"La place naturelle de l’intellectuel est dans l’opposition", nous rappelle Mustapha Benfodil dans son "Manifeste du Chkoupisme", se rattachant ainsi à la tradition française de l’intellectuel critique. Et de préciser : ceux qu’il appelle les Anartistes "doivent toujours agir au second degré sur le monde. L’art militant a vécu. La littérature n’a pas pour mission de changer le monde mais seulement de le singer. S’il ne fait que cela, un artiste engagé est un artiste encagé. Régimenté. Il devient un fonctionnaire de la colère. Il s’aigrira et se grillera très vite"… Derechef, "NIQUÉS DE LA TÊTE, UNISSEZ-VOUS !" (Archéologie du chaos [amoureux], Al dante, en librairie cette semaine !).
Juste après le waterloo AAA et cent jours avant le possible exil, plus que jamais LIBR-CRITIQUE se montrera libre & critique par ses réflexions, créations et indignations. D’où, ce soir, la place faite à Mustapha Benfodil et au duo Cuhel/Heirman, mais aussi aux RV des Libr-événements ("Les révolutions africaines ou l’ambiguïté de la France" à Lille ; rencontre à Paris avec Frédéric Lordon sur la "dé-démocratisation néo-libérale", le groupe On a slamé sur la lune…). /FT/