synthèses non-conventionnelle et l’utilisation créative des erreurs techniques et informatiques. Luthier – numérique maniant Pure Data, il utilise ce langage pour développer ses propres outils non-conventionnels pour le traitement algorithmique et la composition générative en temps réel . Il se positionne quelque part entre informatique musicale , Esthétique du Bug , et Noise générative . Il tente de créer des univers sonores virtuels, des paysages sonores imaginaires qui encouragent l’écoute active et une sensibilité différente à l’égard de la perception des phénomènes sonores .
Il fonctionne sous le paradigme de l’Open source . Toutes ses expérimentations sonores sont publiées sous licences libres, par différents labels et netlabels ; ( Free Software Series, Uzusounds, Drone Records, tecnoNucleo, BRRR, etc.)

Sa musique a été présentée dans différents espaces et festivals internationaux :
MAKEART (France ) , MOOZAK ( Autriche ) , A10LAB bruit = bruit ( Royaume-Uni ) , FESTIVAL DE LA IMAGEN MANIZALES ( Colombie) , PIKSEL (Norvège ) , PDCON ( Brésil ) , VAD ( Espagne ) , LEM06 ( Espagne ) , LAC- Linux Audio Conference ( Allemagne ) , NK ( Berlin ) , DE JOUEUR (Rotterdam ) , MAUS HABITUS (Portugal) , LaLAboral – SummerLab (Asturies) , MIDE – Arteleku ( Donosti ) , Ulterior09 ( Madrid ) , Hangar ( Barcelone ) …

//// website

# Constanza Piña (Chili)

Constanza Piña est une artiste numérique et interprète de danse contemporaine.
Elle crée des œuvres dans divers domaines, y compris les nouveaux médias, de la danse, de la performance, en se concentrant dans le bricolage de synthétiseurs, les textiles électroniques et la technologie portable.
Elle a été co-directrice du laboratoire Art and Technology Chimbalab (2008-2012) et a procédé à de nombreux ateliers et conférences sur l’expérimentation électronique et la culture du D.I.Y. Elle est également membre du Sudamerica expérimental, une plateforme indépendante de partage et de collaboration pour des projets en arts électroniques.

Elle présentera Corazón de robota, un projet musical composé uniquement par des synthétiseurs et des séquenceurs fabriqués à la main à partir de différents matériaux comme les tissus, les déchets électroniques et les boîtes de chocolat analogiques. Ces appareils génèrent des fréquences différentes qui jouent au hasard, en explorant les dimensions rythmiques du bruit.

♦  http://sewingmachina.wordpress.com/

 

â–º Lecture d’Yves di Manno et Sandra Moussempès le jeudi 13 février, 19h30 à la librairie Texture (94 avenue Jean Jaurès, 75019), dans le cadre du programme de résidence d’écrivains en Ile-de-France.

â–º Net < KRAUMS NOTHO :

– un extrait d’une improvisation réalisée à N’a qu’un oeil (Bordeaux) il y a 1 an juste ;

-un extrait d’une perfomo(t)sonance en cours, qu’ils montent en résidence dans les locaux de la compagnie éclats à Bordeaux (http://www.eclats.net/). La sortie de résidence s’effectuera le 13 et 14 Mars 2014…

â–º Appel revue Syncope :

Suite à son échec avec kisskissbankbank, la revue Syncope cherche encore, par tous les moyens qui lui sont accessibles (auto-édition indépendante, alors oubliez subvention etc.), un soutien au financement de sa parution.
Syncope tente encore de donner sur papier (et ils tiennent à la matérialité de ce support) la possibilité d’incarner selon la perspective qu’elle propose, mais sans grille d’analyse et au risque d’antinomies, un dialogue entre écrivains et artistes sur la place d’Eros (et comme il s’en faut : relever parfois, et souvent, sa flagrante contradiction) dans notre contemporanéité libre (libérée, comme on dit) mais si vaporeusement policée.
Voilà déjà plus d’un an que la revue sous le thème du Climax aurait dû sortir. Ils aimeraient enfin pouvoir partager ce que nous ont donné à voir, à lire ou entendre :
Alain Marc, Annabelle Guetatra, Annie Descôteaux, Antoine Brea, Bernard Barbet, Carla Demierre, Catherine James, Catherine Larré, Charles Bosersach, Christophe Manon, Christophe Marchand-Kiss, Christophe Pairoux, Damien Comment, David Besschops, Dominique Quélen, Elodie Petit, Florence Darpier, Fox Harvard, Frederic Dumond, Geoffroy Bogaert, Herve Ic, Jacques Cauda, Jans Muskee, Jean-Marc André, Laura Vazquez, Laurent Benaim, Laurent Bouckenooghe, Laurent Herrou, Maldo Nollimerg, Marc Molk, Marc Perrin, Marie-amélie Porcher, Mathieu Lefebvre, Méryl Marchetti, Michel Castaignet, Michel Hanique, Miron Zownir, Nicolas Rollet, Olivier Larivière, Panayiotis Lamprou, Patrick Varetz, Peter Franck, Reno Louchart, Ronald Ophuis, Tom de Pekin, Vincent Herlemont, Yann Legrand, Yannick Torlini

Pour les soutenir, vous pouvez envoyer vos dons ou votre pré-achat (d’une valeur de 20 euros) ici :

http://syncope.canalblog.com/

ou par chèque à l’ordre de Crimen Amoris :
Editions Crimen Amoris
75 rue du Becquerel, 4 cour Bouchery
59370 Mons-en-Baroeul

Merci de laisser un message après votre don.

 

 

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