Libr-critique

1 octobre 2016

[Chronique] Laurent Albarracin, Le Grand Chosier, par Tristan Hordé

Laurent Albarracin, Le Grand Chosier, éditions le corridor bleu, 2016, 184 p., 18 €, ISBN : 978-2-914033-64-0.

Personne, sauf erreur, n’a vu dans Les Choses de Perec l’influence de Ponge, et il ne me semble pas que Le Grand Chosier ait à voir avec l’auteur du Savon. Le néologisme du titre est bien construit : le suffixe –ier s’emploie pour des mots qui désignent un recueil — fablier, semainier — et le livre rassemble 114 « choses » des plus variées, dont la liste alphabétique est donnée à la suite de la table des matières. On trouve « L’assiette », « Le diamant » et « La pomme », à côté de « La petite route sinueuse » et « La mer », et s’ajoutent « Le moqueur français » et « Les bonds » : c’est dire que les poèmes ont pour sujet tout ce qui existe, toute réalité quelle qu’elle soit, y compris « Les bruits », « le parfum » et « Le rayon de soleil ». Chacun des éléments nommés a une existence — en soi ou occurrentielle, comme par exemple « briller », puisque « Briller consiste à frotter vivement quelque chose sans du tout bouger. […] ». Et la relation entre mot et chose est affirmée, aussi bien dans les poèmes (« Le mot est conforme à la chose ») que dans l’essai qui ferme le livre, « Postface aux choses », dont je recopie la dernière phrase, « Elles [= les choses] sont comme elles sont, comme les yeux en face des trous, afin que le monde soit comme il est. »
On lit clairement cette proposition sur l’existence des choses dans un poème en strophes de 4 vers, dont chaque strophe s’ouvre par « Il y a » (également en titre), avec trois variantes, « Il existe », « Il est » et « Je connais », et l’on comprend que la relation posée entre mot et chose permet d’explorer ce qui peut être dit d’une chose à partir de sa prononciation, de ce que l’on sait ou que l’on imagine d’elle, de ce que la littérature en dit, etc. Ainsi : « Je connais même / un moustique / qui se pique d’être un moustique », ou : « Il y a un il y a / qui ouvre le conte / des inventaires ». On ne lira évidemment pas la série de descriptions qu’on aurait pu attendre, les choses nommées sont prétexte à passer d’un mot à l’autre : ainsi, dans un des poèmes avec une quatrième variante, « On prétend qu’une épée / dans une faille du monde / fait défaillir le monde ».
Ce monde, Albarracin en donne avec une jubilation constante l’extraordinaire diversité, ce que résume un vers : « Nos yeux qui clignent c’est le monde qui se donne » — vers d’un des quarante sonnets (de 12 syllabes) du livre. À la diversité des choses du monde répond la variété de l’écriture (proses de différentes dimensions comme les poèmes, poèmes en strophes, poèmes et proses mêlés), dont la virtuosité va jusqu’à proposer avec quelque ironie un calligramme pour figurer le « rebond s’amenuisant » de la balle de ping-pong, le dessin de la courbe conduisant à couper des mots pour représenter l’immobilité de la balle : « (…) molle / ment su/ r le côt / é. Po / urqu / oi / ? » Ce qui peut restituer la multiplicité et la complexité des aspects du monde, ce sont des liens que l’on établit entre des mots — donc, entre des choses — éloignés par leur sens. Dans Le Grand Chosier, la paronomase, le rapprochement de mots phonétiquement proches, met en relation des réalités que rien autrement n’aurait lié ; on en fera moisson et je recopie au hasard : « le miroitement du poirier (…) ou sa moire (…) Loire », « Son évanescence vanne nos vanités », « la dragée contient son trajet (…) trachée », « enfilant le gant / sa main manigance », « à la lippe et aux nippes », etc. Albarracin fait un éloge masqué de la paronomase en ouvrant son livre avec « Grappin d’abordage » : le grappin rapproche deux navires, comme dans ce poème sont rapprochés des mots, « Des agapes et du festin, de la grappe et du raisin », et que faire de cet « objet poétique » qu’est le grappin ? « Agrippons-nous à lui comme à une bouée pour les profondeurs »…
D’autres ressources que la paronomase sont mises en œuvre, comme le jeu avec la dérivation ;
Cheminée ne dérive pas de chemin, mais la proximité est utilisée : « Si la cheminée était le contenu d’un chemin / comme la cuillerée est le contenu de la cuiller / alors nous irions plus vite au ciel /(…) ». On relève l’altération d’une expression (« (on est juge et parti, observateur et embarqué) » ou le détournement du sens figuré (« Si l’on pousse le bouchon un peu plus loin (…] »), la répétition (par exemple, « temps » et « fait » dans le poème « Le temps qu’il fait »), l’homophonie (« la fontaine crache des fétus »), etc. On reconnaît ici et là des allusions culturelles, y compris le renvoi à l’imaginaire de la fable (la grenouille et le bœuf, p. 64) et du conte (l’ogre et la fée, p. 143) dont les poèmes sont souvent proches. Mais on lit aussi en exergue du « Poirier » un extrait de Sei Shônagon où sont énumérés des « Sujets de poésie » : parmi lesquels « le poirier ».

Le lecteur se réjouira de trouvailles qui, souvent, le font entrer dans un univers carrollien où les mots, comme déformés par le miroir, le conduisent à regarder autrement ce qui l’entoure. Pour reprendre un titre d’Éluard, le Grand Chosier donne à voir, et conduit aussi à comprendre comment la langue permet de passer du réel à l’imaginaire. Comment également ce qui pourrait apparaître un jeu a, avec évidence, à voir avec la poésie : « Il n’y a pas de littéral qui n’engage tous les sens. »

4 avril 2014

[Livres] Libr-kaléidoscope (2), par Périne Pichon et Fabrice Thumerel

Le principe du Libr-kaléidoscope est de présenter une sélection des nombreux ouvrages reçus – qu’ils fassent ensuite ou non l’objet d’une chronique à part. Dans cette deuxième livraison de 2014 : Laurent ALBARRACIN, Le Citron métabolique (éditions Le Grand Os) ; Luis BEÑITEZ, Les Imaginations (L’Harmattan) ; revue AKA, série Z :/ (Marie Cosnay, Stéphane Korvin, Christophe Manon et Marie de Quatrebarbes).

 

â–º Laurent Albarracin, Le Citron métabolique,  éditions Le Grand Os, 71 pages, 9 euros, ISBN : 978-2-912528-18-6.

Le citron y est ici pressé, épluché, pressurisé dans toutes ses formes et dans tous ses sons :

beaucoup de

mais aucun pour empêcher

la hache

du chaque

dans le tronc

de l’ici

L’acide du fruit ainsi disséqué semble avoir altéré le langage ; celui-ci se décompose en syllabes « ci » et « on », et « tronc », pour composer le poème. Une conséquence de l’épluchage : cet adverbe « ici » qui ne cesse de s’affirmer. Il creuse, par sa présence incisive, un moule pour le fruit absent mais pourtant « ici » et presque « là ». Transformé en nom, « ici » en vient également à désigner le texte comme un lieu ; dans le mot « citron » se crée alors comme un espace-lettre doté d’une ampleur et d’une profondeur où prennent place des « pépins /comme des ballons ».

Ce lieu reste hypothétique puisque le poème est au conditionnel. Un mode sous-tension, entre le possible et l’inexistant, pour décrire un monde aux allures de promesse. On est suspendu au « presque », piqué par l’acidité de l’agrume. Et par les jeux de langage du poète qui dessine un univers sphérique, où les extrémités se touchent et le peu devient « [ …] l’ombre/ du beaucoup ». Partis du jeu des sons, les mots se rapprochent : « côtelé » et « cauteleux » ; « oscillation », « vieille scie du monde », et fournissent l’illusion d’une similitude tronquée. Les lettres sont toujours les mêmes, pourtant les noms changent. Ce processus familier devient étrange quand il part d’un zeste d’agrume.

Attention, le citron n’est pas le support du poème (comme chez Francis Ponge), mais bien sa matière. Il est transformé plutôt que révélé. Toutefois, cette transformation s’inscrit dans un cycle : il donne la matière pour créer le texte, et le texte retourne au citron, comme dans ce petit chiasme : « citron tel/ que citron/ se donne ». La forme même du poème – des vers coupants parfois réduits à un mot – participe à la décomposition du signifiant « citron ». Décomposition nécessaire pour produire quelque chose de nouveau, comme d’autres mots s’agençant autrement, pourtant soumis au même processus de dégradation/transformation. Ainsi se crée un « métabolisme » poétique. /PP/

 

â–º Luis Beñitez, Les Imaginations, traduit de l’espagnol par Jean Dif, L’Harmattan, hiver 2013, 74 pages, 10,50 €, ISBN 978-2-343-01558-3.

 

La poésie de Luis Beñitez relève d’un jeu de collage et de surimpression d’images, dans la continuité des poètes surréalistes. Il s’ensuit une rupture dans le poème, une dissonance qui fait basculer le texte dans l’absurde. Cette mise en scène de l’absurde va de pair avec un regard désenchanté, facilement cynique, sur le monde. On perçoit la figure d’un énonciateur-observateur regardant et jugeant avec distance, son monde, son écriture voire la situation du lecteur en train de lire : « Dans cette salle où le poème, parcouru ligne à ligne,/ Est écouté ou lu distraitement,[…] ». Le lecteur se trouve d’ailleurs mis à contribution à plusieurs reprises.

Ainsi, les objets, événements sont réfléchis par l’écriture, comme dans un miroir qui permettrait à la fois de les éloigner et de les observer :

« Le bateau que je vois dans le miroir

Demeure difficilement gouvernable

Bien que

Nous entrions comme des bovins

Dans cet autre enclos du temps 

[…]»

(« Bucoliques/Théologie »)

Ces techniques de montage par collage, de mise à distance, rapprochent l’écriture des techniques cinématographiques et photographiques. Ces deux moyens de production d’images nous ramènent finalement au titre : Les Imaginations. Le livre de Luis Beñitez apparaît comme un lieu d’agencement d’images, voire « d’imaginations », celles-ci entretenant un léger malaise chez le lecteur, dans son rapport à une certaine réalité. /PP/

â–º Revue AKA, Paris, série Z :/, printemps 2014, ISBN : 978-2-37128-001-4.

Cette livraison se présente sous la forme d’un objet poétique singulier : quatre dépliants recto/verso sous rabat, signés Marie Cosnay ("le – termite – zéro que – j’ai- inventé"), Stéphane Korvin ("et tu disparaîtrais"), Christophe Manon ("l’animal, ce n’est pas lui") et Marie de Quatrebarbes ("l’animal le plus moche de la terre"). De subtils liens les unissent : lyrisme inventif, interrelations entre humanité et animalité, Eros/Thanatos… Homme : "un individu pourvu d’une touffe de poils sur la tête"… Et cet homme est-il "l’animal le plus moche de la terre" ? Se distinguent, sans doute, l’animalangue de Christophe Manon et l’agencement de Marie de Quatrebarbes, dont les répétitions et translations font termiter le texte dans les galeries du souvenir halluciné. /FT/

 

9 mars 2014

[News] News du dimanche

Avec l’arrivée du printemps, Libr-critique vous offre un citron poétique grâce au drôle d’opus signé Laurent Albarracin (Le Grand Os). Suivent des RV tout aussi printaniers à ne pas manquer : rencontres avec Bruno Fern et Sébastien Doubinsky à Paris ; lancement de la résidence de Laure Limongi au Monte en l’air (75020) ; Anne-James Chaton & Andy Moor, et aussi E. Rabu et Cécile Portier à DATABAZ (Angoulême).

 

LC a reçu et recommande (Périne Pichon)

Laurent Albarracin, Le Citron métabolique,  éditions Le Grand Os, 71 pages, 9 euros, ISBN : 978-2-912528-18-6.

Le citron y est ici pressé, épluché, pressurisé dans toutes ses formes et dans tous ses sons :

beaucoup de

mais aucun pour empêcher

la hache

du chaque

dans le tronc

de l’ici

L’acide du fruit ainsi disséqué semble avoir altéré le langage ; celui-ci se décompose en syllabes « ci » et « on », et « tronc », pour composer le poème. Une conséquence de l’épluchage : cet adverbe « ici » qui ne cesse de s’affirmer. Il creuse, par sa présence incisive, un moule pour le fruit absent mais pourtant « ici » et presque « là ». Transformé en nom, « ici » en vient également à désigner le texte comme un lieu ; dans le mot « citron » se crée alors comme un espace-lettre doté d’une ampleur et d’une profondeur où prennent place des « pépins /comme des ballons ».

Ce lieu reste hypothétique puisque le poème est au conditionnel. Un mode sous-tension, entre le possible et l’inexistant, pour décrire un monde aux allures de promesse. On est suspendu au « presque », piqué par l’acidité de l’agrume. Et par les jeux de langage du poète qui dessine un univers sphérique, où les extrémités se touchent et le peu devient « [ …] l’ombre/ du beaucoup ». Partis du jeu des sons, les mots se rapprochent : « côtelé » et « cauteleux » ; « oscillation », « vieille scie du monde », et fournissent l’illusion d’une similitude tronquée. Les lettres sont toujours les mêmes, pourtant les noms changent. Ce processus familier devient étrange quand il part d’un zeste d’agrume.

Attention, le citron n’est pas le support du poème (comme chez Francis Ponge), mais bien sa matière. Il est transformé plutôt que révélé. Toutefois, cette transformation s’inscrit dans un cycle : il donne la matière pour créer le texte, et le texte retourne au citron, comme dans ce petit chiasme : « citron tel/ que citron/ se donne ». La forme même du poème – des vers coupants parfois réduits à un mot – participe à la décomposition du signifiant « citron ». Décomposition nécessaire pour produire quelque chose de nouveau, comme d’autres mots s’agençant autrement, pourtant soumis au même processus de dégradation/transformation. Ainsi se crée un « métabolisme » poétique.

 Libr-événements

 

â–º Jeudi 13 mars 2014 à 19H30, Texture Librairie (94, av. Jean Jaurès 75019 Paris), rencontre avec Bruno Fern pour ses Reverbs (déjà présentés dans le récent Libr-Kaléidoscope 1/2 ; paraît cette semaine la longue chronique de Typhaine Garnier).

â–º Jeudi 13 mars à 19 h, débutera de la résidence de Laure Limongi à la librairie-galerie Le Monte-en-l’air (75020) : L’Hospitalité.

 Premier invité : PACÔME THIELLEMENT.

Puis, CLARO, dont l’essai vient de paraître aux éditions Inculte : Cannibale lecteur : « “On peut juger de la beauté d’un livre, à la vigueur des coups de poing qu’il vous a donnés et à la longueur de temps qu’on met ensuite à en revenir” : cette phrase de Flaubert, qui fait de la lecture une empoignade, dit assez clairement ce dont il s’agit ici : non pas simplement évoquer des livres, mais tenter d’écrire depuis leurs turbulences… » ainsi débute la présentation de ce livre qui évoque Michel Butor, Tarkos, Claude Simon, Imre Kertész, Éric Chevillard, Antoine Volodine, Jérôme Ferrari, André Hardellet, Hélène Bessette, Pierre Michon, Thomas Bernhard, Ramón Sender, Jonathan Littell, William Faulkner, Louis-Ferdinand Céline et William Gass. [Bientôt sur LC]

â–º Samedi 15 mars 2014, 20H30 au Centre Databaz (Philippe Boisnard et Hortense Gauthier : 100, rue du Gond à Angoulême), PERFORMANCES ET LECTURES AUGMENTÉES : Anne-James Chaton & Andy Moor / Emmanuel Rabu / Cécile Portier

Une soirée pour jouer avec les codes du langage, pour déplier des listes, pour se laisser porter par les rythmes frénétiques des flux de paroles, de mots, de phrases au coeur des boucles de guitare, en collision et synchronisation avec des espaces graphiques et sonores, une soirée où les mots en boucles vous entraîneront dans de nouvelles spirales du sens …..

_ Anne-James Chaton & Andy Moor
Opérant régulièrement ensemble depuis un concert initiatique en 2004, le Français Anne-James Chaton – l’une des voix les plus magnétiques de la poésie (sonore) contemporaine – et l’Anglais Andy Moor – intrépide guitariste, membre du crucial groupe post-punk The Ex – forment un binôme tout à fait épatant. Eminemment singulières, leurs productions combinent élaborations textuelles et musicales en un langage hybride de haute précision, mû en profondeur par un virulent désir d’expérimentation.

_ Emmanuel Rabu
né en 1971. Il a publié quatre livres : Èv-zone (Derrière la salle de bains, 2002), Tryphon Tournesol & Isidore Isou (Le Seuil, Fiction & cie, 2007), Cargo Culte (Dernier Télégramme, 2007), Futur fleuve (LaureLi/Léo Scheer, 2011). Écrivain et poète sonore, il a créé et dirigé des festivals et événements autour de la poésie sonore et de la musique improvisée. Il a également dirigé plusieurs revues et collectifs notamment la revue PlastiQ (éditions MeMo, 1999) revue papier + CD consacrée à la poésie et aux musique dites expérimentales, et Écrivains en séries (Laureli/Léo Scheer, deux volumes, 2009 et 2010) collectif faisant se rencontrer écrivains et séries télé. Il travaille en duo depuis 1999 avec le musicien Basile Ferriot : nombreuses programmations en France et à l’étranger.

_ Cécile Portier
Elle mène une activité d’écriture, a écrit deux récits et des textes courts dans différentes revues littéraires. Elle tient un blog, www.petiteracine.net, où, à travers différents projets conçus comme des chroniques où images et textes se répondent, elle s’attache à explorer comment s’articulent aujourd’hui le social et l’intime. Elle travaille aujourd’hui à un projet « d’écriture augmentée » visant à interroger par la fiction la mise en données croissante du réel et de nos vies.

 

â–º Lundi 17 mars 2014, 17H-19H, rencontre avec Sébastien Doubinsky à la Librairie Parallèles (47, rue Saint-Honoré). A l’occasion de la parution numérique de deux textes inédits La solitude du baiseur de fond suivi de La bataille de Koursk, Parallèles vous propose une rencontre avec l’auteur Sébastien Doubinsky, spécialement venu du Danemark et E-FRACTIONS éditions.

Sébastien Doubinsky est né à Paris, en 1963. Bilingue, il écrit en français et en anglais. Il a publié des romans et des recueils de poésies en France, en Angleterre et aux USA. Il vit actuellement à Aarhus, au Danemark, avec sa femme et ses deux enfants.

Interview : http://salon-litteraire.com/fr/interviews/content/1811121-sebastien-doubinsky-je-suis-toujours-en-exil

Blog : http://sebdoubinsky.blogspot.fr/
https://www.facebook.com/pages/Sébastien-Doubinsky/51129079766

Biblio sommaire :
Romans :
Le Feu au Royaume, Marseille : éditions L’Écailler, March 2012.
La Trilogie Babylonienne, Paris : Joelle Losfeld/Gallimard, 2011.
Quién es?, Paris : Joelle Losfeld/Gallimard, 2010.
Poésies :
Danmark. Marseille : Editions des États-Civils, 2011.

E-FRACTIONS ÉDITIONS
Éditeur de littérature contemporaine exclusivement, sur support numérique et papier.
Cette jeune maison a la particularité d’avoir imaginé un concept d’ eBook-Cartes pour diffuser "physiquement" chez les libraires la version numérique de leurs publications. Pour chaque oeuvre, la version numérique est publiée en première instance, à un prix accessible, dans le but de faciliter l’accès de tous à cette littérature contemporaine qu’ils éditent et défendent.
E-FRACTIONS Éditions vient également de mettre son concept d’eBook-cartes au service d’autres éditeurs indépendants de littérature contemporaine, afin de favoriser la diffusion de leurs catalogues en version numérique.
http://e-fractions.com/
https://www.facebook.com/pages/E-FRACTIONS-EDITIONS/247352058701586?fref=ts

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